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21-02-2011 - Fatoumata Zahra Diop sur les Institutions de Microfinance
« Il faut faire des efforts pour diminuer les taux d’intérêt, mais… »
« Il y a certainement un effort à faire pour réduire les taux d’intérêt, que ce soit au niveau des institutions de microfinance ou au niveau des banques. Mais, souvent dans notre pays, on se focalise sur le taux d’intérêt appliqué au crédit, alors qu’il y a d’autres types de facturation qui sont faites par les banques et qui contribuent pour beaucoup à renchérir le coût d’accès aux services financiers », analyse-t-elle. En effet, selon la directrice, la facturation touche les opérations courantes qui ont pour nom frais de tenue de compte, encaissement, virement, transfert... « Il y a sans doute matière à réduire les coûts », clame-t-elle.

Cependant, Mme Diop se dit persuadée que le taux d’intérêt n’est pas l’élément le plus déterminant pour accéder aux services bancaires. Parce que selon elle, en 2004, le nombre de personnes disposant d’un compte au sein des institutions de microfinance était estimé à un peu plus de 700.000, en 2009, ce nombre se situe à plus de 1,2 million. « Le nombre de titulaires de compte qui sont dans les institutions de microfinance dépasse largement le nombre de titulaires de compte dans les banques classiques. Donc, malgré ces taux d’intérêt jugés élevés, il n’empêche, du fait de leur proximité, elles touchent un nombre important de personnes notamment dans les zones où vous n’avez que ces institutions », poursuit-elle.

Quid de la mesure du gouvernement visant à domicilier les salaires du secteur public supérieurs ou égal à 100.000 francs Cfa dans un compte bancaire ? « C’est une décision qui va dans le sens d’une application par le gouvernement du Sénégal des directives de l’Uemoa. On doit le saluer parce que le Sénégal fait œuvre de précurseur dans ce domaine dans la sous-région », se réjouit-elle.

Aussi, la directrice, même si elle salue les nombreuses évolutions notées au niveau de l’offre de services bancaires, est d’avis qu’il y a encore à faire. « En étant plus imaginatif de façon à pouvoir répondre de manière plus pertinente aux besoins des populations en matière de services bancaires ».
  Source: La Rédaction du Magazine REUSSIR, Publié le 21 février 2011 à 16h34