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02-05-2016 - La cartographie des services financiers au Sénégal maintenant en ligne pour plus d’inclusion
Dakar, SÉNÉGAL - Pourquoi un jeune agriculteur vivant à M’backé aurait-il besoin de services financiers de proximités ? Donner accès à ce jeune agriculteur en zone rurale à des services financiers appropriés et de proximité comme ceux accessibles aux populations vivant en zone urbaine, pourrait améliorer ses conditions de vie. En effet, l’inclusion financière peut être source de transformations, car elle donne aux populations pauvres la possibilité de faire des transactions financières en toute sécurité. Ainsi, ils peuvent épargner et emprunter pour investir dans des services de base comme la santé et l’éducation ou faire de l’entreprenariat.

Pour créer les conditions en faveur d’une meilleure inclusion financière au Sénégal, il est important pour les acteurs financiers et non financiers d’avoir une bonne connaissance du paysage financier sénégalais et des nouvelles opportunités qu’offre la finance digitale.

Un outil d’aide à la décision

Le programme de l'UNCDF (United Nations Capital Development Fund) Mobile Money for the Poor (MM4P) au Sénégal en partenariat avec The MasterCard Foundation a mis en place un tableau de bord interactif sur la plateforme FINclusion Lab avec le cabinet MIX. Public et accessible en ligne, ce tableau de bord cartographie l’accès aux services financiers à travers le Sénégal (banques, institutions de microfinance, agents mobile money,..) aux niveaux national, départemental et communal. « Cet outil donne la possibilité aux décideurs politiques, aux régulateurs et aux prestataires de services financiers d’identifier et de s’intéresser à des zones plus ou moins saturées. » souligne Felipe Martin, Analyste Afrique à MIX, présentant les résultats de l’étude sur la cartographie des points de services financiers présents au Sénégal ce mercredi 27 avril 2016 à Dakar.

4,3 millions de sénégalais dans les communes rurales vivent sans accès aux institutions de microfinance

Cette cartographie montre qu’au Sénégal, 4,3 millions de sénégalais vivent actuellement sans accès à la moindre institution de microfinance. En choisissant les indicateurs transport et démographie pour ce segment de la population, l’utilisateur de ce tableau de bord se rendra compte que le manque de routes et la faible densité de la population dans les zones rurales sont les principales raisons de cette présence limitée des institutions de microfinance. « Si une grande partie de ces individus pouvait avoir accès aux outils du mobile money, de service micro-crédit et de prêt, cela améliorerait sans doute de manière substantielle leur condition de vie» ajoute Felipe Martin.

Un potentiel sous-exploité

Bien que le Sénégal compte plus de 9 000 points d’accès aux services de mobile money, dont 83% gérés par les opérateurs de téléphonie mobiles, ceux–ci sont concentrés principalement à Dakar du fait d’une couverture réseau limitée dans les zones rurales, rendant ainsi difficile le développement et la maintenance de ces services. L’inclusion financière est loin d’être une réalité au Sénégal où il n’existe que 2 points d’accès pour 10 000 habitants dans un tiers des départements.

A Bambey, Nioro, Vélingara et M’backé, malgré une population rurale de plus de 200 000 habitants par département, ces zones ont encore un faible taux de pénétration des points d’accès aux services financiers et présentent des opportunités de développement pour les institutions de microfinance.

Sabine Mensah, Spécialiste Technique en Finance Digitale pour le programme MM4P, invite les acteurs du secteur, venus assister à la présentation de la plateforme FINclusion Lab, à s’approprier de cet outil « qui permet de faire une analyse approfondie de l’évolution du secteur, en tenant compte entre autres de la répartition de l’accès aux services, des zones d’exclusion et de la progression de l’inclusion financière ; de comprendre les écarts existants entre l’offre et la demande et d’identifier des opportunités pour promouvoir l’inclusion financière. »

Grâce à cette présentation sous forme de carte interactive, les acteurs peuvent voir les zones où le téléphone mobile a un fort taux de pénétration, ou l’environnement des affaires est favorable, comme au Nord du Sénégal, où l'activité économique est très dynamique du fait des échanges commerciaux avec les pays limitrophes et dispose d’une bonne couverture réseau.« Tous ces facteurs doivent pousser les opérateurs mobiles à se fixer des objectifs d’expansion afin de capter ce flux commercial et ces opportunités d’inclure le plus grand nombre dans le système financier» conclut Sabine Mensah.

Pour plus d'informations, contacter :
Aissatou Sall
Knowledge Manager MM4P Sénégal
(+221) 33 869 28 16/77 223 43 89
aissatou.sall@uncdf.org
http://www.uncdf.org/fr/mm4p

Nikhil Gehani
Marketing and Communications Manager
+1 248 388 1630
ngehani@themix.org
http://www.themix.org
  Source : UNCDF - MM4P
 
28-04-2016 - SERVICES MOBILE MONEY : LE SÉNÉGAL COMPTE 9 000 POINTS D’ACCÈS (ÉTUDE)
Dakar,27 avr (APS) - Le Sénégal compte plus de 9 000 points d’accès aux services de mobile money, dont 83% sont gérés par les opérateurs de téléphonie mobile, rapporte une étude sur la cartographie des points de services financiers, rendue publique mercredi

L’étude précise que les points d’accès aux services de mobile money sont concentrés principalement à Dakar, du fait ‘’ d’une couverture réseau limitée dans les zones rurales, rendant ainsi difficile le développement et la maintenance de ces services’’.

"L’inclusion financière est loin d’être une réalité au Sénégal où il n’existe que deux points d’accès pour 10 000 habitants dans un tiers des départements", indique l’étude.

Au Sénégal, relève-t-elle, 4,3 millions de Sénégalais vivent actuellement sans accès à la moindre institution de microfinance.

"A Bambey, Nioro, Vélingara et M’backé, malgré une population rurale de plus de 200 000 habitants par département, ces zones ont encore un faible taux de pénétration des points d’accès aux services financiers et présentent des opportunités de développement pour les institutions de microfinance", relève l’enquête.

L’étude a été réalisée par le programme de l’Agence UNCDF (United Nations Capital DevelopmentFund) Mobile Money for the Poor (MM4P) au Sénégal en partenariat avec The MasterCard Foundation.

Les partenaires ont mis en place un tableau de bord interactif sur la plateforme FinclusionLab avec le cabinet MIX.
  Source : BHC/ASG - http://www.aps.sn
 
26-04-2016 - Le Ministère délegué en charge de la Microfinance valide la revue sectorielle de ses activités
SENENEWS.COM- Le ministère délégué chargé de la Micro finance et de l’Economie solidaire a validé lors d’un atelier, la revue sectorielle des activités du département. Cette revue est mise en place dans le cadre d’harmoniser et de suivre les politiques publiques et de faire le bilan exhaustif des activités du ministère depuis 2015 et le premier trimestre 2016.



Un atelier a réuni ce matin le personnel du ministère délégué chargé de la Micro finance et de l’Economie solidaire de Moustapha Diop. Cet atelier de validation de la Revue sectorielle des activités du département s’inscrit dans le cadre des instructions du président de la République qui avait pris un décret en 2015 en vue de mettre en place un cadre harmonisé de suivi des politiques publiques.

« Ce qui montre en fait l’engagement du Sénégal à s’inscrire dans une culture de la performance et une culture axée sur les résultats » selon les participants.

Le directeur de cabinet du ministre, le représentant à cette occasion souligne que cette revue est mise en place pour bien articuler le suivi et l’évaluation des activités du ministère depuis 2015 et le premier trimestre de 2016.

« La revue nous permettra de présenter l’ensemble des indicateurs qui sont corrélés aux résultats obtenus. Il s’agit tout simplement de voir qu’elle est la contribution du département au Pse –Plan Sénégal Emergent-. La revue nous amènera également à présenter le plan de travail annuel de l’ensemble des structures du département » indique Yatma Mody Ndiaye.

Le département a atteint de résultats significatifs à travers la première lettre de politique sectorielle. « Les indicateurs ne sont pas au rouge, ils sont au vert. Nous avons atteint des résultats très significatifs », se réjouit Yatma Mody Ndiaye, directeur de cabinet du ministre Moustapha Diop.

« Les revues sectorielles constituent un moment fort de dialogue politique entre les performants des différents départements sectoriels», soutient Ibrahima Dieng de ....
  Source : senenews.com
 
13-04-2016 - L’inclusion financière des femmes en 5 graphiques
Selon la base de données Global Findex (a), un milliard de femmes, soit plus de 40 % de la population féminine, mondiale n’a pas accès à des services financiers formels.

L’écart moyen avec les hommes s’élève à 9 % dans les pays en développement, mais il atteint des niveaux bien supérieurs dans certaines régions du monde, d’après l’édition 2014 de Global Findex.

Une femme a moins de chances qu’un homme de posséder un compte bancaire (-20 %) et d’avoir recours à une forme d’emprunt formelle (-17 %).

Les chiffres de l’inclusion financière des femmes par région



Pourcentage de femmes possédant un compte bancaire par région

Accès universel aux services financiers d’ici 2020 : Zoom sur les 25 pays prioritaires

Dans le cadre de son initiative pour l’Accès universel aux services financiers, le Groupe de la Banque mondiale se concentre sur 25 pays qui abritent, à eux seuls, 73 % des personnes dans le monde qui ne sont pas bancarisés.

L’objectif d’accès universel aux services financiers d’ici 2020 vise à faire en sorte que tous les adultes, hommes et femmes confondus, puissent détenir un compte bancaire qui leur permet d’accéder à d’autres services financiers (épargne, crédit, assurance) importants pour améliorer leur qualité de vie.
  Source : Nina Vucenik - http://blogs.worldbank.org
 
31-03-2016 - LE PROTOCOLE MUNICIPALITE/IMCEC FINANCE 35 GROUPEMENTS DE FEMMES
L’institution municipale de Madina Wandifa et la structure de micro finance Imcec ont procédé hier, mardi 29 mars, à la signature d’un protocole d’accord de financement de 35 groupements de femmes. L’objectif est de mettre à la disposition des femmes de cette collectivité locale des outils financiers pour combattre la pauvreté ambiante qui y règne. Un taux préférentiel de 10% est conjointement retenu et les bénéficiaires s’engagent à en assurer le remboursement.

En réponse à la pauvreté et à l’absence d’un cadre d’appui à l’émergence économique, les femmes de la commune de Madina Wandifa ont sollicité et obtenu l’accompagnement de l’institution municipale de concert avec Imcec, du nom d’une structure de microfinance rurale. 35 groupements sont qualifiés à l’exécution de ce programme pour une attribution individuelle de 1.500.000F de CFA en moyenne. « Ici, à Madina Wandifa, les femmes sont très engagées dans les activités génératrices de revenus, d’où la nécessité de les accompagner dans la croisade contre la pauvreté. Pour cela, le conseil municipal n’a pas hésité à trouver des partenaires financiers pour le faire en diligence.

Nous venons de signer le protocole d’accord avec la structure de micro finance en l’occurrence IMCEC pour 35 groupements dont dix ce jour, puis dix autres sous quinzaine », a déclaré Malang Sény Faty le maire de Madina Wandifa. Il ajoutera que « ce financement remboursable dans les conditions jugées acceptables vont permettre à ces braves femmes de valoriser le potentiel local, de trouver une occupation commerciale de départ afin de vaincre la précarité ».

«10%, c’est le taux préférentiel conjointement décidé», selon Fansou Badji, le directeur de caisse de Imcec/Casamance. Avant de faire savoir : « cette activité entre dans le cadre de la mission de IMCEC, à savoir l’amélioration des conditions de vie des femmes surtout en milieu rural et péri urbain. Ce sont des taux qu’on négocie à hauteur de 10% ».

Les bénéficiaires s’en félicitent pour leur part et rassurent du remboursement à temps des prêts. Khady Cissé et Aïssatou Sidibé, toutes deux bénéficiaires, ont témoigné de l’engagement des femmes de la commune de Madina Wandifa à se battre avec dignité pour gagner leur vie. « Ceux qui traversent cette commune l’ont aisément constaté. S’il plait à Dieu, on se battra pour assurer un remboursement total des prêts ». Les parties signataires s’engagent enfin à poursuivre et renforcer cet axe de collaboration pour mettre à la disposition des femmes des outils financiers et vaincre la pauvreté tout en affirmant leur leadership
  Source : Moussa DRAME - SUDONLINE.SN
 
15-03-2016 - Microcred Sénégal va lever 8 milliards de F CFA
Le groupe de microfinance, numéro deux au Sénégal, sera la première entreprise du secteur à réaliser un emprunt sur le marché obligataire en Afrique de l'Ouest francophone.

Selon les informations recueillies par Jeune Afrique, Microcred Sénégal s’apprête à lever 8 milliards de F CFA (12,2 millions d’euros).

La filiale du groupe français va être la première institution de microfinance à émettre un emprunt privé à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). L’émission, qui porte sur des obligations d’une maturité de cinq ans, devrait être bouclée en juin.

En préalable à cet emprunt, l’entreprise dirigée par le Haïtien Ruben Dieudonné a été notée par l’agence West Africa Rating Agency (WARA) et a obtenu un “BBB”, qui lui permet de réaliser son emprunt sans recourir à une garantie bancaire.

Dans le peloton de tête

Actif au pays de la Teranga depuis 2007, Microcred Sénégal s’est glissé dans le peloton de tête d’un secteur très concurrentiel avec plus de 380 institutions de microfinance actives dans le pays, un total de 2,25 millions de clients et un encours de crédits de 264 milliards de F CFA (402 millions d’euros) au 30 juin 2015.

Début janvier, l’entreprise revendiquait 176 600 clients au Sénégal, pour un encours de crédits de 69 millions d’euros et environ 35 millions d’euros de dépôts. Microcred Senegal, numéro deux du marché en matière d’encours de crédit (environ 16 %), s’est fixé pour objectif de détrôner le leader actuel Crédit Mutuel du Sénégal (environ 40 % de l’encours de crédit) d’ici cinq ans.
br> Basé à Dakar, Microcred Sénégal compte environ 600 collaborateurs pour plus de 400 points de vente et correspondants à travers le pays.
  Source : Par Jeune Afrique
 
10-03-2016 - WARA accorde la note « BBB » à Microcred Sénégal
Microcred Sénégal (MCS) vient de décrocher la note « BBB » avec des perspectives stables auprès de l’agence West Africa Rating Agency (WARA). Cette note dite d’investissement devrait lui permettre de bénéficier de meilleures conditions de financement sur le marché ouest-africain.

Ambition : devenir n°1 dans cinq ans

Pour WARA, cette notation reflète plusieurs forces intrinsèques à la filiale du français Microcred S.A.S.

L’agence de notation met notamment en exergue sa « gouvernance rigoureuse » ainsi que des mécanismes de contrôle et d’incitation « minutieusement exécutés ». Wara souligne également sa position concurrentielle « non seulement déjà robuste, mais [qui] tend aussi à s’améliorer ». Microcred Senegal, numéro deux du marché en matière d’encours de crédit (environ 16 %), s’est fixé pour objectif de détrôner le leader actuel Crédit Mutuel du Sénégal (environ 40 % de l’encours de crédit) d’ici cinq ans.

L’agence salue enfin la « bonne performance financière » de MCS, la qualité de son portefeuille de crédit et la solidité du support opérationnel de la maison-mère.

Un marché très concurrentiel

Actif au pays de la Teranga depuis 2007, Microcred Sénégal s’est glissé dans le peloton de tête d’un secteur très concurrentiel qui compte plus de 380 institutions de microfinance actives dans le pays, un total de 2,25 millions de clients et un encours de crédits de 264 milliards de F CFA (402 millions d’euros) au 30 juin 2015.

L’entreprise est dirigée par le Haïtien Ruben Dieudonné, également directeur général de Microcred Africa. Début janvier, elle revendiquait 176 600 clients au Sénégal, pour un encours de crédit de 69 millions d’euros et environ 35 millions d’euros de dépôts.

Basée à Dakar, elle compte environ 600 collaborateurs et plus de 400 points de vente et correspondants à travers le pays.

Présence africaine

Microcred Sénégal est détenu majoritairement par le holding Microcred S.A.S. Basé à Paris, ce dernier compte également des filiales en Côte d’Ivoire, à Madagascar, au Mali, en Tunisie et au Nigeria – où sa filiale, active jusque-là dans le seul État de Kaduna (nord-ouest) a obtenu en janvier dernier une licence nationale auprès de la Banque centrale qui lui permet d’opérer à travers l’ensemble de la fédération.

Début 2016, le capital-investisseur britannique Apis Partners a pris une part minoritaire dans le capital de Microcred, qui compte déjà parmi ses actionnaires Groupe Positive Planet (l’ex-Planet Finance co-fondé par l’économiste et écrivain français Jacques Attali), l’assureur AXA, Généfinance (filiale du groupe bancaire Société générale), la Banque européenne d’investissement, ainsi que les fonds d’investissement danois IFU et MAJ Invest
  Source : jeuneafrique.com
 
08-02-2016 - Microfinance - Appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie : La plateforme entre dans sa deuxième phase
La cité du Rail a reçu la délégation de la Plateforme d'appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie (Plasepri) dans le cadre d'une tournée nationale de sensibilisation. Un programme qui vise à faire des micros, petites et moyennes entreprises, un des socles du développement du Sénégal et de l'agriculture.

Fruit de la coopération entre les Républiques du Sénégal et d'Italie, la Plateforme d'appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie (Plasepri) entre dans sa deuxième phase. Pilotée par le ministère délégué chargé de la Microfinance et de l'économie solidaire, la plateforme a été mise en place, selon son coordonnateur, pour «soutenir la création et le renforcement des Petites et moyennes entreprises locales et favoriser l'investissement au Sénégal de nos compatriotes vivant en Italie». A en croire El Hadji Djily Mbaye Lô, le développement des Pme et leur accès au crédit a été pendant très longtemps, une priorité de premier rang pour l'Etat du Sénégal. Déjà , explique-t-il, «en 2003, une charte des Pme a été mise en place, suivie d'une Loi d'orientation des Pme, d'une Lettre de politique sectorielle des Pme et de la microfinance. En 2010, la deuxième concertation nationale sur le crédit a été organisée pour réfléchir sur les voies et moyens nécessaires pour faciliter l'accès des Pme aux crédits. Une préoccupation de l'Etat pour le développement des Pme qui se justifie à plus d'un titre. Car, ce segment représentant 90% du tissu des entreprises sénégalaises, contribuant à 30% du Pib et emplo­yant 60% de la population active».

«Réponse au problème de l'accès aux crédits»

Malgré toutes ces performances, les micros, petites et moyennes entreprises, de l'avis de El Hadji Djily Mbaye Lô, éprouvent d'énormes difficultés à accéder à des crédits adaptés, notamment pour financer les besoins d'investissement. Et c'est pour apporter une réponse à cette problématique, estime M. Lô, que la Plasepri a été portée sur les fonts baptismaux le 5 août 2008, avec un budget global de près de 16 milliards de francs Cfa. S'exprimant en marge d'un atelier de sensibilisation sur la plateforme réunissant les acteurs de la cité du Rail, ce dernier d'estimer que la Plasepri est articulée autour de trois composantes essentielles. A savoir la ligne microfinance allouée aux requêtes de systèmes financiers décentralisés pour le refinancement de M-Pme, la ligne Pme allouée au refinancement de Pme et dédiée essentiellement à l'acquisition d'équipements, de matériels de production, au fonds de roulement, via les institutions financières locales partenaires, enfin, le volet assistance technique, composante de support et d'accompagnement, visant à garantir de meilleurs effets sur la cible finale de même que les objectifs stratégiques et opérationnels. Un programme, qui entre donc en droite ligne avec la vision du gouvernement de faire des Mpme, un des socles du développement du pays et de l'agriculture son maillon, indique le coordonnateur de la Plasepri qui estime : «Cette vision inscrite dans le Plan Sénégal émergent accorde une place centrale au secteur privé dans la création de richesses et d'emplois, de valeur ajoutée et d'amélioration des revenus des exploitations agricoles, familiales, des groupements, des Mpme.»

«Un Outil de développement économique»

A ce niveau, fera-t-il savoir, la réalisation de performance est fortement dépendante de l'accès aux services financiers adaptés. Ce qui, estime le coordonnateur du projet, était la principale mission du programme. Lequel a aussi largement participé au développement économique du Sénégal et à la résorption des disparités entre les zones urbaines et le milieu rural. Aussi, a-t-il souligné, la «nouvelle Lettre de politique sectorielle de la microfinance (2016-2020) accorde une place importante au financement des secteurs prioritaires du Pse, avec une option préférentielle pour les femmes, les jeunes et les Mpme rurales». Ainsi, El Hadji Djilo Mbaye Lô fera noter que le secteur financier est appelé à jouer un rôle de premier plan dans l'essor de l'entreprenariat privé mais, a-t-il déploré, sa contribution demeure encore en deçà des opportunités que présente le marché avec une demande en financement des Pme d'environ 500 milliards de francs Cfa. Analysant la situation, le coordonnateur du programme de dire que «le financement des micros, petites et moyennes entreprises est bloqué par des obstacles parmi lesquels : l'insuffisance du niveau de fonds propres et des garanties, l'asymétrie de l'information, le faible accès à des données et statistiques fiables relatives aux différents marchés, le non-accès au foncier, la faible culture financière et entrepreneuriale des agents économiques». Mais M. Lô espère que «la mise en œuvre de cette deuxième phase du programme répondra aux attentes des différents acteurs, à tous les niveaux et permettra à la Plasepri de jouer pleinement son rôle d'outil de développement économique et d'instrument de mise en œuvre de l'axe 2 du Pse intitulé : Transformation structurelle de l'économie et croissance».
  Source : Ndèye Fatou NIANG - Correspondante lequotidien.sn
 
08-02-2016 - Vers la digitalisation du paiement de 30.000 retraités sénégalais (Officiel)
L’Etat du Sénégal va procéder, sous peu, à la digitalisation du paiement de 30.000 fonctionnaires retraités, a déclaré mardi à Dakar, le Conseiller technique du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Mamadou Ndiaye, lors de la présentation du programme « Mobile money for the poor » (MM4P).

«Le projet pilote de la digitalisation du paiement de 30.000 fonctionnaires retraités que le gouvernement entend développer avec l’Agence d’investissement des Nations unies (UNCDF), nous permettra de verser les pensions de retraite à moindre coût et accessible à tous. Avec ce programme, nous comptons privilégier l’équité et la transparence», a expliqué Mamadou Ndiaye.

Selon lui, il est temps de se pencher sur la question de la finance digitale en vue d’améliorer «l’inclusion financière».

«La finance digitale est une dimension de la finance qui allie la technologie et l’expertise financière. Le gouvernement du Sénégal a des objectifs d’inclusion financière. Ce programme spécifique dénommé MM4P que nous avons signé l’année dernière avec l’UNCDF devrait nous permettre d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés d’ici à 2019», a-t-il ajouté.

Il a précisé que ce programme va permettre à l’État du Sénégal de «booster l’inclusion financière et d’atteindre cette cible particulière constituée de populations démunies».

«Nous voulons permettre cette couche défavorisée d’accéder à moindre coût à leurs services financiers et surtout dans des conditions sécurisées. Nous avons un taux de couverture de téléphonie mobile relativement satisfaisante. Ce sont des innovations technologiques qui sont à la portée du gouvernement sénégalais. Il faut s’en réjouir», a rappelé le Conseiller technique du ministre de l’Économie et des Finances.

Pour Mamadou Ndiaye, la finance digitale offre «d’excellentes opportunités en termes d’accessibilité, d’économies et de temps.»

Lancé au Sénégal en avril 2015, « Mobile money for the poor » est un programme qui vise à contribuer à l’accroissement de l’utilisation des services financiers digitaux pour atteindre 20% de la population adulte du Sénégal d’ici à 2019.

Il est aussi un programme qui est conçu en priorité pour les pays les plus pauvres, où la rentabilité de la finance digitale est marginale. Il offre aux personnes pauvres et à leurs petites entreprises de nouvelles opportunités en accédant à leurs services financiers en tenant compte de leur situation géographique.

«Si on réussit à mettre en œuvre cette initiative, on pourra alléger la souffrance des fonctionnaires retraités et même des étudiants qui font très souvent la queue pour percevoir leurs bourses», a révélé Mamadou Ndiaye.

A travers cet atelier, l’UNCDF en partenariat avec le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan vise à créer un cadre de «dialogue et d’échanges entre les différentes parties prenantes» afin de promouvoir le secteur et lever les barrières au développement de la finance digitale pour le bénéfice de l’inclusion financière au Sénégal. Gaustin Diatta
  Source : www.lignedirecte.sn
 
01-02-2016 - Appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie : La Plateforme injecte 13 milliards
Pour accompagner les projets des Sénégalais vivant en Italie et aussi faciliter le retour des migrants au pays et surtout aider le secteur privé à avoir un accès plus accru au crédit, la Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise vivant en Italie (Plasepri) a décaissé 13,2 milliards de francs Cfa dans sa première phase. Fruit du partenariat entre les gouvernements italien et sénégalais, la Plasepri vise à renforcer le financement des Petites et moyennes entreprises (Pme), à développer le secteur privé et surtout à venir en aide aux compatriotes vivant en Italie.

Dans sa première phase, la Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise vivant en Italie (Plasepri) a réellement contribué au renforcement des Petites et moyennes entreprises sénégalaises et au développement du secteur privé. Elle a aussi joué une part importante dans l’appui des Sénégalais basés en Italie en finançant leurs projets afin de mieux faciliter leur retour au bercail, informe Waly Clément Faye, de la direction de la microfinance. A l’en croire, ce mécanisme mis en place en 2008, a contribué à hauteur de 13,2 milliards de francs Cfa pour le financement des Pme sénégalaises, précise Waly Faye. Pour les femmes, c’est 1,6 milliard qui a été injecté pour financer 300 groupements qui polarisent quelques trois milliers de femmes, se réjouit le spécialiste en microfinance. Les principaux secteurs dans lesquels intervient la Plasepri sont l’élevage, l’agriculture, le Btp, la transformation des fruits et légumes, entre autres.

Pour ce qui est du financement des différents secteurs, cela s’est fait suivant trois instruments. Une première ligne Pme qui est destinée aux entreprises qui ont besoin de crédits compris entre 30 et 300 millions de francs et qui passaient par les banques et les institutions de crédit-bail. Il y a aussi une ligne microfinance qui finance les entreprises dont les besoins pouvaient être chiffrés entre 3 et 30 millions et qui transitait par les institutions de microfinance. Le dernier volet était constitué de l’assistance technique car, le financement des Pme requiert un renforcement de leurs capacités, afin qu’elles soient viables et rentables. M. Faye, chargé du suivi de la Plateforme, précise qu’en 2015, le projet a fait l’objet d’une évaluation finale avec des résultats jusque-là satisfaisants, même si, note-t-il, les régions de Tamba, Kédougou, Louga, Sédhiou, entre autres, qui sont des régions d’émigration par excellence n’ont pas été concernées dans la première phase du projet. Cela, à cause du démarrage tardif du programme. Mis en place en 2008, le programme a démarré en 2009 pour n’atteindre sa vitesse de croisière qu’en 2010 et 2011, explique-t-il. Mieux, renchérit M. Faye, la ligne de crédit de 20 millions d’euros reçue au début était relativement très insuffisant par rapport à la forte demande qui existait à l’époque. Les demandes étaient de loin, supérieures à l’enveloppe qui était destinée au programme, explique Waly Faye. Comme autre contrainte, il déplore le faible niveau de la culture entrepreneuriale des populations. Tout le monde a besoin de financement mais, se désole-t-il, quand il s’agit de présenter des projets viables et bancables, souvent c’est des problèmes.

Assistance technique accrue dans la 2e phase

Et c’est d’ailleurs l’objectif de la deuxième phase qui met l’accès sur le volet assistance technique des populations. Une bonne partie sera consacrée à cet effet, pour mieux pouvoir accompagner les populations en amont dans l’identification et la formulation de document de projet viable et financièrement rentable. Toutefois, renseigne, ce sont les institutions financières, les établissements de microfinance qui supportent les risques. Ce ne sont pas des fonds qui viennent directement financer les entreprises mais, ils (les fonds) passent par les structures financières qui se chargent d’instruire les dossiers et d’en apprécier les risques. Un partenariat va être noué avec le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) pour pouvoir lever certaines contraintes liées à la garantie pour mieux permettre l’accès aux financements.
  Source : Abdoulaye Fall - LEQUOTIDIEN.SN
 
25-01-2016 - Difficultés d'accès aux financements- l'AMIDEF invite l'Etat à jouer pleinement son rôle
iGFM - (Dakar) L'Alliance des masses intègres pour le développement de l'entreprenariat féminin (AMIDEF) a organisé un forum sur la microfinance et l'autonomisation de la femme, ce samedi 23 janvier 2016 aux Parcelles Assainies de Dakar, pour discuter aves les experts en matière de la microfinance et l'autonomisation de la femme. Cette cérémonie a été présidée par Mamadou Al Hadji Ly, responsable de l'Alliance pour la République (APR) aux Parcelles assainies de Dakar.

Cette rencontre, rappelle-t-il : « est initiée par les femmes de l'Alliances des masses intègres pour le développement de l'entreprenariat féminin (AMIDEF). Un réseau national qui s'est implanté à travers les 14 régions du Sénégal. Aujourd'hui, elles ont décidé d'organiser ce forum pour échanger avec les experts en la matière sur la microfinance et l'autonomisation de la femme ».

Au cours de cette rencontre l'accent est mis sur la microfinance. Parce que, « nous avons constaté qu'aujourd'hui, les institutions de microfinance posent des difficultés d'accès aux crédits. Nous voulons que ce débat soit tranché en tout cas qu'il ait des échanges. Les femmes bénéficiaires de microcrédits sont là . Les experts en micro finance sont aussi là . Les mécanismes de financement qui sont mises en place par le gouvernement, notamment le FONGIP sont là », a ajouté le coordonnateur adjoint des cadres de l'APR du département de Dakar.

Il a rappelé la place de la microfinance dans le Plan Sénégal émergent (PSE). Aujourd'hui, pense-t-il : «il est important, puisque dans le programme du Président de la République, le « Yonnu Yokkute » qui est consacré dans le Plan Sénégal émergent (PSE) donne une place importante aux femmes. Cette vision du chef de l'Etat qui consiste à donner une priorité aux femmes, au monde rural et à la jeunesse, donc il est important que ces femmes soient informées sur les opportunités d'affaires et d'accès aux crédits ».

« C'est pourquoi, nous avons organisé ce forum et en profiter pour lancer le réseau AMIDEF de la région de Dakar. L'accès aux financements ne doit être une problématique parce qu'il y a des instruments et mécanismes qui sont mises en place par le gouvernement le Fond national crédit femme est là . Il y a un ministère qui est dédié à la microfinance. Cela pour aider les femmes à accéder aux crédits », a-t-il fait avoir aux journalistes.

« Nous devons revoir aujourd'hui la manière de faire des institutions financières. Elles devraient constituer une alternative aux banques classiques. Mais nous avons constaté que l'accès à ses institutions de microcrédits pose problèmes aux femmes. Parce que les femmes, une fois qu'elles contractent auprès de ces institutions des crédits, passent tout leur temps à les rembourser. Il est aussi question de revoir la viabilité de ces institutions», a conseillé M. Ly

Et de regretter : « il est hors de question que les femmes passent tout leur temps à rembourser. Aujourd'hui on doit aller vers des crédits viables. Les femmes se sont organisées en GIE, en tontine pour s'autofinancer. Mais elles ont besoin d'être soutenues. Elles ont besoin d'être accompagnées. Elles ont besoin de renforcement de capacités. Elles ont surtout besoin d'être accompagnées en termes de débouchés et de techniques de transformation innovantes».

Pour sa part, la présidente de l'AMIDEF, Ndéye Fatou Bâ de saluer l'engagement des femmes. « Nous sommes déterminées à travailler rien qu'à travailler. Mais, nous sommes confrontées à des problèmes liés à l'accès aux crédits. Les taux d'intérêts sont très élevés. Nous invitions l'Etat à jouer sa partition afin que nous puissions accéder facilement aux crédits et les payer avec un taux d'intérêt très bas ».
  Source : Tapa TOUNKARA - iGFM
 
19-01-2016 - Programme de Formation annuelle en Microfinance Boulder MFT 2016: démarrage des inscriptions
La 22è édition du programme Boulder MFT en français se tiendra parallèlement au programme Boulder MFT en anglais et au Programme de la Finance Rurale et Agricole (RAFP) à Turin, en Italie du 18 juillet au 5 août, 2016.

Le programme de formation en microfinance Boulder MFT 2016 offrira au total 60 cours optionnels animés par nos professeurs, un groupe varié d’xperts de renommée internationale, couvrant une large gamme de sujets et d’opinions. L’une des caractéristiques clés de notre programme sera la “Boulder Master Class : Nouveaux Paradigmes de l’Inclusion Financière”, qui est une table ronde dynamique conçue et dirigée par Robert Christen, Président de Boulder Institute et réunit 20 experts en microfinance de renommée internationale pour discuter de l’inclusion financière. Chaque matin, les participants prennent part aux discussions et débats sur différents aspects de l’inclusion financière, les leçons apprises et la diversité des approches.

Rejoignez-nous pour la 22è édition du programme de formation en microfinance Boulder MFT en français et en anglais, 18 juillet – 05 août 2016 à Turin, Italie !

Pour réserver dès à présent une place pour l’un de nos programmes de formation en microfinance 2016, cliquez ici

Pour tout complément d'informations sur les programmes Boulder MFT 2016, merci de nous contacter à info@bouldermicrofinance.org
  Source : bouldermicrofinance.org
 
04-01-2016 - Microfinance: Des prévisions hyper positives pour l’Afrique sub-saharienne en 2016!
Pour réaliser ces projections, ResponsAbility, qui revendique 18% de tous les investissements privés en microfinance dans le monde, a interrogé un échantillon représentatif d'experts d'agences de notations, d'institutions de microfinance (IMF, des investisseurs et des conseillers. 40% des personnes sondées estiment que le contexte de réglementation saine et prudente est un catalyseur du développement de la branche.

71% des professionnels et des experts pensent que la technologie est très importante pour le développement de la microfinance dans la mesure où elle permet d'accéder à des micro-entrepreneurs dans des zones isolées et de mettre en place des outils puissants d'évaluation des risques.

Le rapport publié par le groupe fait également ressortir que les IMF sont en train d'aller au-delà de l'accès au crédit en élargissant leur gamme de services : possibilité de placer des dépôts, obtenir des assurances ou louer des locaux, etc. Par ailleurs, les chiffres publiés par la Microfinance Information Exchange, montrent que de 2002 à 2012, l'industrie a connu une croissance de plus de 1.300%.
  Source : P. AMAH - afriquinfos.com
 
21-12-2015 - Transfert de fonds des migrants : La part belle allouée à la consommation
936 milliards de F CFA. C’est le montant total des transferts de fonds des migrants sénégalais éparpillés partout à travers le monde. Ces chiffres datent de 2011 et émanent d’une enquête réalisée au niveau national. Une étude exhaustive sur la question donne des informations plus détaillées. Ces envois représentent plus de 7 fois les investissements directs étrangers (IDE) reçus dans notre pays. Cependant, 86% de cette manne financière sont allouées aux dépenses de consommation. Et seulement 14,4% sont réservés à l’investissement.

Cela montre qu’il manque une réelle politique pour les migrants. Pour la directrice de la Monnaie et du Crédit qui a présidé hier l’atelier de restitution de l’étude, les pouvoirs publics doivent prendre des mesures pour une politique ‘’d’orientation des migrants vers des investissements porteurs’’ mais aussi ‘’d’épargne adéquate qui permettrait de recycler l’argent dans le circuit économique’’. En effet, l’enquête note un niveau de bancarisation très faible des bénéficiaires de ces transferts. Sur un échantillon de 3 400 ménages, 31,2% possèdent un compte bancaire. Toujours est-il que, selon les résultats de l’étude, tous les membres de la famille des émigrés bénéficient des envois. Mais une part importante revient aux parents (le père et la mère) qui bénéficient de 28,6% de chaque montant envoyé, les frères et sœurs 17,8% et les épouses ou époux 11,6%.

Cet argent, bien qu’important, ne passe pas que par le circuit formel. 19,2% des fonds empruntent la voie de l’informel et 80,8% par le formel. L’argent qui transite par le canal formel est envoyé par les services de transfert d’argent alors que le reste est fait ‘’via des agents individuels, des amis ou des parents’’. Si les migrants font recours à cette solution moins rassurante, c’est parce que, note l’étude, les envois leur coûtent cher.

Diourbel, première bénéficiaire

Sur un autre registre, l’enquête a fait le classement des régions qui bénéficient le plus de ces envois. Même si la région de Louga est considérée comme celle qui a le plus de migrants à l’étranger, elle n’est pas pourtant la plus grande bénéficiaire de ces fonds envoyés. Ce sont les régions de Diourbel 17%, Dakar 16% et Kaolack 15% qui occupent le peloton de tête. Alors que les régions de Ziguinchor, de Tambacounda et de Fatick en bénéficient le moins avec respectivement 4%, et 3%. Mais d’après le consultant, cette tendance s’explique par le fait que beaucoup de familles de migrants dans les régions de Louga se sont aujourd’hui installées à Dakar ou à Touba. Pour les migrants issus du milieu rural, leurs familles bénéficient de 40,9% du total des envois.

En outre, beaucoup de participants à cet atelier de partage de l’étude présidée par la directrice de la Monnaie et du Crédit, Mme Oulimata Diop, souhaitent qu’une autre étude soit réalisée sur les transferts de fonds des migrants car entre 2011 et maintenant, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. L’Europe qui avait le plus d’émigrés sénégalais traverse une crise. Cela fait qu’il n’y a plus une régularité des envois par rapport aux années précédentes.
  Source : ALIOU NGAMBY NDIAYE - EnquetePlus
 
18-12-2015 - LE SECTEUR DE LA MICRO FINANCE CONTRIBUE A HAUTEUR DE 3%
Le Directeur national de la micro finance du Sénégal, El Hadj Djily Mbaye Lo a révélé que le secteur de la micro finance contribue à hauteur de 3% du financement de l’économie nationale. Il l’a fait savoir hier, jeudi 17 décembre lors de l’atelier national de validation de la nouvelle lettre de politique sectorielle (Lps) de la micro finance pour la période 2016-2020.

Le secteur de la micro finance contribue à hauteur de 3 % du financement de l’économie nationale. La révélation est d’El Hadji Djily Mbaye Lo, directeur national de la micro finance du Sénégal. Il s’exprimait hier, jeudi 17 décembre lors de l’atelier national de validation de la nouvelle lettre de politique sectorielle de la micro finance pour la période 2016-2020. Il indique que le taux global d’inclusion financière au Sénégal tourne autour de 22 % et le secteur de la micro finance y contribue à hauteur de 15 %.

Par ailleurs, il a fait savoir que le montant global du budget pour cette nouvelle lettre de politique sectorielle 2016-2020 s’élève à 100 milliards 479 millions 500 mille francs Cfa soulignant que la part du financement et de la garantie est estimée à 57 milliards et que le volet d’actions de développement direct est évalué à plus de 43 milliards de francs Cfa. Il informe que l’Etat du Sénégal contribue à hauteur de 25 à 35 % du budget et le reste sera mobilisé auprès des structures de financements décentralisées et des partenaires techniques et financiers.

Le directeur national de la micro finance rappelle que le secteur de la micro finance du Sénégal dispose d’une première lettre de politique sectorielle en 2004 qui a été menée jusqu’à 2013. Selon lui, cette première lettre de politique sectorielle a permis de noter des avancées majeures dans le secteur de la micro finance surtout en termes d’indicateurs de portée.

Selon lui, la première lettre a permis une progression de plus de 100 % sur les différents indicateurs de portée que ce soit le nombre de clients qui est passé de 600 mille à plus de 2 millions en 2015. L’encours d’épargne qui était de 63 milliards en 2006 est passé à 217 milliards en 2015 et l’encours de crédit qui était de 80 milliards en 2006 est présentement à 257 milliards.

Suivant toujours M. Lo, cette première lettre de politique sectorielle a aussi permis de renforcer le niveau d’inclusion financière au niveau du Sénégal qui est passé de 6 % en 2006 à 15 % en 2015.
  Source : Ndeye Aminata CISSE - sudonline.sn
 
06-11-2015 - Marche de transfert d’argent au Sénégal : L’hégémonie des banques classiques mise à rude épreuve
Les banques classiques et les institutions de micro-finances ont été, durant plusieurs années, les seuls acteurs du marché des transferts d’argent au Sénégal à travers des structures financières telles que Western union, Money gram, Money express. Mais, aujourd’hui, ces dernières semblent bousculées par d’autres concurrents qui grignotent les parts de marchés comme Wari, Joni-Joni, entre autres. Du côté des usagers, on se réjouit de la proximité et de la rapidité des services de ces structures. Toutefois, ces clients déplorent la cherté des frais de transfert et souhaitent leur baisse.

Difficile de circuler dans les rues de la capitale sans tomber sur une boutique où on offre de multiples services notamment le transfert d’argent. Ces cantines pullulent comme des champignons. La moindre surface d’un angle d’une rue est transformée en un centre de services financiers. De véritables places financières décentralisées, devrait-on dire. Au rond-point Jet d’eau, à une trentaine de mètres, une affiche publicitaire lumineuse indique la direction d’une bâtisse toute neuve peinte en blanc-gris. A l’intérieur, quelques clients prennent place sur les chaises rangées de part et d’autre. Au fond, Marie Sylla, une belle nymphe au joli teint clair, le regard attirant, le sourire accueillant, se concentre sur son ordinateur. Elle est au service de ses hôtes. L’impatience se lit sur les visages de certains d’entre eux. Mais le respect de l’ordre d’arrivée s’érige en règle. Moustapha Kaba, 40 ans, est agent administratif. C’est la fin du mois. Il doit envoyer les frais de la dépense quotidienne au village. Et le moyen le plus rapide, selon lui, reste les structures de transferts d’argent. C’est pourquoi il s’est pointé dès les premières heures de la matinée pour s’acquitter de cette tâche avant de rejoindre le bureau. « Auparavant, je partais à l’ancienne gare routière de Pompiers pour envoyer de l’argent à mes parents. Maintenant qu’il existe d’autres mécanismes qui permettent de faire le même travail beaucoup plus rapide, je ne peux que m’en réjouir », se félicite-t-il. Même sentiment de satisfaction chez un autre client Lamine Kairé, qui relève l’efficacité et la discrétion du service. Il vient d’envoyer un montant de 80.000 FCfa à son grand frère habitant à Bambèye pour les besoins de la finition de sa maison. Toutefois, il déplore les frais jugés « exorbitants » par rapport à la somme envoyée. « Sur le montant envoyé, j’ai payé 4.000 FCfa. Cela est trop cher », dénonce-t-il, invitant les responsables des opérateurs de transferts à revoir leur tarification d’envoi. A son avis, avec la multiplication des structures de transfert d’argent, on pourrait avoir des coûts beaucoup moins chers. La concurrence, argumente-t-il, doit profiter aux clients.

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PAIEMENT MOBILE OU MOBILE BANKING : La revanche des exclus du système bancaire

La révolution des Tic n’a pas épargné l’univers des finances avec l’utilisation du téléphone portable dans les services financiers. Grâce à cet outil de communication, l’usager parvient également à ouvrir son propre compte, effectuer des transactions, faire des épargnes et régler ses factures. Autant d’opportunités qui constituent, selon certains analystes, une réponse au problème de la bancarisation que rencontre une bonne partie de la population. Face à la complexité des procédures administratives bancaires, à l’ignorance par bon nombre de la population du fonctionnement du système des banques, à la flambée usuraire des taux d’intérêts pratiqués par les institutions de crédit, l’avènement du paiement mobile ou « mobile banking » semble être une alternative pour combler ce gap. Aujourd’hui, la plupart des personnes qui n’ont pas la possibilité d’accéder aux banques, pour diverses raisons, se contentent à l’ouverture de compte à travers les opérateurs de téléphonie. Pour Abdoul Karim Sow, directeur du Centre de traitement informatisé du Sénégal (Ctisn), une structure s’activant dans les Services financiers décentralisés (Sfd), le « mobile banking » est un marché qui reste très dynamique avec de plus en plus d’acteurs qui essaient d’offrir encore plus de services en misant sur la convergence de plusieurs supports notamment la monétique.

Lire la suite sur le site du Soleil
  Source : AMA - LESOLEIL.SN
 
10-08-2015 - Caravane de remise de financements : 600 millions pour les femmes de Saint-Louis
Le ministre délégué chargé de la Microfinance et de l’Economie solidaire a alloué aux femmes de la région de Saint-Louis, membres du «Réseau des femmes pour l’émergence» (Refeme) la somme de 600 millions de francs Cfa pour le financement de leurs activités génératrices de revenus. Moustapha Diop qui s’exprimait samedi lors de la cérémonie de remise de ces financements a dit vouloir par ces crédits assurer l’autonomisation économique des femmes par un accès facile au crédit.

La caravane de remise de financements au «Réseau des femmes pour l’émergence» (Refeme) se poursuit. Fortement mobilisés à la place Abdoulaye Wade, les groupements de femmes des départements de Dagana, Podor et Saint-Louis, ont reçu samedi leur part du gâteau. Moustapha Diop leur a octroyé une somme de 600 millions de francs Cfa. Revenant sur le sens de cette remise de crédit au «Réseau des femmes pour l’émergence» du Sénégal, le ministre délégué chargé de la Microfinance a dit qu’il s’agit de booster les activités génératrices de revenus et la création d’entreprises de femmes.

L’objectif recherché poursuit-t-il, étant l’autonomisation économique des femmes à travers l’accès au crédit à des conditions très souples, sans frais de gestion, sans frais d’ouverture de dossiers et à un taux de 5% seulement. Moustapha Diop explique aussi que cette initiative de son ministère entre en droite ligne avec la politique définie par le chef de l’Etat, qui «demeure convaincu qu’il faut aider les femmes à se prendre en charge, en leur accordant le maximum de chances pour leur intégration dans la production de biens et services et leur participation effective aux actions de développement pour l’émergence économique du Sénégal». Le ministre délégué de la Microfinance et de l’Economie solidaire a ainsi promis d’accompagner les femmes à travers les services compétents de son ministère, de les conseiller et de leur apporter toute l’assistance et la formation requise en terme d’élaboration de projets, de formation au management, à la gestion, à la comptabilité et au marketing, pour trouver les meilleurs débouchés, afin de faire prospérer leurs entreprises. Toutefois Moustapha Diop a-t-il exhorté les femmes à rembourser leurs prêts, afin de permettre au ministère d’utiliser ces remboursements pour financer progressivement, par le biais du crédit revolving, l’ensemble des femmes du Sénégal.

Lancée à Pikine en septembre 2014, la caravane de remise de financements au réseau des femmes pour l’émergence était à sa neuvième étape à Saint-Louis. Sur le choix de cette ville pour poursuivre la caravane après une pause de plusieurs semaines, Moustapha Diop dit l’avoir fait pour donner un souffle nouveau à son capital humain et lui permettre d’exploiter les nombreuses opportunités économiques et sociales dont elle recèle mais aussi pour capitaliser au nom du chef de l’Etat les énormes potentialités agricoles et pastorales, touristiques et commerciales qui font de la région Nord , le grenier par excellence du Sénégal et, par ricochet, la rampe de lancement du décollage économique de notre pays. Le maire de Saint-Louis Mansour Faye a de son côté, loué cette initiative du ministre de la Microfinance et invité les femmes à fructifier les financements par le travail bien fait et surtout à rembourser pour les pérenniser. Fortement représentées les femmes élues ont aussi aux côtés de leurs autres sœurs ; salué l’initiative du ministre Moustapha Diop, qui selon elles, doit être appuyé davantage par le chef de l’Etat.

Pour bénéficier de ces crédits, les femmes bénéficiaires sont soumises à un certain nombre de conditions dont la constitution en Groupe­ments d’intérêt économique.
  Source : cndiongue@lequotidien.sn
 
22-07-2015 - Un officiel prône une microfinance au serices des populations
Saly (Mbour), 21 juil [APS] – La vision stratégique du gouvernement est d’arriver a un secteur de la microfinance ‘’performant et inclusif au service d’une économie émergente, dans une société solidaire’’, a indiqué, mardi à Saly (Mbour), le directeur de la microfinance, El Hadji Djily Mbaye Lô

"L’objectif de développement, c’est de permettre l’accès d’une majorité de la population à des secteurs financiers performants d’ici 2025. Et pour y arriver, il faut adopter une démarche participative à laquelle nous avons voulu associer tous les acteurs", a estimé M. Lô.

D’après lui, "la microfinance n’est pas un secteur clos sur lui-même, mais en tant qu’activité qui porte sur l’activité humaine, elle est nécessairement ouverte aux efforts fécondants de tous les secteurs définis au niveau de la politique étatique mais aussi au niveau de tous les secteurs et des ressources".

M. Lô s’exprimait lors d’un atelier d’élaboration et de planification opérationnelle de la nouvelle Lettre de politique sectorielle de la microfinance (LPS/MF).

A travers cet atelier qui va durer quatre jours (du 21 au 24 juillet), il s’agira, selon lui, de définir le plan d’action de la LPS/MF sur cinq ans mais aussi de définir le plan d’action prioritaire sur un horizon temporaire de deux ans.

Ce travail, qui constitue "une étape charnière" du processus d’élaboration de la LPS/MF qui est à son terme, sera "fortement" arrimé au cadre stratégique défini par l’Etat, à savoir le Plan Sénégal émergent (PSE).

"Ce processus a démarré en février 2013 et nous avons, sur recommandations du Cadre de concertation national (CNC) et du ministère en charge de la Microfinance et de l’Economie solidaire, travaillé sur les diagnostics du secteur de la microfinance à travers trois études thématiques que nous avons réalisées", a expliqué M. Lô.
  Source : ADE/AD - APS.SN
 
22-07-2015 - MICROFINANCE AU SENEGAL : Une seconde lettre de politique sectorielle en gestation
Un atelier de planification opérationnelle de la nouvelle lettre de politique sectorielle de la micro-finance a démarré hier, mardi, à Saly-Portudal. Parmi les objectifs à atteindre, figurent l’élaboration d’un plan d’action et du budget de la lettre de politique du secteur de la microfinance.

El hadji Djily Mbaye Lo, le directeur de la microfinance a cadré pour sa part les objectifs de l’atelier de manière plus détaillée. Selon lui, la marche vers l’élaboration de la seconde lettre de politique sectorielle de la microfinance qui est à pied d’œuvre est un long processus démarré depuis février 2013. Dans la foulée, il a fait savoir que le travail sur le diagnostic du secteur repose sur trois études thématiques.

La première étude est relative à l’analyse du cadre légal élémentaire et du dispositif de surveillance de la microfinance, la seconde aborde la professionnalisation et l’offre innovante de services financiers et non financiers alors que la troisième porte sur l’inclusion financière au Sénégal. Et de préciser que la suite de ces études a débouché sur un atelier de planification stratégique.

Un atelier qui a défini, pour les autorités, un libellé pour un secteur de la microfinance performant et inclusif au service d’une société solidaire et d’une économie émergente. Au bout du compte, il est question pour El hadji Djily Mbaye Lo de voir les populations accéder au service financier. A noter que l’atelier de Saly-Portudal est une initiative du Cadre national de concertation du ministère chargé de la microfinance et de l’économie solidaire. Il est organisé après un large partage avec les acteurs, à travers les différentes zones du pays.
  Source : Samba Niébé BA sudonline.sn
 
03-07-2015 - Semaine Africaine de la Microfinance : Innover pour une accélération de la finance rurale en Afrique.
La cérémonie officielle de la seconde édition de la Semaine Africaine de la Microfinance­ – SAM a eu lieu ce matin. Cette rencontre est organisée par l'ONG luxembourgeoise (Appui au Développement Autonome - ADA, en partenariat avec l'APSFD Sénégal ainsi que les réseaux AMT, AFMIN, AFRACA et MAIN. Il s’agit d’une rencontre africaine ouverte à tous les praticiens de la microfinance. Cette seconde édition se fait sous le thème : « innover pour accélérer la finance rurale en Afrique.

Moustapha Diop, ministre délégué en charge de la microfinance, représentant le président Macky Sall à cette conférence, estime que cette conférence est en phase avec la nouvelle vision définie par le chef de l’Etat dans le plan Sénégal émergent (Pse). « C’est une transformation structurelle de notre économie qui ne peut pas aboutir sans une bonne assise au niveau du financement du monde rural. Le financement de l’agriculture est un aspect essentiel de développement, cela tient à cœur le président de la République » affirme-t-il.

Selon Ousmane Thiongane, président de Afmin, l’essentiel de cette rencontre est de commencer une discussion autour d’une thématique importante pour l’Afrique sur comment développer l’agriculture et faire en sorte que ce qu’il y a en terme de recherche et d’innovations puisse permettre à l’agriculture des peuples Africains de faire des pas de géant et de devenir de véritables vecteurs de croissance économique. « Toutes les questions qui tournent autour de la sécurité alimentaire, de l’augmentation des revenus des paysans sont importantes et les experts africains se sont engagés pour, au cours de cette Semaine Africaine de la Micro-finance, échanger et partager leurs expériences » a indiqué Ousmane Thiongane. Il estima par ailleurs qu’il s’agit d’un événement important organisé au Sénégal. Et d’indiquer : « En juillet à Addis Abeba, on va parler des questions de croissance économiques, de lutte contre la pauvreté et des questions relatives au développement de l’agriculture en Afrique et les actes de cette conférence vont être présentés à Addis pour que nos gouvernants puisse tenir compte de l’avis des experts Africains pour pouvoir mieux orienter les stratégies et développer l’Agriculture » .

La Semaine Africaine de la Microfinance a pour objectif de créer un espace commun d’échange et de dialogue sur les problématiques de la microfinance du continent africain. Mais aussi de promouvoir la collaboration des acteurs de l’inclusion financière afin de les faire progresser par de nouvelles approches technologiques et faciliter les partenariats public-privé.
  Source : http://www.dakaractu.com
 
26-06-2015 - Romain Schneider à la Semaine africaine de la microfinance du 29 au 30 juin 2015
Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes / Direction de la coopération au développement
Romain Schneider, ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, se rendra à Dakar au Séngal, les 29 et 30 juin 2015, pour la Semaine africaine de la microfinance (SAM). Cette année, le thème de la SAM est "Innover pour accélérer la finance rurale en Afrique". Le ministre Schneider tiendra un discours d’ouverture à cet évènement important pour le financement du développement en Afrique.

Tous les acteurs de la finance inclusive en Afrique seront réunis à Dakar pour échanger des bonnes pratiques et concevoir des moyens innovants de financement de l’économie rurale sur le continent africain. Les travaux réalisés dans le cadre de la SAM seront utiles, notamment pour enrichir les discussions à la conférence internationale sur le Financement du développement qui se tiendra à Addis Abeba deux semaines plus tard.

En marge de la SAM, le ministre Schneider aura des entrevues bilatérales avec le ministre des Finances ainsi qu’avec le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat du Sénégal afin de faire le point sur la mise en œuvre du Programme indicatif de coopération avec ce pays.
  Source : Ministère des Affaires étrangères et européennes / Direction de la coopération au développement
 
23-06-2015 - Découvrez le nouveau numéro du magazine d'information PME INFOS
  Source : Magazine PME Infos
 
17-06-2015 - Microfinance : le Crédit Mutuel du Sénégal va explorer le marché sous-régional et africain
Le Crédit mutuel du Sénégal va ‘’explorer d’autres horizons, notamment le marché sous-régional et africain’’, a annoncé mardi son directeur général, Mouhamed Ndiaye.

‘’Nous allons explorer d’autres horizons, notamment le marché sous régional et africain’’, a-t-il indiqué à la cérémonie de lancement officiel de la Fondation Crédit Mutuel du Sénégal.

Il a signalé qu’‘’un véhicule a été déjà mis en place pour aller explorer d’autres cieux’’. Il a souligné qu’il était important de créer une fondation du Crédit Mutuel du Sénégal, précisant que c’est pour cette raison qu’on a décidé de trouver une approche institutionnelle à cette politique de responsabilité sociétale d’entreprise.

Le ministre du Budget, Birima Mangara, a assuré du soutien de l’Etat au Crédit Mutuel du Sénégal dans sa volonté d’aller à la conquête de nouveaux marchés.

‘’Je voudrais vous rassurer du soutien de l’Etat dans votre dynamique et action de mailler la sous-région et de porter votre expertise au-delà de nos frontières’’, a-t-il déclaré.

Selon lui, ‘’c’est une initiative citoyenne qui reflète l’attachement aux valeurs de solidarité et de partage de votre organisation constituant le socle de la promotion humaine dans le cadre de l’émergence économique’’.

‘’Cette fondation, a-t-il dit, vient confirmer que vos préoccupations sont communes à celles de l’Etat. Un Sénégal émergent s’adosse à des financements accessibles aux populations vulnérables et à une solidarité agissante’’.

L’administrateur de la fondation, Ibrahima Diouf, précise que ‘’l’organisation ne va intervenir que sur quatre thèmes, que sont la santé, l’éducation, la culture et le sport pour améliorer la santé publique, relever le taux de scolarisation des filles, promouvoir la créativité artistique et la culture et les loisirs’’.

‘’Notre vision, a-t-il poursuivi, c’est d’être un partenaire privilégié des pouvoirs publics et des communautés. La Fondation nous permettra de prendre en charge et de mieux organiser le côté social pour accompagner le développement économique et social du Sénégal.’’

Selon lui, ‘’pour la première année, la Fondation va se consacrer à l’éducation et à la santé’’.
Le ministre du Budget souligne que ‘’ la mise en place de cette fondation entre dans le cadre de la politique d’inclusion sociale et dans l’axe 2 du Plan Sénégal Emergent. Ce qui vient compléter l’action des services étatiques en mettant à la disposition des populations un financement’’.

Pour le président de la Fédération des caisses du Crédit Mutuel du Sénégal, Mamadou Badji, ‘’cette fondation va porter son intérêt sur les personnes défavorisées’’.

En plus de l’administrateur général, la fondation est dirigée par un conseil composé de huit membres, dont un représentant de l’Etat du Sénégal.
  Source : APS
 
12-06-2015 - Pourquoi la Semaine africaine de la microfinance?
Malgré les crises sanitaires, malgré les guerres, malgré les manques d’infrastructure et malgré les problèmes de gouvernance, l’Afrique a enfin trouvé le chemin de la croissance. Un chemin fragile, tortueux, mais une voie de sortie quand même, pour un continent que l’on disait mal parti. Les services de finances inclusives se développent. Les plus démunis peuvent créer leur microentreprise. Une classe moyenne émerge. L’espoir d’une vie meilleure renaît. Les investisseurs lorgnent désormais sur le continent.

La SAM constitue donc l’opportunité unique de rassembler, pendant cinq jours, fonds d’investissement, institutions de microfinance (IMF), ONG, gouvernements, banques et organismes internationaux. Leurs représentants débattront ensemble. Ils présenteront leur expérience, discuteront des échecs et des réussites, partageront leur savoir. La finance inclusive n’est efficace que quand elle parvient à tenir compte des réalités de terrains. Avec la thématique «Innover pour accélérer la finance rurale en Afrique», ces débats concerneront plus de 200 millions d’Africains! L’objectif sera, en effet, de construire un modèle africain de finance inclusive.

La SAM est organisée par Ada. Elle bénéficie du soutien du gouvernement du Sénégal et du Luxembourg. Elle associe aussi pleinement les réseaux africains (des groupements d’IMF qui travaillent ensemble pour multiplier leur impact). Ce sont eux, qui décident des panels, des ateliers, des sujets. Ils construisent ce rassemblement pour bâtir ensuite une microfinance africaine, solide, efficace, pérenne.

C’est justement cette microfinance qui intéresse aujourd’hui, de plus en plus, les grands fonds d’investissement responsable. Leurs gérants prévoient tous d’accroître leur exposition sur le continent, d’après l’étude annuelle* du Global Impact Investing Network (GIIN) et J.P. Morgan. Elle est aujourd’hui inférieure à 10%, alors que le LMDF (Luxembourg Microfinance Development Fund) consacre 15% de ses investissements à L’Afrique. «Nous visons même à terme un objectif de 25%d’allocation» commentait récemment Nicolas Blondeau, responsable du service Investissement de Ada. Le Luxembourg héberge près de 52% des fonds en microfinance. L’Afrique pèsera donc de plus en plus lourd sur la Place!

La plupart des grands fonds d’investissement en microfinance seront donc présents durant la Semaine africaine. Une journée leur sera même spécialement dédiée, jeudi 2 juillet, pour des rencontres en IMF et investisseurs. Ce sera une autre opportunité pour renforcer la finance inclusive en Afrique. L’accès au financement constitue, en effet, l’enjeu majeur pour des dizaines d’IMF.

Si les IMF ont besoin d’argent, c’est parce que l’Afrique innove. Des créateurs se lancent. Ils imaginent, préparent et dessinent l’Afrique de demain. Une vingtaine d’entre eux seront présents à la SAM, où un salon de l’innovation leur sera consacré. Ce sera l’opportunité d’autres rencontres, pour trouver des clients ou des financeurs.

La SAM est donc un outil, un outil imaginé par Ada pour renforcer l’inclusion financière en Afrique. Elle vise à permettre les rencontres, à favoriser les échanges, à rassembler les partenaires. Ensemble, ils seront plus forts, plus efficaces. Ils pourront tracer la voie d’une microfinance adaptée aux réalités africaines. En ce sens, la SAM poursuit notre action: être un Appui au développement autonome (Ada) dans un continent, l’Afrique, à la croissance enviée, aux inégalités plus que jamais présentes, mais au potentiel incroyable.

Inscriptionà la SAM:www.microfinance-afrique.org/fr/
  Source : Par Frédéric Ruaz (Ada)
 
09-06-2015 - Microfinance : le taux de pénétration est passé de 6 à 15% (officiel)
Saly-Portudal (Mbour), 9 juin (APS) – La première Lettre de politique sectorielle (LPS) de la microfinance a occasionné ''une forte augmentation'' du taux de pénétration, qui est passé de 6% en 2006 à plus de 15% en 2015, soit un encours de crédit de 82 milliards de francs CFA à plus de 258 milliards de francs dans la même période, a révélé mardi le directeur de la Microfinance El Hadji Djily Mbaye Lô.

‘’L’appui des partenaires techniques et financiers a permis de placer le Sénégal parmi les pays de référence du secteur de la microfinance (…) l’encours d’épargne est passé de 62 milliards à plus de 200 milliards de francs CFA’’, a notamment expliqué M. Lô.

Il intervenait lors du démarrage des travaux de planification stratégique du processus d’élaboration de la Lettre de politique sectorielle (LPS) pour le développement du secteur de la microfinance, qui ‘’reste en phase’’ avec le Plan Sénégal émergent (PSE).

Le gouvernement du Sénégal, à travers le secteur de la microfinance dispose d’une Lettre de politique sectorielle depuis 2004. Celle-ci définit la stratégie de développement dudit secteur. Elle a été mise à jour en 2008, avant de faire l’objet d’une évaluation à mi-parcours durant le premier semestre de 2011.

Arrivée à terme, cette LPS devait être réactualisée et articulée au nouveau référentiel national de politique de développement qui est le Plan Sénégal émergent (PSE), a expliqué El Hadji Djily Mbaye Lô.

C’est dans ce cadre que les acteurs de la microfinance, regroupés au sein du comité national d’évaluation ont procédé, depuis février 2013, au lancement du processus de formulation de la Lettre de politique sectorielle de développement de la microfinance (LPSD/MF) et le plan d’action 2015/2020.

‘’Avec cette nouvelle LPSD/MF, nous avons l’ambition de renforcer la professionnalisation et la viabilité des systèmes financiers décentralisés (SFD), de mieux articuler l’offre et la demande mais aussi de nous engager vers le financement de développement stratégique contenu dans le PSE, tels que l’agriculture, l’habitat social, mais aussi des cibles privilégiées que sont les jeunes et les femmes’’, a souligné le directeur de la Microfinance.

Pour le directeur de cabinet du ministère délégué en charge la Microfinance et de l’Economie solidaire, Yatma Mody Ndiaye, la mise en œuvre de la première LPS a également permis de renforcer l’accès aux SFD, avec plus de deux millions de clients et d’accroitre les encours d’épargne et de dépôt.

Selon la représentante du sous-groupe des bailleurs de fonds de la microfinance, Alimatou Sanogo Touré, les partenaires financiers comptent jouer leur partition dans le renforcement institutionnel et financier des SFD et favoriser l’accès des populations démunies aux services financiers.

Les conclusions de cet atelier permettront à l’Etat du Sénégal de disposer d’une ‘’stratégie efficace’’ qui renforcera le rôle de la microfinance comme outil de développement et d’inclusion financière et sociale, a indiqué Yatma Mody Ndiaye.
  Source : ADE/MTN/OID - http://www.aps.sn
 
26-05-2015 - Rabat et Dakar signent une convention pour doper la micro-finance au Sénégal
iGFM – (Dakar) Atlantic micro-finance for Africa du Maroc et le ministère sénégalais de l’économie et des finances, ont signé lundi à Dakar une convention de partenariat ayant objet de collaborer pour la mise en place d’un programme de micro finance.

Ledit programme a pour but de permettre à des personnes économiquement fragiles de créer ou développer leur propre activité de production ou de service, et de disposer d’un ensemble de services financiers en vue d’assurer leur insertion économique.pour

La convention a été signée par le ministre Amadou Bâ et le PDG de la Banque centrale populaire, Mohamed Benchaaboun.

  Source : Habib NGOM - iGFM
 
08-05-2015 - Microfinance et Economie solidaire : vers l'élaboration d'une stratégie nationale
Moustapha Diop, le ministre délégué chargé de la micro finance et de l’économie solidaire a présidé, mardi dernier à Saly-Portudal, l’ouverture d’un atelier d’élaboration de la stratégie nationale de promotion et de développement de l’économie solidaire.

Selon ses propos «le secteur de l’économie solidaire est un mode alternatif de développement économique, social et sociétal, fondé sur des valeurs fortes et sur la dimension humaniste de l’activité économique, qui pourrait nous permettre de construire un nouveau modèle de développement, plus juste et plus durable, pour les années à venir’’. Il voit en outre, l’économie solidaire comme un facteur dynamique d’inclusion sociale économique et financière. Elle apparaît, à l’en croire, dans un contexte de constat des contreperformances du capitalisme traduites à travers des crises financières cycliques à une dimension planétaire.

Le modèle émergent à travers les associations, les coopératives, les mutuelles affiche quotidiennement un dynamisme socio-économique et se substitue à l’économie dominante. Il a illustré ses propos avec les exemples du micro crédit, de la finance solidaire, de la santé, de l’éducation, du sport, du commerce équitable, la production et les assurances, des secteurs de l’économie plurielle mais aussi créateurs d’emplois et de richesses.

Selon Abdou Salam Fall du laboratoire (Lartes) de l’Ifan, l’objectif de la rencontre consiste à la définition d’une feuille de route pour bâtir une stratégie nationale de l’économie dans le cadre de la mise en œuvre du Pse vers l’horizon 2035. Pour lui, cela ne peut se faire sans une prise en compte de la qualité du capital humain par une interpellation de toutes les compétences. Il voit la protection sociale très forte comme un support ou un pôle d’économie solidaire. Il a évoqué aussi d’autres intrants pour la définition de la note de cadrage de la stratégie nationale de promotion et de développement de l’économie solidaire, l’élaboration du Pse et la mise en œuvre de l’Acte III de la décentralisation. La diversité des acteurs de l’économie solidaire et leur articulation sont à prendre en compte en plus du cadre juridique et réglementaire.
  Source : Samba Niébé BA - SUD QUOTIDIEN
 
07-05-2015 - Bureau d’information sur le crédit : Pour un meilleur accès aux services financiers
Le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, en relation avec la Société financière internationale (Sfi) et la direction nationale de Bceao pour le Sénégal, a organisé, hier, un atelier de vulgarisation de la loi uniforme sur les Bureaux d’information sur le crédit (Bic) pour les consommateurs de crédit. Une structure qui devrait permettre aux emprunteurs d’accéder aux financements dans de meilleures conditions.

La vulgarisation de cette loi uniforme visait à mettre à niveau les consommateurs de crédit sur le contenu de la loi, à informer et sensibiliser les cibles sur les dispositions les concernant dans la loi, le rôle qu’ils doivent jouer pour permettre la réussite du projet de création de Bic dans l’Union ainsi que l’intérêt et les avantages à disposer de Bic au sein de nos Etats. Il s’agissait aussi, pour les participants, de recenser les difficultés éventuelles dans la phase de mise en œuvre du projet de création des Bic. Le Bureau d’information sur le crédit présente des avantages multiples pour les Etats, les consommateurs, les prêteurs et les banques centrales. S’agissant des consommateurs, il permet une meilleure accessibilité aux crédits avec une tarification basée sur les risques individuels pouvant induire une baisse du coût du crédit et des garanties, une prise en compte de la réputation ainsi qu’une amélioration de la qualité du service et de la relation avec les institutions. Selon Riadh Naouar, représentant du directeur général de la Société financière internationale (Sfi), la vulgarisation du Bureau d’information sur le crédit (Bic) a pour finalité de remédier aux contraintes liées à l’accès aux financements au sein de l’Uemoa afin de contribuer au développement économique de la région. Il s’agira de collecter des données sur l’historique du crédit ou de paiement d’un client auprès des organismes financiers. Cette initiative permettra de partager tout ce qui est base de données communes et de favoriser un meilleur accès aux financements. « L’étape de vulgarisation est d’autant plus importante qu’elle permettra d’avoir une meilleure compréhension du traitement des informations sur le crédit et de l’analyse et de la gestion des risques liés aux crédits », a expliqué M. Naour.

De son côté, Oulimata Diop, directrice de la monnaie et du crédit au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, a soutenu que les conditions de financement du secteur privé devraient être améliorées pour permettre une couverture optimale des besoins de financement des opérateurs économique et l’inclusion financière des Pme et des particuliers. Au Sénégal, a-t-elle relevé, la réflexion sur la problématique du financement des économies, notamment celles de Pme, a été entamée depuis plusieurs années. Elle a été marquée par la tenue de deux concertations nationales sur les crédits, en 2003 et 2010, pour bien cerner les contraintes et apporter les solutions idoines. Il ressort de ces rencontres que les difficultés d’accès aux services financiers sont dues à plusieurs facteurs, particulièrement l’asymétrie d’information entre prêteurs et emprunteurs.

Couverture optimale des besoins de financement

Malgré l’infrastructure financière existante au niveau de la Bceao, selon Mme Diop, les prêteurs ne disposent toujours pas de l’information suffisante sur la situation globale d’endettement bancaire et non bancaire du demandeur de crédit afin de pouvoir faire une évaluation correcte. Sur le plan communautaire, a rappelé la directrice de la Monnaie et du Crédit, le rapport du haut comité ad hoc des chefs d’Etat sur le financement des économies de l’Uemoa a proposé la création de Bureau d’information sur le crédit dans les Etats membres de l’Union. « C’est vrai que des mécanismes existent déjà dans nos pays, comme la centrale des risques, des incidents de paiement, des bilans ; cependant, le caractère informel de nos économies rend difficile la production d’états financiers fiables. C’est pourquoi nous devons trouver des solutions complémentaire adaptées, mais en parfaite cohérence avec les dispositifs existants », a affirmé Oulimata Diop. Elle a informé que les Bic ont pu déclencher une révolution dans la distribution des crédits dans beaucoup de pays émergents.

Le Bic est une structure qui collecte auprès des organismes financiers des données sur les antécédents de crédit ou de paiement d’un client, mis à la disposition des prêteurs sous la forme d’un rapport de solvabilité. Notre pays a procédé à l’adoption du projet de loi uniforme sur les Bic en janvier 2014. Cette dernière vise à réglementer le partage de l’information sur le crédit et les opérations des Bic dans les Etats membres de l’Uemoa. Elle prend en compte les dispositions nécessaires pour protéger les données et les droits du consommateur de crédit en accordant une importance capitale aux principes de consentements, à l’information du client, à la confidentialité, à la réciprocité ainsi qu’aux dispositifs de sécurité à mettre en place par le Bic.
  Source : Abdou DIAW - LESOLEIL
 
21-04-2015 - Partenariat gagnant pour les petits entrepreneurs : Citi fournit 1,5 milliard à Microcred
Trois institutions financières se mettent ensemble pour financer plus de 2 000 petits entrepreneurs sénégalais. L’Américain Opic soutient la banque Citi afin de permettre à cette dernière, de prêter 1,5 milliard de francs à Microcred. Un partenariat que tous les concernés trouvent gagnant pour chacun.

Les clients de Microcred Sénégal doivent pouvoir bientôt avoir des facilités de crédit, s’ils présentent des dossiers bien solides. En effet, Citi­bank Sénégal a scellé avec Micro­cred, un accord de financement de près d’un milliard et demi de francs Cfa, destiné à permettre à cette structure de Microfinance, de financer plus facilement plus de 2 000 très petites entreprises à travers le Sénégal. Mme Khady Dior Ndiaye, le directeur général de Citi Sénégal, se félicite de cet accord avec Microcred, en ce sens qu’il offre à sa banque, la possibilité d’atteindre des petits épargnants, qui ne constituent la cible habituel de son institution.

L’autre intérêt de cet accord, est de renforcer le partenariat de Citi avec Overseas private investment corporation (Opic), une institution financière de développement du gouvernement des Etats-Unis, et qui a pour but de fournir des financements en devises locales aux principales institutions de microfinance dans les pays dits émergents. Bien que partenaires de longue date dans plusieurs opérations à travers le monde, c’est la première opération financière qu’Opic et Citi nouent en commun au Séné-gal. Le financement de Microcred par Citi est garanti pour une bonne part par Opic, qui marque ainsi, son entrée au Sénégal.

Cette opération vient d’ailleurs à la suite d’une visite effectuée au Séné­gal, il y a plus d’un an, par le Pdg d’Opic, Mme Elizabeth Little­field.

Les différents partenaires, aussi bien Microcred que Citi, n’ont pas voulu dévoiler les détails de cette opération de financement, ni indiquer la durée et le taux de la garantie offerte par Opic. Néanmoins, le Dg de Citi Sénégal, Khady Ndiaye, ne cache pas son optimisme pour cette opération, et elle se dit convaincue que ce financement sera suivi de bien d’autres, avec Microcred ou d’autres institutions de Microfinance, pour profiter à d’autres petits entrepreneurs. On sait en effet que Citibank, l’une des plus vieilles institutions bancaires du Sénégal, travaille plutôt avec des grandes entreprises et des structures gouvernementales, auxquelles elle fournit une diversité de services.

Microcred Sénégal, une institution créée en 2007, n’a pas tardé à afficher un dynamisme qui bouscule même d’autres structures de microfinance plus anciennes. Selon des données officielles, il revendique 135 000 clients, dont près de la moitié sont des femmes. Il a distribué 38,5 milliards de crédit, pour environ 18,5 milliards de francs d’épargne mobilisée. A l’international, Microcred est également rendu célèbre du fait de l’un de ses principaux fondateurs, M. Jacques Attali, un économiste bien célèbre, ancien directeur de la Banque européenne de développement, et ancien conseiller de Fran­çois Mitterand, chef de l’Etat français des années 81-95.

mgueye@lequotidien.sn
  Source : Mohamed GUEYE - LEQUOTIDIEN.SN
 
20-04-2015 - Le personnel dit NIET au «DIKTAT» de la DRS
PARACHUTAGE D’UN DG A LA PAMECAS DE BAOBAB :
Le syndicat du personnel de l’agence Pamecas de Sicap Baobab (quartier de Dakar) est monté au créneau hier, vendredi 17 avril, pour fustiger le «parachutage» par la Direction de la réglementation et de la supervision (Drs), d’un directeur général externe. En sit-in devant ladite agence, Pape Momar Guèye et cie ont dénoncé le forcing de leur Drs, non sans appeler à la promotion interne des cadres tel que souhaitée par la majorité du conseil d’administration.

Ça sent vraiment le roussi à la Pamecas. En tout cas, tout porte à le croire, vu le mouvement d’humeur noté hier, vendredi 17 avril, à l’agence sise à Baobab (Sacré Cœur). En effet, le syndicat du personnel de ladite boite, en sit-in devant l’agence, a fustigé l’attitude de leur Direction de la réglementation et de la supervision (Drs). De l’avis du coordinateur du syndicat du personnel de Pamecas, Pape Momar Guèye, «depuis plus de 2 semaines, il y avait un appel à candidature pour le poste d’un nouveau directeur général. Mais le processus, nous le condamnons parce que nous avons vu à la fin un hold-up orchestré par la directrice de la Réglementation du système financier décentralisé».

Selon le syndicaliste, «ils nous ont imposé un directeur général externe, qui n’a pas les qualités requises et l’expérience dans le secteur de la micro finance».

Une attitude incompréhensible de la Drs pour le personnel qui se dit outré par le «forcing» dont a fait preuve ladite direction. Cela, nonobstant le fait que «lors du conseil d’administration du 9 avril, la majorité des dirigeants ont voté pour la promotion interne», a indiqué Pape Momar Guèye. Pour le Sg du Syndicat de la micro-finance du Sénégal, «la Drs leur a tordu le bras en les convoquant le lendemain et en leur menaçant de leur envoyer une délégation spéciale, s’ils n’élisent pas une personne externe». Un hold-up qu’il a dénoncé avec la dernière énergie, estimant que cela prouve que le Conseil d’administration manque de souveraineté.

Pour ce faire, Pape Momar Gueye et compagnie disent «non au dictat de la Drs». Le nouveau directeur nommé par la Drs, issu de la Bicis, à savoir Malick Diop, est considéré par le personnel comme «persona non grata». Le personnel compte saisir d’ailleurs les autorités du pays pour dénoncer cette situation et promettent de dérouler un plan d’action pour obliger la Drs à revenir sur sa décision, notamment de procéder à la promotion interne car la boite regorge de cadres.
  Source : Jean Michel DIATTA - SUDONLINE.SN
 
20-04-2015 - Boulimie de la microfinance en zone UEMOA
Les institutions de microfinance de la zone UEMOA ont réalisé 855,7 milliards FCFA de dépôt au cours de l’année écoulée, soit une hausse annuelle de 6,3%, « une évolution relativement positive », a révélé le rapport 2014 de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) sur le secteur.

Toutefois, sur la base de l’échantillon des 126 institutions réalisant 90% des transactions (sur les 718 existants), l’on note une évolution plus sensible de près de 11% avec 770,2 milliards de dépôts. Si au Niger et en Guinée-Bissau le rapport a relevé une baisse des dépôts (respectivement 3,6% et 12%), les autres Etats ont enregistré une hausse allant de 10,9% au Sénégal à 13,4% au Bénin à l’exception du Mali qui note 4% de hausse. Pour un montant moyen de dépôt individuel évalué à 91 241 FCFCA en 2014 contre 91 230 francs une année auparavant.

L’analyse de l’échantillon de référence considéré fait ressortir une progression de 17% de l’encours de crédit octroyé évalué à 752,2 milliards à fin 2014. Hormis la Guinée-Bissau (-47%), les autres Etats ont enregistrés des hausses de 38,2% au Niger, 27,4% en Côte d’Ivoire, 24,6% au Bénin, 19,1% au Mali, 18,3% au Burkina, 12,6% au Sénégal et 7,7% au Togo ; avec un encours moyen de prêt de d’environ 88 milles francs contre 84 mille francs en 2013. Ce qui permet d’établir la capacité de financement du secteur à 7,1% des crédits accordés par les établissements de crédits de la zone.

Sur environ 108 millions de personnes que comptent les 8 pays de l’UEMOA, seuls 14,4 millions bénéficient des prestations des institutions de microfinance, soit 13,3% de la population, contre 18% en Inde, pays référentiel dans le domaine. Si l’on considère que le taux de pénétration bancaire qui est en moyenne en deçà des 10% en Afrique subsaharienne, ces résultats peuvent être jugés encourageants mais demeurent bien loin des 80% de bancarisation d’un pays comme l’Île Maurice. Selon des experts, la microfinance gagnerait à s’investir beaucoup plus dans le mobile banking, l’autre révolution qui financière qui connaît un franc succès sur le continent. Une étude du cabinet américain Boston Consulting Group stipule que les services financiers sur mobile pourraient rapporter au moins 1,5 milliard de dollars d’ici à 2019 et toucher de plus 250 millions de personnes en Afrique subsaharienne à cette échéance.
  Source : Rédaction Financial Afrik
 
13-04-2015 - Le ministre Délégué chargé de la micro-Finance a alloué 600 millions de francs cfa au réseau des femmes pour l’émergence de la région de louga
Le ministre Délégué chargé de la micro-Finance, Mr Moustapha Diop, a exhorté samedi à Louga, les femmes du réseau des femmes pour l'émergence, à se mobiliser autour du président Macky Sall, pour le soutenir dans la mise en œuvre du PSE, afin de faire de ce plan une réalité.

Mr Diop qui présidait la cérémonie de remise du financement d’un montant de 600 millions de francs cfa au réseau des femmes pour l’émergence de la région de louga, a d’autre part, souligné l’importance que le président Macky Sall accorde aux femmes dans sa politique de réalisation du PSE et de la croissance économique, indiquant que le financement du réseau est une opportunité de partage devant favoriser la mise en synergie de toutes les organisations féminines du Sénégal.

Il a par ailleurs, invité les femmes à mettre l’accent sur des projets à forte valeur ajoutée, créateurs d’emplois et générateurs de revenus tels que l’agriculture, l’élevage, l’artisanat qui constituent des potentialités de la région pour un décollage économique. Cependant, il a fortement insisté sur le remboursement des prêts consentis, afin que tout le monde puissent en bénéficier.

Auparavant, le Ministre D’Etat, Mr M'baye N'diaye, avait indiqué que le financement du réseau constitue à ses yeux, un maillon non négligeable de la chaîne de solidarité du PSE pour combattre les racines de la pauvreté au Sénégal faisant ainsi remarquer qu’à Louga, le slogan ” La patrie avant le parti” a bien vécu, s’illustrant par l’octroi de financement sans tenir compte de l’appartenance politique des bénéficiaires.

Signalons que Mr M’baye N’diaye a mis à profit la rencontre pour réconcilier les deux frères de parti, Amadou Mberry Sylla et Moustapha Diop qui se sont donnés publiquement la main pour sceller une unité retrouvée.

Les députés Mingué Lam, Awa Niang, Mously Diakhaté et plusieurs autres orateurs ont tour à tour magnifié l’espoir que le président Macky Sall fonde sur les femmes pour gagner le pari de la réalisation du PSE et de la croissance économique.

La rencontre qui a connu une mobilisation exceptionnelle des femmes venues des départements de Linguère, Kébémer et Louga, a été animée par la talentueuse artiste Fatou Guéwel Diouf en présence de nombreuses personnalités administratives, politiques et religieuses...

Correspondance régionale de M’bargou Diop
  Source : http://www.dakaractu.com/
 
24-03-2015 - « La microfinance permettra de développer les PME en Afrique »
Renée Chao-Beroff est directrice générale de Pamiga, un fonds d’investissement crée en 2005 et spécialisé dans l’octroi de crédits à des institutions de microfinance opérant dans le milieu rural africain. Ce fonds a levé 17 millions d’euros pour appuyer la structuration de filières agricoles. Mme Chao-Beroff considère que la microfinance demeure un outil essentiel pour développer le tissu des petites et moyennes entreprises en Afrique.

Certains fonds d’investissements déclarent qu’il y a de l’argent à investir en Afrique mais pas assez de projets…

Ces fonds d’investissement ne trouvent pas de projets parce qu’ils ne sont pas assez en contact avec le terrain. Ensuite, ils ne disposent pas des outils d’accompagnement nécessaires pour que les projets passent d’initiatives simplement rentables à de véritables entreprises. Les entrepreneurs ont besoin de capitaux mais ils ont aussi besoin d’appuis en matière de management, de marketing, de distribution… Or c’est une condition pour développer le circuit des PME en Afrique. Il y a une génération de jeunes qui aspire à prendre des risques en créant des entreprises modernes avec de la technologie y compris dans le milieu rural.

A quels financements ont accès les PME ?

C’'est le maillon manquant du financement en Afrique. Presque aucune institution ne s’intéresse vraiment aux PME. La microfinance soutient les agriculteurs et les petits commerçants en fonds de roulement. Mais pour que ces entreprises grandissent, il faut de l’investissement. Les institutions de microfinance estiment que les PME dépassent leur cible et les banques ont du mal à leur faire confiance.

Quels projets Pamiga soutient-il ?

Nos bénéficiaires directs sont des institutions de microfinance [IMF ndlr] situées en majorité en Afrique de l’Ouest. Elles ont au total un million de clients et peuvent détecter parmi eux ceux susceptibles de devenir des PME. Nous leur accordons des crédits pour qu’elles financent l’accès à l’eau et à l’énergie en particulier grâce à des sources renouvelables comme le solaire. Cette stratégie a par exemple permis de financer au Togo la production de Riz délice, du riz parfumé thaïlandais. Nous intervenons sur toute la chaîne de valeur du petit producteur agricole aux entreprises qui ensachent le riz en passant par celles qui le décortiquent.

Nous appuyons des laiteries en Tanzanie, des entreprises de transformation de riz au Sénégal et des horticulteurs au Kenya. Ces produits sont vendus sur le marché intérieur africain car il y a une demande croissante des ménages urbains qui fréquentent les nouveaux supermarchés. Ceux qui ont du pouvoir d’achat veulent trouver ce type de produits conditionnés comme en Occident.

Quels projets refusez-vous de financer ?

En Afrique, ceux qui veulent créer des entreprises comptent encore trop souvent sur les subventions pour obtenir des capitaux. Nous refusons les projets qui resteraient dans cette « économie du don ». Le porteur du projet doit comprendre qu’il faut résolument aller vers des projets rentables de façon à dégager des bénéfices qui permettent de réinvestir.

En savoir plus
  Source : Roland N'Dekploman - LEMONDE
 
16-02-2015 - Accusations de financement exclusif des femmes du parti au pouvoir :L’APR de Rufisque s'érige en bouclier du ministre Moustapha Diop
Les femmes du département de Rufisque ont décidé de mouiller le maillot pour défendre le ministre délégué chargé de la microfinance et de l’économie solidaire qui ne finit pas d’essuyer des attaques pour un parti pris en faveur des femmes de l’Apr. Elles ont tenu une conférence de presse hier, après le financement des femmes de la région de Dakar à hauteur d’un milliard cinq cent millions de francs et les sorties de maître Abdoulaye Wade contre la première dame.

Depuis le début du mois de février, précisément après la rencontre du 7 février dernier, le financement des femmes fait beaucoup jaser. Les attaques contre le ministre chargé de la microfinance et de l’économie solidaire ont fini de soulever l’ire des femmes républicaines du département de Rufisque, notamment celles qui sont membres du comité de relance des activités du parti. Face à la presse hier, elles ont démenti les accusations de parti pris en faveur des femmes de l’Apr. Pour elles, ce sont les détracteurs du ministre délégué en charge de la microfinance et de l’économie solidaire qui véhiculent des informations selon lesquelles, Moustapha Diop ne choisirait que les femmes de l’Apr pour les financer.

Pour Fatou Faye du Crap « les financements couvrent l’ensemble des femmes de la région. Toutes les femmes qui étaient présentes au King Fahd Palace le samedi 07 Février dernier, savent pertinemment bien que les femmes sont choisies compte non tenu de leur appartenance politique ». Pour elle, « le ministre est en train d’appliquer les directives du président de la République pour la promotion de toutes les femmes sans exception. Parce que Macky Sall est le président de tous les sénégalais. Donc, les financements doivent toucher toutes les femmes sans distinction ».

D’ailleurs ces financements s’inscrivent, à les croire, dans la perspective du PSE. « Cette enveloppe appartient à toutes les femmes du département », a expliqué Mariama Sarr, conseillère municipale à Bambilor. Au cours de cette rencontre, les femmes du CRAP ont tenu également à répondre à Me Abdoulaye Wade, qu’elles somment d’arrêter ses attaques systématiques contre Marème Faye Sall. Au cas contraire, elles promettent de rendre les coups, « désormais, nous les femmes du département de Rufisque, sous la bannière du Crap, nous nous érigeons en bouclier pour notre première dame », a lancé Fatou Faye avant d’ajouter « nous ne tolèrerons plus qu’elle soit traînée dans la boue et d’où que ces attaques viennent».
  Source : http://www.sudonline.sn/
 
16-02-2015 - Inscription d'un nouveau consultant en Microfinance
  Source : Le Portail
 
09-02-2015 - Micro-finance et économie solidaire : Le Président Sall a mis 1,5 milliard de francs CFA à la disposition des femmes pour l’émergence
La cérémonie de Remise de financements au Réseau des femmes pour l'Émergence s’est tenue ce samedi à Dakar.

A cette occasion, le ministre délégué chargé de la Microfinance et de l’Economie solidaire, Mr. Moustapha Diop, a d’abord salué «cette mobilisation exceptionnelle pour l’émergence du Sénégal, fruit de la généreuse vision du Chef de l’Etat pour la promotion économique des femmes sénégalaises».

Conforté par la présence massive de militantes et sympathisantes de la mouvance présidentielle venues des régions de Dakar, Thiès et Fatick, le ministre a annoncé que le Président de la République, Macky Sall, a mis à la disposition des du Réseau des femmes pour l’émergence la somme de 1,5 milliard de francs CFA. .

En effet, a-t- il relevé, pour lutter contre la pauvreté, le Président Sall l' a instruit de promouvoir et de financer les organisations de femmes, à travers le territoire national, de travailler à les constituer en réseaux et de les connecter ensemble, en vue de leur permettre d’accéder à l’autonomisation par la création d’entreprises viables et la création d’activités génératrices de revenus.

Ainsi, Mr Diop n’a pas manqué de dire qu’il accorde le plus grand intérêt à la mise en œuvre de stratégies idoines, faisant corps avec les objectifs du Plan Sénégal Émergent, notamment celui d’améliorer les conditions économiques et sociales des femmes en leur accordant des crédits « sans caution, ni apport».

«Il s’agit de positionner la femme sénégalaise au cœur de la croissance économique et du développement, d’en faire un instrument au service du bien- être des citoyens, à travers la création d’emplois en main d’œuvre féminine et de richesses durables, grâce au financement de projets structurants exploitant judicieusement les opportunités locales», a-t- il indiqué.

Le ministre Moustapha Diop a souligné qu’un dispositif cohérent de financement des projets et d’accompagnement opérationnel de proximité a été mis en place, dans chaque structure, pour couvrir les besoins du plus grand nombre de femmes et de jeunes, évalués à plus de 40 milliards de francs CFA.

A terme, ce financement permettra l’extension des financements de projets à travers les différents Réseaux de femmes pour l’émergence. «Il devrait ainsi permettre de réduire de façon substantielle les difficultés d’accès au crédit et d'améliorer leur qualité de vie», a laissé entendre Mr Diop.

Auparavant, les représentantes des différents départements ont manifesté leur engagement à travailler dans ce cadre pour contribuer à la réalisation du PSE. Ainsi, des femmes leaders dont Seynabou N'diéguène de Thiès, N'dèye Diamé de Fatick, Awa Niang de Pikine, Sophie N'diaye Cissokho de Dakar, Mme Néné Tall de Guédiawaye, Fatou Kiné Guèye de Rufisque, Adja Awa Guèye, Ndèye Binta Gassama, Mme Ndoye de la communauté Lébou, ont pris la parole pour marquer leur adhésion, et exhorter leurs compatriotes «au dépassement dans l’amélioration de la régularité du remboursement des crédits pour qu’en retour, d’autres femmes puissent être financées à des conditions de plus en plus favorables et sans risque apparent.»
  Source : http://www.dakaractu.com
 
26-01-2015 - PME ET MICROFINANCE : la BNDE installe une antenne régionale à Saint-Louis.
la direction de la Banque Nationale pour le Développement économique (BNDE) effectue une tournée à Saint-Louis au cours de laquelle plusieurs opérateurs économiques locaux seront consultés.

Ce matin, la délégation a rendu visite à l’adjoint au gouverneur chargé du développement Babacar BA puis à la Chambre d’ Industrie et de Commerce de Saint-Louis.

Seydou Nourou SY, le directeur de la BNDE a annoncé l’installation d’une antenne spéciale à Saint-Louis en invitant les acteurs économiques de la ville à se rapprocher de cette structure.

La délégation se rendra également au Projet pour le développement inclusif et durable de l'agrobusiness au Sénégal (PDIDAS) avant d’offrir demain un lot d’équipements médicaux au centre de santé de Bango.

La Banque Nationale pour le Développement économique vise un positionnement progressif sur l’ensemble des activités bancaires (banque de dépôt, banque d’investissement, gestion de fortunes et d’actifs…) et sur les autres segments de marché porteurs (Grandes Entreprises, Institutionnels, Diaspora, Institutions de Micro finance…). L’objectif visé est aussi de faire de la BNDE un outil de financement national participant activement à la mise en œuvre de la Stratégie de Croissance Accélérée du Sénégal et plus globalement au développement du pays.
  Source : NDARINFO.COM
 
19-12-2014 - Développement de ma microfinance : sa part est de 10% de l'économie
Le secteur de la microfinance reste le parent pauvre des maillons de l’économie nationale. Et pourtant il contribue à hauteur de 10% dans le produit intérieur brute. Cette lecture est de Mamadou Lamine Guèye, président de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (ApSfd- Sénégal) qui s’exprimait hier mercredi, à la clôture de la première édition du forum des investissements en microfinance tenue les 16 et 17 du mois en cours. M. Guèye a tenu à plaider pour «plus de moyens de la part de l’Etat à sa structure qui compte plus de 2 millions d’adhérents sénégalais majeurs et actifs»

Selon lui «l’Aspfd souffre énormément d’un manque de moyens. Car elle peine à boucler son budget de fonctionnement et de mise en œuvre de nos programmes, un pré-requis pour assumer et assurer ses missions assignées. Fort de cela, l’Etat doit porter une oreille attentive à l’Apsfd», a-t-il plaidé.

Toujours selon ses explications, «nous nous évertuons chaque jour à travers les ressources internes, cotisations, appuis divers des partenaires et institutions membres de boucler les budgets de fonctionnement d’abord et ceux de mise en œuvre des programmes».

Un gap de 40 milliards noté

Doudou Ka, administrateur général du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) a déclaré que «le gap de financement de la microfinance est de 40 milliards de francs CFA». Tout un effort à faire, au regard de ce gap énorme. Toutefois, il a tenu à préciser que «le Fongip à appuyé cette année l’Apsfd dans ses prérogatives à hauteur de 1,6 milliards de francs CFA, et pour le compte de l’année 2015 l’appui sera de 3 milliards de francs CFA».

Selon le directeur de cabinet du ministère délégué de la microfinance et de l’économie solidaire «le dispositif institutionnel national reste aujourd’hui très dense et de nombreux Fonds d’investissement internationaux et de bailleurs de fonds se sont engagés à nos côtés pour réaliser l’inclusion financière des couches défavorisées car, en définitive, c’est cela la finalité même de nos interventions».
  Source : Jean Pierre MALOU - SUD QUOTIDIEN
 
18-12-2014 - MICROFINANCE : Un forum se penche sur l’écueil du financement du secteur
Un premier forum dédié à la microfinance se tient, depuis hier, à Dakar, pour réfléchir sur les moyens de lever les contraintes qui freinent l’épanouissement du secteur. L’ambition des acteurs est de permettre à la microfinance de jouer pleinement son rôle dans l’inclusion financière et l’émergence du Sénégal.

Malgré l’évolution de l’environnement légal et règlementaire et la diversification des acteurs intervenants dans la microfinance, le secteur reste encore confronté à l’épineuse problématique de son financement. L’accès à des ressources longues et durables constitue le défi à relever pour permettre à la microfinance de jouer pleinement sa partition dans l’émergence économique du pays. Pour lever les contraintes et arriver à cette fin, l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (Ap/Sfd) organise, depuis hier, à Dakar, le forum des investisseurs en micro finance.

Cette première édition parrainée par le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), se veut un cadre de réflexion et d’échanges afin de trouver des solutions idoines permettant de lever les contraintes à cette problématique. La rencontre de deux jours (16 au 17 décembre 2014) cherche à poser la problématique du financement du secteur de la microfinance, mais surtout développer des synergies entre les investisseurs en micro finance pour faciliter et impulser l’accès au refinancement des Systèmes financiers décentralisés (Sfd), fait savoir le président de l’Ap/Sfd, Mamadou Lamine Guèye.

Ouvrant les travaux, le ministre délégué auprès du ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, chargé de la Microfinance et de l’Economie, Moustapha Diop, a salué l’initiative qui est, à son avis, une occasion pour l’ensemble des acteurs de la finance inclusive de réfléchir à un cadre de partenariat pour favoriser l’accès des Sfd à un dispositif de refinancement adéquat sur une base durable et pérenne. Selon M. Diop, la problématique de l’accès des institutions de microfinance au refinancement, surtout aux ressources longues et stables, est une préoccupation de l’Etat pour favoriser le financement des micros, petites et moyennes entreprises. « Avec le retrait de partenaires techniques et financiers importants et la fin de la plupart des programmes d’appui à notre secteur, le gap entre les besoins de refinancement des Sfd et l’offre réelle a considérablement accru », regrette le président de l’Ap/Sfd. Il se trouve aussi que les conditions qui sont souvent fixées par les investisseurs constituent un frein pour ces Sfd. « C’est pourquoi nous pensons que les solutions pour combler ce gap de refinancement interpellent toutes les parties prenantes qui doivent œuvrer pour l’amélioration de l’adéquation entre l’offre de financement et la demande », estime Mamadou lamine Guèye.

Selon le président du conseil d’administration du Fongip, Mamadou Ndiaye, la structure s’est engagée à accompagner le secteur de la micro finance dans toutes ses composantes afin de lui permettre de se pérenniser, de décupler son impact et de trouver les moyens d’assurer la durabilité des emplois des micros entrepreneurs, surtout les femmes et les jeunes. Car, à son avis, la transformation structurelle de l’économie sénégalaise ne peut être effective sans une parfaite amélioration de l’accès au crédit à faible coût pour les Pme, mais aussi et surtout pour les populations démunies, généralement exclues du système bancaire classique.

44 milliards de FCfa d’emprunts contractés en 2013

La micro finance contribue à plus de 10 % au financement de l’économie et autour de 4 % au Pib. Au 31 décembre 2013, selon le ministre délégué chargé de la Microfinance et de l’Economie, les emprunts contractés par les systèmes financiers décentralisés (Sfd) auprès des banques et des autres structures de refinancement s’élevaient à près de 44 milliards de FCfa. Soit 18 % seulement du portefeuille de prêt des Sfd. Selon le Pca du Fongip, le taux de pénétration des Sfd dépasse 15 % de la population sénégalaise et 26 % de la population active, soit plus de 2.076.827 personnes qui sont desservies actuellement. Ce qui justifie les efforts fournis en termes d’octroi de crédit et de mobilisation de l’épargne avec des encours respectifs de 232 milliards et 205 milliards de FCfa. Le Fongip accorde aux Sfd des lignes de refinancement en vue de contribuer à l’effort de mobilisation de ressources stables pour leur permettre de répondre efficacement aux besoins de financement des membres. En 2014, selon Mamadou Ndiaye, directeur général du Fongip, le fonds a octroyé des lignes de refinancement aux Sfd pour un montant global de 1,5 milliard de FCfa à des conditions préférentielles (taux d’intérêt de 2 % pour une durée d’au moins trois ans avec un différé d’un an). Pour 2015, poursuit M. Ndiaye, pas moins de trois milliards de FCfa seront accordés par le Fongip pour le refinancement des Sfd dans des conditions aussi avantageuses, voire plus.
  Source : ADAMA MBODJI - LE SOLEIL
 
16-12-2014 - «ADAFI YUNGAR» A L’EPREUVE DE LA MICROFINANCE
Fortement mobilisées, samedi dernier dans le village de Fimela, à environ une cinquantaine de kilomètres au Sud Ouest de Fatick, les femmes représentantes des 119 villages, membres de l’Association pour développement de l’Arrondissement de Fimela (ADAFI YUNGAR), se sont penchées sur les nouvelles orientations visant leur développement et la promotion de leur organisation. Sans aucune ressource venue de l’extérieur, ni organisation de bienfaisance pour les accompagner dans leurs activités, ces femmes se sont aujourd’hui départies des institutions financières classiques et ont monté leur propre organe de microfinance.

Le prétexte de ce départ collectif est clair. Les femmes de Fimela disent ne plus pouvoir supporter le poids des intérêts au niveau des institutions classiques de la microfinance. Par conséquence, elles préfèrent voler de leurs propres ailes pour disposer de plus de revenus et pouvoir accéder facilement au développement.

En effet, regroupées autour de cette association depuis 1987, avec comme premier besoin la protection de la biosphère dans cette partie du pays, ces femmes se sont converties trente (30) ans après en de véritables entrepreneurs au sein de leur propre environnement. Elles ont ainsi profité des énormes potentialités naturelles que regorgent leurs différents villages, et ont orienté l’essentiel de leurs activités dans la transformation des produits tirés de l’agriculture, la pêche et l’élevage.

Toutes ces opérations sont rendues possibles grâce aux cotisations des 10138 membres qui composent aujourd’hui l’association «Adafi Yungar». Une fois transformés, ces produits sont ensuite acheminés vers les marchés du pays où ils sont écoulés avec des marges bénéficiaires satisfaisants. Présentement, l’Association génère d’importantes économies se chiffrant aujourd’hui à plusieurs millions de francs que les membres de l’association renoncent d’ailleurs, à rendre publics. Ces fonds sont ensuite reversés aux membres sous forme de crédit à intérêt modéré (1 %).

Depuis l’installation de cette unité de microfinance, les femmes de Fimela aspirent au renforcement de leurs capacités surtout en formation pour une meilleure compétivité de leurs produits sur les marchés. Une requête qui est d’ailleurs largement partagée par les femmes et promue d’être portée jusqu’au plus sommet de l’Etat. Il faut aussi signaler qu’en dehors du débat d’orientation qui faisait l’objet de la rencontre, une sensibilisation contre la dépigmentation de la peau a aussi été au menu du programme lors de cette assemblée générale
  Source : Abdoulaye FALL - SUD QUOTIDIEN
 
08-12-2014 - Au delà des promesses, le défi de l'effectivité
Le financement des notifications délivrées par l’ancienne ministre de la Femme, de la famille et de l’enfance, Anta Sarr, a été requis par les députés hier, vendredi 5 décembre, lors du vote de budget du ministère concerné par la question. L’occasion a été saisie par le ministre délégué en charge de la micro-finance, Moustapha Diop, pour indiquer que la matérialisation de cet engagement n’est pas de son ressort, tout en indiquant que des démarches seront entreprises pour que les ayants droit obtiennent gain de cause

Le passage du ministre de la Femme de la famille et de l’enfance, à l’hémicycle hier, vendredi 5 décembre, a été l’occasion pour les parlementaires d’interpeller Mariama Sarr et le ministre délégué en charge de la micro-finance, Moustapha Diop sur les notifications de financement délivrées par l’ancienne ministre Anta Sarr. Le député Zator Mbaye a invité les responsables du ministère de la Femme à ne plus donner des significations de financement avant que la somme ne soit disponible, car cela entache la crédibilité de l’Etat, selon lui.

Le député Anta Sarr, elle aussi, est revenue sur les interpellations récurrentes des femmes ayant bénéficié de ces notifications qui ont versé pourtant, dit-elle, dans l’étude de leurs projets 10000 F à des personnes se réclamant du ministère de la Femme.

Les députés Inthy Boiro, Ndèye Awa Mbodj et Mariama Diallo ont tous désapprouvé ce non-respect des engagements du ministère. Le parlementaire Cheikh Oumar Sy trouve lui que le non-respect de cette promesse fait perdre aux députés leur crédibilité.

En réponse aux interpellations des parlementaires, le ministre délégué en charge de la micro finance, Moustapha Diop, a fait savoir que « ce n’est pas pour dégager notre responsabilité mais les notifications qui ont étés émises dans le passé ne relèvent pas de notre responsabilité. Mais vu que l’Etat est une continuité, nous sommes en train de faire de notre mieux pour corriger ces erreurs et au plus tard avant la fin de cette année, la plupart de ces notifications vont être soldées ». Et d’annoncer par ailleurs, «nous sommes en train de faire une tournée dans les départements pour remettre d’autres financements».

Le face-à-face de Mariama Sarr avec les députés a aussi servi de cadre au président du groupe parlementaire Bennoo Bokk Yaakaar, Moustapha Diakhaté, d’interpeller les autorités sur la nécessité de légaliser l’avortement en cas d’inceste ou du viol, la criminalisation des agressions sexuelles, l’abolition de l’autorité paternelle au détriment de celle maternelle, le relèvement de l’âge du mariage à 18 ans et la pénalisation du mariage précoce.

Pour cette année 2015, le budget du ministère de la Femme, de la famille et de l’enfance, est arrêté à la somme de 16.045.741.300 F Cfa contre 18.174.441.240 F Cfa, soit une baisse de pus de 2 milliards de F Cfa.
  Source : Fatou NDIAYE - SUD QUOTIDIEN
 
02-12-2014 - Les inscriptions sont ouvertes pour la 21ème édition de Boulder MFT
Les inscriptions sont maintenant ouvertes pour la 21ème édition des Programmes en Microfinance Boulder (MFT), en anglais et en français, du 20 juillet au 7 août 2015 à Turin, en Italie, au Centre International de Formation de l’OIT.

La 21ème édition du Programme Boulder MFT proposera :

- Trois spécialités diplômantes au choix parmi : Management, Développement, et Politiques.

- “La Boulder Master Class”, une série de tables rondes stratégiques pour tous les participants sur l’état actuel de l’industrie, ses défis, et les développements de pointe, animées par le Président du Boulder Institute, Robert Christen, accompagné d’experts internationaux en microfinance et en finance inclusive.

- Plus de 50 cours électifs animés par des professeurs experts du monde entier.

- Une opportunité d’établir des réseaux avec des participants représentant 70 pays différents et un large spectre des acteurs de la microfinance: IMF, Banque Centrales, Ministères et agences gouvernementales, Organisations de Soutien Bi- et Multilatérales, acteurs du développement, investisseurs, consultants et autres.

Pour des questions à propos du programme, envoyez un mail à l'adresse suivante : info@bouldermicrofinance.org.
  Source : http://www.microfinancegateway.org/
 
28-11-2014 - Risques et limites de la finance islamique
Créer un système « parallèle » au système financier conventionnel nécessite de bien comprendre son périmètre d’action, de bien cerner la complémentarité des deux systèmes. Les états ont donc un rôle fort à jouer dans la réglementation encadrant le développement de la finance islamique.

Le premier risque pour les entreprises est d’ordre réglementaire et fiscal : le risque de double imposition. L’islam exige du croyant qu’il paye annuellement la zakat ; cet impôt est calculé sur le patrimoine et nécessite d’être reversé à des œuvres vertueuses. Il s’agit d’une aumône mais également de subventions aux projets améliorant la vie des croyants ou des projets bénéfiques aux conversions. Cet impôt est transférable aux entreprises et aux banques désirant être certifiées « Sharia Compliant » : l’entreprise se doit de participer à cet impôt. Evidemment, le rôle de l’état intervient pour rendre compatible l’impôt conventionnel, laïc, et l’impôt religieux. Les autorités fiscales doivent statuer sur les statuts respectifs de ces deux impôts. Dans les états occidentaux, se pose la question du statut accordé à la Zakat : un choix personnel ou une collaboration à la collectivité ? La Zakat doit-elle être exonérée d’impôts comme un don habituel ? Dans les états religieux, où la Zakat peut être perçue comme une alternative à l’impôt : comment impliquer les entreprises étrangères ? Les citoyens étrangers ? Le statut vis-à-vis de cet impôt est une question épineuse. Il implique des questions fiscales, des questions économiques et des questions politiques. Le choix de chaque état influe directement sur le business model des banques islamiques. Ces dernières doivent être capables d’anticiper les dépenses fiscales, et sont obligées de payer la Zakat afin d’espérer être labelisées « Sharia Compliant ». Permettre une transition vers un modèle financier s’appuyant sur le religieux nécessite une politique de mise en œuvre complexe. Cette transition implique une expertise financière, juridique et religieuse pour permettre de créer un modèle juridique adapté aux besoins des banques et investisseurs respectant la loi financière islamique. Les subtilités sont parfois fines mais nécessitent d’être identifiées et définies. Dans le cadre d’un prêt murabaha, par exemple, l’institution accordant le prêt est propriétaire du bien jusqu’à ce qu’il soit intégralement rachetée par le client ; le bien est malgré tout mis à disposition du client en amont. Il en va de même avec d’autres contrats ou produits. La mousharaka où l’investisseur doit être associé à l’activité de l’entreprise, les obligations/sukuks où l’investissement doit être adossé à un actif défini. Ces contraintes influent peu sur la gestion quotidienne, mais doivent être encadrées juridiquement. Les réglementations n’ont bien souvent été qu’amorcées par les états encore peu positionnés sur ce sujet. C’est ce flou réglementaire et l’absence de jurisprudence qui peut impacter les banques islamiques et leurs clients.

La troisième série de limite concerne l’image de marque.... [Lire la Suite]

Article écrit par : Jean-Michel Huet, associé BearingPoint et Saleh Cherqaoui, directeur du développement du bureau Marocain de BearingPoint
  Source : http://www.finyear.com/
 
03-11-2014 - Un financement de 600 millions pour des femmes de Thiès
Thiès, 2 nov (APS) - Le Réseau des femmes pour l'émergence (REFEME) de la région de Thiès (ouest) vient d'obtenir du département de la Micro-finance et de l'Economie solidaire, un financement d'un montant total de 600 millions de francs CFA, a constaté le correspondant de l'APS.

La remise de ce financement s'est déroulée samedi à la Promenade des Thiéssois, lors d'une cérémonie officielle présidée par le ministre délégué chargé de la Micro-finance et de l'Economie solidaire, Moustapha Diop.

Avant les femmes de la région de Thiès, celles de Dakar et de Fatick avaient bénéficié d'un appui similaire de la part du ministère délégué chargé de la Microfinance et de l'Economie solidaire.

M. Diop a expliqué que ce financement vise à faciliter l'accès des femmes de Thiès au crédit et à rendre ''plus souple'' les procédures de financement en vue d'une meilleure prise en charge de la demande sociale.

Selon lui, à travers ce financement, l'accent sera mis sur les projets portant sur des filières à forte valeur ajoutée et à fort impact social, comme l'agriculture et l'élevage.

Le ministre délégué chargé de la Micro-finance et de l'Economie solidaire a invité les femmes à adhérer "massivement" au Réseau des femmes pour l'émergence (REFEME), pour contribuer à concrétiser la vision du chef de l'Etat, Macky Sall, consistant à "faire rapidement du Sénégal, un pays émergent".

Des projets tels que le Fonds national de crédit pour les femmes, "traduisent une forte volonté politique du gouvernement, de faire des femmes les fers de lance de l'émergence économique du Sénégal'', a relevé Moustapha Diop.

Le ministre délégué en charge de la Microfinace et de l'Economie solidaire a cité dans ce lot le Fonds national de l'entreprenariat féminin, ainsi que le Projet d'appui au développement de l'entreprenariat féminin et de l'emploi des jeunes.
  Source : BD/BK - APS
 
31-10-2014 - Plus de 742 milliards FCFA d’encours de crédit de la micro finance à juin 2014 dans l ‘ UEMOA
L’encours de crédit du secteur de la micro finance à fin juin 2014 dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), s’est établi à 742,360 milliards FCFA (environ 1,484 milliard de dollars), a appris APA jeudi auprès de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Dakar. Cet encours est porté essentiellement par le Sénégal avec 243,949 milliards FCFA, suivi de très loin par le Togo avec 127,071 milliards FCFA et le Burkina Faso avec 95,490 milliards FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0020 dollar).

« L’encours de crédit représente 7,3% des crédits accordés par les établissements de crédit de l’Union », relève la BCEAO.

Quant au montant total des dépôts, il se situe à 847,708 milliards FCFA et représente 7% des dépôts détenus par les établissements de crédit de l’UEMOA. Là aussi, le Sénégal, le Burkina Faso et le Togo viennent largement en tête avec respectivement 222,436 milliards, 154,680 et 154,627 milliards.

Au 30 juin 2014, le nombre de clients des 718 institutions de micro finance de l’UEMOA s’est chiffré à 13.362.569. Ces clients ont été desservis par 5.078 points de services.
  Source : APA
 
24-10-2014 - Evolution positive des micro-finances au sein de l’UEMOA, selon la BCEAO
La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) souligne, dans une note sur la situation des micro-finances en fin juin dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), une évolution relativement positive avec l’accroissement du nombre de bénéficiaires des prestations, une hausse des dépôts collectés et une progression des crédits octroyés.

Les données fournies par la BCEAO indiquent que le nombre de bénéficiaires des prestations de ces institutions est passé à 13,4 millions en fin juin 2014 contre 11,7 millions en fin juin 2013, pour un total de 718 micro-finances recensées.

Par ailleurs, une enquête réalisée auprès d’un échantillon de 121 micro-finances réalisant 90 pour cent des transactions, a révélé que les dépôts collectés se sont établis à 762,9 milliards de FCFA contre 690,1 milliards de FCFA une année auparavant, soit une hausse de 10,6 pc.

Un classement par pays donne une hausse au Bénin de plus de 6,7 pc, au Mali de plus de 5,9 pc, au Burkina de plus de 4,5 pc, au Sénégal de plus de 4,1 pc, au Togo de plus 3,2 pc, en Côte d'Ivoire de plus de 1,9 pc et au Niger de plus de 1,7 pc.

En revanche, en Guinée-Bissau, les dépôts collectés restent stables.

Globalement, le montant total des dépôts collectés auprès de l'ensemble des micro-finances de l'UEMOA est estimé à 847,7 milliards de FCFA en fin juin 2014 contre 766,8 milliards de FCFA l’année précédente.

Cela représente environ 7,0 pc du montant des dépôts détenus par les établissements de crédit de l'UEMOA au cours de la période sous revue.

L'encours des crédits octroyés sur le même échantillon a enregistré une progression de de 12,8 pc par rapport à son niveau de fin juin 2013, pour ressortir à 668,1 milliards de FCFA en fin juin 2014.

Les hausses enregistrées ressortent à 12,8 pc au Niger, 7,8 pc au Mali, 7,8 pc au Togo, 4,5 pc au Sénégal et 0,8 pc au Bénin.

Cependant, des replis ont été notés au Burkina (-0,9 pc) et en Côte d'Ivoire (-0,5 pc), tandis qu’une situation stable a été enregistrée en Guinée-Bissau.

Au total, l’encours des crédits de l’ensemble du secteur est estimé à 742,4 milliards de FCFA en fin juin 2014 contre 657,9 milliards en fin juin 2013, soit un accroissement de 12,8 pc, ce qui représente 7,3 pc des crédits accordés par les établissements de crédit de l'UEMOA.

Cette embellie est toutefois tempérée par treize institutions de micro-finance qui demeurent sous administration provisoire, dont trois au Mali, trois au Sénégal, deux au Bénin, deux en Guinée-Bissau, une au Burkina, une en Côte d'Ivoire et une au Togo.
  Source : Panapress
 
21-08-2014 - La Semaine africaine de la microfinance en décembre à Ouagadougou
La Semaine africaine de la microfinance se tiendra à Ouagadougou du 1er au 5 décembre prochains, a appris APA jeudi auprès du ministère de l’Economie et des Finances. Considérée comme le rendez-vous annuel des professionnels de la microfinance en Afrique, la Semaine africaine de la microfinance se tiendra sur le thème ‘’Innover pour accélérer la finance rurale en Afrique ».

Faisant écho à la déclaration de l’Assemblée générale des Nations Unies qui a proclamé 2014 Année internationale de l’agriculture familiale (AIAF), l’édition 2014 se penchera sur les réponses innovantes que la finance inclusive apporte aux défis que représentent l’exode rural, la sécurité alimentaire, l’atténuation de l’impact du changement climatique et la protection de l’environnement.

Selon ses organisateurs, le conclave permettra d’évaluer les progrès des initiatives de financement des populations rurales sur le continent et étudiera les nouvelles approches capables d’apporter des réponses appropriées aux besoins financiers des entrepreneurs, des jeunes, des femmes et des exploitants agricoles.

La Semaine africaine de la microfinance est une conférence organisée par les trois réseaux régionaux africains African microfinance transparency (AMT), le Réseau Africain de Micro-finance (AFMIN) est une association de réseaux de micro-finance en Afrique (AFMIN) et Microfinance African Institutions Network (MAIN), soutenue par la Coopération au développement et de l’action humanitaire du Luxembourg.

La première édition avait réuni à Arusha plus de 250 participants en décembre 2013, autour du thème de la réglementation en microfinance.

Signature : APA
  Source : APA
 
08-08-2014 - Kaolack: les taux d'intérêt élevés décriés par les clients des banques
Kaolack, 7 août (APS) – Des clients et usagers des banques et institutions de micro-finance ont pointé du doigt les taux d’intérêt élevés pratiqués et la cherté des frais à la mobilité bancaire, jeudi à Kaolack (centre), au cours d'une réunion publique d’information organisée par l’Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF)

La rencontre entre les clients et opérateurs financiers initiée par les responsables de l’OQSF a permis à la quinzaine d’intervenants de souligner la nécessité pour les banques et mutuelles de crédits de revoir à la baisse leur taux d’intérêt et de faciliter l’obtention de l’attestation d’engagement et de non engagement pour les adhérents qui veulent changer d’établissement.

Les usagers et clients des institutions financières de Kaolack ont également dénoncé le déficit d’informations ‘’artificiellement entretenu par certains banquiers’’ et l’inexistence de service d’accueil de qualité.

Ils ont également indexé la quotité élevée appliquée, les méthodes jugées inappropriées de recouvrement des créances par certaines institutions financières, les contraintes liées au caractère surdimensionné des garanties, etc.

Des commerçants ont, avec force détails et versant des larmes, partagé leurs ‘’misères’’ nées de l’impossibilité de s’acquitter de leurs dettes bancaires du fait de catastrophes comme l’incendie du marché central de Kaolack qui a ravagé tous leurs biens.

‘’Les banques ont appauvri la majorité des commerçants de Kaolack trainés devant les tribunaux pour paiement de prêts qu’ils peinent à rembourser du fait du récent incendie dont les dégâts sont évalués à quelque 3 milliards de francs’’, a indiqué Ibrahima Fall, ancien émigré et trésorier de l’Association des commerçants du centre commercial de Kaolack.

''La facilitation des systèmes de crédit aux petites et moyennes entreprises, le souhait de voir les banques devenir des institutions d’accompagnement et non de profit, l’amélioration de l’accueil du client ont aussi été des griefs soulevés par les intervenants à cette réunion présidée par l’adjoint au développement du gouverneur Abdou Aziz Diagne.

Dans leurs réponses, les représentants des agences régionales de banques et d’institutions de micro finance ont reconnu la récurrence de la question sur le taux d’intérêt élevé.

Ils ont ainsi tenté d’apporter des éclairages sur les griefs relatifs à la délivrance des attestations d’engagement et de non engagement et invité les clients à mieux lire les contrats avant toute signature.

''Les mêmes interrogations ont été faites aux banques et institutions de micro-finance lors notre passage mercredi à Kaffrine'', a indiqué François Mame Samba Ndiaye, l’expert juridique à l’OQSF abritant la Médiation des banques, des institutions de micro-finance et de La Poste.

Il a rappelé que le taux de l’usure est de 15% pour les banques et 24% pour les institutions de micro finance.

Accompagné de son collègue Aliou Diop, M. Ndiaye a indiqué que les tournées régionales de sensibilisation sur les modalités et conditions de saisine du médiateur des banques en cours permettent de montrer aux populations l’existence d’un mode alternatif de règlement des conflits notés dans les services financiers.

''A côté du mode classique de règlement par la justice qui est long et coûteux, la médiation des banques propose une formule plus souple pour résoudre les difficultés et aplanir les relations entre clients et établissements financiers'', a indiqué M. Ndiaye.

''Nous venons ainsi créer un cadre d’écoute et d’échanges, un plateau à travers lequel les opérateurs apportent des réponses aux questionnements des usagers pour prévenir les litiges pouvant compromettre les relations de clientèle'' a indiqué M. Ndiaye qui a salué le souhait des deux parties de poursuivre la tenue de ce genre de rencontres.

''Le médiateur des banques, des institutions de micro-finance et de La Poste est équidistant et traite avec diligence les dossiers soumis gratuitement par envoi postal, e-mail, par téléphone, etc. dans un délai allant de 24 heures à deux mois'', a souligné l’expert juriste.

''La médiation des banques est donc un mode alternatif de règlement amiable, équitable et diligent des différends individuels opposant un client ou usager personne physique ou petite entreprise telle que définie dans la loi d’orientation relative à la promotion et au développement des PME'', a dit M. Ndiaye.
  Source : PON/AD - APS
 
16-07-2014 - Selon une étude de la Bceao dans l’Uemoa : 13 millions de personnes ont accédé aux services financiers en fin mars
D’après une étude de la Bceao sur le secteur de la microfinance dans l’espace de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa), le nombre de bénéficiaires des prestations des Systèmes financiers décentralisés (Sfd) est ressorti à 13,0 millions à fin mars 2014, contre 12,8 millions à fin décembre 2013. Quant aux dépôts collectés, ils sont évalués à 726 milliards de FCfa.

L'analyse des indicateurs d'intermédiation des Systèmes financiers décentralisés (Sfd) laisse apparaître une évolution relativement positive. En effet, selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), le nombre d'institutions de microfinance s'est établi à 774 et l'accès des populations aux services financiers offerts s'est élargi. Les bénéficiaires des prestations de ces institutions ont été estimés à 13,0 millions à fin mars 2014, contre 12,8 millions à fin décembre 2013. L’institution d’émission explique également que les dépôts collectés par un échantillon constitué de 124 Systèmes financiers décentralisés (Sfd) de l'Umoa, réalisant 90 % des transactions du secteur, se sont établis à 726,9 milliards de FCfa, contre 638,5 milliards une année auparavant, soit une hausse de 13,9 %. Par pays, les dépôts ont enregistré une hausse au Niger (+30,3 %), au Burkina (+21,1 %), en Côte-d'Ivoire (+19,3 %), au Bénin (+12,5 %), au Togo (+13,5 %) et au Sénégal (+10,6 %). Cependant, la Bceao note une baisse en Guinée-Bissau (-4,7 %) et au Mali (-2,7 %). Le montant moyen des dépôts par membre s'est établi à 92.976 FCfa au terme du mois de mars 2014, contre 90.883 FCfa un an plus tôt. S’agissant de l'encours des crédits octroyés par les Sfd de l'échantillon, il a progressé de 12,7 % par rapport à son niveau de fin mars 2013, pour ressortir à 647,6 milliards de FCfa à fin mars 2014. En détail, les hausses enregistrées ressortent à 55,9 % en Côte-d'Ivoire, 51,8 % en Guinée-Bissau, 32,2 % au Niger, 19,9 % au Burkina, 12,1 % au Bénin, 8,7 % au Togo et 3,3 % au Sénégal. A l'inverse, d’après la Banque centrale, une légère baisse a été notée au Mali (-0,4 %). L'encours moyen des prêts par membre a augmenté, ressortant à 82.837 FCfa à fin mars 2014, contre 81.789 FCfa à fin mars 2013.

Sur la base de l'évolution constatée à partir de l'échantillon retenu, l’encours des crédits de l’ensemble du secteur est estimé à 719,6 milliards de FCfa à fin mars de cette année, contre 638,4 milliards de FCfa à fin mars 2013, soit un accroissement de 12,7 %. Il représente 7,1 % des crédits accordés par les établissements de crédit de l'Union. Dans son étude, la Bceao s’est également intéressée aux Sfd en difficulté. Elle constate qu’à fin décembre 2013, dix institutions de microfinance demeuraient sous administration provisoire, dont trois au Mali, deux en Guinée-Bissau, deux au Togo, une au Bénin, une en Côte-d'Ivoire et une au Sénégal.
  Source : Abdou DIAW - LESOLEIL.SN
 
15-07-2014 - Rapport 2014 de la Campagne du Sommet du Microcrédit
Télécharger le rapport 2014 de la Campagne du Sommet du Microcrédit ici :
  Source : Microcredit submit Campagn
 
11-06-2014 - Micro finance au Sénégal : Le taux de pénétration est passé de 5,75 % en 2003 à 15,24 % en 2013
Le secteur de la micro finance n’est pas à négliger, selon madame Aminata Tall qui présidait hier, une réunion internationale sur les systèmes financiers décentralisés.

La neuvième réunion annuelle de la Convention du groupe de travail sur la performance sociale des institutions financières décentralisées de micro finance (Imf) s’est ouverte avant-hier, à Dakar. Venue présider la rencontre, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Mme Aminata Tall, a magnifié l’intérêt de la micro finance qui a également amené l'Etat du Sénégal à créer, en 2003, un ministère et une direction spécialement dédiés à la promotion et au développement de ce secteur, à côté de la structure ministérielle de suivi du ministère de l'Economie et des Finances. « Plus de dix ans après, l'on peut affirmer, avec assurance, que ce fut un choix payant. J’en juge par la forte amélioration du niveau d'inclusion financière dans notre pays (augmentation du taux de pénétration de la micro finance qui est passé de 5,75 % en 2003 à 15,24 % en 2013), rendue possible par l’expertise de la direction de la micro finance », a confié la présidente du Cese. « Ces avancées notées au niveau institutionnel, combinées aux efforts inlassables de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), mais aussi des partenaires techniques et financiers pour accompagner ce secteur, sont à la base du développement fulgurant du secteur de la micro finance ces vingt dernières années, faisant de notre zone monétaire l'une des régions les plus dynamiques de la planète », a poursuivi Mme Tall. D’après elle, en 2012, par exemple, et selon les statistiques de la Bceao, les institutions de micro finance des huit pays de l'Uemoa comptaient près de 12 millions d'usagers répartis dans 4.836 points de services. « L'épargne collectée auprès de la clientèle se chiffrait à 682 milliards de FCfa pour un portefeuille de prêt de 647 milliards de FCfa », a-t-elle ajouté.

Ces chiffres témoignent du poids et du rôle de plus en plus important des institutions de micro finance dans le financement de l'économie à travers la prise en compte des besoins des populations rurales, du secteur informel et des micros, petites et moyennes entreprises, a poursuivi Mme Talla.

Le rapport 2013 de l'Etat de la campagne du Sommet du micro crédit par rapport à la vulnérabilité montre que les prestataires de services de micro finance ont desservi moins de personnes vivant dans l'extrême pauvreté en 2011 que par rapport à 2010. « Ainsi, entre ces deux dates, on est passé de 137 millions de clients considérés comme très pauvres, à 125 millions », a déclaré Mme Tall avant de confier que la micro finance est à un tournant historique de son jeune parcours.

De son côté, Mamadou Lamine Guèye, président de l’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés (Sfd), a salué l’opportunité de cette conférence qui montre les pas qualitatifs franchis. Pour lui, cette conférence est une occasion pour réfléchir sur une micro finance viable et durable. Ce qui a nécessité la venue de 58 pays et mobilisé plus de 300 participants. Ousmane Thiongane, président du réseau africain de micro finance, a suggéré une dynamique de changement pour mieux promouvoir la performance sociale.
  Source : Serigne Mansour Sy CISSE - LESOLEIL.SN
 
05-06-2014 - « On ne doit pas lutter contre la pauvreté, on doit la vaincre »
La 9ème Conférence internationale du groupe de travail sur la performance sociale (SPTF) a été présidée dans un hôtel de la place hier par la Présidente du Conseil économique, sociale et environnementale. Cette dernière est longuement revenue sur le rôle que pouvaient jouer les institutions de microfinance pour éradiquer la pauvreté.

« On ne doit pas lutter contre la pauvreté, on doit la vaincre en faisant en sorte de toucher les cibles qui doivent être ciblées, c’est-à-dire le public pertinent » a déclaré Aminata Tall s’exprimant ainsi à l’occasion de la 9e Conférence internationale du groupe de travail sur la performance sociale (SPTF).

Cette conférence qui a été présidée hier par la Présidente du Conseil économique, sociale et environnementale (Cese) a permis à cette dernière de revenir sur l’importance des cibles que doit toucher la performance sociale : « Le secteur de la microfinance est un secteur particulièrement important pour le développement de nos pays en ce sens qu’il y a plus de deux milliard de personnes qui sont touchées par la pauvreté » a-t-elle déclaré. Et de poursuivre : « C’est par la microfinance que nous pouvons intégrer le système de chacun de nos pays respectifs avec nos valeurs et faire en sorte qu’il y ait une certaine inclusion dans la démarche en approchant les cibles les plus vulnérables notamment les femmes, les jeunes et les handicapés également pour qu’ils puissent bénéficier de micro crédits, créer de petites entreprises et améliorer leur condition de vie. De ce point de vue, le système de la microfinance a son opportunité dans le système de toute politique de développement ».

La présidente CESE exhorte les membres de ce groupe de travail à prendre en compte certaines considérations pour une plus grande efficience de leurs actions : « De ce point de vue nous avons insisté sur la notion des paradigmes qui souvent mettent en priorité et en valeur des garanties matérielles ne tenant pas compte de nos spécificités culturelles et de nos valeurs immatérielles et c’est dans ce cadre là que j’ai évoqué le fameux exemple du projet du Fond social de développement qui a connu une réussite avec une baisse du taux de garantie, d’une accessibilité garantie en nature et de l’honorabilité qui n’a pas de prix ».

La performance sociale permet selon les organisateurs de cette 9e conférence de replacer la microfinance au cœur des objectifs de développement. Raison pour laquelle Mamadou Lamine Gueye le président de l’association des professionnels des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (Apsfd) affirme qu’ : « Il s’agit tout simplement de professionnaliser les institutions de microfinance en mettant à leur disposition un certains nombre de stratégie, un certain nombre de mécanismes et d’outils leur permettant d’aligner leur pratique à leur mission originelle, leur mission sociale».

Mamadou Lamine Gueye relève néanmoins que le secteur de la microfinance ayant connu des critiques qui peuvent « être fondées ou pas sur la démarche des institutions de microfinance », il était nécessaire former les institutions pour une meilleure adéquation de leur pratique avec leur mission sociale.

Cette Conférence internationale du groupe de travail sur la performance sociale est la première du genre en Afrique d’où la fierté de la présidente du Conseil économique et sociale que le Sénégal soit choisi pour l’abriter.
  Source : Ousmane Demba KANE - SUDONLINE.SN
 
05-06-2014 - Aminata Tall : « C’est par la microfinance que nous pouvons intégrer le système de chacun de nos pays respectifs avec nos valeurs »
La Présidente du Conseil économique, social et environnemental a déclaré hier, lors de l’ouverture de la 9 ème Conférence internationale du groupe de travail sur la performance sociale (SPTF), que c’est par la microfinance que nous pouvons intégrer le système de chacun de nos pays respectifs avec nos valeurs. Et ce, a-t-elle poursuivi « afin de faire en sorte qu’il y ait une certaine inclusion dans la démarche, en approchant les cibles les plus vulnérables notamment les femmes, les jeunes et les handicapés également, pour qu’ils puissent bénéficier de micro crédits, créer de petites entreprises et améliorer leur condition de vie ».

De ce point de vue, dira-t-elle « le système de la microfinance a son opportunité dans le système de toute politique de développement. Nous avons insisté sur la notion des paradigmes qui souvent mettent en priorité et en valeur des garanties matérielles ne tenant pas compte de nos spécificités culturelles et de nos valeurs immatérielles et c’est dans ce cadre-là, que j’ai évoqué le fameux exemple du projet du Fonds social de développement, qui a connu une réussite avec une baisse du taux de garantie, d’une accessibilité garantie en nature et de l’honorabilité qui n’a pas de prix »

Aminata Tall finira par dire que l’on ne doit pas lutter contre la pauvreté, on doit la vaincre en faisant en sorte de toucher les cibles qui doivent être ciblées, c’est-à-dire le public pertinent.

Mamadou Lamine Guèye, président de l’association des professionnels des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (Apsfd), à la suite de la Présidente du CESE, de révéler que la microfinance ayant connu des critiques qui peuvent « être fondées ou pas sur la démarche des institutions de microfinance », il était nécessaire former les institutions pour une meilleure adéquation de leur pratique avec leur mission sociale.
  Source : http://www.dakaractu.com/
 
02-06-2014 - Microfinance au Sénégal : Le projet Cti informatise 72 Sfd
Les résultats du projet Centre de traitement informatisé en micro finance au Sénégal (Ctisn) a été rendu public. Mis en place en 2009, pour un coût global de 3,1 milliards de Fcfa, le projet a permis l’informatisation de 72 systèmes financiers décentralisés (Sfd) dont 55 actifs.

Mis en place par l’organisation du développement international Desjardins avec l’appui de la coopération canadienne, le projet Ctisn a été un acteur majeur dans l’exécution du plan d’action de la lettre de politique sectorielle de la micro finance au Sénégal. Selon le directeur du projet du Centre de traitement informatisé en micro finance (Cti), Yves Charland, le projet a pour objectif de doter des institutions de micro finance du Sénégal, particulièrement dans les régions rurales, de services informatiques mutualisés abordables et sécuritaires durables.

«C’est pour rapporter correctement au gouvernement les modes de comptabilité opérationnelle de micro finance que le projet a été mis en place en 2009 pour un coût global initial de 2,2 milliards de Fcfa qui a été ensuite porté à 3,1 milliards au vu du succès du projet», indique-t-il. Au total, 72 Systèmes financiers décentralisés (Sfd) ont été informatisés. Mais, précise M. Charland, en raison de la situation financière désastreuse de certains Sdf et de leur non-fiabilité, on est actuellement à 55 Sfd actifs. A l’en croire, le projet a aussi permis la formation d’employés à l’utilisation de l’informatique et de dirigeants à la gestion financière. Aujourd’hui, confie M. Charland, le projet Cti laisse une entreprise opérationnelle au Sénégal, le Gie-Ctisn géré par des sénégalais.

L’Ambassadeur du Canada au Sénégal, Philippe Beaulne, indique que l’appui du Canada au secteur de la micro fiance a permis de développer l’offre de services financiers en milieu rural, notamment pour les femmes, et d’apporter un appui au renforcement des capacités au niveau national. Pour M. Beaulne, l’informatisation des opérations des institutions de micro finance contribue, de façon incontournable, à la professionnalisation et à la pérennisation de ces structures. « Les institutions qui en font partie peuvent se targuer d’opérer avec des outils à la fine pointe de la technologie car capables de présenter, en temps opportun, les rapports exigés par les autorités réglementaires », dit-il. Présidant l’atelier de restitution des travaux du projet, le représentant du directeur de la micro finance, Waly Clément Faye, soutient que le projet a contribué, de façon significative, au processus de professionnalisation du secteur de la micro finance, notamment dans l’informatisation des Sfd, dans l’amélioration de leur accès à des systèmes d’information et de gestion performant. Selon lui, les systèmes et les outils proposés par le Cti contribuent non seulement à faciliter la gestion des transactions des Sfd, mais surtout à les aider dans la prise de décisions stratégiques qui amélioreraient la transparence financière.

D’après M. Faye, le projet a atteint son objectif. A l’en croire, le Gie-Ctisn desserre 55 Sdf actif regroupant 225 succursales dont la majorité se trouve en milieu rural. « Il constitue 9% du secteur de la micro finance. C’est le plus grand regroupement d’institutions de micro finance », souligne-t-il.Toutefois, reconnait M. Faye, malgré ces résultats satisfaisants, le Gie-Ctisn reste confronté, dans sa pérennisation, a des difficultés caractérisées par une faillite technique de beaucoup de Sfd de petite taille et des Sfd émergents.

Le projet, fait savoir M. Faye, a été aussi un exemple de transfert réussi d’un projet d’un partenaire bailleur de fonds à une organisation locale.
  Source : Maguette Guèye DIEDHIOU - LESOLEIL
 
26-05-2014 - Mankan Sy, PCA PAMECAS:« Notre bilan est positif, malgré des problèmes de recouvrement et de détournement d’objectifs ».
Aujourd’hui, leur structure compte beaucoup d’agences dans la capitale sénégalaise, en particulier. Des résultats que la Pamecas doit à l’expérience et à la compétence de ses agents et de son administration. Interrogé sur leur bilan, Mankan Sy ne cache pas qu’il est « largement positif ». Ce qui a permis à la Pamecs de faire dans le social.

Un secteur où leur entreprise de microfinance fait « beaucoup de choses », parmi lesquelles « l’appui aux mosquées et autres lieux de culte ». Des actions saluées par les populations bénéficiaires. Leurs sociétaires, indique le Pca, ne se plaignent pas non plus. Car, « grâce à la Pamecas, ils sont certains de réaliser leurs projets les plus ambitieux ».

Seulement, souligne M. Mankan Sy, la Pamecas est confrontée à des « difficultés auxquelles nous nous employons à trouver des solutions ». Parmi celles-ci, il cite principalement et d’abord, « le recouvrement ». En clair, « il y a des clients qui ne s’empressent pas à honorer leurs engagements à temps ». M. Sy ne cache pas qu’il y a d’autres clients qui pénalisent la Pamecas ; ceci, en s’adonnant à « des détournements d’objectifs ». Par exemple « il arrive à ce qu’un client utilise le prêt qu’il avait sollicité non pas pour réaliser le projet qu’il avait soumis, mais en se mariant ».

Une tare bien sénégalaise, qui expose juridiquement et financièrement le fautif ». N’empêche, Monsieur le Pca ne désespère pas de voir de pareilles pratiques « bannies par les clients véreux ». A cet effet, « la Pamecas va miser sur la sensibilisation et des contrôles inopinées ». La « messe » est ainsi dite.
  Source : www.senenews.com
 
19-05-2014 - Dakar capitale de la microfinance du 02 au 06 juin 2014
Le Sénégal accueille la 9 ème conférence annuelle du Groupe de travail sur la performance sociale (Social performance task force - Sptf, en anglais) du 2 au 6 juin prochain. Ce groupe de travail, constitué de 600 organisations réparties entre l’Afrique, l’Amérique latine, l’Europe et l’Asie, réfléchit et échange sur les performances sociales du secteur de la microfinance.

«La finalité est de replacer les actions de la microfinance au cœur des objectifs de développement», ,a déclaré le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, en charge de la microfinance hier lors du lancement officiel de la Sptf, au ministère des Affaires étrangères.

«Jusqu’ici, l’évaluation sociale n’était rattachée qu’aux études d’impacts et les institutions de microfinance ne sont évaluées, par les banques centrales et par les autorités de régulation, que sur la base de leurs performances financières, alors même qu’elles ont une double mission financière et sociale», a-t-elle relevé. La rencontre prévue au King Fahd Palace devrait y remédier.

«Le Groupe de travail vise à amener les autorités de régulation et les banques centrales à inclure des critères et des normes de performances sociales dans les cadres légaux et réglementaires régissant l’activité de microfinance», a-t-elle informé.

D’après le président de l’Asso­ciation professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal, cette rencontre va aussi permettre la diffusion des normes universelles de performances sociales. «Nous voulons que les régulateurs puissent intégrer les performances sociales.

Cela va permettre d’être plus souple avec les institutions de microfinance», a soutenu Lamine Guèye. Il a souligné d’ailleurs que plus de 15% de la bancarisation au Sénégal sont assurés par son secteur alors que les banques ne réalisent que 5 ou 6%.

Avançant des chiffres, M Guèye a informé que «la microfinance, c’est presque 2 millions de Sénégalais économiquement ac­tifs, environ 200 milliards de dépôts et plus de 220 milliards de crédits».

Sollicitant le soutien continu des autorités étatiques, le président du Réseau africain des acteurs de la microfinance a assuré que l’organisation de cette rencontre qui attend 300 participants dont une soixantaine d’investisseurs est une opportunité pour les acteurs du secteur.

Rappelant que la microfinance a pour objectif de lutter contre la pauvreté, M. Thiongane a soutenu que «l’exclusion doit être combattue».

Le ministre Anta Sarr a indiqué pour sa part son souhait : «En tant que business à caractère social, les institutions de microfinance se doivent d’adopter des politiques commerciales ayant une finalité sociale.»
  Source : Le Quotidien
 
10-04-2014 - Le FONGIP signe sa première convention de partenariat avec la PLASERI
M. Doudou KA, Administrateur Général du Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) et M. Amadou SALL DIAL, Directeur de la Microfinance, ont procédé hier mardi 8 avril 2014 matin au siège de la dite Direction, sise à Mermoz, à la signature d’une convention de partenariat entre le FONGIP et la PLASEPRI, plateforme d’appui au Secteur Privé et à la Valorisation de la Diaspora Sénégalaise en Italie.

Cette convention est la toute première signée par l’Administrateur Général suite au feu vert accordée par le Conseil d’Administration du FONGIP dont la première réunion s’est tenue le 27 mars dernier.

« Elle permettra d’accorder la garantie et l’assistance technique FONGIP aux projets dans les secteurs productifs agréés au financement PLASEPRI mais qui ne sont pas financés compte tenu d’un défaut de garantie ou de suivi » nous dit le communiqué reçu.

Elle ouvre, ajoute le communiqué, une série d’autres conventions dans les prochains jours entre le FONGIP et ses futurs partenaires : les institutions de financement (Banques et Système Financiers Décentralisés) et les structures publiques et privées d’accompagnement des PME et des groupements de jeunes et de femmes.
  Source : DAKARACTU.COM
 
28-03-2014 - L’UEMOA évoque une réduction du coût des services bancaires
Dakar, 28 mars (APS) – Les ministres des Finances de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (BCEAO) ont été informés de "démarches" de leur banque centrale visant la "réduction" du coût des services bancaires dans leur espace commun.

Les ministres des Finances de l’UEMOA réunis jeudi à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) ont "pris acte des démarches engagées par la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest), en relation avec la profession bancaire, en vue d’une rationalisation et d’une réduction de la tarification des services bancaires dans l’UMOA".

"La première phase de cette rationalisation vise l’institution d’une liste de services bancaires de base à offrir à titre gratuit. Le conseil [des ministres de l’UEMOA] a encouragé la profession bancaire à poursuivre les efforts d’allègement du coût du crédit bancaire dans la zone", rapporte le communiqué final de la réunion.

Le conseil des ministres de l’Union a par ailleurs "adopté un règlement portant Code communautaire de l’artisanat de l’UEMOA".

"Ce code a pour objectif la création d’un cadre réglementaire harmonisé régissant l’artisanat dans les Etats membres de l’Union", indique le communiqué reçu vendredi à l’APS.

La "mise en œuvre [de ce code] permettra d’impulser le développement de ce secteur (l’artisanat), notamment en facilitant les conditions d’exercice de l’activité artisanale et en contribuant à l’amélioration de son niveau de qualification".
  Source : ESF/BK - APS
 
20-03-2014 - Lutte contre la pauvreté : un prêt de 12 millions FCFA à trois associations
Dakar, 19 mars (APS) – L'institution financière catholique Caurie-Microfinance a accordé un prêt de 12 millions de francs CFA à trois associations sénégalaises engagées dans la lutte contre la pauvreté, dans le cadre d'un partenariat avec la Fondation Servir le Sénégal de l'épouse du chef de l'Etat, Marième Sall.

Les chèques correspondant à ce financement ont été remis aux bénéficiaires, mercredi, lors d'une cérémonie officielle, en présence de responsables de la Fondation et de l'institution Caurie Microfinance.

"Ce prêt, remboursable en 36 mois, va permettre aux bénéficiaires de s'adonner à des activités génératrices de revenus", a indiqué Penda Mbow, parlant au nom de la Première dame.

Mamadou Thiam, chargé de communication de la Fondation Servir le Sénégal, a pour sa part annoncé qu'un dispositif de suivi du financement est mis en place pour s'assurer de l'utilisation optimale du financement accordé.

"Ce qui constitue, selon lui, un gage de crédibilité qui encouragera les partenaires à financer d'autres projets à venir".

Intervenant à son tour, le directeur général de Caurie-Microfinance, Mamadou Lamine Guèye, a rappelé aux bénéficiaires que le financement dont ils ont bénéficié n'est pas une subvention mais un crédit à un taux d'intérêt de 5 pour cent.

"Notre mission est de lutter contre la pauvreté mais aussi d'octroyer un service financier aux populations les plus démunies", a déclaré M. Guèye, en réitérant la volonté de l'institution financière à s'engager dans "un long compagnonnage" avec la Fondation Servir le Sénégal.

Parmi les bénéficiaires, l'association "Suxalikou", regroupant des sourds-muets, a reçu un total de 3 millions de francs CFA qui devrait permettre à chacun de ses membres de bénéficier d'une formation (couture, sculpture) pour se détourner de la mendicité.

Le mouvement citoyen "Jotna", basé à Grand-Dakar, a reçu un financement de 4,299 millions de francs CFA, destiné à des investissements dans la transformation des fruits et légumes.

Un prêt de 5 millions de francs CFA a été enfin accordé à l'Association des veuves et épouses des militaires invalides, dont les membres ambitionnent de s'adonner à l'agriculture et à des activités connexes.
  Source : MF/BK/AD - APS
 
12-03-2014 - Emission “Senegal ca kanam” – Mamadou Sy Tounkara reçoit Mamadou Lamine Gueye (Pdt Cauris Micro Finance) et El Hadji Malick Seck (Ria Afrique) – Jeudi 16 Janvier 2014 – 2sTV
  Source : 2STV
 
10-03-2014 - UEMOA : le plafonnement des taux d'intérêts, un remède pire que le mal ?
En abaissant le plafond des taux d'intérêt, l'UEMOA voulait protéger les consommateurs. Mais la mesure, qui menace la survie de certaines institutions de microfinance, pourrait réduire l'accès au crédit.

La microfinance serait-elle en danger ? En Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, les spécialistes de ce modèle qui a permis à des millions de pauvres d'accéder aux services financiers sont inquiets. Au 1er janvier 2014, les huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont abaissé le plafond du taux d'intérêt que les institutions de microfinance (IMF) peuvent appliquer à leurs clients, le ramenant de 27 % à 24 %.

La décision est censée protéger les consommateurs mais, d'après les IMF, elle peut s'avérer contre-productive. Car si le plafond est trop bas, clament-ils, les fournisseurs de services financiers pourraient avoir des difficultés à couvrir leurs frais de fonctionnement et se voir contraints de réduire leur couverture des populations les plus pauvres, notamment en zone rurale.

"Qu'une IMF prête 100 euros ou 10 000 euros, cela lui coûte à peu près la même chose [en frais de traitement]. Si on limite le taux d'intérêt, on exclut automatiquement la partie de la population la plus nécessiteuse", explique Khaled Ben Jilani, directeur associé du capital-investisseur AfricInvest.

Taux d'usuriers

Certaines institutions internationales s'inquiètent pour la viabilité de la microfinance. "En Afrique de l'Ouest, beaucoup de nos partenaires connaissent des difficultés pour atteindre l'équilibre", constate Julie Earne, spécialiste du secteur à la Société financière internationale (IFC), du groupe Banque mondiale.

Un point de vue partagé par le patron d'une IMF de cette région, qui n'exclut pas de voir disparaître certains acteurs de la filière. Ce qui pousserait les emprunteurs les plus pauvres à revenir vers les usuriers "traditionnels", qui, eux, appliquent des taux d'intérêt pouvant monter jusqu'à 100 %.

Exonérations

Le Consultative Group to Assist the Poor (CGAP, dont le siège est à Washington), qui a pour but de "développer des solutions innovantes pour l'inclusion financière [l'accès aux services financiers pour tous]", s'est lui aussi saisi du sujet. D'après une cartographie établie par cette organisation, les politiques de limitation de taux d'intérêt ont été appliquées dans 17 pays d'Afrique subsaharienne, majoritairement francophones. Parmi eux, les huit États de l'UEMOA et leurs six voisins de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac).

Et pour ne rien arranger, certains de ces pays semblent vouloir tuer la poule aux oeufs d'or. "Au Sénégal, les autorités envisagent de revenir sur l'exonération fiscale en vigueur pour les IMF coopératives, alors même que beaucoup d'entre elles peinent à se développer", explique Jean-Hugues de Font-Réaulx, directeur d'investissement à l'Agence française de développement (AFD). Comme l'explique un autre patron d'IMF ouest-africaine, "les gouvernements ont une approche politique de la microfinance. Ils l'utilisent pour que les plus pauvres aient accès à de l'argent, sans chercher à créer un modèle durable". Dans une récente étude, le CGAP a montré que l'encadrement des taux est d'autant moins justifié que ceux-ci ont déjà baissé de 39 % à 25 % entre 2005 et 2011 en Afrique subsaharienne (voir graphique). De fait, Julie Earne, la spécialiste de l'IFC, estime que "plutôt que de plafonner les taux, il serait plus adapté de libéraliser le système pour faire baisser les coûts".

Régulation

Les pays francophones pourraient également s'inspirer des expériences menées dans l'est du continent. "L'Ouganda a mis en place une réglementation "multicouche" en créant des régulations adaptées à différents types d'institutions financières et aux risques qu'elles posent pour le secteur", explique Julie Earne. Une idée défendue par Khaled Ben Jilani : "Il faut avoir des institutions de microfinance de tailles différentes pour aller vers une inclusion financière des différentes couches sociales et professionnelles, des personnes les plus démunies aux artisans, avoir des institutions spécialisées dans les zones urbaines ou rurales. La régulation est encore trop souvent monolithique."

Alternatives

Le Kenya a ainsi renoncé à plafonner les taux d'intérêt, comme il l'envisageait encore en 2012, préférant un système inspiré de l'Ouganda. En RD Congo, cette option devrait également être abandonnée au profit d'un règlement de protection des consommateurs de services financiers.

Comme le souligne un article publié sur le site du CGAP, "plusieurs initiatives, comme la mise en place de règlements protégeant les consommateurs et facilitant le développement d'un écosystème innovant de prestataires, sont des alternatives efficaces au plafonnement des taux d'intérêt".

Pour Jean-Hugues de Font-Réaulx, il faudrait aussi réfléchir à un éventuel changement de modèle s'appuyant sur les nouvelles technologies : "Construire des agences est très coûteux et aller en zone rurale risque de faire augmenter les charges d'exploitation, donc les taux." Avec des pourcentages d'accès aux services financiers parmi les plus faibles au monde, l'Afrique ne peut se payer le luxe d'asphyxier les institutions de microfinance.
  Source : Nicolas Teisserenc - Jeune Afrique
 
04-03-2014 - Finance Islamique : Un certificat lancé à Dakar
Un certificat du financier islamique (CFI) délivré par l’Université internationale de Rabat (UIR), Optima et l’Académie de Sherbrooke et le Campus de Dakar, va être lancé pour la première fois à Dakar à partir de ce mois de mars. Cette formation de deux mois destinée aux professionnels de la banque et de l’assurance, aux responsables financiers, aux régulateurs et aux juristes permet, sur une période courte de bien assimiler les principes de la finance islamique, et des bases Chariaa sur lesquelles reposent les contrats et produits islamiques.

Les participants vont aussi pouvoir se familiariser avec le mode de fonctionnement opérationnel des institutions financières islamiques et appréhender les problématiques liées à l’industrie des services financiers islamiques entre autres modules qui seront présentés par d’éminents intervenants internationaux, experts dans la finance islamique. Représentant prés de 1500 milliards de dollars en 2013, la finance islamique s’est imposée dans le paysage de l’industrie financière mondiale et a mieux résisté à la crise économique récente que l’industrie de la finance conventionnelle. En effet, de plus en plus de pays favorisent l’émergence de la finance islamique sur leurs territoires. Le Sénégal, au même titre que d’autres pays émergents, marque une volonté de s’inscrire dans le développement de cette industrie, et s’est fixé comme objectif de se positionner en tant que leader en Afrique Subsaharienne
  Source : SEWEWEB.COM
 
30-01-2014 - Lancement d'un Fonds National de la Finance Inclusive au Togo
Le Fonds National de la Finance Inclusive est une réponse institutionnelle et logistique à la préoccupation du Gouvernement et des acteurs d’assurer un secteur financier inclusif au Togo

Vision du FNFI :

• Le Fonds National de Finance Inclusive est solidement intégré dans le paysage financier national;

• Le FNFI est reconnu au plan national et international comme l'institution par excellence de la promotion de la finance accessible à tous, surtout pour les plus pauvres;

• A l’horizon 2018 le FNFI contribue à toucher deux Millions de togolais pauvres.

Mission du FNFI :

« Renforcer les capacités financières et opérationnelles des Prestataires de Services Financiers décentralisés
– afin de satisfaire de façon permanente, les besoins de produits financiers de proximité
– ces Besoins étant exprimés par les individus et les communautés n’ayant pas accès à des services financiers classiques ».


Vous pouvez télécharger la présentation de Houenou lors de l'atelier du 21 janvier 2014

  Source : APIM - Togo
 
21-01-2014 - L’Etat veut-il saquer le secteur névralgique de la micro-finance ?
Le secteur de la micro-finance joue un rôle important dans le développement économique et social des populations. Reconnus par la Conférence des Nations-Unies comme un puissant instrument de réduction de la pauvreté, les systèmes financiers décentralisés (Sfd) sont régis, au Sénégal, par la Loi N°2008-47 du 03 septembre 2008 tirée de la Loi uniforme spécifique au secteur de la micro-finance des pays membres de l’Uemoa. En effet, la loi définit le Sfd comme «une institution dont l’objet principal est d’offrir des services financiers à des personnes qui n’ont pas généralement accès aux opérations des banques et établissements financiers, tels que définis par la loi portant réglementation bancaire et habilités, au terme de la loi le régissant, à faire ces prestations».

INCLUSION FINANCIERE

A ce titre, les Sfd ont une double mission (sociale et économique) avec un objectif d’autopromotion des populations à faibles revenus. Disposant de plus de 938 points de service disséminés à travers le pays, dont plus de 62 % sont issus du milieu rural, le secteur de la micro-finance a fini de se positionner au Sénégal comme un des principaux leviers du développement économique et social et de la lutte contre la pauvreté. En effet, avec 1.869.996 membres/clients en fin septembre 2013, la micro-finance permet à plus de 2.600.000 personnes d’accéder aux services financiers. Ses usagers viennent, pour la plupart, du secteur informel et des couches vulnérables de la population, notamment celles vivant en milieu rural. Contribuant à hauteur de 10,25 % au financement de l’économie avec des crédits de 232,80 milliards F Cfa en 2012, ce secteur a versé, en 2013, plus de 12,8 milliards F Cfa de salaires et 2.873.496.779 F Cfa de contribution (directe et indirecte) aux recettes fiscales. Si le montant des transferts payés s’élève à 185,332 milliards F Cfa, celui des transferts envoyés s’est établi, en fin 2013, à 113,790 milliards F Cfa. Il nous revient aussi que ce secteur totalise un encours de crédits de 232 milliards F Cfa en fin septembre 2013, avec 3709 emplois directs permanents créés et une contribution à la bancarisation qui est de 14,42%, soit 66% du secteur financier en 2013. Assurant une couverture totale du territoire national, le secteur de la micro-finance a permis d’améliorer très sensiblement l’accessibilité aux zones rurales et populations démunies à des services financiers de proximité. Bref, les Sfd ont beaucoup contribué à l’expansion et à la décentralisation de l’offre des services de transfert d’argent avec un maillage presque complet du territoire sénégalais. Malgré les contraintes auxquelles ils sont toujours confrontés, les Sfd constituent un important levier pour l’inclusion financière et se positionnent en partenaires de l’Etat dans sa politique de financement du développement à la base. Aussi, l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (Apsfd-Sénégal) constate-t-elle, avec beaucoup de regret, l’abrogation des articles 118 et 119 de la Loi uniforme adoptée au Sénégal depuis le 03 septembre 2008 par l’article 16 de la Loi sénégalaise N°2012-32 du 31 décembre 2012 portant diverses dispositions législatives relatives aux régimes fiscaux particuliers.

GUICHETS FERMES

Face au refus de l’Administration fiscale de transposer toutes les incitations fiscales accordées aux Institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit (Imcec) par les différentes lois régissant les Sfd au Sénégal depuis 1995, elles seraient amenées à réduire leurs offres de service, plus particulièrement aux jeunes et aux femmes des zones les plus reculées du pays. En effet, le paiement d’une patente élevée par point de service et d’une taxe sur leur refinancement (pour lesquelles elles étaient exonérées), aura comme conséquence d’aggraver leur déficit d’exploitation et les contraindrait à se recentrer vers des zones et segments de populations plus rentables. De plus, le paiement par la clientèle des institutions de micro-finance de droits d’enregistrement sur les conventions de crédit ou de garantie aura pour conséquence de renchérir le coût du crédit (forte augmentation des coûts de transactions supportés par une clientèle pauvre) et de retarder davantage sa mise en place, du fait de l’éloignement de la majorité de nos points de services des zones urbaines, donc des services déconcentrés des Impôts et Domaines. De 2008 à 2013, la contribution des Sfd du Sénégal aux recettes fiscales est évaluée à 10.416.902.554 F Cfa. C’est pourquoi l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (Apsfd-Sénégal) déplore, après plusieurs démarches et demandes d’audience sans suite, l’application inopportune et injuste de la Taxe sur les activités financières (Taf) aux opérations qu’ils effectuent avec les banques, au moment où celles entre banques et établissements financiers en sont exonérées. Pour les Sfd, il s’agit d’une omission du nouveau Code général des impôts (Cgi) qu’il convient de rétablir. Et, selon les acteurs de la micro-finance, l’article 402, alinéa 1, du Cgi doit être modifié pour consacrer l’exonération de Taf des opérations entre les Sfd et les banques et établissements financiers. En attendant, la circulaire d’application du nouveau Cgi pourra assimiler les Sfd aux établissements financiers. D’ailleurs, le secteur, qui menace de fermer ses guichets, si rien n’est fait par les pouvoirs publics, dit prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur les conséquences néfastes que le maintien de telles mesures pourrait avoir sur les populations et sur l’économie.
  Source : PAPA SOULEYMANE KANDJI - REWMI.COM
 
20-01-2014 - Inscription d'un nouveau consultant en Microfinance :
Crée en 2010, AND CONSULTING est un cabinet d’intermédiation en finances et affaires, chargé de conseiller et de négocier des prêts pour ses clients de toutes tailles et de tous secteurs – des grandes entreprises locales aux micro-entreprises, en passant par les entreprises moyennes, Notre activité couvre une palette d’offres très large de la finance et des affaires à savoir : Etudes de dossier de crédit, Conseil et Orientation en finance, Analyse financière, Gestion Comptable et Fiscale, Inventaire Physique, Réalisation de Business Plan, Courtage en assurance
  Source : Webmaster
 
02-01-2014 - Le certificat de mort des SFD serait-elle en train d'être signé ?
Hier loué pour son haut potentiel en matière de bancarisation et de financement d'activités pourvoyeuses d'emplois et génératrices de revenus, le secteur de la Micro-finance semble aujourd'hui à l'agonie.

La faute à la décision des autorités d'abroger des lois qui constituaient en quelque sorte, l'essence de la micro-finance.
  Source : REUSSIR BUSINESS
 
02-01-2014 - Pourquoi les SFD ne sont toujours pas efficaces dans l'emploi des jeunes?
Dis-moi quelle jeunesse tu as, je te dirai quel pays tu seras, dit-on souvent. La jeunesse sénégalaise, elle, fait face à un sérieux problème d'emploi. Les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD), promus pour faciliter l'accès aux financements, peinent à être efficaces. Suffisant pour poser le débat.

On ne le dira jamais assez, la Microfinance est un puissant moyen de financement des activités génératrices de revenus. Mais aussi, on ne peut s'empêcher de s'interroger sur les raisons qui freinent son envol. En effet, selon un rapport du Comité national de coordination des activités de microfinance (CNC), en cinq ans, la somme de 26 milliards de francs CFA a été dépensée pour financer 50 000 jeunes sénégalais.
  Source : REUSSIR BUSINESS
 
23-12-2013 - Un rapport préconise le recentrage des fonds de soutien aux jeunes
Dakar, 23 déc (APS) - Avant la décision du président Macky Sall de regrouper les agences de promotion de l'emploi des jeunes, pour l'optimisation de leurs interventions, des professionnels de la microfinance ont également demandé la réorganisation des fonds publics de soutien à la jeunesse, lit-on dans un rapport parvenu lundi à l'APS.

Lundi dernier, le chef de l'Etat annonçait la fusion des activités de l'Agence nationale pour l'emploi des jeunes (ANEJ), de l'Agence pour l'emploi des jeunes des banlieues (AJEB), de l’Agence nationale d'appui aux marchands ambulants (ANAMA) et du Fonds national de promotion des jeunes (FNPJ).

"L’AP/SFD (Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés) préconise la rationalisation des fonds étatiques intervenant dans le financement des jeunes et la capacitation de ce segment de population en gestion et en éducation financière", indique le dernier rapport du Comité national de coordination des activités de microfinance (CNC).

Dans ce rapport de la 22e réunion trimestrielle du CNC, le cadre de concertation des acteurs de la microfinance préconise l’optimisation des interventions des structures publiques mises en place pour prendre en charge la promotion, l’encadrement et le financement de l’emploi des jeunes.

Tenue fin octobre dernier cette réunion a porté ses réflexions stratégiques sur le thème suivant : "Microfinance et entreprenariat jeunes : état des lieux et mesures pour renforcer l’accès durable des jeunes à des services financiers adaptés".

"Le nombre de jeunes financés par les SFD s’établit à 50.000, les crédits consentis se chiffrent à 26 milliards francs CFA et l’épargne mobilisée auprès de ce segment estimé à près d’un milliard de FCFA", pendant ces cinq dernières années, signale le rapport du CNC.

Cependant, ce document relève que "malgré ces résultats, les SFD éprouvent beaucoup de difficultés avec le segment des jeunes". Il cite l’absence de garanties, l’inexpérience dans l'activité et la méconnaissance des prestataires de services financiers de la part des clients jeunes.

Selon le rapport, le CNC recommande "une plus forte articulation entre les services financiers et les services non financiers aux jeunes". Dans ce sens, les membres du comité ont reçu un écho favorable de la part du chef de l’Etat, qui a annoncé des mesures appropriées.

Pour leur part, les professionnels de la microfinance souhaitent faire un état des lieux exhaustif par rapport au thème afin de déboucher sur des recommandations opérationnelles qui permettraient de relever durablement le niveau d'accès des jeunes aux services des SFD.

Ses membres invitent à accompagner les SFD dans la diversification et l’adaptation de l’offre au profit des jeunes et la mise en place de mécanismes de financement innovants et soutiennent que des produits de la finance islamique constituent dans ce sens une opportunité.

Les acteurs de la microfinance plaident aussi pour un meilleur suivi au niveau des SFD et des banques, des indicateurs liés à l’accès au financement des jeunes aux services financiers, tout en travaillant à faciliter l’accès de ces institutions à des ressources à moyen et long termes.

"La BCEAO a révélé que la possibilité pour les SFD d’accéder directement à son guichet refinancement pourrait être envisagée en 2015", révèle le CNC qui encourage les dispositifs de capital risque et prises de participation pour accompagner les jeunes porteurs de projets innovants.

Les acteurs de la microfinance comptent également développer des plateformes de collaboration avec les établissements d’enseignement supérieur et de formation professionnelle pour accompagner les jeunes porteurs d'initiatives économiques.

Aussi envisagent-ils d’intensifier les actions d’éducation financière en faveur des jeunes, mais aussi de "mieux segmenter la clientèle jeune, car, estiment-ils, les besoins des 25-35 ne sont pas les mêmes que ceux des 15-24 ans".

Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), 63,4% des Sénégalais ont moins de 25 ans, 75% sont âgés de moins de 35 ans et 50,6% sont constitués de femmes. La population potentiellement active est en hausse, se situant à 53,8% en 2011 contre 52,8% en 2005.

Institué depuis le 20 octobre 2006, le CNC regroupe le ministère en charge de la Microfinance, le ministère de l'Economie et des Finances, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), l’AP/SFD, l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), les partenaires techniques et financiers et la société civile.
  Source : SAB/BK / APS
 
17-12-2013 - Faiblesses de la finance islamique et vision de développement de la microfinance L’expert Mansour Ndiaye réclame la sensibilisation et la réglementation du secteur de la finance par l’Etat
Ancien candidat à la présidentielle sénégalaise de 2012, ancien membre de Benno Book Yaakaar, Mansour Ndiaye, l’expert en finance islamique et directeur du cabinet d’expertise en microfinance ASCODEV (Assistance consulting for developement), a fait l’analyse de son milieu évolutif.

A travers un communiqué, il a esquissé les opportunités et entraves du secteur, demandant aux autorités étatiques de mettre en place un système politique de sensibilisation et de réglementation de la finance.

Selon l’Expert en finance islamique Mansour Ndiaye, la finance islamique est encore très timide au niveau des pays africains, notamment le Sénégal pourtant à majorité musulmane. « Et le paradoxe réside du fait que ces pays en voie de développement auraient besoin de cette manne financière en dépit des expériences -encore timides- avec la banque islamique et la PAMECAS » a-t-il souligné. Il a aussi déploré le manque de volonté politique, dans ce sens, de la part de nos dirigeants sur un système qui pourrait faciliter aux populations notamment celles en milieu rural, l’accès aux financements sans taux prohibitif, qui tournent toujours en rond, depuis la conférence de l’OCI tenue au Sénégal.

« Notre pays regorge d’experts en finance qui ont des qualificatifs, mais le malheur est que le Sénégal, toujours accro à l’expertise française, est entrain d’attendre encore la France pour espérer décoller dans ce secteur » fait-il remarqué.

Le communiqué révèle aussi l’ambition du leader du parti centriste Dooley Yaakaar est de faire du Sénégal un « hub » de la finance islamique en Afrique de l’ouest. C’est d’ailleurs pourquoi il s’indigne du fait que les « experts en finance islamique de formation soient laissés à la périphérie, ce qui fait qu’aujourd’hui le secteur est pollué par certains spécialistes ‘’modèles France’’, formatés à l’économie occidentale.

Malheureusement, note l’expert Mansour Ndiaye, ce sont ceux-là qui retardent la machine, qui tendent de plus en plus à s’implanter au Sénégal.

Dénonçant le taux prohibitif des intérêts de la finance classique, Mansour Ndiaye, via sa cellule de communication, n’en reconnait moins l’échec financier patent dû au fort taux d’impayés de la microfinance.

« Pour la simple raison que les bénéficiaires confondent toujours financement et charité. Or la finance islamique ne signifie pas charité. Même dans la jurisprudence de la charia, Dieu dit qu’il ne faut pas confier les richesses à des incapables » éclaire-t-il. Il a aussi ajouté que la finance islamique est plutôt une pratique objective qui repose sur des jeux d’intérêts qui permet à chacun de fructifier cet est un outil, qui mérite vraiment d’être connu et promu au Sénégal.

Abordant le rôle de l’Etat dans ce système pour conclure, l’expert en finance islamique et non moins leader du parti politique UDR/Dooley Yaakar demande aux autorités de faire des efforts de sensibilisation dans ce sens surtout en pensant à la réglementation du secteur.
  Source : DAKARACTU.COM
 
09-12-2013 - Saint-Louis : 650 millions FCFA de l’AFD pour appuyer la microfinance
FIDES Microfinance Sénégal et l’Agence française de développement (AFD) ont signé une convention de prêt de 650 millions de francs CFA destiné à développer les crédits de FIDES Microfinance Sénégal en zone rurale, indique un communiqué de l’ambassade de France reçu à l’APS.

Cet accord a été signé mercredi à Saint-Louis, entre l’AFD, représentée par son directeur à Dakar, Olivier Pezet, et FIDES Microfinance Sénégal, représentée par son directeur général, Philippe Couteau, rapporte la même source.

La finalité de l’appui apporté par l’AFD à FIDES Microfinance Sénégal est de "contribuer au développement d’une offre de produits financiers diversifiée et pérenne au Sénégal, en particulier à destination des populations rurales et agricoles".

En effet, poursuit le communiqué, "le secteur de la micro finance reste fortement concentré en zone urbaine : la région de Dakar concentre à elle seule 43 % des crédits du secteur".

"Dans cette optique, le prêt est également assorti d’une subvention de l’AFD de 325 millions de francs, qui a permis la mise à disposition de FIDES Microfinance Sénégal d’un nouvel expert en charge de développer l’activité de crédit agricole", mentionne le texte.

Il précise que cet expert "travaille sur l’adaptation des produits et services de FIDES Microfinance Sénégal à la cible rurale et agricole : crédit de campagne, warrantage, partenariats avec des entreprises agroalimentaires et des fournisseurs d’équipements…".

"Le soutien à cette institution de microfinance vient compléter les interventions de l’AFD dans la Vallée du Fleuve Sénégal, région déjà bénéficiaire de financements de l’AFD dans le secteur agricole, et vient également répondre aux préoccupations de l’Etat du Sénégal en matière de sécurité alimentaire", selon le communiqué.

"FIDES Microfinance Sénégal a déjà effectué des études préalables concernant des crédits de campagne pour les activités de maraîchage dans la zone des Niayes, et des tests pour le warrantage (crédit stockage aux producteurs) en zone nord du Sénégal", selon la même source.

Elle rappelle que l’institution a pour objectif "d’augmenter sa part de crédits ruraux (en nombre) de 25 % en 2013 à 40 % en 2018".

FIDES Microfinance Sénégal est en activité dans la région de Saint-Louis depuis mai 2011 (sous le nom de Saint-Louis Finance jusqu’en juin 2013). Elle a ouvert des agences à Saint Louis, Louga, Touba et des guichets ruraux à Mpal et Kébémer.
  Source : REWMI.COM
 
29-11-2013 - Finance décentralisée : une association professionnelle invitée à assurer son autonomie financière
Dakar, 28 nov (APS) - L’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés au Sénégal (APSFD) doit renforcer son administration et tendre vers une autonomisation financière, a affirmé jeudi son président sortant, Ousmane Thiongane.

"Malgré toutes les nombreuses réalisations, l’association reste fragile. Elle doit renforcer son administration, tendre vers son autonomie financière", a-t-il dit lors de la deuxième assemblée générale ordinaire de la structure à Dakar.

M. Thiongane, qui faisait le bilan des deux ans qu’il a passé à la tête de cette association financière sénégalaise, a insisté sur la nécessité pour l'APSFD d’œuvrer pour une meilleure satisfaction des besoins de ses membres.

Ainsi, il a annoncé que l’association était en train de réviser son plan stratégique dans le souci constant d’améliorer ses résultats. "Ma conviction est qu’elle doit être le plus participatif possible, refléter les préoccupations de ses membres et être en phase avec la stratégie nationale", a-t-il estimé.

Ousmane Thiongane a souligné que l’APSFD entend être un acteur majeur de la nouvelle lettre de politique sectorielle en cours d’élaboration."Toutes ces actions, pour plus d’efficacité, doivent reposer sur une bonne politique communicationnelle", a-t-il indiqué.

A cet effet, le président sortant annonce qu’un cabinet chargé d’appuyer l’association dans l’élaboration d’une stratégie de communication sera mis sur pied, prochainement.

Revenant sur le bilan de l’association, il a rappelé que l’APSFD s’est toujours positionnée comme une force de proposition pour améliorer la marche du secteur, ce qui explique sa participation à la réforme du Code général des impôts (CGI).

Selon lui, l’APSFD a tenu plusieurs séances de travail et un séminaire avec l’administration fiscale dans le cadre des travaux sur le nouveau CGI. "Une politique de maillage du territoire pour se rapprocher de la base a été poursuivie avec la mise en place des points focaux de la zone Nord et du Sud- Est pour la viabilité de l’association", a-t-il informé.

Il a annoncé la tenue de deux éditions des journées annuelles de la microfinance, lesquelles ont réuni les acteurs du secteur pour débattre sur les thèmes de l’éducation financière et de la protection des usagers des services financiers.

Un plan triennal de formation pour tous les acteurs du milieu a été élaboré, dans le but de fédérer toutes les interventions dans ce domaine et de se conformer à la vision de la structure qui est de professionnaliser et de développer la microfinance.

Abordant la question de la viabilité financière, Ousmane Thiongane estime qu’il reste encore des préoccupations, en plus de la révision du barème de cotisation. Au niveau international, il assure que l’APSFD-Sénégal continue de maintenir son leadership au sein du réseau africain des institutions de microfinance dont il assure la présidence.

Pour les perspectives, le président de l’APSFD annonce que sa structure financière a finalisé la rédaction d’un programme de finance responsable. ‘’Nous sommes en train de le soumettre à nos partenaires traditionnels dont l’Etat du Sénégal pour son financement’’, a-t-il ajouté.
  Source : SK/ASG - APS
 
29-11-2013 - Mamadou Lamine Guèye veut crédibiliser les Sfd
Le directeur général de Caurie Microfinance a été élu, hier, à l’issue d’une assemblée générale, président de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Ap/Sfd-Sénégal) qui regroupe l’ensemble des institutions de microfinance du pays. Mamadou Lamine Guèye, à l’entame de son mandat, entend crédibiliser ce secteur qui revendique plus de deux millions de clients.

L’élaboration d’un plan de communication institutionnel, la formation et le renforcement des capacités des agents chargés du contrôle des systèmes financiers décentralisés (sfd), la crédibilisation des systèmes financiers décentralisés et la mise en place d’un fonds d’intervention pour la prise en charge du volet financier des opérations de redressement, la mise en œuvre des mesures d’assainissement du secteur de la microfinance, tels sont les grands chantiers que s’est astreint le tout nouveau président de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Ap/Sfd-Sénégal).

Mamadou Lamine Guèye se fixe comme objectif à terme, de disposer d’un secteur financier parfaitement inclusif où les institutions de microfinance ont la solidité et la crédibilité requises pour se faire financer par le marché, à des conditions favorables au développement de leurs activités au profit des populations en dernier ressort. «La microfinance a cette capacité de fournir des ressources financières à des populations très pauvres, sans accès possible aux banques, pour leur permettre de développer des activités génératrices de revenus et d’améliorer leurs conditions de vie». a-t-il ajouté. Compte tenu de la crise conjoncturelle, M. Guèye pense que seule la microfinance est capable d’aider les familles à surmonter les difficultés auxquelles elles font face. Ceci est d’autant plus valable pour les couches les plus défavorisées, à savoir les femmes et les jeunes. Et cette population est une masse active qui emploie une main-d’œuvre familiale.

Ainsi, sans risque de se tromper, peut-on dire que la microfinance sert 2 millions de Sénégalais, dont l’essentiel des bénéficiaires sont recensés parmi les couches vulnérables. C’est pourquoi, il demande à l’Etat de revoir la baisse du taux d’intérêt de 24% autorisé aux Imf, pour ne pas signer l’arrêt de mort des institutions de microfinance qui font face à des difficultés liées à la «réglementation, à l’environnement économique et social». A l’en croire, Le débat sur l’élévation du taux d’usure est sans fondement. «La solution réside dans l’accès au financement», se défend M. Guèye.
  Source : Mouhamadou BA - REWMI.COM
 
27-11-2013 - La BIMAO veut devenir le leader des Systèmes financiers décentralisés de l'UEMOA
Dakar, 26 nov (APS) - La Banque des institutions mutualistes de l’Afrique de l’Ouest (BIMAO) compte se positionner à l’horizon 2017 comme la première banque des Systèmes financiers décentralisés (SFD) de l’espace de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et un acteur majeur dans le financement des Petites et moyennes entreprises (PME).

"La vocation de la BIMAO, c’est d’accompagner le financement de l’économie de la sous-région particulièrement le segment refinancement des systèmes financiers décentralisés communément appelés les institutions de microfinance et le compartiment PME est aussi visé", a dit son président de conseil d’administration, Mohamed Ndiaye.

Prononçant une allocution à l’ouverture, mardi à Dakar, de l’atelier sous régional portant validation du Plan stratégique 2017 de la BIMAO, il a souligné que cette banque "se veut la banque du système financier décentralisé et des Petites et moyennes entreprises dans l’espace UEMOA".

Il a assuré qu'elle va se "battre pour contribuer à améliorer le cadre de financement des PME et PMI [Petites et moyennes industries]". "Certes, il y a des contraintes qui ne relèvent toujours pas des possibilités de la Banque en termes de maîtrise, mais la combinaison des efforts des uns et des autres peut faciliter l’accès des PME aux financements", a estimé Mohamed Ndiaye.

La Banque des institutions mutualistes va se positionner pour refinancer les systèmes financiers décentralisés ou les institutions de microfinance en leur allouant des financements adaptés à leurs besoins avec en prime une baisse sensible du taux d’intérêt, a -t-il annoncé.

Cela correspond aux nouvelles orientations des autorités monétaires avec la décision de la Banque centrale qui a baissé ses taux directeurs de base de 25 points.

"Ce plan stratégique CAP 2017 permet d’avoir une meilleure visibilité des perspectives de la Banque à cet horizon en termes de contribution au financement de l’économie sénégalaise et de l’espace UEMOA mais en termes également de consolidation de ses acquis", a déclaré le PCA de la BIMAO.

"A partir de ce moment, a-t-il ajouté, s’imposaient des choix stratégiques à opérer parce qu’on ne peut pas tout faire en même temps"

Du coup, l’orientation de la BIMAO est également de redéfinir la géographie de son capital pour l’ouvrir aux Systèmes financiers décentralisés et conforter son positionnement sur le segment marché PME et SFD. Ainsi dans l'optique de poursuivre le développement de la banque et de favoriser davantage l’émergence du secteur de la microfinance, les dirigeants comptent ouvrir le capital social à de nouveaux investisseurs, a souligné son Directeur général Aboubacry Datt qui faisait la présentation du plan stratégique Cap 2017.

Il s’agit selon lui de "diversifier et d’élargir son actionnariat aux SFD de l’espace UEMOA, aux investisseurs institutionnels en portant son capital de 6,5 milliards de francs CFA à 10 milliards".

Cette ouverture du capital aux SFD de la zone UEMOA, cibles naturels à qui il sera réservé pas moins de 35% du capital social, se fera avec la réduction significative de la part du capital du Crédit mutuel du Sénégal qui en détenait 78%.

Pour Aboubacry Datt, la BIMAO dispose d’opportunités comme le développement de partenariats dans le cadre de la Confédération des caisses mutualistes de l’Afrique de l’Ouest (CCMAO) et autres réseaux SFD et également la possibilité de créer son propre système de transfert.

L’ouverture de deux agences dans la sous région d’ici 2017, ainsi que l'ambition d'amener le maximum de SFD à être partenaires ou clients de la BIMAO et d'arriver à un taux de croissance de 25 à 35%, ont également été cités par M. Datt comme faisant partie des objectifs visés dans le cadre du plan stratégique.

Il s'agit également de mettre le doigt sur les faiblesses de la Banque mutualiste comme l’absence de déploiement dans la sous région, l'implantation timide dans les régions du pays, le manque de visibilité et de notoriété et l'insuffisance des produits et services.

"C’est une démarche innovante appréciée à sa juste valeur par l’autorité de tutelle qui félicite les responsables de la BIMAO", a dit la Directrice de la réglementation des Systèmes financiers décentralisés, Boury Ngom Tall, venue représenter le ministre de l’Economie et des Finances.

Selon Mme Tall, le Gouvernement a réitéré son engagement à renforcer la contribution du système financier, en particulier des banques et des établissements mutualistes et des institutions financières décentralisées dans la mobilisation des ressources en vue de diversifier et d’adapter l’offre de service financier.

L’idée est "d’améliorer l’accès aux crédits, développer des modèles innovantes avec des systèmes de financement inclusifs en particulier pour les jeunes, les femmes et les populations en milieu rural", a-t-elle ajouté.

Le ministère porteur de ces initiatives politiques encourage cette dynamique qui est catalyseur d’une croissance durable, selon la Directrice de la réglementation des SFD.

"Les efforts consentis par les institutions financières doivent être poursuivis et consolidés afin de renforcer les capacités d’offrir des produits et des services abordables adaptés aux besoins des cibles", a-t-elle ajouté.

L’atelier d’une journée devrait permettre d’avoir un plan stratégique bien élaboré avec des axes stratégiques bien définis et des objectifs spécifiques associés à un tableau de bord des indicateurs sur 5 ans, selon les termes de référence.
  Source : ADL/ASG - APS
 
19-11-2013 - Desjardins aide à l'informatisation des caisses au Sénégal

L'informatisation des coopératives de crédits et des institutions de microfinance dans les nombreux villages du Sénégal a commencé en 2009 avec un projet de Développement international Desjardins (DID) et de l'ancienne Agence canadienne de développement international (ACDI), qui a investi cinq millions de dollars dans l'aventure.

Le Centre de traitement informatisé du Sénégal (CTISN) est devenu une entreprise autonome depuis février 2012, un groupement d'intérêt économique (GIE) indépendant avec son conseil d'administration et son directeur général et des employés pour soutenir les organisations membres à progresser dans les dédales de l'information, tout en donnant de la formation au personnel pour la maîtrise de nouvelles technologies.

«Dans notre caisse d'épargne et de crédit, nous n'avions pas les moyens de nous informatiser», raconte Henriette Pina, vice-présidente de la caisse de l'Île de Goré, créée pour les femmes. «Le projet de DID nous a permis de réorganiser la caisse, d'être plus rapides pour les opérations sans les risques d'erreurs des opérations manuelles. Le processus est plus fiable et les membres de la caisse ont davantage confiance en nos services. Et nous pouvons produire facilement et rapidement tous les rapports que nous devons remettre aux autorités réglementaires.»

Créer un organisme

Comme DID devait se retirer du projet et qu'il n'y avait pas de structure locale pour soutenir l'organisation, les caisses membres ont décidé de créer un organisme indépendant différent du modèle coopératif pour qu'il devienne un organisme de service indépendant, ajoute Mme Pina, qui préside le conseil d'administration du GIE, propriété de 40 institutions de microfinance du Sénégal.

Actuellement, il y a 162 points de service dans tout le pays, desservant 165 000 membres avec un actif de 11 milliards de francs CFA, ou près de 23,6 millions $CAN.

«Maintenant, en 24 heures, une coopérative d'épargne et de crédit peut ouvrir un nouveau point de service totalement informatisé», souligne Abdou Karim Sow, directeur général du GIE, situé à Dakar. «Et il est maintenant possible de faire des transferts d'argent d'une succursale à l'autre dans le pays.»

L'interconnexion des institutions a eu de nombreux avantages pour les entrepreneurs qui voyagent dans le pays; ils peuvent maintenant faire des transactions dans n'importe quelle caisse du réseau au lieu de transporter sur eux de grosses sommes d'argent à déposer dans leur caisse d'origine.

Avec Internet et le réseau intégré, les usagers ont accès non seulement au crédit et à l'épargne, mais aussi à la microassurance. Ils obtiennent des reçus fiables, parce que les risques d'erreurs sont faibles, et des bilans de leurs opérations, ce qui n'était pas le cas avec l'écriture manuelle des transactions.

«Il s'agit d'une plateforme informatique, poursuit M. Sow, autant pour la gestion des transactions que pour les prises de décisions. C'est plus facile d'avoir un portrait global des finances de la caisse, de faire des contrôles internes et produire rapidement et efficacement tous les rapports nécessaires demandés par les autorités réglementaires du pays. Et les gens d'affaires peuvent plus facilement produire des plans d'affaires et des prévisions pour la croissance de leur entreprise.»

Les grandes institutions ont été informatisées depuis un certain temps, mais c'était plus difficile pour les petites. Maintenant que les caisses ont leur centre de services informatisés, le modèle d'intégration des services fait l'objet d'une certaine envie dans les pays voisins, comme le Tchad ou le Burkina Faso, qui pourraient mettre sur pied une organisation du même type.

Le système actuel pourrait desservir le double de membres, et avec un investissement relativement modeste, continuer sa croissance et même desservir des regroupements de coopératives d'épargne et de crédit au Sénégal et dans les pays voisins.

DID sera encore présent dans le processus à titre de conseiller pour les six prochains mois, explique Yves Charland, chargé de projet de DID au Sénégal. Mais ce sont les Sénégalais qui établissent les priorités et voient à la croissance de leur nouvelle entreprise de services informatisés.
  Source : YVES THERRIEN - http://www.lapresse.ca
 
13-11-2013 - Salon International du Business Musulman du 14 au 16 Novembre 2013
  Source :
 
13-11-2013 - Aide au développement : Ottawa annonce 24 milliards de francs CFA pour des projets sénégalais
Dakar, 12 nov (APS) - Le gouvernement canadien a pris l'engagement de mettre à la disposition de l'Etat du Sénégal une enveloppe de 50 millions de dollars US, environ 24 milliards de francs CFA destinés à des projets dans l’éducation, la microfinance et l’agriculture, a annoncé mardi à Dakar le ministre sénégalais de l’Economie et des Finances, Amadou Ba.

"Le Canada s’est engagé à mettre à la disposition de l’Etat, de manière directe ou à travers des organisations, une enveloppe de 50 millions de dollars, soit 24 milliards pour trois ou quatre projets", a-t-il dit.

Amadou Ba s’exprimait lors de la signature d’"un cadre de responsabilité mutuelle pour l’aide au développement" entre le gouvernement du Sénégal et celui du Canada.

"Des mesures, des principes et des engagements clairs, qui permettront de renforcer les liens de coopération entre les deux pays", figurent dans l'accord signé par les deux pays.

Au Sénégal, "le gouvernement va tout faire pour utiliser cet argent à bon escient", a assuré Amadou Ba. "Le Canada, un partenaire privilégié du Sénégal, y a injecté pas moins de 800 millions de dollars, soit 400 milliards de francs CFA, de 1962 à maintenant."

"Ce qui est remarquable dans cet accord, c’est le respect des engagements pris par les deux parties. Le Sénégal a défini sa politique, et le Canada lui apporte son soutien [...]", a souligné M. Ba.

"Il s’agira, pour le secteur privé, de veiller à l'amélioration de l’investissement canadien. Nous voulons développer et élargir nos relations avec le Canada, et cela est extrêmement important", a-t-il ajouté.

Christian Paradis, le ministre canadien du Développement international et de la Francophonie, a salué "les réformes du Sénégal en matière de transparence et encourage le gouvernement à continuer" sur sa lancée.

Un contrat commercial a été signé entre le Projet d’appui à la mobilisation des ressources du Sénégal (PAMORS), une structure de la Direction générale des impôts et des domaines, et la société CRC Sogema, représentée par son président Michel Côté.

Un contrat de partenariat technique a été signé, en présence d'Amadou Ba et de Christian Paradis, par l’Initiative RSE Sénégal et l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM).
  Source : FD/ESF/OID
 
11-10-2013 - La microfinance peut faciliter l'autonomisation des femmes, selon Anta Sarr
Dakar, 9 oct (APS) – La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Anta Sarr, a estimé mercredi à Dakar que la microfinance islamique pouvait faciliter l’autonomisation des femmes, en facilitant leur accès aux ressources financières.

"La microfinance islamique pourrait apporter un supplément à l’autonomisation des femmes, en facilitant leur accès aux ressources financières, dans la mesure où elle est basée sur l’économie réelle, socialement responsable et préconise le financement et l’investissement", a dit Mme Sarr.

Elle présidait une "journée de mobilisation des femmes", manifestation organisée par le comité de pilotage du premier Salon international du business musulman (SIBM), prévu du 14 au 16 novembre prochain à Dakar.

"La microfinance islamique et le business halal comme facteurs de développement des activités génératrices de revenus" est le thème de la manifestation.

"La microfinance islamique pourrait constituer une démarche novatrice permettant aux femmes d’acquérir les équipements appropriés en vue de l'exercice de leurs activités économiques, et sécuriser davantage leurs financements face aux risques de détournement d’objectif", a souligné Anta Sarr.

Le business halal - expression désignant les affaires conformes aux prescriptions de l'islam - "est peut-être encore méconnu au Sénégal, mais les produits de nos femmes sont halal", a-t-elle dit. Les femmes du Sénégal doivent cependant relever le défi de la normalisation et de la certification des produits qu'elles commercialisent, a-t-elle ajouté.

Anta Sarr a annoncé la création d'un futur fonds d’investissement islamique au Sénégal, expliquant qu'il contribuera au renforcement de la capacité de production des petites et moyennes entreprises/petites et moyennes industries (PME/PMI) et à la création d'emplois.

Le président du comité de pilotage du SIBM, Djibril Guèye, a signalé que le business du halal est aujourd’hui sous contrôle de l’Occident et de pays où les musulmans sont une minorité.

"Il n'y a aucun pays musulman parmi les 10 premiers pays producteurs de viande halal. L’Afrique noire est cependant hors-course", a-t-il relevé.

"Ce n’est pas parce que le potentiel est inexistant. C’est plutôt parce que nous n’avons pas encore pris la juste mesure des choses, parce que nous n’avons pas pris conscience du fait que l’Afrique a les atouts pour être un acteur important dans le marché du halal", a expliqué M. Guèye.

A la suite de ce constat, le comité de pilotage du SIBM veut emmener les pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), où vit une forte population musulmane, à exploiter deux outils de développement économique inspirés par l'islam : le halal et la microfinance islamique.
  Source : SDI/ESF - APS
 
04-10-2013 - Un expert recommande la transformation ou la fusion des institutions de microfinance
Dakar, 3 oct (APS) - Le directeur général de Caurie Microfiance, Mamadou Lamine Guèye, a estimé jeudi que les institutions de microfinance pouvaient faire face aux profondes mutations auxquelles elles sont confrontées, en acceptant de se transformer ou de fusionner les unes avec les autres.

"Le secteur de la microfinance est concurrentiel. Il faut avoir les reins solides pour répondre aux enjeux et faire face aux profondes mutations, en se transformant ou en fusionnant. C’est de cette manière que les institutions de microfinance pourraient atteindre une taille critique", a dit M. Guèye.

Il s'exprimait au terme d’une réunion d’experts sur le thème: "Fusions et transformations d’institutions de microfinance : leçons tirées et bonnes pratiques en Afrique de l’Ouest".

La rencontre, qui a duré une journée, était organisée par le Groupe microfinance participative pour l'Afrique (PAMIGA), une association de droit français basée à Paris (France).

Le PAMIGA déclare qu'il a pour objectif de "partager une analyse riche et constructive, à partir de l’expérience de processus de fusion, dans le secteur de la microfinance en zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine).

"Les institutions de microfinance ont du mal à s’adapter à l’ordre juridique et sont bloquées par l'asymétrie d’information", a signalé Mamadou Lamine Guèye. "Il faut aller vers la professionnalisation du métier, pour aider les acteurs de la microfinance à s’en sortir", a-t-il recommandé.

"Elles gagneraient à utiliser la technologie, pour développer des systèmes de paiement nationaux et augmenter la proximité [avec la clientèle], en offrant des produits et services financiers à la porte du client et à moindre coût", a suggéré M. Guèye.

Emmanuel Moyard, un expert en microfinance de l’Union européenne, a indiqué que les institutions de microfinance doivent se doter d'"une boîte à outils pouvant être utilisée pour une fusion ou une transformation" et "diffuser les expériences, leçons apprises et bonnes pratiques".

Il conseille d'"aider les institutions de microfinance rurales à se consolider, à travers des fusions/acquisitions et/ou des transformations institutionnelles".
  Source : SDI/ESF - APS
 
28-08-2013 - Forum sur la microfinance rurale à Ziguinchor : Les acteurs invités à recentrer leurs activités sur les microentreprises rurales
Ziguinchor, 27 août (APS) - Le Directeur de la microfinance, Amadou Sall Dial, a invité les acteurs du secteur à un recentrage autour de la mission de la microfinance, en mettant l'accent sur les microentreprises rurales et les groupes vulnérables.

"Je voudrai appeler à un recentrage au tour de la vision et des missions de la microfinance. C’est en cela que la microfinance justifie de son utilité sociale", a-t-il plaidé, mardi, à Ziguinchor (Sud).

M. Dial intervenait à l’ouverture d’un forum sur la microfinance rurale, en présence de l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Amadoune Diop.

La problématique du financement rural des microentreprises et exploitations familiales", est le thème de cette rencontre de deux jours organisé par le réseau INTER CREC (Caisses rurales d’épargne et de crédit) de Ziguinchor.

Le Directeur de la microfinance a invité les acteurs du secteur à prêter attention aux microentreprises rurales et aux groupes vulnérables. "C’est cela notre ligne", leur a-t-il lancé.

"Qu’on ne soit pas sur un sujet de microfinance commerciale ou sur le financement du commerce comme c’est le cas aujourd’hui. 67% des interventions de la microfinance vont dans le commerce. Il faut inverser la tendance", a-t-il estimé.

Amadou Sall Dial a invité les acteurs à avoir "une connaissance beaucoup plus fine de la demande, surtout de la demande du financement des activités rurales".

La Direction de la microfinance (DMF) a fini d’élaborer depuis juin dernier la mise en œuvre du plan d’action de la stratégie nationale de microfinance axée sur la professionnalisation de l’offre des produits et services de finance.

"Il n’y avait pas une bonne prise en charge de la demande dans la première génération du plan d’action de la stratégie nationale. Depuis février 2013, nous sommes dans le processus d’élaboration du plan d’action de stratégie nationale, laquelle stratégie devrait faire une entrée par la demande", a-t-il déploré.

M. Dial a également précisé que "faire une entrée par la demande" consiste à se préoccuper de la présence de la microfinance dans les activités de développement économique.

Le secteur de la microfinance est aujourd’hui dans une phase de consolidation. D’où une "exigence forte de professionnalisation", a-t-il ajouté.

La DMF est en train de procéder à l’actualisation du plan d’action de la nouvelle stratégie nationale de microfinance pour arriver à un approfondissement du secteur, a-t-il révélé.

Une enquête nationale sur la demande sera faite par une firme sud-africaine en collaboration avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) afin de permettre aux acteurs du secteur d’avoir plus de visibilité sur la demande de financement, a signalé M. Dial.

Au terme de l’année 2013, a-t-il fait savoir, le secteur de la microfinance devrait compter 1.850.000 membres, pour un volume d’épargne estimé à 285 milliards de francs CFA pour 350 milliards FCFA d’encours de crédit.
  Source : ASB/SAB - APS
 
27-08-2013 - Fiscalité : la discrimination vis-à-vis des systèmes financiers décentralisés déplorée par l'APSFD
Dakar, 26 août (APS) – Le président de l’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés (APSFD), Ousmane Thiongane, a déploré, lundi, à Dakar, la discrimination négative au plan fiscal que subissent les Systèmes financiers décentralisés (SFD) dans le cadre des relations financières qu’ils entretiennent avec les autres établissements de crédit.

"Les opérations entre banques et établissements financiers sont exonérées de taxe sur les activités financières, alors que les opérations entre les SFD et ces autres établissements de crédit sont soumis à cette taxe", a-t-il fait observer lors d’un point de presse.

Il a souligné que cette rencontre avec la presse a ceci d’important qu’elle vise à attirer l’attention des autorités sur l’importance de la microfinance dans un contexte de création de richesses et de lutte contre la pauvreté et le sous-emploi.


Selon M. Thiongane, l’abrogation de la majeure partie des incitations fiscales instituées au profit des Institutions mutualistes communautaires d’épargne et de crédit (IMCEC) et leur non transposition complète dans le nouveau Code général des impôts (CGI) du Sénégal entraînent l’assujettissement de ces institutions à une fiscalité inadaptée. Ce qui, selon lui, menace leur viabilité.

En l’absence de rétablissement des incitations fiscales, a-t-il dit, les IMCEC seront exposées à une charge fiscale insoutenable avec comme conséquence, le risque de retrait des zones rurales défavorisées sans rentabilité ou à très faible rentabilité.

A l’en croire, la révision de l’offre de services des SFD ne sera pas non plus en reste. De même, a-t-il soutenu, ce nouveau traitement fiscal est inapproprié et découle de la non prise en compte par le nouveau CGI, des spécificités de l’activité et des opérations des SFD constitués sous forme d’IMCEC.
"C’est pourquoi nous attirons l’attention des autorités, eu égard aux graves conséquences de cette nouvelle fiscalité sur l’activité des SFD, du rôle et de la place de ces derniers dans le dispositif financier national et régional", a martelé Ousmane Thiongane.

Les IMCEC, a-t-il signalé, ne sont plus exonérées de droits de timbre et d’enregistrement sur les conventions d’ouverture de compte d’épargne et sur les conventions de crédit.

"Aussi, les IMCEC ne sont plus exonérées de patente sur leur activité de collecte de l’épargne et de distribution de crédit’’, a ajouté M. Thiongane.

A l’en croire, le plus petit SFD supportera en application des dispositions du nouveau CGI, une patente de plus de 10 millions par an et 168 millions pour un SFD ayant 100 points de service.
  Source : LTF/ASG - APS
 
23-08-2013 - Inscription de deux nouveaux consultants en Microfinance
  Source : webmaster
 
25-06-2013 - Evolution de la Microfinance au sénégal : pres d'1,8 million de clients pour le secteur
Avec des encours de crédit de 225 milliards de francs Cfa, un volume de dépôt de 170 milliards et des femmes qui font 56% des 422 600 emprunteurs actifs, la microfinance est un petit dragon en nette évolution. Mais elle doit faire face à plusieurs défis dont celui du coût élevé de l'accès au crédit.

La microfinance au Sénégal est un secteur en pleine évolution. Selon Waly Clément Faye, Responsable suivi-évaluation à la Direction de la microfinance, ce secteur a permis à 1,8 million de sénégalais d’avoir un accès aux services financiers. Aujourd’hui, il compte un encours de crédit de 225 milliards pour un volume de dépôt de 170 milliards et a contribué en 2008 au financement de l’économie à hauteur de 10,25%. Le nombre d’emprunteurs actifs est de 422 600 personnes dont 56% de femmes. Ces éléments chiffrés ont été livrés ce samedi au cours d'une conférence sur le thème : «La micro finance au Sénégal, évolution et défis», tenue au complexe Saint Michel par la Direction de la microfinance, en collaboration avec «Access finance gestion» et l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) dans le cadre de la 4ème édition de la tribune de la micro finance.

"Nous pensons qu’il est urgent de veiller à une meilleure articulation entre le monde de la recherche et l’industrie de la microfinance car beaucoup de thématiques devraient faire l’objet de recherches pour y apporter des éléments de réponses", soutient Waly Clément Faye.

L’évolution de la microfinance au Sénégal est divisée en trois phases, d’après le responsable suivi-évaluation. Une «phase d’émergence» avec l’apparition, dans les années 1980, d'un phénomène surtout favorisé par la crise bancaire qui frappait alors la zone UEMOA avant de pousser à la faillite huit banques dont SONABANK, BNDS, USB, ASSURBANK, la BSK. La deuxième phase est celle de l'«évolution», et la troisième, celle de la «croissance» enregistrée sur la période 1993-2003. En effet, les institutions de microfinance sont passées de 18 à 724 dans cette période.

Mais selon Babou Faye, professeur associé à l’Ucao, la microfinance doit cependant faire face à plusieurs défis : coût de l’accès au crédit qui reste élevé pour les jeunes, les femmes et les promoteurs d’activités à faible valeur rajoutée, «supervision et contrôle, promotion de l’inclusion financière et professionnalisation.
  Source : Enquête
 
18-06-2013 - La BAD contribue pour 900.000 euros au renforcement des capacités en micro finance
TUNIS-BELVÉDÈRE, Tunis, 18 juin 2013/PR Newswire Africa/ — La Banque africaine de développement (BAD) a signé le 14 juin trois conventions de dons avec des structures bénéficiaires du Fonds de renforcement des capacités de la micro finance, pour un total de 900.000 euros. Ces dons, financés par l'Espagne, permettront aux ménages africains démunis d'accéder au financement susceptible de leur permettre d'initier des activités génératrices de revenus.

Le directeur exécutif du Réseau africain de micro finance (AFMIN), Davy Serge Azakpamé, a co-signé pour AFMIN et pour l'Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin (Alafia). Quant à l'association Echanges internationaux pour le développement et la coopération au Sénégal (ECIDEC), elle était représentée par Kalidou Touré.

Signataire pour la BAD, le Vice-président chargé des opérations, Aly Abou-Sabaa, a souligné l'intérêt que revêt la micro finance pour la Banque, dans le cadre de sa stratégie de réduction de pauvreté. Il a émis l'espoir que les dons seront optimisés pour atteindre les résultats escomptés. « Les institutions de micro finance représentent pour la BAD, un levier important de développement, notamment pour les PME-PMI. Nous nourrissons l'espoir que les bénéficiaires ne doivent ménager aucun effort pour assurer avec succès les actions visant la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale au sein des communautés», a-t-il dit.

Davy Serge Azakpamé, a remercié la BAD et le Royaume d'Espagne, pour leur attachement à soutenir les fonds d'aide au développement et à aider les personnes démunies et exclues des sources de financement classiques. Il a également souligné l'importance des projets de micro finance en faveur des couches les plus vulnérables de la société africaine, avec un accent particulier sur les femmes dans les milieux ruraux. SOURCE : Groupe de la Banque africaine de développement (BAD)
  Source : Groupe de la Banque africaine de développement (BAD)
 
29-05-2013 - Un microcrédit qui change une vie
L’endroit est discret, pour ne pas dire rudimentaire. Un local, d’une cinquantaine de mètres carrés tout au plus, enclavé entre deux magasins. À l’extérieur, aucun logo. Il faut appuyer du regard pour se rendre compte qu’un salon de coiffure a pris ses quartiers dans cette petite surface commerçante de Salzinnes.

Pourtant, l’endroit est devenu en un peu plus d’un an un incontournable de la communauté africaine de Namur. Les clientes s’y bousculent pour s’y faire tresser, lisser ou allonger les cheveux. Et pour cause : c’est le seul établissement du genre dans la région. Il aura fallu toute la détermination de Coumba, et le soutien financier de MicroStart, un organisme de microcrédit pour que le salon ouvre ses portes.

La coiffure africaine, c’est la spécialité de Coumba. Elle exerçait ce métier au Sénégal, son pays d’origine, jusqu’à une rencontre fortuite avec un Jodognois. L’homme accompagnait sa fille venue se faire mettre des tresses. Plusieurs rencontres plus tard, la femme aujourd’hui âgée de 40 ans revendait son salon «qui marchait super bien » avant de s’installer en Belgique et de se marier.

« Ce fut très difficile car je ne parlais pas du tout français», se souvient la jeune femme. Elle suit alors des cours, avant de trouver du boulot comme aide ménagère. Un métier qu’elle exercera pendant quatre ans, faute d’avoir pu ouvrir son propre salon. « Pour ça, il fallait connaître des gens. Là où j’habitais, à Jodoigne, il n’y avait pas d’Africains. »

Mais rapidement, sa santé se dégrade au contact récurrent de la poussière et des poils d’animaux. Son couple vacille. Elle se sépare. Mais la Sénégalaise s’est petit à petit constitué un cercle d’amis.

Les habitudes d’antan reviennent vite. Elle se remet à faire quelques tresses. Pour faire plaisir d ’abord. «Je faisais ça au lieu de ne rien faire. Mais quand j’ai vu que les gens revenaient, je me suis dit que je pourrais en faire mon métier.»

Coumba se renseigne alors auprès de différents organismes, demande de l’aide auprès de couveuses d’entreprises : sans succès. «Ils me disaient tous que j’avais un bon projet mais qu’ils ne savaient pas comment m’aider.»

La Sénégalaise ne désarme pas pour autant. Sa persévérance finira par payer. Elle rencontre quelqu’un qui la met en contact avec MicroStart, un organisme de microcrédit. Après leur avoir expliqué son projet et prouvé, en dénichant le local qui pourrait abriter son activité, qu’elle était déterminée à réussir, elle reçoit un prêt de 10 000 euros de MicroStart. Une somme qu’elle devra rembourser en trois ans.

C’était en février 2012. Aujourd’hui, cette mère de deux enfants s’est fait un nom et exploite un créneau qui ne souffre d’aucune concurrence à Namur. Mais si son rêve est assouvi, il doit encore être consolidé.
  Source : LAVENIR.NET
 
24-05-2013 - Une centrale des risques pour éviter les pertes en micro finance
Dans le domaine du sous-secteur de la micro finance, une centrale des risques est prévue pour éviter les nombreuses pertes constatées dans le cadre des emprunts. A ce jour, la micro finance polarise 11,6 millions de personnes dans l’espace sous-régional, selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Par ailleurs, la promotion de la finance islamique est aussi en ligne de mire d’autant plus que le gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné, a récemment signé un accord avec le patron de la Banque islamique de développement(Bid). L’idée est d’attirer les fonds souverains islamiques dans les huit pays de l’Uemoa. Le séminaire d’information organisé à l’intention des journalistes économiques de l’union a été lancé par le secrétaire général de la Bceao, madame Fatoumata Zahra Diop. Plusieurs thématiques liées notamment à la politique monétaire, à la stabilité des prix, à la gestion des réserves de change, ont été traitées par d’éminents cadres de l’institut d’émission.
  Source : M. L. DIATTA - LESOLEIL
 
03-05-2013 - La Société Générale lance "Manko" au Sénégal
Le groupe Société Générale lance au Sénégal Manko, un nouveau concept bancaire, entre micro-finance et banque traditionnelle, qui a pour ambition de bancariser les populations disposant de revenus modestes et réguliers et n'ayant encore pas accès au système bancaire traditionnel.

Manko, filiale à 100% du groupe Société Générale, a signé une convention avec la Société Générale de Banques au Sénégal (SGBS), filiale à 63,28% du Groupe, lui permettant de distribuer une offre de produits et services bancaires adaptés aux populations visées. Ce statut a été pleinement validé par les autorités réglementaires compétentes. Manko s'appuie sur Yoban'tel, service de paiement par téléphone mobile déployé par SGBS. L'ensemble des produits et services bancaires, paiements (transfert d'argent, paiement de factures...) mais également crédit et épargne seront ainsi proposés par Manko.

Manko a ouvert sa première agence le lundi 29 avril 2013 à Pikine, quartier de Dakar. Elle couvre les zones de Pikine, Guédiawaye, Thiaroye et Yeumbeul. Au-delà de l'expérimentation de ce nouveau modèle, Manko a vocation à être déployé au Sénégal puis dans d'autres pays du continent africain.
  Source : BOURSIER.COM
 
30-04-2013 - La micro finance a impacté sur le niveau de vie des ménages, c’est indéniable
A côté du système des banques, les institutions de micro finance ont eu à créer des Succes Stories, pense Mansour Ndiaye, ingénieur financier, président de Doleel Yakaar. Selon lui, la micro finance a impacté sur le niveau de vie des ménages.

Le président de Doleel Yakaar a apprécié le rôle du micro crédit et de la micro finance dans l’économie, par des mécanismes très souples et flexibles qui promeuvent la proximité au niveau des conditions d’accès. « Si aujourd’hui les Nations-Unies ont pu systématiser cette micro finance comme levier de développement, cela mérite une attention particulière par rapport au contexte actuel », indique-t-il.

A l’en croire, « nous avons un paysage financier bien configuré, avec d’une part les banques et d’autre part les institutions de micro finance, qui pourvoient les populations de ces crédits leur permettant de satisfaire un panier de besoins financiers. Mais avec une certaine portée, jusque dans des lieux extrêmement reculés du pays où ces institutions arrivent à desservir ces populations en termes de transferts, en termes de soins de santé, de micro assurance et d’autres produits ».

Selon Mansour Ndiaye, la micro finance doit rimer avec performances sociales, avec un impact des crédits octroyés sur les conditions de vie des populations. « De façon générale, on peut être d’accord sur tout le support que la micro finance a apporté aux populations, à travers les Succes Stories, au moins ça a permis une certaine autonomisation, une certaine émancipation des femmes qui obtiennent le plus de crédits et qui sont les soutiens de la famille. Je crois que c’est extrêmement important. La micro finance arrive aujourd’hui à impacter sur le niveau de vie des ménages, c’est indéniable », renseigne l’ingénieur financier.
  Source : NETTALI
 
19-04-2013 - Boulder Microfinance 2013: Les inscriptions sont ouvertes !
Cette année encore, le programme vous propose une large gamme de cours animés par plus de 50 experts du secteur de la microfinance. Ils tenterons de vous apporter les outils, les compétences analytiques et un réseau de collègues pour faire face aux défis actuels.

Pour cette édition, nous proposerons aussi aux participants de choisir parmi trois spécialités: Management, Stratégie et Développement.
  Source : Webmaster
 
26-03-2013 - FAQ BCEAO sur la Microfinance
Venez découvrir la signification des termes en microfinance dans la zone UEMOA.
  Source : Webmaster
 
12-03-2013 - Lancement PAMIGA: Plaidoyer pour une réduction des coûts de transaction
Dakar, 11mars (APS) - La directrice générale de Partageons le meilleur de la micro-finance (PAMIGA), Rénée Chao-Beroff, a jugé lundi "essentielle" une "amélioration de l’efficience par la réduction des coûts de transaction" de la micro-finance dans le but d'"apporter les services financiers à un coût abordable pour les clients".

Elle s’exprimait lors du lancement des activités du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à Dakar de "Partageons le meilleur de la micro-finance" (PAMIGA).

Pour elle, pour obtenir l’efficience en passant par la réduction des coûts de transaction, "la technologie devra jouer un rôle central et croissant, surtout en milieu rural à faible densité".

Elle a également suggéré la mise en place d’un bon système d'information de gestion qui va ouvrir la voie à un système de contrôle interne plus efficient et mieux ciblé. "Une bonne plateforme technologique va permettre d’y arrimer de nouveaux services que les clients réclament : paiement, transfert d’argent, même épargne, micro-assurance et crédit [...]".

Selon elle, "PAMIGA croit à la diversification des produits pour diversifier les risques pour l’IMF, pour ouvrir les services financiers à d’autres segments de marché, surtout en zone rurale […]".

"Le nouveau paradigme de microfiance est en train de naitre, il met le client au centre, allant vers une Finance responsables et inclusive, qui apporte des solutions financières à des entreprises productives de l’économie réelle et à des entreprises sociales de type +Social Business+", a-t-elle dit.

PAMIGA est une organisation créée par des personnalités et des institutions reconnues du secteur de la microfinance en Afrique.

Son objectif est d’améliorer l’impact de la microfinance en milieu rural et périurbain en Afrique. A cet effet, PAMIGA propose aux institutions de micro-finance des services de conseil, des services financiers et une plateforme d’échanges de pratiques et de références.

Parmi ses projets, PAMIGA compte développer de nouveaux produits financiers permettant aux clients des institutions de microfiance partenaires d'accéder à l'eau, souligne un document remis à la presse.
Le programme est mis en ouvre au Bénin, au Burkina Faso, au Sénégal et au Togo.
  Source : SK/ASG - APS
 
06-03-2013 - Finance islamique : Un complément du financement classique, selon le Premier ministre
Le Sénégal compte s’appuyer sur la finance islamique pour réaliser son ambitieux programme économique et social en complément au financement classique qui reste l’habitude et la norme. C’est la conviction du Premier ministre, Abdoul Mbaye, qui présidait, hier, l’ouverture du troisième forum international de la finance islamique. Il s’agira notamment d’atténuer l’insuffisance d’offre de financement destinée aux producteurs ruraux, aux secteurs sociaux de base et aux besoins d’investissement des Pme.

En conformité avec un large passage de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre, Abdoul Mbaye a réaffirmé hier l’attachement du Sénégal à la promotion de la finance islamique, la seule industrie financière qui a su résister à la crise économique qui frappe encore la planète.
C’est ainsi qu’il l’a qualifiée de voie incontournable à emprunter pour accéder à un développement durable, en faisant l’économie de crises financières récurrentes et dévastatrices d’efforts accumulés. En fait, notre pays a pris l’option de favoriser l’émergence d’une industrie financière islamique dans un environnement légal et réglementaire approprié, selon le chef du gouvernement. Les secteurs –cibles de cette 3ème édition (infrastructures, agriculture et secteurs sociaux) cadrent parfaitement avec la vision du Chef de l’Etat qui a l’ambition de faire de l’agriculture le moteur de la croissance. Il s’agira aussi d’assurer la sécurité alimentaire et de promouvoir l’accès de tous les citoyens à des services sociaux de base de qualité.
Abdoul Mbaye a annoncé que cet ambitieux programme économique et social laisse entrevoir d’énormes possibilités d’investissement dans des domaines aussi variés que le développement de grandes fermes agricoles modernes, l’agro-industrie, l’équipement rural et les activités génératrices de revenus au profit des jeunes et des femmes.

Une croissance mondiale soutenue
La finance islamique a connu une croissance mondiale soutenue au cours des dix dernières années pour atteindre un volume de 1000 milliards de dollars en 2012 (environ 500 mille milliards de francs Cfa). Pour le premier ministre, ce mode de financement n’est pas un accessoire de religion, mais plutôt un mécanisme porteur de vérité, rejetant l’usure et la spéculation pure et malfaisante à la fois pour l’homme et pour l’économie. « Il n’est, en effet, ni acceptable, ni réaliste, ni viable dans la durée, que l’intermédiation et la transaction s’approprient tous les gains aux dépens de l’économie réelle, c'est-à-dire du producteur », à en croire Abdoul Mbaye. Aujourd’hui, les grandes places financières du monde donnent de plus en plus à la finance islamique l’intérêt qu’elle mérite. Londres est en train de devenir la capitale européenne de la finance islamique tandis que l’Ecosse a fait des pas de géant en matière de réglementation.
En Afrique de l’ouest, les institutions communautaires comme la Cedeao et l’Uemoa commencent à s’intéresser aux différents mécanismes de la finance islamique pour la réalisation d’importants programmes de développement.
La création de banques islamiques dans la sous-région illustre d’ailleurs l’attractivité des produits financiers offerts et de l’appropriation progressive de la finance islamique par les populations.

Un emprunt obligataire (Sukuk) de 107 milliards FCfa
Le Sénégal envisage de lancer un emprunt obligataire d’un montant de 163 millions d’euros, environ 107 milliards de FCfa, dans le marché de la finance islamique. Ces obligations appelées Sukuks vont permettre de combler les énormes déficits en infrastructures socio-économiques, selon Mouhamadou Lamine Mbacké, président de l’institut africain de la finance islamique qui donnait ainsi la nouvelle. Ces Sukuks a-t-il poursuivi, sont des ressources importantes qui vont permettre à l’Etat de développer des secteurs-clés comme l’agriculture et les infrastructures. Aussi, près de 18 banques conventionnelles et trois institutions de micro-finance développeront leurs activités au Sénégal. M. Mbacké a, par ailleurs, annoncé le lancement du fonds de micro finance islamique et l’appui du gouvernement du Sénégal est très attendu. L’institut africain de la finance islamique insiste aussi sur le volet important du renforcement des capacités et a déjà assuré la formation de 450 professionnels de la sous-région malgré le retard constaté dans le cadre de la construction d’un centre de formation.
  Source : Mamadou Lamine DIATTA - LESOLEIL
 
25-02-2013 - Etudes réalisées dans le secteur de la microfinance
  Source : BCEAO
 
20-02-2013 - Finance islamique : Les infrastructures, l’agriculture et la micro-finance au menu du 3ème forum
L'Institut africain de la finance islamique (Aiif-Advisory and Training), qui joue un rôle pionnier en aidant à créer une industrie financière islamique forte en Afrique de l'Ouest, organisera la 3ème édition du Forum international de la Finance islamique les 4 et 5 mars prochains au King Fahd Palace de Dakar. Les 2 précédentes éditions du Forum international sur la Finance islamique en Afrique de l’Ouest étaient devenues l’un des plus grands rassemblements annuels des leaders internationaux de la Finance islamique les plus influents.
Pour sa troisième édition qui se tiendra sous la présidence effective du Premier ministre Abdoul Mbaye, cet évènement verra la participation d’éminentes figures du moyen orient et de l’Afrique, telles que le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, des représentants de multinationales venant du Nigeria et d'Afrique du Sud, de Guinée -Equatoriale lors de la cérémonie d’ouverture, en présence de plus de 600 personnes. Avec une audience internationale de plus de 250 leaders de l'industrie, des décideurs, des universitaires, des investisseurs et des médias internationaux réunis lors de cette conférence, indique un communiqué d’AIIF parvenu à notre rédaction.
Lors du Forum international de la finance islamique, qui s’est tenu en juin 2011 au Sénégal, M. Khaled Al Aboodi, Pdg de la Sim (Société islamique pour le développement du secteur privé) avait déclaré : «Avec un Pib de plus 500 milliards de dollars, l’Afrique de l'Ouest a beaucoup d’opportunités pour la finance islamique. Les économies dynamiques d'Afrique occidentale ont également réussi à attirer près de 20% des entrées d’investissements directs étrangers vers l'Afrique au cours des cinq dernières années, malgré le ralentissement de la croissance économique mondiale. Grâce à ces réalisations impressionnantes, les experts estiment que l'Afrique occidentale dépassera le taux de croissance moyen à la fois mondial et africain, dans les prochaines années».
  Source : M. L. DIATTA - LESOLEIL
 
06-02-2013 - Microfinance islamique : des acteurs veulent créer une plateforme de gestion des systèmes d’information
La rencontre de deux jours est initiée par le Cabinet Assistance and consulting for developement (ASCODEV), en collaboration avec le Groupe Unified Systems for Islamic Microfinance (4US), basé au Maroc.

Elle réunit des acteurs de la microfinance venant de la Casamance, de Matam, des autres régions et des pays de l’espace UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine).

"Nous avons apporté des solutions aux contraintes qui sont liées au partage de l’information en nouant un partenariat avec des groupes étrangers notamment avec le groupe CTI qui a une plateforme avec environ 150 000 comptes de clients qu’il gère à partir de Dakar", a expliqué Mansour Ndiaye, expert en microfinance et Directeur de ASCODEV.

Le but, a poursuivi M. Ndiaye, est d’accompagner les institutions de façon pratique à développer des produits tels que la "Moucharaka" ou la "Moudabara" pour disposer de tout le puzzle et l’environnement nécessaire pour permettre à la finance islamique de prospérer.

"Nous avons créé ces partenariats pour mettre sur pied une plateforme des systèmes d’informations pour mieux gérer les opérations des différentes organisations en matière de microfinance", a souligné Mansour Ndiaye dont le cabinet a réalisé une étude sur la question.

Cette étude sera restituée aux participants qui viennent principalement de la zone de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), a-t-il indiqué.

"Il y a également des aspects liés à la règlementation. C’est pourquoi nous avons saisi la Direction de la monnaie et crédits en vue de piloter des travaux d’aménagement de la règlementation pour promouvoir davantage la finance islamique", a dit le Directeur de cabinet d’ASCODEV.

"Depuis des années on parle de la finance islamique et de la microfinance islamique, mais jamais il n’ y a eu d’actes concrets de la part des acteurs pour faire avancer et faire diffuser les différents éléments qui composent cette thématique", a relevé Mansour Ndiaye.
  Source : MTN/OID - APS
 
04-02-2013 - Démarrage de la formation sur le thème "Microfinance islamique"
  Source : ASCODEV
 
31-12-2012 - Opération assainissement dans le secteur de la Microfinance
Le développement fulgurant de la microfinance au cours des ces dernières années a généré beaucoup de dysfonctionnements au niveau du secteur. Ces défaillances sont principalement relevées dans la gouvernance de la plupart des institutions de microfinance du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest. « Près du quart des systèmes financiers décentralisés (Sfd) de l’Union monétaire ouest africaine dégagent structurellement des résultats déficitaires. Il en résulte qu’un nombre élevé des Sfd ne sont pas viables, certains d’entre eux n’assurant leur équilibre financier qu’à travers un appui extérieur. » Comme mentionné dans l’exposé des motifs, c’est dans ce constat d’une gouvernance souvent déficitaire que s’origine la loi n°2008-47 du 03 septembre 2008 portant réglementation des Sfd sénégalais. Sur les raisons de la non viabilité des ces institutions de microfinance, on indique comme facteurs : « Le non-respect des dispositions législatives, réglementaires et statutaires ; les faiblesses dans l’étude des dossiers d’autorisation d’exercice ; la défaillance du système d’information de gestion reflétée par la faible fiabilité des états financiers de certains Sfd et la non-disponibilité, dans les délais requis, de l’information financière ». S’ajoutent à ces dysfonctionnements « la faiblesse des mécanismes internes et externes de surveillance et des insuffisances dans le suivi des recommandations formulées à l’issue des contrôles. » Une situation « à la base de la multiplication des cas de fraudes et de malversations financières », renseigne la même loi indiquant : « L’importance de ces dysfonctionnements a rendu nécessaire la mise en œuvre d’action convergentes pour circonscrire les risques ainsi identifiés et, partant, sécuriser davantage les transactions. Les projets de loi et de décret proposés par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) constituent l’une des actions à mettre en œuvre pour remédier à ces manquements. »

Au Sénégal, la nouvelle loi a été adoptée par l’Assemblée Nationale le 21 juillet 2008 puis par le Sénat le lendemain, et promulguée le 03 septembre 2008. Quant au décret d’application, il a été signé le 28 novembre 2008. A la lecture de ce texte, il est notoire que cette loi qui organise désormais le secteur de la microfinance est porteuse de changements majeurs. Il s’agit principalement de l’instauration d’un régime unique d’autorisation d’exercice (agrément), ayant comme implication la suppression des Groupements d’épargne et de crédits (Gec) et de toute structure sous convention. D’autre part, avant tout exercice, l’avis conforme de la Bceao dans la délivrance de l’agrément est désormais obligatoire. Il s’y ajoute que les institutions qui ont atteint un certain niveau d’activité sont sous la surveillance de la Banque centrale et de la Commission Bancaire. Autre innovation de taille de la loi : la certification obligatoire des comptes pour les Sfd d’une certaine taille, l’adhésion obligatoire à l’Association Professionnelle ou encore la possibilité de créer des Sfd de type Société Anonyme.

Aussi dans le but de permettre aux Gec et aux institutions bénéficiant de convention de se conformer aux dispositions de la loi, un délai de deux ans leur a-t-il été fixé comme indiqué dans les dispositions transitoires de la nouvelle loi, notamment en son article 107. « Les dispositions relatives aux groupements d’épargne et de crédit ainsi qu’aux institutions assujetties au régime de la convention-cadre sont abrogées. Ces institutions disposent d’un délai de deux (2) ans, à partir de la date d’entrée en vigueur de la loi, pour se conformer à ses dispositions », est-il écrit.

Voila donc que trois ans après son entrée en vigueur la loi fait ses premières victimes. Toutes les structures qui ne se sont pas conformées à la nouvelle réglementation et qui ont des formes juridiques qui n’existent plus sont dissolues. Pour l’heure, on est passé de 800 institutions à 238 Sfd. « Le nombre actuel pourrait être revu à la baisse », indique Souleymane Sarr, formateur à la Cgap (Groupe consultatif d’assistance aux pauvres) qui révèle que seront dissoutes toutes les institutions qui bénéficiaient d’une reconnaissance et non d’un agrément en bonne et due forme. « Les Mutuelles d’épargne et de crédit (Mec) sans agrément seront fermées, les Mec agrées mais non fonctionnelles seront également liquidées », fait aussi savoir Sarr, soulignant que les bénéficiaires de convention de reconnaissance qui n’ont pas d’agrément seront accompagnés dans le dépôt de l’agrément. Plus généralement, tous les Sfd qui n’ont pas les moyens de leur mission et les mutuelles non viables seront dissoutes.

Intérêt des épargnants

De l’avis de la Directrice de la réglementation et de la supervision des Systèmes financiers décentralisés (Sfd), Mame Boury Ngom Tall, le retrait de l’agrément de ces institutions du secteur de la microfinance s’explique par des engagements non tenus par ces dernières. Pour Mme Tall cité par l’Aps, « il y a un régime unique de l’agrément pour les Sfd qui, nécessite dorénavant, pour exercer, un agrément en bonne et du forme, a signalé Mme Ngom qui a rappelé que, jadis, la signature de la convention était précaire dans la mesure où la durée légale ne pouvait pas dépasser cinq ans ». Argumentant dans le même sens, la Directrice de la réglementation et de la supervision des Sfd explique « qu’après trois ans d’application de la réglementation et après un processus d’assainissement du secteur, les agréments des institutions qui ne fonctionnaient plus devaient être retirés ». Elle ajoute : « Également il fallait appliquer la réglementation en ce qui concerne les groupements d’épargne et de crédit qui ont été supprimés de par la loi ». Non sans noter qu’il fallait avoir une compréhension commune à ce niveau avec le secteur judiciaire. Car, à l’évidence, la dissolution de ces centaines d’institutions doit se faire en ayant à l’esprit la préservation des intérêts des épargnants. D’où cette volonté de transmettre l’information aux différentes juridictions compétentes dans la perspective de la liquidation des ces structures. « Nous voulons que toutes les juridictions soient informées et qu’elles s’approprient la réglementation afin de nous accompagner par rapport aux liquidations qui sont en cours », annonce Mme Tall conformément à l’Article 83 qui énonce : « La décision de dissolution entraîne la liquidation de l’institution. Elle doit être assortie de la nomination d’un ou plusieurs liquidateurs par l’assemblée générale extraordinaire lorsque la dissolution est volontaire, par le ministre ou le tribunal, selon les cas, s’il s’agit d’une dissolution forcée. »

Sans nul doute cette mesure va également toucher certains grands réseaux tels que CMS, Pamecas, URMECS qui disposaient de caisses et des Gec affiliés mais non agréés. Pour Souleymane Sarr par ailleurs responsable des Etudes et du Développement de ACEP, il leur appartient de choisir la stratégie qui convient : soit demander un agrément pour ces caisses ou les transformer en guichets rattachés à une mutuelle agréée. « La nouvelle loi autorise l’ouverture d’agences et de guichets rattachés à un Sfd agréé », fait remarquer Sarr qui précise toutefois qu’une déclaration préalable est nécessaire rappelant que cette option participe d’une plus grande rationalisation et d’une plus grande efficacité dans la gestion d’un réseau.

Il faut signaler qu’avec l’entrée en vigueur de cette loi, les Systèmes financiers décentralisés sont assujettis à des obligations de transparence. En effet, la loi rend aussi obligatoire la publication par les Sfd et à leur frais, de leurs états financiers dans le Journal Officiel ou dans au moins deux journaux locaux à large diffusion. En outre, l’octroi de l’agrément prononcé par arrêté du ministre de l’Economie et des Finances après avis conforme de la Bceao est soumis à un certain nombre de conditions auxquelles les Sfd doivent se soumettre. « Tout système financier décentralisé doit produire un rapport annuel au terme de chaque exercice social. (…) Les rapports et états financiers annuels ainsi que les documents annexés des systèmes financiers décentralisés sont communiqués au Ministre et à la Banque Centrale, dans un délai de six (6) mois suivant la clôture de l’exercice », indique-t-on.

Déserts bancaires ?

S’il demeure évident que ce coup donné à la fourmilière de la microfinance accusée d’appauvrir davantage les populations démunies en appliquant des taux d’intérêt beaucoup plus élevés que la somme du coût des fonds et des coûts de distribution, il est à craindre cependant que les zones les plus reculées, zone par excellence d’exercice des Gec ne deviennent des déserts bancaires comme avant l’avènement des Sfd. « Il faut veiller à ce que ce projet d’assainissement qui est salutaire n’en rajoute pas à la désertification bancaire. L’accès aux services financiers pour tous requiert un réseau de proximité sur toute l’étendue du territoire », prévient l’expert Souleymane Sarr. Mesurant les possibles risques d’isolement du monde rural, il est toutefois d’avis que les grands réseaux comme Acep, Cms, Pamecas ou Microcred Sa sont obligés de s’y déployer pour combler le vide laissé par les institutions dissoutes. Une vraie aubaine pour ces grands réseaux.
Prise au nom de la protection des épargnants et de l’efficacité de la lutte contre la pauvreté, cette nouvelle loi suscite d’innombrables commentaires mais également beaucoup d’espoir. Mais, pour beaucoup, elle carillonne à l’heure dite. Seulement, tous veulent croire à l’efficacité sociale d’une telle mesure qui entend faire de la gouvernance le fondement des Systèmes financiers décentralisés. Vaste chantier !
  Source : Mamby DIOUF - LAGAZETTE.SN
 
27-12-2012 - PEF - Interventions lors de la 5 ème session de formation
Ecouter les interventions de la 5ème session de formation de formateurs organisée à Ziguinchor du 10 au 15 décembre 2012.
Makhary Samb -
Direction de la Microfinance
Ibrahima Diedhiou -
Conseil Régional de Sédhiou, participant
  Source : DMF
 
04-12-2012 - MOBILE BANKING : L’inclusion financière des plus démunis
L’offre de services financiers à moindre coûts favorise l’inclusion financière des populations les plus vulnérables. C’est l’avis de Thierno Seck, Directeur exécutif du projet « Mobile banking mutualisé ».Le mobile banking offre des possibilités intéressantes en matière de développement de la micro finance. Le Sénégal dispose d’un potentiel important avec un taux d’équipement mobile élevé de 77%. Le taux de pénétration de l’offre de micro finance peut être accentuée avec 12 à 13%. Avec une accentuation de ces services, 6 millions de personnes pourraient être mieux servies notamment des micro-entrepreneurs (artisans, détenteurs de petits commerces).

80% de la population sénégalaise n’a pas accès au système financier classique et seulement 8% est bancarisé. Mr Seck cite une étude de la Frankfurt School publiée en octobre 2011 et intitulée «Diagnostic sur la protection des consommateurs des services de microfinance au Sénégal : Enquête auprès des Clients ». Cette dernière a révélé que« moins de 2% des Sénégalais utilisent une carte bancaire et 39% ne savent pas ce que cela représente ». M. Seck d’ajouter que la raréfaction de la monnaie fiduciaire, la prédominance du secteur informel et des services (60% en UEMOA), le coût excessif de gestion des espèces, une offre « Cartes » jugée élitiste et restrictive pour les Sénégalais, « sont des entraves au fonctionnement de l’économie avec un manque à gagner considérable pour l’Etat.»

De son point de vue, l’Etat, les Régulateurs et les Services Financiers ont tout à gagner dans l’amélioration de l’offre de services. Les Moyens de Paiement et Services Financiers modernes pourraient contribuer au développement économique et au recul de la pauvreté. Le coût du cash est exorbitant (> 30 milliards FCfa par an dans la zone UEMOA).

Le Directeur exécutif de MBM cite une autre étude d’une université autrichienne selon laquelle une hausse de 15% du nombre de paiements électroniques pourrait réduire de 8,6 % le volume de l’économie parallèle.

Des histoires à succès ont été enregistrées dans de nombreux pays sous-développés, avec 150 projets implantés à travers le monde. Un exemple probant est le M-Pesa au Kenya qui représente à elle seule 69% des transactions de Mobile Banking dans le monde. Après 5 années d’activités, elle offre des services financiers via le téléphone portable à plus de 15 millions de clients actifs et compte plus de 23 milles agents agréés sur tout le territoire national et une moyenne de 10 000 clients recrutés chaque jour. M-Pesa est utilisée par 72% des Kenyans à faibles revenus et 75% des Kenyans non bancarisés.

En Afrique de l’ouest, les défis sont importants, notamment la pérennité du modèle économique, une insuffisante prise en compte des besoins de la micro finance, la mise en place d’un environnement réglementaire et d’infrastructures logistiques et de transport. Toutefois, les Services Financiers Décentralisés (SFD) doivent présenter une offre de services plus grande et plus opérationnelle. Pour M. Seck, il faut « mutualiser au mieux les efforts, dans un cadre de "Coopétition" (coopération et compétition) où tous les acteurs auront un rôle à jouer. » Ainsi, banques, infrastructures de paiement existantes, régulateurs, pouvoirs publics, et commerces y trouveront leur compte.
  Source : Ndéye Débo SECK - SUDONLINE.SN
 
03-12-2012 - MICROFINANCE ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETE : Impacts imperceptibles
Malgré des progrès notoires, l’impact de la microfinance dans la lutte contre la pauvreté n’est pas assez perceptible, malgré l’extension des services financiers. C’est le constat partagé par les acteurs et les décideurs à l’occasion de la deuxième édition des Journées de la microfinance, ouvertes hier, jeudi 29 novembre à Dakar. En attendant les recommandations des ateliers centrés sur le thème « microfinance et atteinte des OMD », des voies d’innovations ont été esquissées par les bailleurs et les représentants de l’autorité publique

A l’occasion de la cérémonie d’ouverture hier jeudi 29 novembre de la deuxième édition des Journées de la microfinance, le secrétaire général du ministère de la Femme a invité les acteurs du secteur à « revoir » le format de leur manifestation en l’élargissant aux autres segments de la société plutôt que de rester dans le cadre d’atelier entre intervenants du secteur de la microfinance. « Le format doit être revu. En lieu et place des ateliers entre acteurs, il gagnerait à s’ouvrir vers les autres milieux, comme les universités, le monde rural et impliquer les élus locaux, les parlementaires…. ».

Revenant sur le thème des journées centré sur la contribution de la micofinance à l’atteinte des OMD, le représentant du gouvernement a reconnu que « l’accès aux services de la microfinance n’a pas d’impacts significatifs sur l’égalité des sexes et il est difficile de quantifier cet impact sur la qualité de vie des populations. »

Un point de vue partagé par Mme Madina Diop du sous-groupe des bailleurs selon qui, « malgré l’extension de la microfinance la pauvreté persiste ». Ce qui l’amène à se poser la question de savoir si cette croissance du secteur a réellement induit un changement dans la vie des gens ?

Toutefois, rassure t-elle, le groupe consultatif d’assistance aux pauvres a montré que la microfinance, par le biais des services financiers, peut contribuer à l’atteinte des OMD. En tenant compte des activités génératrices de revenus et au développement de l’entreprenariat qu’elle soutient, la microfinance peut être un outil efficace de réduction de la pauvreté, en promouvant l’auto-emploi.

La microfinance, en permettant aux pauvres d’accéder aux services financiers, permet de générer des revenus et de sortir du cycle de la pauvreté, d’investir dans l’éducation et faire face aux dépenses de santé.

Pour cela le secteur doit se repositionner eu égard aux dérives des institutions de microfinance, en remettant l’individu au centre des préoccupations et de l’analyse de la demande. Dans cette optique, elle suggère de diversifier l’offre, réduire les coûts grâce à la professionnalisation et l’utilisation d’innovations technologiques. Il faut également intégrer et suivre les indicateurs sociaux mais aussi et surtout protéger les clients par l’adoption des principes et outils pour la promotion d’une finance responsable.

Pour sa part, la directrice de la réglementation et de la surveillance a invité les acteurs du secteur à « élaborer des stratégies aptes à rompre le piège de la pauvreté ». Dans son intervention le président de l’association des professionnels des systèmes financiers décentralisés à mis l’accent sur la baisse de l’indice de pauvreté au Sénégal qui est passé de 57% en 2001 à 47,6% en 2011. Néanmoins, Ousmane Thiongane reconnait que « ces progrès ne doivent pas occulter les drames quotidiens qui nous rappellent que la cadence n’est pas assez rapide. »

C’est pourquoi il souligne que les efforts nécessitent « l’engagement de tous les segments de la société et le secteur de la microfinance entend bien jouer sa partition. » D’ailleurs, assure t-il, « ces journées permettront d’affiner les démarches méthodologiques pour mesurer les impacts et disposer de données chiffrées. » Ces journées de la microfinance se poursuivent jusqu’au 1er décembre prochain.
  Source : Daouda GUEYE - SUDONLINE
 
30-11-2012 - ENJEUX DE LA MICROFINANCE AU SENEGAL 5000 emplois directs et un actif total de 310 milliards FCFA
Le Ministre de la femme et de l’entreprenariat féminin a, hier, via son représentant à la cérémonie d’ouverture des journées annuelles de la micro finance, annoncé quelques mesures appropriées, afin d’améliorer sensiblement la tenue de ces journées. Les enjeux étant énormes, puisque les institutions de microfinance touchent 13% de la population totale sénégalaise, avec un sociétariat estimé à 1,66 million et la création de plus de 5000 emplois directs. L’encours de crédit s’élève à 207 milliards FCFA, avec un encours de dépôts de 164 milliards FCFA et un actif total de 310 milliards FCFA.

Le thème central de ces journées était « Contribution de la microfinance à l’atteinte des Objectifs du Millénaires pour le Développement ». Selon le Directeur de Cabinet du ministre, l’organisation de cet évènement gagnerait à être améliorée, pour garantir son succès et sa pérennisation. Le ministre a également souhaité une décentralisation de l’évènement et l’implication des élus locaux, des parlementaires, des organisations de la société civile, du secteur privé et des structures de recherche, afin d’instaurer un dialogue durable avec les principaux acteurs de la vie économique, politique et scientifique.

L’impact de la microfinance sur la qualité de vie des populations reste, cependant, à être quantifié, en l’absence d’une évaluation d’impact. Néanmoins, a noté le représentant du ministre : « il reste indéniable que les performances enregistrées par les Systèmes Financiers Décentralisés sont considérables. Ainsi, au 30 juin 2012, les institutions de microfinance touchaient 13% de la population totale sénégalaise, avec un sociétariat estimé à 1,66 million et la création de plus de 5000 emplois directs. L’encours de crédit s’élève à 207 milliards FCFA, avec un encours de dépôts de 164 milliards FCFA et un actif total de 310 milliards FCFA ».

Concernant le théme du jour, le représentant du ministre a noté que l’accès aux services de microfinance a « un impact sur plusieurs Omd ». En effet, a-t-il dénoté, « en améliorant l’activité économique et les revenus, il réduit l’incidence de la pauvreté (Omd 1), améliore l’accès à l’éducation (Omd 2) et l’accès à la santé (Omd 4, 5 et 6) et en améliorant l’accès au crédit des femmes, il contribue à l’égalité des sexes et à l’autonomie des femmes (Omd 3) ».
  Source : Mamadou DIOUF - REWMI QUOTIDIEN