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11-06-2014 - Micro finance au Sénégal : Le taux de pénétration est passé de 5,75 % en 2003 à 15,24 % en 2013
Le secteur de la micro finance n’est pas à négliger, selon madame Aminata Tall qui présidait hier, une réunion internationale sur les systèmes financiers décentralisés.

La neuvième réunion annuelle de la Convention du groupe de travail sur la performance sociale des institutions financières décentralisées de micro finance (Imf) s’est ouverte avant-hier, à Dakar. Venue présider la rencontre, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Mme Aminata Tall, a magnifié l’intérêt de la micro finance qui a également amené l'Etat du Sénégal à créer, en 2003, un ministère et une direction spécialement dédiés à la promotion et au développement de ce secteur, à côté de la structure ministérielle de suivi du ministère de l'Economie et des Finances. « Plus de dix ans après, l'on peut affirmer, avec assurance, que ce fut un choix payant. J’en juge par la forte amélioration du niveau d'inclusion financière dans notre pays (augmentation du taux de pénétration de la micro finance qui est passé de 5,75 % en 2003 à 15,24 % en 2013), rendue possible par l’expertise de la direction de la micro finance », a confié la présidente du Cese. « Ces avancées notées au niveau institutionnel, combinées aux efforts inlassables de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), mais aussi des partenaires techniques et financiers pour accompagner ce secteur, sont à la base du développement fulgurant du secteur de la micro finance ces vingt dernières années, faisant de notre zone monétaire l'une des régions les plus dynamiques de la planète », a poursuivi Mme Tall. D’après elle, en 2012, par exemple, et selon les statistiques de la Bceao, les institutions de micro finance des huit pays de l'Uemoa comptaient près de 12 millions d'usagers répartis dans 4.836 points de services. « L'épargne collectée auprès de la clientèle se chiffrait à 682 milliards de FCfa pour un portefeuille de prêt de 647 milliards de FCfa », a-t-elle ajouté.

Ces chiffres témoignent du poids et du rôle de plus en plus important des institutions de micro finance dans le financement de l'économie à travers la prise en compte des besoins des populations rurales, du secteur informel et des micros, petites et moyennes entreprises, a poursuivi Mme Talla.

Le rapport 2013 de l'Etat de la campagne du Sommet du micro crédit par rapport à la vulnérabilité montre que les prestataires de services de micro finance ont desservi moins de personnes vivant dans l'extrême pauvreté en 2011 que par rapport à 2010. « Ainsi, entre ces deux dates, on est passé de 137 millions de clients considérés comme très pauvres, à 125 millions », a déclaré Mme Tall avant de confier que la micro finance est à un tournant historique de son jeune parcours.

De son côté, Mamadou Lamine Guèye, président de l’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés (Sfd), a salué l’opportunité de cette conférence qui montre les pas qualitatifs franchis. Pour lui, cette conférence est une occasion pour réfléchir sur une micro finance viable et durable. Ce qui a nécessité la venue de 58 pays et mobilisé plus de 300 participants. Ousmane Thiongane, président du réseau africain de micro finance, a suggéré une dynamique de changement pour mieux promouvoir la performance sociale.
  Source : Serigne Mansour Sy CISSE - LESOLEIL.SN
 
05-06-2014 - « On ne doit pas lutter contre la pauvreté, on doit la vaincre »
La 9ème Conférence internationale du groupe de travail sur la performance sociale (SPTF) a été présidée dans un hôtel de la place hier par la Présidente du Conseil économique, sociale et environnementale. Cette dernière est longuement revenue sur le rôle que pouvaient jouer les institutions de microfinance pour éradiquer la pauvreté.

« On ne doit pas lutter contre la pauvreté, on doit la vaincre en faisant en sorte de toucher les cibles qui doivent être ciblées, c’est-à-dire le public pertinent » a déclaré Aminata Tall s’exprimant ainsi à l’occasion de la 9e Conférence internationale du groupe de travail sur la performance sociale (SPTF).

Cette conférence qui a été présidée hier par la Présidente du Conseil économique, sociale et environnementale (Cese) a permis à cette dernière de revenir sur l’importance des cibles que doit toucher la performance sociale : « Le secteur de la microfinance est un secteur particulièrement important pour le développement de nos pays en ce sens qu’il y a plus de deux milliard de personnes qui sont touchées par la pauvreté » a-t-elle déclaré. Et de poursuivre : « C’est par la microfinance que nous pouvons intégrer le système de chacun de nos pays respectifs avec nos valeurs et faire en sorte qu’il y ait une certaine inclusion dans la démarche en approchant les cibles les plus vulnérables notamment les femmes, les jeunes et les handicapés également pour qu’ils puissent bénéficier de micro crédits, créer de petites entreprises et améliorer leur condition de vie. De ce point de vue, le système de la microfinance a son opportunité dans le système de toute politique de développement ».

La présidente CESE exhorte les membres de ce groupe de travail à prendre en compte certaines considérations pour une plus grande efficience de leurs actions : « De ce point de vue nous avons insisté sur la notion des paradigmes qui souvent mettent en priorité et en valeur des garanties matérielles ne tenant pas compte de nos spécificités culturelles et de nos valeurs immatérielles et c’est dans ce cadre là que j’ai évoqué le fameux exemple du projet du Fond social de développement qui a connu une réussite avec une baisse du taux de garantie, d’une accessibilité garantie en nature et de l’honorabilité qui n’a pas de prix ».

La performance sociale permet selon les organisateurs de cette 9e conférence de replacer la microfinance au cœur des objectifs de développement. Raison pour laquelle Mamadou Lamine Gueye le président de l’association des professionnels des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (Apsfd) affirme qu’ : « Il s’agit tout simplement de professionnaliser les institutions de microfinance en mettant à leur disposition un certains nombre de stratégie, un certain nombre de mécanismes et d’outils leur permettant d’aligner leur pratique à leur mission originelle, leur mission sociale».

Mamadou Lamine Gueye relève néanmoins que le secteur de la microfinance ayant connu des critiques qui peuvent « être fondées ou pas sur la démarche des institutions de microfinance », il était nécessaire former les institutions pour une meilleure adéquation de leur pratique avec leur mission sociale.

Cette Conférence internationale du groupe de travail sur la performance sociale est la première du genre en Afrique d’où la fierté de la présidente du Conseil économique et sociale que le Sénégal soit choisi pour l’abriter.
  Source : Ousmane Demba KANE - SUDONLINE.SN
 
05-06-2014 - Aminata Tall : « C’est par la microfinance que nous pouvons intégrer le système de chacun de nos pays respectifs avec nos valeurs »
La Présidente du Conseil économique, social et environnemental a déclaré hier, lors de l’ouverture de la 9 ème Conférence internationale du groupe de travail sur la performance sociale (SPTF), que c’est par la microfinance que nous pouvons intégrer le système de chacun de nos pays respectifs avec nos valeurs. Et ce, a-t-elle poursuivi « afin de faire en sorte qu’il y ait une certaine inclusion dans la démarche, en approchant les cibles les plus vulnérables notamment les femmes, les jeunes et les handicapés également, pour qu’ils puissent bénéficier de micro crédits, créer de petites entreprises et améliorer leur condition de vie ».

De ce point de vue, dira-t-elle « le système de la microfinance a son opportunité dans le système de toute politique de développement. Nous avons insisté sur la notion des paradigmes qui souvent mettent en priorité et en valeur des garanties matérielles ne tenant pas compte de nos spécificités culturelles et de nos valeurs immatérielles et c’est dans ce cadre-là, que j’ai évoqué le fameux exemple du projet du Fonds social de développement, qui a connu une réussite avec une baisse du taux de garantie, d’une accessibilité garantie en nature et de l’honorabilité qui n’a pas de prix »

Aminata Tall finira par dire que l’on ne doit pas lutter contre la pauvreté, on doit la vaincre en faisant en sorte de toucher les cibles qui doivent être ciblées, c’est-à-dire le public pertinent.

Mamadou Lamine Guèye, président de l’association des professionnels des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (Apsfd), à la suite de la Présidente du CESE, de révéler que la microfinance ayant connu des critiques qui peuvent « être fondées ou pas sur la démarche des institutions de microfinance », il était nécessaire former les institutions pour une meilleure adéquation de leur pratique avec leur mission sociale.
  Source : http://www.dakaractu.com/
 
02-06-2014 - Microfinance au Sénégal : Le projet Cti informatise 72 Sfd
Les résultats du projet Centre de traitement informatisé en micro finance au Sénégal (Ctisn) a été rendu public. Mis en place en 2009, pour un coût global de 3,1 milliards de Fcfa, le projet a permis l’informatisation de 72 systèmes financiers décentralisés (Sfd) dont 55 actifs.

Mis en place par l’organisation du développement international Desjardins avec l’appui de la coopération canadienne, le projet Ctisn a été un acteur majeur dans l’exécution du plan d’action de la lettre de politique sectorielle de la micro finance au Sénégal. Selon le directeur du projet du Centre de traitement informatisé en micro finance (Cti), Yves Charland, le projet a pour objectif de doter des institutions de micro finance du Sénégal, particulièrement dans les régions rurales, de services informatiques mutualisés abordables et sécuritaires durables.

«C’est pour rapporter correctement au gouvernement les modes de comptabilité opérationnelle de micro finance que le projet a été mis en place en 2009 pour un coût global initial de 2,2 milliards de Fcfa qui a été ensuite porté à 3,1 milliards au vu du succès du projet», indique-t-il. Au total, 72 Systèmes financiers décentralisés (Sfd) ont été informatisés. Mais, précise M. Charland, en raison de la situation financière désastreuse de certains Sdf et de leur non-fiabilité, on est actuellement à 55 Sfd actifs. A l’en croire, le projet a aussi permis la formation d’employés à l’utilisation de l’informatique et de dirigeants à la gestion financière. Aujourd’hui, confie M. Charland, le projet Cti laisse une entreprise opérationnelle au Sénégal, le Gie-Ctisn géré par des sénégalais.

L’Ambassadeur du Canada au Sénégal, Philippe Beaulne, indique que l’appui du Canada au secteur de la micro fiance a permis de développer l’offre de services financiers en milieu rural, notamment pour les femmes, et d’apporter un appui au renforcement des capacités au niveau national. Pour M. Beaulne, l’informatisation des opérations des institutions de micro finance contribue, de façon incontournable, à la professionnalisation et à la pérennisation de ces structures. « Les institutions qui en font partie peuvent se targuer d’opérer avec des outils à la fine pointe de la technologie car capables de présenter, en temps opportun, les rapports exigés par les autorités réglementaires », dit-il. Présidant l’atelier de restitution des travaux du projet, le représentant du directeur de la micro finance, Waly Clément Faye, soutient que le projet a contribué, de façon significative, au processus de professionnalisation du secteur de la micro finance, notamment dans l’informatisation des Sfd, dans l’amélioration de leur accès à des systèmes d’information et de gestion performant. Selon lui, les systèmes et les outils proposés par le Cti contribuent non seulement à faciliter la gestion des transactions des Sfd, mais surtout à les aider dans la prise de décisions stratégiques qui amélioreraient la transparence financière.

D’après M. Faye, le projet a atteint son objectif. A l’en croire, le Gie-Ctisn desserre 55 Sdf actif regroupant 225 succursales dont la majorité se trouve en milieu rural. « Il constitue 9% du secteur de la micro finance. C’est le plus grand regroupement d’institutions de micro finance », souligne-t-il.Toutefois, reconnait M. Faye, malgré ces résultats satisfaisants, le Gie-Ctisn reste confronté, dans sa pérennisation, a des difficultés caractérisées par une faillite technique de beaucoup de Sfd de petite taille et des Sfd émergents.

Le projet, fait savoir M. Faye, a été aussi un exemple de transfert réussi d’un projet d’un partenaire bailleur de fonds à une organisation locale.
  Source : Maguette Guèye DIEDHIOU - LESOLEIL
 
26-05-2014 - Mankan Sy, PCA PAMECAS:« Notre bilan est positif, malgré des problèmes de recouvrement et de détournement d’objectifs ».
Aujourd’hui, leur structure compte beaucoup d’agences dans la capitale sénégalaise, en particulier. Des résultats que la Pamecas doit à l’expérience et à la compétence de ses agents et de son administration. Interrogé sur leur bilan, Mankan Sy ne cache pas qu’il est « largement positif ». Ce qui a permis à la Pamecs de faire dans le social.

Un secteur où leur entreprise de microfinance fait « beaucoup de choses », parmi lesquelles « l’appui aux mosquées et autres lieux de culte ». Des actions saluées par les populations bénéficiaires. Leurs sociétaires, indique le Pca, ne se plaignent pas non plus. Car, « grâce à la Pamecas, ils sont certains de réaliser leurs projets les plus ambitieux ».

Seulement, souligne M. Mankan Sy, la Pamecas est confrontée à des « difficultés auxquelles nous nous employons à trouver des solutions ». Parmi celles-ci, il cite principalement et d’abord, « le recouvrement ». En clair, « il y a des clients qui ne s’empressent pas à honorer leurs engagements à temps ». M. Sy ne cache pas qu’il y a d’autres clients qui pénalisent la Pamecas ; ceci, en s’adonnant à « des détournements d’objectifs ». Par exemple « il arrive à ce qu’un client utilise le prêt qu’il avait sollicité non pas pour réaliser le projet qu’il avait soumis, mais en se mariant ».

Une tare bien sénégalaise, qui expose juridiquement et financièrement le fautif ». N’empêche, Monsieur le Pca ne désespère pas de voir de pareilles pratiques « bannies par les clients véreux ». A cet effet, « la Pamecas va miser sur la sensibilisation et des contrôles inopinées ». La « messe » est ainsi dite.
  Source : www.senenews.com
 
19-05-2014 - Dakar capitale de la microfinance du 02 au 06 juin 2014
Le Sénégal accueille la 9 ème conférence annuelle du Groupe de travail sur la performance sociale (Social performance task force - Sptf, en anglais) du 2 au 6 juin prochain. Ce groupe de travail, constitué de 600 organisations réparties entre l’Afrique, l’Amérique latine, l’Europe et l’Asie, réfléchit et échange sur les performances sociales du secteur de la microfinance.

«La finalité est de replacer les actions de la microfinance au cœur des objectifs de développement», ,a déclaré le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, en charge de la microfinance hier lors du lancement officiel de la Sptf, au ministère des Affaires étrangères.

«Jusqu’ici, l’évaluation sociale n’était rattachée qu’aux études d’impacts et les institutions de microfinance ne sont évaluées, par les banques centrales et par les autorités de régulation, que sur la base de leurs performances financières, alors même qu’elles ont une double mission financière et sociale», a-t-elle relevé. La rencontre prévue au King Fahd Palace devrait y remédier.

«Le Groupe de travail vise à amener les autorités de régulation et les banques centrales à inclure des critères et des normes de performances sociales dans les cadres légaux et réglementaires régissant l’activité de microfinance», a-t-elle informé.

D’après le président de l’Asso­ciation professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal, cette rencontre va aussi permettre la diffusion des normes universelles de performances sociales. «Nous voulons que les régulateurs puissent intégrer les performances sociales.

Cela va permettre d’être plus souple avec les institutions de microfinance», a soutenu Lamine Guèye. Il a souligné d’ailleurs que plus de 15% de la bancarisation au Sénégal sont assurés par son secteur alors que les banques ne réalisent que 5 ou 6%.

Avançant des chiffres, M Guèye a informé que «la microfinance, c’est presque 2 millions de Sénégalais économiquement ac­tifs, environ 200 milliards de dépôts et plus de 220 milliards de crédits».

Sollicitant le soutien continu des autorités étatiques, le président du Réseau africain des acteurs de la microfinance a assuré que l’organisation de cette rencontre qui attend 300 participants dont une soixantaine d’investisseurs est une opportunité pour les acteurs du secteur.

Rappelant que la microfinance a pour objectif de lutter contre la pauvreté, M. Thiongane a soutenu que «l’exclusion doit être combattue».

Le ministre Anta Sarr a indiqué pour sa part son souhait : «En tant que business à caractère social, les institutions de microfinance se doivent d’adopter des politiques commerciales ayant une finalité sociale.»
  Source : Le Quotidien
 
10-04-2014 - Le FONGIP signe sa première convention de partenariat avec la PLASERI
M. Doudou KA, Administrateur Général du Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) et M. Amadou SALL DIAL, Directeur de la Microfinance, ont procédé hier mardi 8 avril 2014 matin au siège de la dite Direction, sise à Mermoz, à la signature d’une convention de partenariat entre le FONGIP et la PLASEPRI, plateforme d’appui au Secteur Privé et à la Valorisation de la Diaspora Sénégalaise en Italie.

Cette convention est la toute première signée par l’Administrateur Général suite au feu vert accordée par le Conseil d’Administration du FONGIP dont la première réunion s’est tenue le 27 mars dernier.

« Elle permettra d’accorder la garantie et l’assistance technique FONGIP aux projets dans les secteurs productifs agréés au financement PLASEPRI mais qui ne sont pas financés compte tenu d’un défaut de garantie ou de suivi » nous dit le communiqué reçu.

Elle ouvre, ajoute le communiqué, une série d’autres conventions dans les prochains jours entre le FONGIP et ses futurs partenaires : les institutions de financement (Banques et Système Financiers Décentralisés) et les structures publiques et privées d’accompagnement des PME et des groupements de jeunes et de femmes.
  Source : DAKARACTU.COM
 
28-03-2014 - L’UEMOA évoque une réduction du coût des services bancaires
Dakar, 28 mars (APS) – Les ministres des Finances de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (BCEAO) ont été informés de "démarches" de leur banque centrale visant la "réduction" du coût des services bancaires dans leur espace commun.

Les ministres des Finances de l’UEMOA réunis jeudi à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) ont "pris acte des démarches engagées par la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest), en relation avec la profession bancaire, en vue d’une rationalisation et d’une réduction de la tarification des services bancaires dans l’UMOA".

"La première phase de cette rationalisation vise l’institution d’une liste de services bancaires de base à offrir à titre gratuit. Le conseil [des ministres de l’UEMOA] a encouragé la profession bancaire à poursuivre les efforts d’allègement du coût du crédit bancaire dans la zone", rapporte le communiqué final de la réunion.

Le conseil des ministres de l’Union a par ailleurs "adopté un règlement portant Code communautaire de l’artisanat de l’UEMOA".

"Ce code a pour objectif la création d’un cadre réglementaire harmonisé régissant l’artisanat dans les Etats membres de l’Union", indique le communiqué reçu vendredi à l’APS.

La "mise en œuvre [de ce code] permettra d’impulser le développement de ce secteur (l’artisanat), notamment en facilitant les conditions d’exercice de l’activité artisanale et en contribuant à l’amélioration de son niveau de qualification".
  Source : ESF/BK - APS
 
20-03-2014 - Lutte contre la pauvreté : un prêt de 12 millions FCFA à trois associations
Dakar, 19 mars (APS) – L'institution financière catholique Caurie-Microfinance a accordé un prêt de 12 millions de francs CFA à trois associations sénégalaises engagées dans la lutte contre la pauvreté, dans le cadre d'un partenariat avec la Fondation Servir le Sénégal de l'épouse du chef de l'Etat, Marième Sall.

Les chèques correspondant à ce financement ont été remis aux bénéficiaires, mercredi, lors d'une cérémonie officielle, en présence de responsables de la Fondation et de l'institution Caurie Microfinance.

"Ce prêt, remboursable en 36 mois, va permettre aux bénéficiaires de s'adonner à des activités génératrices de revenus", a indiqué Penda Mbow, parlant au nom de la Première dame.

Mamadou Thiam, chargé de communication de la Fondation Servir le Sénégal, a pour sa part annoncé qu'un dispositif de suivi du financement est mis en place pour s'assurer de l'utilisation optimale du financement accordé.

"Ce qui constitue, selon lui, un gage de crédibilité qui encouragera les partenaires à financer d'autres projets à venir".

Intervenant à son tour, le directeur général de Caurie-Microfinance, Mamadou Lamine Guèye, a rappelé aux bénéficiaires que le financement dont ils ont bénéficié n'est pas une subvention mais un crédit à un taux d'intérêt de 5 pour cent.

"Notre mission est de lutter contre la pauvreté mais aussi d'octroyer un service financier aux populations les plus démunies", a déclaré M. Guèye, en réitérant la volonté de l'institution financière à s'engager dans "un long compagnonnage" avec la Fondation Servir le Sénégal.

Parmi les bénéficiaires, l'association "Suxalikou", regroupant des sourds-muets, a reçu un total de 3 millions de francs CFA qui devrait permettre à chacun de ses membres de bénéficier d'une formation (couture, sculpture) pour se détourner de la mendicité.

Le mouvement citoyen "Jotna", basé à Grand-Dakar, a reçu un financement de 4,299 millions de francs CFA, destiné à des investissements dans la transformation des fruits et légumes.

Un prêt de 5 millions de francs CFA a été enfin accordé à l'Association des veuves et épouses des militaires invalides, dont les membres ambitionnent de s'adonner à l'agriculture et à des activités connexes.
  Source : MF/BK/AD - APS
 
12-03-2014 - Emission “Senegal ca kanam” – Mamadou Sy Tounkara reçoit Mamadou Lamine Gueye (Pdt Cauris Micro Finance) et El Hadji Malick Seck (Ria Afrique) – Jeudi 16 Janvier 2014 – 2sTV
  Source : 2STV
 
10-03-2014 - UEMOA : le plafonnement des taux d'intérêts, un remède pire que le mal ?
En abaissant le plafond des taux d'intérêt, l'UEMOA voulait protéger les consommateurs. Mais la mesure, qui menace la survie de certaines institutions de microfinance, pourrait réduire l'accès au crédit.

La microfinance serait-elle en danger ? En Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, les spécialistes de ce modèle qui a permis à des millions de pauvres d'accéder aux services financiers sont inquiets. Au 1er janvier 2014, les huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont abaissé le plafond du taux d'intérêt que les institutions de microfinance (IMF) peuvent appliquer à leurs clients, le ramenant de 27 % à 24 %.

La décision est censée protéger les consommateurs mais, d'après les IMF, elle peut s'avérer contre-productive. Car si le plafond est trop bas, clament-ils, les fournisseurs de services financiers pourraient avoir des difficultés à couvrir leurs frais de fonctionnement et se voir contraints de réduire leur couverture des populations les plus pauvres, notamment en zone rurale.

"Qu'une IMF prête 100 euros ou 10 000 euros, cela lui coûte à peu près la même chose [en frais de traitement]. Si on limite le taux d'intérêt, on exclut automatiquement la partie de la population la plus nécessiteuse", explique Khaled Ben Jilani, directeur associé du capital-investisseur AfricInvest.

Taux d'usuriers

Certaines institutions internationales s'inquiètent pour la viabilité de la microfinance. "En Afrique de l'Ouest, beaucoup de nos partenaires connaissent des difficultés pour atteindre l'équilibre", constate Julie Earne, spécialiste du secteur à la Société financière internationale (IFC), du groupe Banque mondiale.

Un point de vue partagé par le patron d'une IMF de cette région, qui n'exclut pas de voir disparaître certains acteurs de la filière. Ce qui pousserait les emprunteurs les plus pauvres à revenir vers les usuriers "traditionnels", qui, eux, appliquent des taux d'intérêt pouvant monter jusqu'à 100 %.

Exonérations

Le Consultative Group to Assist the Poor (CGAP, dont le siège est à Washington), qui a pour but de "développer des solutions innovantes pour l'inclusion financière [l'accès aux services financiers pour tous]", s'est lui aussi saisi du sujet. D'après une cartographie établie par cette organisation, les politiques de limitation de taux d'intérêt ont été appliquées dans 17 pays d'Afrique subsaharienne, majoritairement francophones. Parmi eux, les huit États de l'UEMOA et leurs six voisins de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac).

Et pour ne rien arranger, certains de ces pays semblent vouloir tuer la poule aux oeufs d'or. "Au Sénégal, les autorités envisagent de revenir sur l'exonération fiscale en vigueur pour les IMF coopératives, alors même que beaucoup d'entre elles peinent à se développer", explique Jean-Hugues de Font-Réaulx, directeur d'investissement à l'Agence française de développement (AFD). Comme l'explique un autre patron d'IMF ouest-africaine, "les gouvernements ont une approche politique de la microfinance. Ils l'utilisent pour que les plus pauvres aient accès à de l'argent, sans chercher à créer un modèle durable". Dans une récente étude, le CGAP a montré que l'encadrement des taux est d'autant moins justifié que ceux-ci ont déjà baissé de 39 % à 25 % entre 2005 et 2011 en Afrique subsaharienne (voir graphique). De fait, Julie Earne, la spécialiste de l'IFC, estime que "plutôt que de plafonner les taux, il serait plus adapté de libéraliser le système pour faire baisser les coûts".

Régulation

Les pays francophones pourraient également s'inspirer des expériences menées dans l'est du continent. "L'Ouganda a mis en place une réglementation "multicouche" en créant des régulations adaptées à différents types d'institutions financières et aux risques qu'elles posent pour le secteur", explique Julie Earne. Une idée défendue par Khaled Ben Jilani : "Il faut avoir des institutions de microfinance de tailles différentes pour aller vers une inclusion financière des différentes couches sociales et professionnelles, des personnes les plus démunies aux artisans, avoir des institutions spécialisées dans les zones urbaines ou rurales. La régulation est encore trop souvent monolithique."

Alternatives

Le Kenya a ainsi renoncé à plafonner les taux d'intérêt, comme il l'envisageait encore en 2012, préférant un système inspiré de l'Ouganda. En RD Congo, cette option devrait également être abandonnée au profit d'un règlement de protection des consommateurs de services financiers.

Comme le souligne un article publié sur le site du CGAP, "plusieurs initiatives, comme la mise en place de règlements protégeant les consommateurs et facilitant le développement d'un écosystème innovant de prestataires, sont des alternatives efficaces au plafonnement des taux d'intérêt".

Pour Jean-Hugues de Font-Réaulx, il faudrait aussi réfléchir à un éventuel changement de modèle s'appuyant sur les nouvelles technologies : "Construire des agences est très coûteux et aller en zone rurale risque de faire augmenter les charges d'exploitation, donc les taux." Avec des pourcentages d'accès aux services financiers parmi les plus faibles au monde, l'Afrique ne peut se payer le luxe d'asphyxier les institutions de microfinance.
  Source : Nicolas Teisserenc - Jeune Afrique
 
04-03-2014 - Finance Islamique : Un certificat lancé à Dakar
Un certificat du financier islamique (CFI) délivré par l’Université internationale de Rabat (UIR), Optima et l’Académie de Sherbrooke et le Campus de Dakar, va être lancé pour la première fois à Dakar à partir de ce mois de mars. Cette formation de deux mois destinée aux professionnels de la banque et de l’assurance, aux responsables financiers, aux régulateurs et aux juristes permet, sur une période courte de bien assimiler les principes de la finance islamique, et des bases Chariaa sur lesquelles reposent les contrats et produits islamiques.

Les participants vont aussi pouvoir se familiariser avec le mode de fonctionnement opérationnel des institutions financières islamiques et appréhender les problématiques liées à l’industrie des services financiers islamiques entre autres modules qui seront présentés par d’éminents intervenants internationaux, experts dans la finance islamique. Représentant prés de 1500 milliards de dollars en 2013, la finance islamique s’est imposée dans le paysage de l’industrie financière mondiale et a mieux résisté à la crise économique récente que l’industrie de la finance conventionnelle. En effet, de plus en plus de pays favorisent l’émergence de la finance islamique sur leurs territoires. Le Sénégal, au même titre que d’autres pays émergents, marque une volonté de s’inscrire dans le développement de cette industrie, et s’est fixé comme objectif de se positionner en tant que leader en Afrique Subsaharienne
  Source : SEWEWEB.COM
 
30-01-2014 - Lancement d'un Fonds National de la Finance Inclusive au Togo
Le Fonds National de la Finance Inclusive est une réponse institutionnelle et logistique à la préoccupation du Gouvernement et des acteurs d’assurer un secteur financier inclusif au Togo

Vision du FNFI :

• Le Fonds National de Finance Inclusive est solidement intégré dans le paysage financier national;

• Le FNFI est reconnu au plan national et international comme l'institution par excellence de la promotion de la finance accessible à tous, surtout pour les plus pauvres;

• A l’horizon 2018 le FNFI contribue à toucher deux Millions de togolais pauvres.

Mission du FNFI :

« Renforcer les capacités financières et opérationnelles des Prestataires de Services Financiers décentralisés
– afin de satisfaire de façon permanente, les besoins de produits financiers de proximité
– ces Besoins étant exprimés par les individus et les communautés n’ayant pas accès à des services financiers classiques ».


Vous pouvez télécharger la présentation de Houenou lors de l'atelier du 21 janvier 2014

  Source : APIM - Togo
 
21-01-2014 - L’Etat veut-il saquer le secteur névralgique de la micro-finance ?
Le secteur de la micro-finance joue un rôle important dans le développement économique et social des populations. Reconnus par la Conférence des Nations-Unies comme un puissant instrument de réduction de la pauvreté, les systèmes financiers décentralisés (Sfd) sont régis, au Sénégal, par la Loi N°2008-47 du 03 septembre 2008 tirée de la Loi uniforme spécifique au secteur de la micro-finance des pays membres de l’Uemoa. En effet, la loi définit le Sfd comme «une institution dont l’objet principal est d’offrir des services financiers à des personnes qui n’ont pas généralement accès aux opérations des banques et établissements financiers, tels que définis par la loi portant réglementation bancaire et habilités, au terme de la loi le régissant, à faire ces prestations».

INCLUSION FINANCIERE

A ce titre, les Sfd ont une double mission (sociale et économique) avec un objectif d’autopromotion des populations à faibles revenus. Disposant de plus de 938 points de service disséminés à travers le pays, dont plus de 62 % sont issus du milieu rural, le secteur de la micro-finance a fini de se positionner au Sénégal comme un des principaux leviers du développement économique et social et de la lutte contre la pauvreté. En effet, avec 1.869.996 membres/clients en fin septembre 2013, la micro-finance permet à plus de 2.600.000 personnes d’accéder aux services financiers. Ses usagers viennent, pour la plupart, du secteur informel et des couches vulnérables de la population, notamment celles vivant en milieu rural. Contribuant à hauteur de 10,25 % au financement de l’économie avec des crédits de 232,80 milliards F Cfa en 2012, ce secteur a versé, en 2013, plus de 12,8 milliards F Cfa de salaires et 2.873.496.779 F Cfa de contribution (directe et indirecte) aux recettes fiscales. Si le montant des transferts payés s’élève à 185,332 milliards F Cfa, celui des transferts envoyés s’est établi, en fin 2013, à 113,790 milliards F Cfa. Il nous revient aussi que ce secteur totalise un encours de crédits de 232 milliards F Cfa en fin septembre 2013, avec 3709 emplois directs permanents créés et une contribution à la bancarisation qui est de 14,42%, soit 66% du secteur financier en 2013. Assurant une couverture totale du territoire national, le secteur de la micro-finance a permis d’améliorer très sensiblement l’accessibilité aux zones rurales et populations démunies à des services financiers de proximité. Bref, les Sfd ont beaucoup contribué à l’expansion et à la décentralisation de l’offre des services de transfert d’argent avec un maillage presque complet du territoire sénégalais. Malgré les contraintes auxquelles ils sont toujours confrontés, les Sfd constituent un important levier pour l’inclusion financière et se positionnent en partenaires de l’Etat dans sa politique de financement du développement à la base. Aussi, l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (Apsfd-Sénégal) constate-t-elle, avec beaucoup de regret, l’abrogation des articles 118 et 119 de la Loi uniforme adoptée au Sénégal depuis le 03 septembre 2008 par l’article 16 de la Loi sénégalaise N°2012-32 du 31 décembre 2012 portant diverses dispositions législatives relatives aux régimes fiscaux particuliers.

GUICHETS FERMES

Face au refus de l’Administration fiscale de transposer toutes les incitations fiscales accordées aux Institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit (Imcec) par les différentes lois régissant les Sfd au Sénégal depuis 1995, elles seraient amenées à réduire leurs offres de service, plus particulièrement aux jeunes et aux femmes des zones les plus reculées du pays. En effet, le paiement d’une patente élevée par point de service et d’une taxe sur leur refinancement (pour lesquelles elles étaient exonérées), aura comme conséquence d’aggraver leur déficit d’exploitation et les contraindrait à se recentrer vers des zones et segments de populations plus rentables. De plus, le paiement par la clientèle des institutions de micro-finance de droits d’enregistrement sur les conventions de crédit ou de garantie aura pour conséquence de renchérir le coût du crédit (forte augmentation des coûts de transactions supportés par une clientèle pauvre) et de retarder davantage sa mise en place, du fait de l’éloignement de la majorité de nos points de services des zones urbaines, donc des services déconcentrés des Impôts et Domaines. De 2008 à 2013, la contribution des Sfd du Sénégal aux recettes fiscales est évaluée à 10.416.902.554 F Cfa. C’est pourquoi l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (Apsfd-Sénégal) déplore, après plusieurs démarches et demandes d’audience sans suite, l’application inopportune et injuste de la Taxe sur les activités financières (Taf) aux opérations qu’ils effectuent avec les banques, au moment où celles entre banques et établissements financiers en sont exonérées. Pour les Sfd, il s’agit d’une omission du nouveau Code général des impôts (Cgi) qu’il convient de rétablir. Et, selon les acteurs de la micro-finance, l’article 402, alinéa 1, du Cgi doit être modifié pour consacrer l’exonération de Taf des opérations entre les Sfd et les banques et établissements financiers. En attendant, la circulaire d’application du nouveau Cgi pourra assimiler les Sfd aux établissements financiers. D’ailleurs, le secteur, qui menace de fermer ses guichets, si rien n’est fait par les pouvoirs publics, dit prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur les conséquences néfastes que le maintien de telles mesures pourrait avoir sur les populations et sur l’économie.
  Source : PAPA SOULEYMANE KANDJI - REWMI.COM
 
20-01-2014 - Inscription d'un nouveau consultant en Microfinance :
Crée en 2010, AND CONSULTING est un cabinet d’intermédiation en finances et affaires, chargé de conseiller et de négocier des prêts pour ses clients de toutes tailles et de tous secteurs – des grandes entreprises locales aux micro-entreprises, en passant par les entreprises moyennes, Notre activité couvre une palette d’offres très large de la finance et des affaires à savoir : Etudes de dossier de crédit, Conseil et Orientation en finance, Analyse financière, Gestion Comptable et Fiscale, Inventaire Physique, Réalisation de Business Plan, Courtage en assurance
  Source : Webmaster
 
02-01-2014 - Le certificat de mort des SFD serait-elle en train d'être signé ?
Hier loué pour son haut potentiel en matière de bancarisation et de financement d'activités pourvoyeuses d'emplois et génératrices de revenus, le secteur de la Micro-finance semble aujourd'hui à l'agonie.

La faute à la décision des autorités d'abroger des lois qui constituaient en quelque sorte, l'essence de la micro-finance.
  Source : REUSSIR BUSINESS
 
02-01-2014 - Pourquoi les SFD ne sont toujours pas efficaces dans l'emploi des jeunes?
Dis-moi quelle jeunesse tu as, je te dirai quel pays tu seras, dit-on souvent. La jeunesse sénégalaise, elle, fait face à un sérieux problème d'emploi. Les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD), promus pour faciliter l'accès aux financements, peinent à être efficaces. Suffisant pour poser le débat.

On ne le dira jamais assez, la Microfinance est un puissant moyen de financement des activités génératrices de revenus. Mais aussi, on ne peut s'empêcher de s'interroger sur les raisons qui freinent son envol. En effet, selon un rapport du Comité national de coordination des activités de microfinance (CNC), en cinq ans, la somme de 26 milliards de francs CFA a été dépensée pour financer 50 000 jeunes sénégalais.
  Source : REUSSIR BUSINESS
 
23-12-2013 - Un rapport préconise le recentrage des fonds de soutien aux jeunes
Dakar, 23 déc (APS) - Avant la décision du président Macky Sall de regrouper les agences de promotion de l'emploi des jeunes, pour l'optimisation de leurs interventions, des professionnels de la microfinance ont également demandé la réorganisation des fonds publics de soutien à la jeunesse, lit-on dans un rapport parvenu lundi à l'APS.

Lundi dernier, le chef de l'Etat annonçait la fusion des activités de l'Agence nationale pour l'emploi des jeunes (ANEJ), de l'Agence pour l'emploi des jeunes des banlieues (AJEB), de l’Agence nationale d'appui aux marchands ambulants (ANAMA) et du Fonds national de promotion des jeunes (FNPJ).

"L’AP/SFD (Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés) préconise la rationalisation des fonds étatiques intervenant dans le financement des jeunes et la capacitation de ce segment de population en gestion et en éducation financière", indique le dernier rapport du Comité national de coordination des activités de microfinance (CNC).

Dans ce rapport de la 22e réunion trimestrielle du CNC, le cadre de concertation des acteurs de la microfinance préconise l’optimisation des interventions des structures publiques mises en place pour prendre en charge la promotion, l’encadrement et le financement de l’emploi des jeunes.

Tenue fin octobre dernier cette réunion a porté ses réflexions stratégiques sur le thème suivant : "Microfinance et entreprenariat jeunes : état des lieux et mesures pour renforcer l’accès durable des jeunes à des services financiers adaptés".

"Le nombre de jeunes financés par les SFD s’établit à 50.000, les crédits consentis se chiffrent à 26 milliards francs CFA et l’épargne mobilisée auprès de ce segment estimé à près d’un milliard de FCFA", pendant ces cinq dernières années, signale le rapport du CNC.

Cependant, ce document relève que "malgré ces résultats, les SFD éprouvent beaucoup de difficultés avec le segment des jeunes". Il cite l’absence de garanties, l’inexpérience dans l'activité et la méconnaissance des prestataires de services financiers de la part des clients jeunes.

Selon le rapport, le CNC recommande "une plus forte articulation entre les services financiers et les services non financiers aux jeunes". Dans ce sens, les membres du comité ont reçu un écho favorable de la part du chef de l’Etat, qui a annoncé des mesures appropriées.

Pour leur part, les professionnels de la microfinance souhaitent faire un état des lieux exhaustif par rapport au thème afin de déboucher sur des recommandations opérationnelles qui permettraient de relever durablement le niveau d'accès des jeunes aux services des SFD.

Ses membres invitent à accompagner les SFD dans la diversification et l’adaptation de l’offre au profit des jeunes et la mise en place de mécanismes de financement innovants et soutiennent que des produits de la finance islamique constituent dans ce sens une opportunité.

Les acteurs de la microfinance plaident aussi pour un meilleur suivi au niveau des SFD et des banques, des indicateurs liés à l’accès au financement des jeunes aux services financiers, tout en travaillant à faciliter l’accès de ces institutions à des ressources à moyen et long termes.

"La BCEAO a révélé que la possibilité pour les SFD d’accéder directement à son guichet refinancement pourrait être envisagée en 2015", révèle le CNC qui encourage les dispositifs de capital risque et prises de participation pour accompagner les jeunes porteurs de projets innovants.

Les acteurs de la microfinance comptent également développer des plateformes de collaboration avec les établissements d’enseignement supérieur et de formation professionnelle pour accompagner les jeunes porteurs d'initiatives économiques.

Aussi envisagent-ils d’intensifier les actions d’éducation financière en faveur des jeunes, mais aussi de "mieux segmenter la clientèle jeune, car, estiment-ils, les besoins des 25-35 ne sont pas les mêmes que ceux des 15-24 ans".

Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), 63,4% des Sénégalais ont moins de 25 ans, 75% sont âgés de moins de 35 ans et 50,6% sont constitués de femmes. La population potentiellement active est en hausse, se situant à 53,8% en 2011 contre 52,8% en 2005.

Institué depuis le 20 octobre 2006, le CNC regroupe le ministère en charge de la Microfinance, le ministère de l'Economie et des Finances, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), l’AP/SFD, l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), les partenaires techniques et financiers et la société civile.
  Source : SAB/BK / APS
 
17-12-2013 - Faiblesses de la finance islamique et vision de développement de la microfinance L’expert Mansour Ndiaye réclame la sensibilisation et la réglementation du secteur de la finance par l’Etat
Ancien candidat à la présidentielle sénégalaise de 2012, ancien membre de Benno Book Yaakaar, Mansour Ndiaye, l’expert en finance islamique et directeur du cabinet d’expertise en microfinance ASCODEV (Assistance consulting for developement), a fait l’analyse de son milieu évolutif.

A travers un communiqué, il a esquissé les opportunités et entraves du secteur, demandant aux autorités étatiques de mettre en place un système politique de sensibilisation et de réglementation de la finance.

Selon l’Expert en finance islamique Mansour Ndiaye, la finance islamique est encore très timide au niveau des pays africains, notamment le Sénégal pourtant à majorité musulmane. « Et le paradoxe réside du fait que ces pays en voie de développement auraient besoin de cette manne financière en dépit des expériences -encore timides- avec la banque islamique et la PAMECAS » a-t-il souligné. Il a aussi déploré le manque de volonté politique, dans ce sens, de la part de nos dirigeants sur un système qui pourrait faciliter aux populations notamment celles en milieu rural, l’accès aux financements sans taux prohibitif, qui tournent toujours en rond, depuis la conférence de l’OCI tenue au Sénégal.

« Notre pays regorge d’experts en finance qui ont des qualificatifs, mais le malheur est que le Sénégal, toujours accro à l’expertise française, est entrain d’attendre encore la France pour espérer décoller dans ce secteur » fait-il remarqué.

Le communiqué révèle aussi l’ambition du leader du parti centriste Dooley Yaakaar est de faire du Sénégal un « hub » de la finance islamique en Afrique de l’ouest. C’est d’ailleurs pourquoi il s’indigne du fait que les « experts en finance islamique de formation soient laissés à la périphérie, ce qui fait qu’aujourd’hui le secteur est pollué par certains spécialistes ‘’modèles France’’, formatés à l’économie occidentale.

Malheureusement, note l’expert Mansour Ndiaye, ce sont ceux-là qui retardent la machine, qui tendent de plus en plus à s’implanter au Sénégal.

Dénonçant le taux prohibitif des intérêts de la finance classique, Mansour Ndiaye, via sa cellule de communication, n’en reconnait moins l’échec financier patent dû au fort taux d’impayés de la microfinance.

« Pour la simple raison que les bénéficiaires confondent toujours financement et charité. Or la finance islamique ne signifie pas charité. Même dans la jurisprudence de la charia, Dieu dit qu’il ne faut pas confier les richesses à des incapables » éclaire-t-il. Il a aussi ajouté que la finance islamique est plutôt une pratique objective qui repose sur des jeux d’intérêts qui permet à chacun de fructifier cet est un outil, qui mérite vraiment d’être connu et promu au Sénégal.

Abordant le rôle de l’Etat dans ce système pour conclure, l’expert en finance islamique et non moins leader du parti politique UDR/Dooley Yaakar demande aux autorités de faire des efforts de sensibilisation dans ce sens surtout en pensant à la réglementation du secteur.
  Source : DAKARACTU.COM
 
09-12-2013 - Saint-Louis : 650 millions FCFA de l’AFD pour appuyer la microfinance
FIDES Microfinance Sénégal et l’Agence française de développement (AFD) ont signé une convention de prêt de 650 millions de francs CFA destiné à développer les crédits de FIDES Microfinance Sénégal en zone rurale, indique un communiqué de l’ambassade de France reçu à l’APS.

Cet accord a été signé mercredi à Saint-Louis, entre l’AFD, représentée par son directeur à Dakar, Olivier Pezet, et FIDES Microfinance Sénégal, représentée par son directeur général, Philippe Couteau, rapporte la même source.

La finalité de l’appui apporté par l’AFD à FIDES Microfinance Sénégal est de "contribuer au développement d’une offre de produits financiers diversifiée et pérenne au Sénégal, en particulier à destination des populations rurales et agricoles".

En effet, poursuit le communiqué, "le secteur de la micro finance reste fortement concentré en zone urbaine : la région de Dakar concentre à elle seule 43 % des crédits du secteur".

"Dans cette optique, le prêt est également assorti d’une subvention de l’AFD de 325 millions de francs, qui a permis la mise à disposition de FIDES Microfinance Sénégal d’un nouvel expert en charge de développer l’activité de crédit agricole", mentionne le texte.

Il précise que cet expert "travaille sur l’adaptation des produits et services de FIDES Microfinance Sénégal à la cible rurale et agricole : crédit de campagne, warrantage, partenariats avec des entreprises agroalimentaires et des fournisseurs d’équipements…".

"Le soutien à cette institution de microfinance vient compléter les interventions de l’AFD dans la Vallée du Fleuve Sénégal, région déjà bénéficiaire de financements de l’AFD dans le secteur agricole, et vient également répondre aux préoccupations de l’Etat du Sénégal en matière de sécurité alimentaire", selon le communiqué.

"FIDES Microfinance Sénégal a déjà effectué des études préalables concernant des crédits de campagne pour les activités de maraîchage dans la zone des Niayes, et des tests pour le warrantage (crédit stockage aux producteurs) en zone nord du Sénégal", selon la même source.

Elle rappelle que l’institution a pour objectif "d’augmenter sa part de crédits ruraux (en nombre) de 25 % en 2013 à 40 % en 2018".

FIDES Microfinance Sénégal est en activité dans la région de Saint-Louis depuis mai 2011 (sous le nom de Saint-Louis Finance jusqu’en juin 2013). Elle a ouvert des agences à Saint Louis, Louga, Touba et des guichets ruraux à Mpal et Kébémer.
  Source : REWMI.COM
 
29-11-2013 - Finance décentralisée : une association professionnelle invitée à assurer son autonomie financière
Dakar, 28 nov (APS) - L’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés au Sénégal (APSFD) doit renforcer son administration et tendre vers une autonomisation financière, a affirmé jeudi son président sortant, Ousmane Thiongane.

"Malgré toutes les nombreuses réalisations, l’association reste fragile. Elle doit renforcer son administration, tendre vers son autonomie financière", a-t-il dit lors de la deuxième assemblée générale ordinaire de la structure à Dakar.

M. Thiongane, qui faisait le bilan des deux ans qu’il a passé à la tête de cette association financière sénégalaise, a insisté sur la nécessité pour l'APSFD d’œuvrer pour une meilleure satisfaction des besoins de ses membres.

Ainsi, il a annoncé que l’association était en train de réviser son plan stratégique dans le souci constant d’améliorer ses résultats. "Ma conviction est qu’elle doit être le plus participatif possible, refléter les préoccupations de ses membres et être en phase avec la stratégie nationale", a-t-il estimé.

Ousmane Thiongane a souligné que l’APSFD entend être un acteur majeur de la nouvelle lettre de politique sectorielle en cours d’élaboration."Toutes ces actions, pour plus d’efficacité, doivent reposer sur une bonne politique communicationnelle", a-t-il indiqué.

A cet effet, le président sortant annonce qu’un cabinet chargé d’appuyer l’association dans l’élaboration d’une stratégie de communication sera mis sur pied, prochainement.

Revenant sur le bilan de l’association, il a rappelé que l’APSFD s’est toujours positionnée comme une force de proposition pour améliorer la marche du secteur, ce qui explique sa participation à la réforme du Code général des impôts (CGI).

Selon lui, l’APSFD a tenu plusieurs séances de travail et un séminaire avec l’administration fiscale dans le cadre des travaux sur le nouveau CGI. "Une politique de maillage du territoire pour se rapprocher de la base a été poursuivie avec la mise en place des points focaux de la zone Nord et du Sud- Est pour la viabilité de l’association", a-t-il informé.

Il a annoncé la tenue de deux éditions des journées annuelles de la microfinance, lesquelles ont réuni les acteurs du secteur pour débattre sur les thèmes de l’éducation financière et de la protection des usagers des services financiers.

Un plan triennal de formation pour tous les acteurs du milieu a été élaboré, dans le but de fédérer toutes les interventions dans ce domaine et de se conformer à la vision de la structure qui est de professionnaliser et de développer la microfinance.

Abordant la question de la viabilité financière, Ousmane Thiongane estime qu’il reste encore des préoccupations, en plus de la révision du barème de cotisation. Au niveau international, il assure que l’APSFD-Sénégal continue de maintenir son leadership au sein du réseau africain des institutions de microfinance dont il assure la présidence.

Pour les perspectives, le président de l’APSFD annonce que sa structure financière a finalisé la rédaction d’un programme de finance responsable. ‘’Nous sommes en train de le soumettre à nos partenaires traditionnels dont l’Etat du Sénégal pour son financement’’, a-t-il ajouté.
  Source : SK/ASG - APS
 
29-11-2013 - Mamadou Lamine Guèye veut crédibiliser les Sfd
Le directeur général de Caurie Microfinance a été élu, hier, à l’issue d’une assemblée générale, président de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Ap/Sfd-Sénégal) qui regroupe l’ensemble des institutions de microfinance du pays. Mamadou Lamine Guèye, à l’entame de son mandat, entend crédibiliser ce secteur qui revendique plus de deux millions de clients.

L’élaboration d’un plan de communication institutionnel, la formation et le renforcement des capacités des agents chargés du contrôle des systèmes financiers décentralisés (sfd), la crédibilisation des systèmes financiers décentralisés et la mise en place d’un fonds d’intervention pour la prise en charge du volet financier des opérations de redressement, la mise en œuvre des mesures d’assainissement du secteur de la microfinance, tels sont les grands chantiers que s’est astreint le tout nouveau président de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Ap/Sfd-Sénégal).

Mamadou Lamine Guèye se fixe comme objectif à terme, de disposer d’un secteur financier parfaitement inclusif où les institutions de microfinance ont la solidité et la crédibilité requises pour se faire financer par le marché, à des conditions favorables au développement de leurs activités au profit des populations en dernier ressort. «La microfinance a cette capacité de fournir des ressources financières à des populations très pauvres, sans accès possible aux banques, pour leur permettre de développer des activités génératrices de revenus et d’améliorer leurs conditions de vie». a-t-il ajouté. Compte tenu de la crise conjoncturelle, M. Guèye pense que seule la microfinance est capable d’aider les familles à surmonter les difficultés auxquelles elles font face. Ceci est d’autant plus valable pour les couches les plus défavorisées, à savoir les femmes et les jeunes. Et cette population est une masse active qui emploie une main-d’œuvre familiale.

Ainsi, sans risque de se tromper, peut-on dire que la microfinance sert 2 millions de Sénégalais, dont l’essentiel des bénéficiaires sont recensés parmi les couches vulnérables. C’est pourquoi, il demande à l’Etat de revoir la baisse du taux d’intérêt de 24% autorisé aux Imf, pour ne pas signer l’arrêt de mort des institutions de microfinance qui font face à des difficultés liées à la «réglementation, à l’environnement économique et social». A l’en croire, Le débat sur l’élévation du taux d’usure est sans fondement. «La solution réside dans l’accès au financement», se défend M. Guèye.
  Source : Mouhamadou BA - REWMI.COM
 
27-11-2013 - La BIMAO veut devenir le leader des Systèmes financiers décentralisés de l'UEMOA
Dakar, 26 nov (APS) - La Banque des institutions mutualistes de l’Afrique de l’Ouest (BIMAO) compte se positionner à l’horizon 2017 comme la première banque des Systèmes financiers décentralisés (SFD) de l’espace de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et un acteur majeur dans le financement des Petites et moyennes entreprises (PME).

"La vocation de la BIMAO, c’est d’accompagner le financement de l’économie de la sous-région particulièrement le segment refinancement des systèmes financiers décentralisés communément appelés les institutions de microfinance et le compartiment PME est aussi visé", a dit son président de conseil d’administration, Mohamed Ndiaye.

Prononçant une allocution à l’ouverture, mardi à Dakar, de l’atelier sous régional portant validation du Plan stratégique 2017 de la BIMAO, il a souligné que cette banque "se veut la banque du système financier décentralisé et des Petites et moyennes entreprises dans l’espace UEMOA".

Il a assuré qu'elle va se "battre pour contribuer à améliorer le cadre de financement des PME et PMI [Petites et moyennes industries]". "Certes, il y a des contraintes qui ne relèvent toujours pas des possibilités de la Banque en termes de maîtrise, mais la combinaison des efforts des uns et des autres peut faciliter l’accès des PME aux financements", a estimé Mohamed Ndiaye.

La Banque des institutions mutualistes va se positionner pour refinancer les systèmes financiers décentralisés ou les institutions de microfinance en leur allouant des financements adaptés à leurs besoins avec en prime une baisse sensible du taux d’intérêt, a -t-il annoncé.

Cela correspond aux nouvelles orientations des autorités monétaires avec la décision de la Banque centrale qui a baissé ses taux directeurs de base de 25 points.

"Ce plan stratégique CAP 2017 permet d’avoir une meilleure visibilité des perspectives de la Banque à cet horizon en termes de contribution au financement de l’économie sénégalaise et de l’espace UEMOA mais en termes également de consolidation de ses acquis", a déclaré le PCA de la BIMAO.

"A partir de ce moment, a-t-il ajouté, s’imposaient des choix stratégiques à opérer parce qu’on ne peut pas tout faire en même temps"

Du coup, l’orientation de la BIMAO est également de redéfinir la géographie de son capital pour l’ouvrir aux Systèmes financiers décentralisés et conforter son positionnement sur le segment marché PME et SFD. Ainsi dans l'optique de poursuivre le développement de la banque et de favoriser davantage l’émergence du secteur de la microfinance, les dirigeants comptent ouvrir le capital social à de nouveaux investisseurs, a souligné son Directeur général Aboubacry Datt qui faisait la présentation du plan stratégique Cap 2017.

Il s’agit selon lui de "diversifier et d’élargir son actionnariat aux SFD de l’espace UEMOA, aux investisseurs institutionnels en portant son capital de 6,5 milliards de francs CFA à 10 milliards".

Cette ouverture du capital aux SFD de la zone UEMOA, cibles naturels à qui il sera réservé pas moins de 35% du capital social, se fera avec la réduction significative de la part du capital du Crédit mutuel du Sénégal qui en détenait 78%.

Pour Aboubacry Datt, la BIMAO dispose d’opportunités comme le développement de partenariats dans le cadre de la Confédération des caisses mutualistes de l’Afrique de l’Ouest (CCMAO) et autres réseaux SFD et également la possibilité de créer son propre système de transfert.

L’ouverture de deux agences dans la sous région d’ici 2017, ainsi que l'ambition d'amener le maximum de SFD à être partenaires ou clients de la BIMAO et d'arriver à un taux de croissance de 25 à 35%, ont également été cités par M. Datt comme faisant partie des objectifs visés dans le cadre du plan stratégique.

Il s'agit également de mettre le doigt sur les faiblesses de la Banque mutualiste comme l’absence de déploiement dans la sous région, l'implantation timide dans les régions du pays, le manque de visibilité et de notoriété et l'insuffisance des produits et services.

"C’est une démarche innovante appréciée à sa juste valeur par l’autorité de tutelle qui félicite les responsables de la BIMAO", a dit la Directrice de la réglementation des Systèmes financiers décentralisés, Boury Ngom Tall, venue représenter le ministre de l’Economie et des Finances.

Selon Mme Tall, le Gouvernement a réitéré son engagement à renforcer la contribution du système financier, en particulier des banques et des établissements mutualistes et des institutions financières décentralisées dans la mobilisation des ressources en vue de diversifier et d’adapter l’offre de service financier.

L’idée est "d’améliorer l’accès aux crédits, développer des modèles innovantes avec des systèmes de financement inclusifs en particulier pour les jeunes, les femmes et les populations en milieu rural", a-t-elle ajouté.

Le ministère porteur de ces initiatives politiques encourage cette dynamique qui est catalyseur d’une croissance durable, selon la Directrice de la réglementation des SFD.

"Les efforts consentis par les institutions financières doivent être poursuivis et consolidés afin de renforcer les capacités d’offrir des produits et des services abordables adaptés aux besoins des cibles", a-t-elle ajouté.

L’atelier d’une journée devrait permettre d’avoir un plan stratégique bien élaboré avec des axes stratégiques bien définis et des objectifs spécifiques associés à un tableau de bord des indicateurs sur 5 ans, selon les termes de référence.
  Source : ADL/ASG - APS
 
19-11-2013 - Desjardins aide à l'informatisation des caisses au Sénégal

L'informatisation des coopératives de crédits et des institutions de microfinance dans les nombreux villages du Sénégal a commencé en 2009 avec un projet de Développement international Desjardins (DID) et de l'ancienne Agence canadienne de développement international (ACDI), qui a investi cinq millions de dollars dans l'aventure.

Le Centre de traitement informatisé du Sénégal (CTISN) est devenu une entreprise autonome depuis février 2012, un groupement d'intérêt économique (GIE) indépendant avec son conseil d'administration et son directeur général et des employés pour soutenir les organisations membres à progresser dans les dédales de l'information, tout en donnant de la formation au personnel pour la maîtrise de nouvelles technologies.

«Dans notre caisse d'épargne et de crédit, nous n'avions pas les moyens de nous informatiser», raconte Henriette Pina, vice-présidente de la caisse de l'Île de Goré, créée pour les femmes. «Le projet de DID nous a permis de réorganiser la caisse, d'être plus rapides pour les opérations sans les risques d'erreurs des opérations manuelles. Le processus est plus fiable et les membres de la caisse ont davantage confiance en nos services. Et nous pouvons produire facilement et rapidement tous les rapports que nous devons remettre aux autorités réglementaires.»

Créer un organisme

Comme DID devait se retirer du projet et qu'il n'y avait pas de structure locale pour soutenir l'organisation, les caisses membres ont décidé de créer un organisme indépendant différent du modèle coopératif pour qu'il devienne un organisme de service indépendant, ajoute Mme Pina, qui préside le conseil d'administration du GIE, propriété de 40 institutions de microfinance du Sénégal.

Actuellement, il y a 162 points de service dans tout le pays, desservant 165 000 membres avec un actif de 11 milliards de francs CFA, ou près de 23,6 millions $CAN.

«Maintenant, en 24 heures, une coopérative d'épargne et de crédit peut ouvrir un nouveau point de service totalement informatisé», souligne Abdou Karim Sow, directeur général du GIE, situé à Dakar. «Et il est maintenant possible de faire des transferts d'argent d'une succursale à l'autre dans le pays.»

L'interconnexion des institutions a eu de nombreux avantages pour les entrepreneurs qui voyagent dans le pays; ils peuvent maintenant faire des transactions dans n'importe quelle caisse du réseau au lieu de transporter sur eux de grosses sommes d'argent à déposer dans leur caisse d'origine.

Avec Internet et le réseau intégré, les usagers ont accès non seulement au crédit et à l'épargne, mais aussi à la microassurance. Ils obtiennent des reçus fiables, parce que les risques d'erreurs sont faibles, et des bilans de leurs opérations, ce qui n'était pas le cas avec l'écriture manuelle des transactions.

«Il s'agit d'une plateforme informatique, poursuit M. Sow, autant pour la gestion des transactions que pour les prises de décisions. C'est plus facile d'avoir un portrait global des finances de la caisse, de faire des contrôles internes et produire rapidement et efficacement tous les rapports nécessaires demandés par les autorités réglementaires du pays. Et les gens d'affaires peuvent plus facilement produire des plans d'affaires et des prévisions pour la croissance de leur entreprise.»

Les grandes institutions ont été informatisées depuis un certain temps, mais c'était plus difficile pour les petites. Maintenant que les caisses ont leur centre de services informatisés, le modèle d'intégration des services fait l'objet d'une certaine envie dans les pays voisins, comme le Tchad ou le Burkina Faso, qui pourraient mettre sur pied une organisation du même type.

Le système actuel pourrait desservir le double de membres, et avec un investissement relativement modeste, continuer sa croissance et même desservir des regroupements de coopératives d'épargne et de crédit au Sénégal et dans les pays voisins.

DID sera encore présent dans le processus à titre de conseiller pour les six prochains mois, explique Yves Charland, chargé de projet de DID au Sénégal. Mais ce sont les Sénégalais qui établissent les priorités et voient à la croissance de leur nouvelle entreprise de services informatisés.
  Source : YVES THERRIEN - http://www.lapresse.ca
 
13-11-2013 - Salon International du Business Musulman du 14 au 16 Novembre 2013
  Source :
 
13-11-2013 - Aide au développement : Ottawa annonce 24 milliards de francs CFA pour des projets sénégalais
Dakar, 12 nov (APS) - Le gouvernement canadien a pris l'engagement de mettre à la disposition de l'Etat du Sénégal une enveloppe de 50 millions de dollars US, environ 24 milliards de francs CFA destinés à des projets dans l’éducation, la microfinance et l’agriculture, a annoncé mardi à Dakar le ministre sénégalais de l’Economie et des Finances, Amadou Ba.

"Le Canada s’est engagé à mettre à la disposition de l’Etat, de manière directe ou à travers des organisations, une enveloppe de 50 millions de dollars, soit 24 milliards pour trois ou quatre projets", a-t-il dit.

Amadou Ba s’exprimait lors de la signature d’"un cadre de responsabilité mutuelle pour l’aide au développement" entre le gouvernement du Sénégal et celui du Canada.

"Des mesures, des principes et des engagements clairs, qui permettront de renforcer les liens de coopération entre les deux pays", figurent dans l'accord signé par les deux pays.

Au Sénégal, "le gouvernement va tout faire pour utiliser cet argent à bon escient", a assuré Amadou Ba. "Le Canada, un partenaire privilégié du Sénégal, y a injecté pas moins de 800 millions de dollars, soit 400 milliards de francs CFA, de 1962 à maintenant."

"Ce qui est remarquable dans cet accord, c’est le respect des engagements pris par les deux parties. Le Sénégal a défini sa politique, et le Canada lui apporte son soutien [...]", a souligné M. Ba.

"Il s’agira, pour le secteur privé, de veiller à l'amélioration de l’investissement canadien. Nous voulons développer et élargir nos relations avec le Canada, et cela est extrêmement important", a-t-il ajouté.

Christian Paradis, le ministre canadien du Développement international et de la Francophonie, a salué "les réformes du Sénégal en matière de transparence et encourage le gouvernement à continuer" sur sa lancée.

Un contrat commercial a été signé entre le Projet d’appui à la mobilisation des ressources du Sénégal (PAMORS), une structure de la Direction générale des impôts et des domaines, et la société CRC Sogema, représentée par son président Michel Côté.

Un contrat de partenariat technique a été signé, en présence d'Amadou Ba et de Christian Paradis, par l’Initiative RSE Sénégal et l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM).
  Source : FD/ESF/OID
 
11-10-2013 - La microfinance peut faciliter l'autonomisation des femmes, selon Anta Sarr
Dakar, 9 oct (APS) – La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Anta Sarr, a estimé mercredi à Dakar que la microfinance islamique pouvait faciliter l’autonomisation des femmes, en facilitant leur accès aux ressources financières.

"La microfinance islamique pourrait apporter un supplément à l’autonomisation des femmes, en facilitant leur accès aux ressources financières, dans la mesure où elle est basée sur l’économie réelle, socialement responsable et préconise le financement et l’investissement", a dit Mme Sarr.

Elle présidait une "journée de mobilisation des femmes", manifestation organisée par le comité de pilotage du premier Salon international du business musulman (SIBM), prévu du 14 au 16 novembre prochain à Dakar.

"La microfinance islamique et le business halal comme facteurs de développement des activités génératrices de revenus" est le thème de la manifestation.

"La microfinance islamique pourrait constituer une démarche novatrice permettant aux femmes d’acquérir les équipements appropriés en vue de l'exercice de leurs activités économiques, et sécuriser davantage leurs financements face aux risques de détournement d’objectif", a souligné Anta Sarr.

Le business halal - expression désignant les affaires conformes aux prescriptions de l'islam - "est peut-être encore méconnu au Sénégal, mais les produits de nos femmes sont halal", a-t-elle dit. Les femmes du Sénégal doivent cependant relever le défi de la normalisation et de la certification des produits qu'elles commercialisent, a-t-elle ajouté.

Anta Sarr a annoncé la création d'un futur fonds d’investissement islamique au Sénégal, expliquant qu'il contribuera au renforcement de la capacité de production des petites et moyennes entreprises/petites et moyennes industries (PME/PMI) et à la création d'emplois.

Le président du comité de pilotage du SIBM, Djibril Guèye, a signalé que le business du halal est aujourd’hui sous contrôle de l’Occident et de pays où les musulmans sont une minorité.

"Il n'y a aucun pays musulman parmi les 10 premiers pays producteurs de viande halal. L’Afrique noire est cependant hors-course", a-t-il relevé.

"Ce n’est pas parce que le potentiel est inexistant. C’est plutôt parce que nous n’avons pas encore pris la juste mesure des choses, parce que nous n’avons pas pris conscience du fait que l’Afrique a les atouts pour être un acteur important dans le marché du halal", a expliqué M. Guèye.

A la suite de ce constat, le comité de pilotage du SIBM veut emmener les pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), où vit une forte population musulmane, à exploiter deux outils de développement économique inspirés par l'islam : le halal et la microfinance islamique.
  Source : SDI/ESF - APS
 
04-10-2013 - Un expert recommande la transformation ou la fusion des institutions de microfinance
Dakar, 3 oct (APS) - Le directeur général de Caurie Microfiance, Mamadou Lamine Guèye, a estimé jeudi que les institutions de microfinance pouvaient faire face aux profondes mutations auxquelles elles sont confrontées, en acceptant de se transformer ou de fusionner les unes avec les autres.

"Le secteur de la microfinance est concurrentiel. Il faut avoir les reins solides pour répondre aux enjeux et faire face aux profondes mutations, en se transformant ou en fusionnant. C’est de cette manière que les institutions de microfinance pourraient atteindre une taille critique", a dit M. Guèye.

Il s'exprimait au terme d’une réunion d’experts sur le thème: "Fusions et transformations d’institutions de microfinance : leçons tirées et bonnes pratiques en Afrique de l’Ouest".

La rencontre, qui a duré une journée, était organisée par le Groupe microfinance participative pour l'Afrique (PAMIGA), une association de droit français basée à Paris (France).

Le PAMIGA déclare qu'il a pour objectif de "partager une analyse riche et constructive, à partir de l’expérience de processus de fusion, dans le secteur de la microfinance en zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine).

"Les institutions de microfinance ont du mal à s’adapter à l’ordre juridique et sont bloquées par l'asymétrie d’information", a signalé Mamadou Lamine Guèye. "Il faut aller vers la professionnalisation du métier, pour aider les acteurs de la microfinance à s’en sortir", a-t-il recommandé.

"Elles gagneraient à utiliser la technologie, pour développer des systèmes de paiement nationaux et augmenter la proximité [avec la clientèle], en offrant des produits et services financiers à la porte du client et à moindre coût", a suggéré M. Guèye.

Emmanuel Moyard, un expert en microfinance de l’Union européenne, a indiqué que les institutions de microfinance doivent se doter d'"une boîte à outils pouvant être utilisée pour une fusion ou une transformation" et "diffuser les expériences, leçons apprises et bonnes pratiques".

Il conseille d'"aider les institutions de microfinance rurales à se consolider, à travers des fusions/acquisitions et/ou des transformations institutionnelles".
  Source : SDI/ESF - APS
 
28-08-2013 - Forum sur la microfinance rurale à Ziguinchor : Les acteurs invités à recentrer leurs activités sur les microentreprises rurales
Ziguinchor, 27 août (APS) - Le Directeur de la microfinance, Amadou Sall Dial, a invité les acteurs du secteur à un recentrage autour de la mission de la microfinance, en mettant l'accent sur les microentreprises rurales et les groupes vulnérables.

"Je voudrai appeler à un recentrage au tour de la vision et des missions de la microfinance. C’est en cela que la microfinance justifie de son utilité sociale", a-t-il plaidé, mardi, à Ziguinchor (Sud).

M. Dial intervenait à l’ouverture d’un forum sur la microfinance rurale, en présence de l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Amadoune Diop.

La problématique du financement rural des microentreprises et exploitations familiales", est le thème de cette rencontre de deux jours organisé par le réseau INTER CREC (Caisses rurales d’épargne et de crédit) de Ziguinchor.

Le Directeur de la microfinance a invité les acteurs du secteur à prêter attention aux microentreprises rurales et aux groupes vulnérables. "C’est cela notre ligne", leur a-t-il lancé.

"Qu’on ne soit pas sur un sujet de microfinance commerciale ou sur le financement du commerce comme c’est le cas aujourd’hui. 67% des interventions de la microfinance vont dans le commerce. Il faut inverser la tendance", a-t-il estimé.

Amadou Sall Dial a invité les acteurs à avoir "une connaissance beaucoup plus fine de la demande, surtout de la demande du financement des activités rurales".

La Direction de la microfinance (DMF) a fini d’élaborer depuis juin dernier la mise en œuvre du plan d’action de la stratégie nationale de microfinance axée sur la professionnalisation de l’offre des produits et services de finance.

"Il n’y avait pas une bonne prise en charge de la demande dans la première génération du plan d’action de la stratégie nationale. Depuis février 2013, nous sommes dans le processus d’élaboration du plan d’action de stratégie nationale, laquelle stratégie devrait faire une entrée par la demande", a-t-il déploré.

M. Dial a également précisé que "faire une entrée par la demande" consiste à se préoccuper de la présence de la microfinance dans les activités de développement économique.

Le secteur de la microfinance est aujourd’hui dans une phase de consolidation. D’où une "exigence forte de professionnalisation", a-t-il ajouté.

La DMF est en train de procéder à l’actualisation du plan d’action de la nouvelle stratégie nationale de microfinance pour arriver à un approfondissement du secteur, a-t-il révélé.

Une enquête nationale sur la demande sera faite par une firme sud-africaine en collaboration avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) afin de permettre aux acteurs du secteur d’avoir plus de visibilité sur la demande de financement, a signalé M. Dial.

Au terme de l’année 2013, a-t-il fait savoir, le secteur de la microfinance devrait compter 1.850.000 membres, pour un volume d’épargne estimé à 285 milliards de francs CFA pour 350 milliards FCFA d’encours de crédit.
  Source : ASB/SAB - APS
 
27-08-2013 - Fiscalité : la discrimination vis-à-vis des systèmes financiers décentralisés déplorée par l'APSFD
Dakar, 26 août (APS) – Le président de l’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés (APSFD), Ousmane Thiongane, a déploré, lundi, à Dakar, la discrimination négative au plan fiscal que subissent les Systèmes financiers décentralisés (SFD) dans le cadre des relations financières qu’ils entretiennent avec les autres établissements de crédit.

"Les opérations entre banques et établissements financiers sont exonérées de taxe sur les activités financières, alors que les opérations entre les SFD et ces autres établissements de crédit sont soumis à cette taxe", a-t-il fait observer lors d’un point de presse.

Il a souligné que cette rencontre avec la presse a ceci d’important qu’elle vise à attirer l’attention des autorités sur l’importance de la microfinance dans un contexte de création de richesses et de lutte contre la pauvreté et le sous-emploi.


Selon M. Thiongane, l’abrogation de la majeure partie des incitations fiscales instituées au profit des Institutions mutualistes communautaires d’épargne et de crédit (IMCEC) et leur non transposition complète dans le nouveau Code général des impôts (CGI) du Sénégal entraînent l’assujettissement de ces institutions à une fiscalité inadaptée. Ce qui, selon lui, menace leur viabilité.

En l’absence de rétablissement des incitations fiscales, a-t-il dit, les IMCEC seront exposées à une charge fiscale insoutenable avec comme conséquence, le risque de retrait des zones rurales défavorisées sans rentabilité ou à très faible rentabilité.

A l’en croire, la révision de l’offre de services des SFD ne sera pas non plus en reste. De même, a-t-il soutenu, ce nouveau traitement fiscal est inapproprié et découle de la non prise en compte par le nouveau CGI, des spécificités de l’activité et des opérations des SFD constitués sous forme d’IMCEC.
"C’est pourquoi nous attirons l’attention des autorités, eu égard aux graves conséquences de cette nouvelle fiscalité sur l’activité des SFD, du rôle et de la place de ces derniers dans le dispositif financier national et régional", a martelé Ousmane Thiongane.

Les IMCEC, a-t-il signalé, ne sont plus exonérées de droits de timbre et d’enregistrement sur les conventions d’ouverture de compte d’épargne et sur les conventions de crédit.

"Aussi, les IMCEC ne sont plus exonérées de patente sur leur activité de collecte de l’épargne et de distribution de crédit’’, a ajouté M. Thiongane.

A l’en croire, le plus petit SFD supportera en application des dispositions du nouveau CGI, une patente de plus de 10 millions par an et 168 millions pour un SFD ayant 100 points de service.
  Source : LTF/ASG - APS
 
23-08-2013 - Inscription de deux nouveaux consultants en Microfinance
  Source : webmaster
 
25-06-2013 - Evolution de la Microfinance au sénégal : pres d'1,8 million de clients pour le secteur
Avec des encours de crédit de 225 milliards de francs Cfa, un volume de dépôt de 170 milliards et des femmes qui font 56% des 422 600 emprunteurs actifs, la microfinance est un petit dragon en nette évolution. Mais elle doit faire face à plusieurs défis dont celui du coût élevé de l'accès au crédit.

La microfinance au Sénégal est un secteur en pleine évolution. Selon Waly Clément Faye, Responsable suivi-évaluation à la Direction de la microfinance, ce secteur a permis à 1,8 million de sénégalais d’avoir un accès aux services financiers. Aujourd’hui, il compte un encours de crédit de 225 milliards pour un volume de dépôt de 170 milliards et a contribué en 2008 au financement de l’économie à hauteur de 10,25%. Le nombre d’emprunteurs actifs est de 422 600 personnes dont 56% de femmes. Ces éléments chiffrés ont été livrés ce samedi au cours d'une conférence sur le thème : «La micro finance au Sénégal, évolution et défis», tenue au complexe Saint Michel par la Direction de la microfinance, en collaboration avec «Access finance gestion» et l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) dans le cadre de la 4ème édition de la tribune de la micro finance.

"Nous pensons qu’il est urgent de veiller à une meilleure articulation entre le monde de la recherche et l’industrie de la microfinance car beaucoup de thématiques devraient faire l’objet de recherches pour y apporter des éléments de réponses", soutient Waly Clément Faye.

L’évolution de la microfinance au Sénégal est divisée en trois phases, d’après le responsable suivi-évaluation. Une «phase d’émergence» avec l’apparition, dans les années 1980, d'un phénomène surtout favorisé par la crise bancaire qui frappait alors la zone UEMOA avant de pousser à la faillite huit banques dont SONABANK, BNDS, USB, ASSURBANK, la BSK. La deuxième phase est celle de l'«évolution», et la troisième, celle de la «croissance» enregistrée sur la période 1993-2003. En effet, les institutions de microfinance sont passées de 18 à 724 dans cette période.

Mais selon Babou Faye, professeur associé à l’Ucao, la microfinance doit cependant faire face à plusieurs défis : coût de l’accès au crédit qui reste élevé pour les jeunes, les femmes et les promoteurs d’activités à faible valeur rajoutée, «supervision et contrôle, promotion de l’inclusion financière et professionnalisation.
  Source : Enquête
 
18-06-2013 - La BAD contribue pour 900.000 euros au renforcement des capacités en micro finance
TUNIS-BELVÉDÈRE, Tunis, 18 juin 2013/PR Newswire Africa/ — La Banque africaine de développement (BAD) a signé le 14 juin trois conventions de dons avec des structures bénéficiaires du Fonds de renforcement des capacités de la micro finance, pour un total de 900.000 euros. Ces dons, financés par l'Espagne, permettront aux ménages africains démunis d'accéder au financement susceptible de leur permettre d'initier des activités génératrices de revenus.

Le directeur exécutif du Réseau africain de micro finance (AFMIN), Davy Serge Azakpamé, a co-signé pour AFMIN et pour l'Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin (Alafia). Quant à l'association Echanges internationaux pour le développement et la coopération au Sénégal (ECIDEC), elle était représentée par Kalidou Touré.

Signataire pour la BAD, le Vice-président chargé des opérations, Aly Abou-Sabaa, a souligné l'intérêt que revêt la micro finance pour la Banque, dans le cadre de sa stratégie de réduction de pauvreté. Il a émis l'espoir que les dons seront optimisés pour atteindre les résultats escomptés. « Les institutions de micro finance représentent pour la BAD, un levier important de développement, notamment pour les PME-PMI. Nous nourrissons l'espoir que les bénéficiaires ne doivent ménager aucun effort pour assurer avec succès les actions visant la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale au sein des communautés», a-t-il dit.

Davy Serge Azakpamé, a remercié la BAD et le Royaume d'Espagne, pour leur attachement à soutenir les fonds d'aide au développement et à aider les personnes démunies et exclues des sources de financement classiques. Il a également souligné l'importance des projets de micro finance en faveur des couches les plus vulnérables de la société africaine, avec un accent particulier sur les femmes dans les milieux ruraux. SOURCE : Groupe de la Banque africaine de développement (BAD)
  Source : Groupe de la Banque africaine de développement (BAD)
 
29-05-2013 - Un microcrédit qui change une vie
L’endroit est discret, pour ne pas dire rudimentaire. Un local, d’une cinquantaine de mètres carrés tout au plus, enclavé entre deux magasins. À l’extérieur, aucun logo. Il faut appuyer du regard pour se rendre compte qu’un salon de coiffure a pris ses quartiers dans cette petite surface commerçante de Salzinnes.

Pourtant, l’endroit est devenu en un peu plus d’un an un incontournable de la communauté africaine de Namur. Les clientes s’y bousculent pour s’y faire tresser, lisser ou allonger les cheveux. Et pour cause : c’est le seul établissement du genre dans la région. Il aura fallu toute la détermination de Coumba, et le soutien financier de MicroStart, un organisme de microcrédit pour que le salon ouvre ses portes.

La coiffure africaine, c’est la spécialité de Coumba. Elle exerçait ce métier au Sénégal, son pays d’origine, jusqu’à une rencontre fortuite avec un Jodognois. L’homme accompagnait sa fille venue se faire mettre des tresses. Plusieurs rencontres plus tard, la femme aujourd’hui âgée de 40 ans revendait son salon «qui marchait super bien » avant de s’installer en Belgique et de se marier.

« Ce fut très difficile car je ne parlais pas du tout français», se souvient la jeune femme. Elle suit alors des cours, avant de trouver du boulot comme aide ménagère. Un métier qu’elle exercera pendant quatre ans, faute d’avoir pu ouvrir son propre salon. « Pour ça, il fallait connaître des gens. Là où j’habitais, à Jodoigne, il n’y avait pas d’Africains. »

Mais rapidement, sa santé se dégrade au contact récurrent de la poussière et des poils d’animaux. Son couple vacille. Elle se sépare. Mais la Sénégalaise s’est petit à petit constitué un cercle d’amis.

Les habitudes d’antan reviennent vite. Elle se remet à faire quelques tresses. Pour faire plaisir d ’abord. «Je faisais ça au lieu de ne rien faire. Mais quand j’ai vu que les gens revenaient, je me suis dit que je pourrais en faire mon métier.»

Coumba se renseigne alors auprès de différents organismes, demande de l’aide auprès de couveuses d’entreprises : sans succès. «Ils me disaient tous que j’avais un bon projet mais qu’ils ne savaient pas comment m’aider.»

La Sénégalaise ne désarme pas pour autant. Sa persévérance finira par payer. Elle rencontre quelqu’un qui la met en contact avec MicroStart, un organisme de microcrédit. Après leur avoir expliqué son projet et prouvé, en dénichant le local qui pourrait abriter son activité, qu’elle était déterminée à réussir, elle reçoit un prêt de 10 000 euros de MicroStart. Une somme qu’elle devra rembourser en trois ans.

C’était en février 2012. Aujourd’hui, cette mère de deux enfants s’est fait un nom et exploite un créneau qui ne souffre d’aucune concurrence à Namur. Mais si son rêve est assouvi, il doit encore être consolidé.
  Source : LAVENIR.NET
 
24-05-2013 - Une centrale des risques pour éviter les pertes en micro finance
Dans le domaine du sous-secteur de la micro finance, une centrale des risques est prévue pour éviter les nombreuses pertes constatées dans le cadre des emprunts. A ce jour, la micro finance polarise 11,6 millions de personnes dans l’espace sous-régional, selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Par ailleurs, la promotion de la finance islamique est aussi en ligne de mire d’autant plus que le gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné, a récemment signé un accord avec le patron de la Banque islamique de développement(Bid). L’idée est d’attirer les fonds souverains islamiques dans les huit pays de l’Uemoa. Le séminaire d’information organisé à l’intention des journalistes économiques de l’union a été lancé par le secrétaire général de la Bceao, madame Fatoumata Zahra Diop. Plusieurs thématiques liées notamment à la politique monétaire, à la stabilité des prix, à la gestion des réserves de change, ont été traitées par d’éminents cadres de l’institut d’émission.
  Source : M. L. DIATTA - LESOLEIL
 
03-05-2013 - La Société Générale lance "Manko" au Sénégal
Le groupe Société Générale lance au Sénégal Manko, un nouveau concept bancaire, entre micro-finance et banque traditionnelle, qui a pour ambition de bancariser les populations disposant de revenus modestes et réguliers et n'ayant encore pas accès au système bancaire traditionnel.

Manko, filiale à 100% du groupe Société Générale, a signé une convention avec la Société Générale de Banques au Sénégal (SGBS), filiale à 63,28% du Groupe, lui permettant de distribuer une offre de produits et services bancaires adaptés aux populations visées. Ce statut a été pleinement validé par les autorités réglementaires compétentes. Manko s'appuie sur Yoban'tel, service de paiement par téléphone mobile déployé par SGBS. L'ensemble des produits et services bancaires, paiements (transfert d'argent, paiement de factures...) mais également crédit et épargne seront ainsi proposés par Manko.

Manko a ouvert sa première agence le lundi 29 avril 2013 à Pikine, quartier de Dakar. Elle couvre les zones de Pikine, Guédiawaye, Thiaroye et Yeumbeul. Au-delà de l'expérimentation de ce nouveau modèle, Manko a vocation à être déployé au Sénégal puis dans d'autres pays du continent africain.
  Source : BOURSIER.COM
 
30-04-2013 - La micro finance a impacté sur le niveau de vie des ménages, c’est indéniable
A côté du système des banques, les institutions de micro finance ont eu à créer des Succes Stories, pense Mansour Ndiaye, ingénieur financier, président de Doleel Yakaar. Selon lui, la micro finance a impacté sur le niveau de vie des ménages.

Le président de Doleel Yakaar a apprécié le rôle du micro crédit et de la micro finance dans l’économie, par des mécanismes très souples et flexibles qui promeuvent la proximité au niveau des conditions d’accès. « Si aujourd’hui les Nations-Unies ont pu systématiser cette micro finance comme levier de développement, cela mérite une attention particulière par rapport au contexte actuel », indique-t-il.

A l’en croire, « nous avons un paysage financier bien configuré, avec d’une part les banques et d’autre part les institutions de micro finance, qui pourvoient les populations de ces crédits leur permettant de satisfaire un panier de besoins financiers. Mais avec une certaine portée, jusque dans des lieux extrêmement reculés du pays où ces institutions arrivent à desservir ces populations en termes de transferts, en termes de soins de santé, de micro assurance et d’autres produits ».

Selon Mansour Ndiaye, la micro finance doit rimer avec performances sociales, avec un impact des crédits octroyés sur les conditions de vie des populations. « De façon générale, on peut être d’accord sur tout le support que la micro finance a apporté aux populations, à travers les Succes Stories, au moins ça a permis une certaine autonomisation, une certaine émancipation des femmes qui obtiennent le plus de crédits et qui sont les soutiens de la famille. Je crois que c’est extrêmement important. La micro finance arrive aujourd’hui à impacter sur le niveau de vie des ménages, c’est indéniable », renseigne l’ingénieur financier.
  Source : NETTALI
 
19-04-2013 - Boulder Microfinance 2013: Les inscriptions sont ouvertes !
Cette année encore, le programme vous propose une large gamme de cours animés par plus de 50 experts du secteur de la microfinance. Ils tenterons de vous apporter les outils, les compétences analytiques et un réseau de collègues pour faire face aux défis actuels.

Pour cette édition, nous proposerons aussi aux participants de choisir parmi trois spécialités: Management, Stratégie et Développement.
  Source : Webmaster
 
26-03-2013 - FAQ BCEAO sur la Microfinance
Venez découvrir la signification des termes en microfinance dans la zone UEMOA.
  Source : Webmaster
 
12-03-2013 - Lancement PAMIGA: Plaidoyer pour une réduction des coûts de transaction
Dakar, 11mars (APS) - La directrice générale de Partageons le meilleur de la micro-finance (PAMIGA), Rénée Chao-Beroff, a jugé lundi "essentielle" une "amélioration de l’efficience par la réduction des coûts de transaction" de la micro-finance dans le but d'"apporter les services financiers à un coût abordable pour les clients".

Elle s’exprimait lors du lancement des activités du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à Dakar de "Partageons le meilleur de la micro-finance" (PAMIGA).

Pour elle, pour obtenir l’efficience en passant par la réduction des coûts de transaction, "la technologie devra jouer un rôle central et croissant, surtout en milieu rural à faible densité".

Elle a également suggéré la mise en place d’un bon système d'information de gestion qui va ouvrir la voie à un système de contrôle interne plus efficient et mieux ciblé. "Une bonne plateforme technologique va permettre d’y arrimer de nouveaux services que les clients réclament : paiement, transfert d’argent, même épargne, micro-assurance et crédit [...]".

Selon elle, "PAMIGA croit à la diversification des produits pour diversifier les risques pour l’IMF, pour ouvrir les services financiers à d’autres segments de marché, surtout en zone rurale […]".

"Le nouveau paradigme de microfiance est en train de naitre, il met le client au centre, allant vers une Finance responsables et inclusive, qui apporte des solutions financières à des entreprises productives de l’économie réelle et à des entreprises sociales de type +Social Business+", a-t-elle dit.

PAMIGA est une organisation créée par des personnalités et des institutions reconnues du secteur de la microfinance en Afrique.

Son objectif est d’améliorer l’impact de la microfinance en milieu rural et périurbain en Afrique. A cet effet, PAMIGA propose aux institutions de micro-finance des services de conseil, des services financiers et une plateforme d’échanges de pratiques et de références.

Parmi ses projets, PAMIGA compte développer de nouveaux produits financiers permettant aux clients des institutions de microfiance partenaires d'accéder à l'eau, souligne un document remis à la presse.
Le programme est mis en ouvre au Bénin, au Burkina Faso, au Sénégal et au Togo.
  Source : SK/ASG - APS
 
06-03-2013 - Finance islamique : Un complément du financement classique, selon le Premier ministre
Le Sénégal compte s’appuyer sur la finance islamique pour réaliser son ambitieux programme économique et social en complément au financement classique qui reste l’habitude et la norme. C’est la conviction du Premier ministre, Abdoul Mbaye, qui présidait, hier, l’ouverture du troisième forum international de la finance islamique. Il s’agira notamment d’atténuer l’insuffisance d’offre de financement destinée aux producteurs ruraux, aux secteurs sociaux de base et aux besoins d’investissement des Pme.

En conformité avec un large passage de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre, Abdoul Mbaye a réaffirmé hier l’attachement du Sénégal à la promotion de la finance islamique, la seule industrie financière qui a su résister à la crise économique qui frappe encore la planète.
C’est ainsi qu’il l’a qualifiée de voie incontournable à emprunter pour accéder à un développement durable, en faisant l’économie de crises financières récurrentes et dévastatrices d’efforts accumulés. En fait, notre pays a pris l’option de favoriser l’émergence d’une industrie financière islamique dans un environnement légal et réglementaire approprié, selon le chef du gouvernement. Les secteurs –cibles de cette 3ème édition (infrastructures, agriculture et secteurs sociaux) cadrent parfaitement avec la vision du Chef de l’Etat qui a l’ambition de faire de l’agriculture le moteur de la croissance. Il s’agira aussi d’assurer la sécurité alimentaire et de promouvoir l’accès de tous les citoyens à des services sociaux de base de qualité.
Abdoul Mbaye a annoncé que cet ambitieux programme économique et social laisse entrevoir d’énormes possibilités d’investissement dans des domaines aussi variés que le développement de grandes fermes agricoles modernes, l’agro-industrie, l’équipement rural et les activités génératrices de revenus au profit des jeunes et des femmes.

Une croissance mondiale soutenue
La finance islamique a connu une croissance mondiale soutenue au cours des dix dernières années pour atteindre un volume de 1000 milliards de dollars en 2012 (environ 500 mille milliards de francs Cfa). Pour le premier ministre, ce mode de financement n’est pas un accessoire de religion, mais plutôt un mécanisme porteur de vérité, rejetant l’usure et la spéculation pure et malfaisante à la fois pour l’homme et pour l’économie. « Il n’est, en effet, ni acceptable, ni réaliste, ni viable dans la durée, que l’intermédiation et la transaction s’approprient tous les gains aux dépens de l’économie réelle, c'est-à-dire du producteur », à en croire Abdoul Mbaye. Aujourd’hui, les grandes places financières du monde donnent de plus en plus à la finance islamique l’intérêt qu’elle mérite. Londres est en train de devenir la capitale européenne de la finance islamique tandis que l’Ecosse a fait des pas de géant en matière de réglementation.
En Afrique de l’ouest, les institutions communautaires comme la Cedeao et l’Uemoa commencent à s’intéresser aux différents mécanismes de la finance islamique pour la réalisation d’importants programmes de développement.
La création de banques islamiques dans la sous-région illustre d’ailleurs l’attractivité des produits financiers offerts et de l’appropriation progressive de la finance islamique par les populations.

Un emprunt obligataire (Sukuk) de 107 milliards FCfa
Le Sénégal envisage de lancer un emprunt obligataire d’un montant de 163 millions d’euros, environ 107 milliards de FCfa, dans le marché de la finance islamique. Ces obligations appelées Sukuks vont permettre de combler les énormes déficits en infrastructures socio-économiques, selon Mouhamadou Lamine Mbacké, président de l’institut africain de la finance islamique qui donnait ainsi la nouvelle. Ces Sukuks a-t-il poursuivi, sont des ressources importantes qui vont permettre à l’Etat de développer des secteurs-clés comme l’agriculture et les infrastructures. Aussi, près de 18 banques conventionnelles et trois institutions de micro-finance développeront leurs activités au Sénégal. M. Mbacké a, par ailleurs, annoncé le lancement du fonds de micro finance islamique et l’appui du gouvernement du Sénégal est très attendu. L’institut africain de la finance islamique insiste aussi sur le volet important du renforcement des capacités et a déjà assuré la formation de 450 professionnels de la sous-région malgré le retard constaté dans le cadre de la construction d’un centre de formation.
  Source : Mamadou Lamine DIATTA - LESOLEIL
 
25-02-2013 - Etudes réalisées dans le secteur de la microfinance
  Source : BCEAO
 
20-02-2013 - Finance islamique : Les infrastructures, l’agriculture et la micro-finance au menu du 3ème forum
L'Institut africain de la finance islamique (Aiif-Advisory and Training), qui joue un rôle pionnier en aidant à créer une industrie financière islamique forte en Afrique de l'Ouest, organisera la 3ème édition du Forum international de la Finance islamique les 4 et 5 mars prochains au King Fahd Palace de Dakar. Les 2 précédentes éditions du Forum international sur la Finance islamique en Afrique de l’Ouest étaient devenues l’un des plus grands rassemblements annuels des leaders internationaux de la Finance islamique les plus influents.
Pour sa troisième édition qui se tiendra sous la présidence effective du Premier ministre Abdoul Mbaye, cet évènement verra la participation d’éminentes figures du moyen orient et de l’Afrique, telles que le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, des représentants de multinationales venant du Nigeria et d'Afrique du Sud, de Guinée -Equatoriale lors de la cérémonie d’ouverture, en présence de plus de 600 personnes. Avec une audience internationale de plus de 250 leaders de l'industrie, des décideurs, des universitaires, des investisseurs et des médias internationaux réunis lors de cette conférence, indique un communiqué d’AIIF parvenu à notre rédaction.
Lors du Forum international de la finance islamique, qui s’est tenu en juin 2011 au Sénégal, M. Khaled Al Aboodi, Pdg de la Sim (Société islamique pour le développement du secteur privé) avait déclaré : «Avec un Pib de plus 500 milliards de dollars, l’Afrique de l'Ouest a beaucoup d’opportunités pour la finance islamique. Les économies dynamiques d'Afrique occidentale ont également réussi à attirer près de 20% des entrées d’investissements directs étrangers vers l'Afrique au cours des cinq dernières années, malgré le ralentissement de la croissance économique mondiale. Grâce à ces réalisations impressionnantes, les experts estiment que l'Afrique occidentale dépassera le taux de croissance moyen à la fois mondial et africain, dans les prochaines années».
  Source : M. L. DIATTA - LESOLEIL
 
06-02-2013 - Microfinance islamique : des acteurs veulent créer une plateforme de gestion des systèmes d’information
La rencontre de deux jours est initiée par le Cabinet Assistance and consulting for developement (ASCODEV), en collaboration avec le Groupe Unified Systems for Islamic Microfinance (4US), basé au Maroc.

Elle réunit des acteurs de la microfinance venant de la Casamance, de Matam, des autres régions et des pays de l’espace UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine).

"Nous avons apporté des solutions aux contraintes qui sont liées au partage de l’information en nouant un partenariat avec des groupes étrangers notamment avec le groupe CTI qui a une plateforme avec environ 150 000 comptes de clients qu’il gère à partir de Dakar", a expliqué Mansour Ndiaye, expert en microfinance et Directeur de ASCODEV.

Le but, a poursuivi M. Ndiaye, est d’accompagner les institutions de façon pratique à développer des produits tels que la "Moucharaka" ou la "Moudabara" pour disposer de tout le puzzle et l’environnement nécessaire pour permettre à la finance islamique de prospérer.

"Nous avons créé ces partenariats pour mettre sur pied une plateforme des systèmes d’informations pour mieux gérer les opérations des différentes organisations en matière de microfinance", a souligné Mansour Ndiaye dont le cabinet a réalisé une étude sur la question.

Cette étude sera restituée aux participants qui viennent principalement de la zone de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), a-t-il indiqué.

"Il y a également des aspects liés à la règlementation. C’est pourquoi nous avons saisi la Direction de la monnaie et crédits en vue de piloter des travaux d’aménagement de la règlementation pour promouvoir davantage la finance islamique", a dit le Directeur de cabinet d’ASCODEV.

"Depuis des années on parle de la finance islamique et de la microfinance islamique, mais jamais il n’ y a eu d’actes concrets de la part des acteurs pour faire avancer et faire diffuser les différents éléments qui composent cette thématique", a relevé Mansour Ndiaye.
  Source : MTN/OID - APS
 
04-02-2013 - Démarrage de la formation sur le thème "Microfinance islamique"
  Source : ASCODEV
 
31-12-2012 - Opération assainissement dans le secteur de la Microfinance
Le développement fulgurant de la microfinance au cours des ces dernières années a généré beaucoup de dysfonctionnements au niveau du secteur. Ces défaillances sont principalement relevées dans la gouvernance de la plupart des institutions de microfinance du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest. « Près du quart des systèmes financiers décentralisés (Sfd) de l’Union monétaire ouest africaine dégagent structurellement des résultats déficitaires. Il en résulte qu’un nombre élevé des Sfd ne sont pas viables, certains d’entre eux n’assurant leur équilibre financier qu’à travers un appui extérieur. » Comme mentionné dans l’exposé des motifs, c’est dans ce constat d’une gouvernance souvent déficitaire que s’origine la loi n°2008-47 du 03 septembre 2008 portant réglementation des Sfd sénégalais. Sur les raisons de la non viabilité des ces institutions de microfinance, on indique comme facteurs : « Le non-respect des dispositions législatives, réglementaires et statutaires ; les faiblesses dans l’étude des dossiers d’autorisation d’exercice ; la défaillance du système d’information de gestion reflétée par la faible fiabilité des états financiers de certains Sfd et la non-disponibilité, dans les délais requis, de l’information financière ». S’ajoutent à ces dysfonctionnements « la faiblesse des mécanismes internes et externes de surveillance et des insuffisances dans le suivi des recommandations formulées à l’issue des contrôles. » Une situation « à la base de la multiplication des cas de fraudes et de malversations financières », renseigne la même loi indiquant : « L’importance de ces dysfonctionnements a rendu nécessaire la mise en œuvre d’action convergentes pour circonscrire les risques ainsi identifiés et, partant, sécuriser davantage les transactions. Les projets de loi et de décret proposés par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) constituent l’une des actions à mettre en œuvre pour remédier à ces manquements. »

Au Sénégal, la nouvelle loi a été adoptée par l’Assemblée Nationale le 21 juillet 2008 puis par le Sénat le lendemain, et promulguée le 03 septembre 2008. Quant au décret d’application, il a été signé le 28 novembre 2008. A la lecture de ce texte, il est notoire que cette loi qui organise désormais le secteur de la microfinance est porteuse de changements majeurs. Il s’agit principalement de l’instauration d’un régime unique d’autorisation d’exercice (agrément), ayant comme implication la suppression des Groupements d’épargne et de crédits (Gec) et de toute structure sous convention. D’autre part, avant tout exercice, l’avis conforme de la Bceao dans la délivrance de l’agrément est désormais obligatoire. Il s’y ajoute que les institutions qui ont atteint un certain niveau d’activité sont sous la surveillance de la Banque centrale et de la Commission Bancaire. Autre innovation de taille de la loi : la certification obligatoire des comptes pour les Sfd d’une certaine taille, l’adhésion obligatoire à l’Association Professionnelle ou encore la possibilité de créer des Sfd de type Société Anonyme.

Aussi dans le but de permettre aux Gec et aux institutions bénéficiant de convention de se conformer aux dispositions de la loi, un délai de deux ans leur a-t-il été fixé comme indiqué dans les dispositions transitoires de la nouvelle loi, notamment en son article 107. « Les dispositions relatives aux groupements d’épargne et de crédit ainsi qu’aux institutions assujetties au régime de la convention-cadre sont abrogées. Ces institutions disposent d’un délai de deux (2) ans, à partir de la date d’entrée en vigueur de la loi, pour se conformer à ses dispositions », est-il écrit.

Voila donc que trois ans après son entrée en vigueur la loi fait ses premières victimes. Toutes les structures qui ne se sont pas conformées à la nouvelle réglementation et qui ont des formes juridiques qui n’existent plus sont dissolues. Pour l’heure, on est passé de 800 institutions à 238 Sfd. « Le nombre actuel pourrait être revu à la baisse », indique Souleymane Sarr, formateur à la Cgap (Groupe consultatif d’assistance aux pauvres) qui révèle que seront dissoutes toutes les institutions qui bénéficiaient d’une reconnaissance et non d’un agrément en bonne et due forme. « Les Mutuelles d’épargne et de crédit (Mec) sans agrément seront fermées, les Mec agrées mais non fonctionnelles seront également liquidées », fait aussi savoir Sarr, soulignant que les bénéficiaires de convention de reconnaissance qui n’ont pas d’agrément seront accompagnés dans le dépôt de l’agrément. Plus généralement, tous les Sfd qui n’ont pas les moyens de leur mission et les mutuelles non viables seront dissoutes.

Intérêt des épargnants

De l’avis de la Directrice de la réglementation et de la supervision des Systèmes financiers décentralisés (Sfd), Mame Boury Ngom Tall, le retrait de l’agrément de ces institutions du secteur de la microfinance s’explique par des engagements non tenus par ces dernières. Pour Mme Tall cité par l’Aps, « il y a un régime unique de l’agrément pour les Sfd qui, nécessite dorénavant, pour exercer, un agrément en bonne et du forme, a signalé Mme Ngom qui a rappelé que, jadis, la signature de la convention était précaire dans la mesure où la durée légale ne pouvait pas dépasser cinq ans ». Argumentant dans le même sens, la Directrice de la réglementation et de la supervision des Sfd explique « qu’après trois ans d’application de la réglementation et après un processus d’assainissement du secteur, les agréments des institutions qui ne fonctionnaient plus devaient être retirés ». Elle ajoute : « Également il fallait appliquer la réglementation en ce qui concerne les groupements d’épargne et de crédit qui ont été supprimés de par la loi ». Non sans noter qu’il fallait avoir une compréhension commune à ce niveau avec le secteur judiciaire. Car, à l’évidence, la dissolution de ces centaines d’institutions doit se faire en ayant à l’esprit la préservation des intérêts des épargnants. D’où cette volonté de transmettre l’information aux différentes juridictions compétentes dans la perspective de la liquidation des ces structures. « Nous voulons que toutes les juridictions soient informées et qu’elles s’approprient la réglementation afin de nous accompagner par rapport aux liquidations qui sont en cours », annonce Mme Tall conformément à l’Article 83 qui énonce : « La décision de dissolution entraîne la liquidation de l’institution. Elle doit être assortie de la nomination d’un ou plusieurs liquidateurs par l’assemblée générale extraordinaire lorsque la dissolution est volontaire, par le ministre ou le tribunal, selon les cas, s’il s’agit d’une dissolution forcée. »

Sans nul doute cette mesure va également toucher certains grands réseaux tels que CMS, Pamecas, URMECS qui disposaient de caisses et des Gec affiliés mais non agréés. Pour Souleymane Sarr par ailleurs responsable des Etudes et du Développement de ACEP, il leur appartient de choisir la stratégie qui convient : soit demander un agrément pour ces caisses ou les transformer en guichets rattachés à une mutuelle agréée. « La nouvelle loi autorise l’ouverture d’agences et de guichets rattachés à un Sfd agréé », fait remarquer Sarr qui précise toutefois qu’une déclaration préalable est nécessaire rappelant que cette option participe d’une plus grande rationalisation et d’une plus grande efficacité dans la gestion d’un réseau.

Il faut signaler qu’avec l’entrée en vigueur de cette loi, les Systèmes financiers décentralisés sont assujettis à des obligations de transparence. En effet, la loi rend aussi obligatoire la publication par les Sfd et à leur frais, de leurs états financiers dans le Journal Officiel ou dans au moins deux journaux locaux à large diffusion. En outre, l’octroi de l’agrément prononcé par arrêté du ministre de l’Economie et des Finances après avis conforme de la Bceao est soumis à un certain nombre de conditions auxquelles les Sfd doivent se soumettre. « Tout système financier décentralisé doit produire un rapport annuel au terme de chaque exercice social. (…) Les rapports et états financiers annuels ainsi que les documents annexés des systèmes financiers décentralisés sont communiqués au Ministre et à la Banque Centrale, dans un délai de six (6) mois suivant la clôture de l’exercice », indique-t-on.

Déserts bancaires ?

S’il demeure évident que ce coup donné à la fourmilière de la microfinance accusée d’appauvrir davantage les populations démunies en appliquant des taux d’intérêt beaucoup plus élevés que la somme du coût des fonds et des coûts de distribution, il est à craindre cependant que les zones les plus reculées, zone par excellence d’exercice des Gec ne deviennent des déserts bancaires comme avant l’avènement des Sfd. « Il faut veiller à ce que ce projet d’assainissement qui est salutaire n’en rajoute pas à la désertification bancaire. L’accès aux services financiers pour tous requiert un réseau de proximité sur toute l’étendue du territoire », prévient l’expert Souleymane Sarr. Mesurant les possibles risques d’isolement du monde rural, il est toutefois d’avis que les grands réseaux comme Acep, Cms, Pamecas ou Microcred Sa sont obligés de s’y déployer pour combler le vide laissé par les institutions dissoutes. Une vraie aubaine pour ces grands réseaux.
Prise au nom de la protection des épargnants et de l’efficacité de la lutte contre la pauvreté, cette nouvelle loi suscite d’innombrables commentaires mais également beaucoup d’espoir. Mais, pour beaucoup, elle carillonne à l’heure dite. Seulement, tous veulent croire à l’efficacité sociale d’une telle mesure qui entend faire de la gouvernance le fondement des Systèmes financiers décentralisés. Vaste chantier !
  Source : Mamby DIOUF - LAGAZETTE.SN
 
27-12-2012 - PEF - Interventions lors de la 5 ème session de formation
Ecouter les interventions de la 5ème session de formation de formateurs organisée à Ziguinchor du 10 au 15 décembre 2012.
Makhary Samb -
Direction de la Microfinance
Ibrahima Diedhiou -
Conseil Régional de Sédhiou, participant
  Source : DMF
 
04-12-2012 - MOBILE BANKING : L’inclusion financière des plus démunis
L’offre de services financiers à moindre coûts favorise l’inclusion financière des populations les plus vulnérables. C’est l’avis de Thierno Seck, Directeur exécutif du projet « Mobile banking mutualisé ».Le mobile banking offre des possibilités intéressantes en matière de développement de la micro finance. Le Sénégal dispose d’un potentiel important avec un taux d’équipement mobile élevé de 77%. Le taux de pénétration de l’offre de micro finance peut être accentuée avec 12 à 13%. Avec une accentuation de ces services, 6 millions de personnes pourraient être mieux servies notamment des micro-entrepreneurs (artisans, détenteurs de petits commerces).

80% de la population sénégalaise n’a pas accès au système financier classique et seulement 8% est bancarisé. Mr Seck cite une étude de la Frankfurt School publiée en octobre 2011 et intitulée «Diagnostic sur la protection des consommateurs des services de microfinance au Sénégal : Enquête auprès des Clients ». Cette dernière a révélé que« moins de 2% des Sénégalais utilisent une carte bancaire et 39% ne savent pas ce que cela représente ». M. Seck d’ajouter que la raréfaction de la monnaie fiduciaire, la prédominance du secteur informel et des services (60% en UEMOA), le coût excessif de gestion des espèces, une offre « Cartes » jugée élitiste et restrictive pour les Sénégalais, « sont des entraves au fonctionnement de l’économie avec un manque à gagner considérable pour l’Etat.»

De son point de vue, l’Etat, les Régulateurs et les Services Financiers ont tout à gagner dans l’amélioration de l’offre de services. Les Moyens de Paiement et Services Financiers modernes pourraient contribuer au développement économique et au recul de la pauvreté. Le coût du cash est exorbitant (> 30 milliards FCfa par an dans la zone UEMOA).

Le Directeur exécutif de MBM cite une autre étude d’une université autrichienne selon laquelle une hausse de 15% du nombre de paiements électroniques pourrait réduire de 8,6 % le volume de l’économie parallèle.

Des histoires à succès ont été enregistrées dans de nombreux pays sous-développés, avec 150 projets implantés à travers le monde. Un exemple probant est le M-Pesa au Kenya qui représente à elle seule 69% des transactions de Mobile Banking dans le monde. Après 5 années d’activités, elle offre des services financiers via le téléphone portable à plus de 15 millions de clients actifs et compte plus de 23 milles agents agréés sur tout le territoire national et une moyenne de 10 000 clients recrutés chaque jour. M-Pesa est utilisée par 72% des Kenyans à faibles revenus et 75% des Kenyans non bancarisés.

En Afrique de l’ouest, les défis sont importants, notamment la pérennité du modèle économique, une insuffisante prise en compte des besoins de la micro finance, la mise en place d’un environnement réglementaire et d’infrastructures logistiques et de transport. Toutefois, les Services Financiers Décentralisés (SFD) doivent présenter une offre de services plus grande et plus opérationnelle. Pour M. Seck, il faut « mutualiser au mieux les efforts, dans un cadre de "Coopétition" (coopération et compétition) où tous les acteurs auront un rôle à jouer. » Ainsi, banques, infrastructures de paiement existantes, régulateurs, pouvoirs publics, et commerces y trouveront leur compte.
  Source : Ndéye Débo SECK - SUDONLINE.SN
 
03-12-2012 - MICROFINANCE ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETE : Impacts imperceptibles
Malgré des progrès notoires, l’impact de la microfinance dans la lutte contre la pauvreté n’est pas assez perceptible, malgré l’extension des services financiers. C’est le constat partagé par les acteurs et les décideurs à l’occasion de la deuxième édition des Journées de la microfinance, ouvertes hier, jeudi 29 novembre à Dakar. En attendant les recommandations des ateliers centrés sur le thème « microfinance et atteinte des OMD », des voies d’innovations ont été esquissées par les bailleurs et les représentants de l’autorité publique

A l’occasion de la cérémonie d’ouverture hier jeudi 29 novembre de la deuxième édition des Journées de la microfinance, le secrétaire général du ministère de la Femme a invité les acteurs du secteur à « revoir » le format de leur manifestation en l’élargissant aux autres segments de la société plutôt que de rester dans le cadre d’atelier entre intervenants du secteur de la microfinance. « Le format doit être revu. En lieu et place des ateliers entre acteurs, il gagnerait à s’ouvrir vers les autres milieux, comme les universités, le monde rural et impliquer les élus locaux, les parlementaires…. ».

Revenant sur le thème des journées centré sur la contribution de la micofinance à l’atteinte des OMD, le représentant du gouvernement a reconnu que « l’accès aux services de la microfinance n’a pas d’impacts significatifs sur l’égalité des sexes et il est difficile de quantifier cet impact sur la qualité de vie des populations. »

Un point de vue partagé par Mme Madina Diop du sous-groupe des bailleurs selon qui, « malgré l’extension de la microfinance la pauvreté persiste ». Ce qui l’amène à se poser la question de savoir si cette croissance du secteur a réellement induit un changement dans la vie des gens ?

Toutefois, rassure t-elle, le groupe consultatif d’assistance aux pauvres a montré que la microfinance, par le biais des services financiers, peut contribuer à l’atteinte des OMD. En tenant compte des activités génératrices de revenus et au développement de l’entreprenariat qu’elle soutient, la microfinance peut être un outil efficace de réduction de la pauvreté, en promouvant l’auto-emploi.

La microfinance, en permettant aux pauvres d’accéder aux services financiers, permet de générer des revenus et de sortir du cycle de la pauvreté, d’investir dans l’éducation et faire face aux dépenses de santé.

Pour cela le secteur doit se repositionner eu égard aux dérives des institutions de microfinance, en remettant l’individu au centre des préoccupations et de l’analyse de la demande. Dans cette optique, elle suggère de diversifier l’offre, réduire les coûts grâce à la professionnalisation et l’utilisation d’innovations technologiques. Il faut également intégrer et suivre les indicateurs sociaux mais aussi et surtout protéger les clients par l’adoption des principes et outils pour la promotion d’une finance responsable.

Pour sa part, la directrice de la réglementation et de la surveillance a invité les acteurs du secteur à « élaborer des stratégies aptes à rompre le piège de la pauvreté ». Dans son intervention le président de l’association des professionnels des systèmes financiers décentralisés à mis l’accent sur la baisse de l’indice de pauvreté au Sénégal qui est passé de 57% en 2001 à 47,6% en 2011. Néanmoins, Ousmane Thiongane reconnait que « ces progrès ne doivent pas occulter les drames quotidiens qui nous rappellent que la cadence n’est pas assez rapide. »

C’est pourquoi il souligne que les efforts nécessitent « l’engagement de tous les segments de la société et le secteur de la microfinance entend bien jouer sa partition. » D’ailleurs, assure t-il, « ces journées permettront d’affiner les démarches méthodologiques pour mesurer les impacts et disposer de données chiffrées. » Ces journées de la microfinance se poursuivent jusqu’au 1er décembre prochain.
  Source : Daouda GUEYE - SUDONLINE
 
30-11-2012 - ENJEUX DE LA MICROFINANCE AU SENEGAL 5000 emplois directs et un actif total de 310 milliards FCFA
Le Ministre de la femme et de l’entreprenariat féminin a, hier, via son représentant à la cérémonie d’ouverture des journées annuelles de la micro finance, annoncé quelques mesures appropriées, afin d’améliorer sensiblement la tenue de ces journées. Les enjeux étant énormes, puisque les institutions de microfinance touchent 13% de la population totale sénégalaise, avec un sociétariat estimé à 1,66 million et la création de plus de 5000 emplois directs. L’encours de crédit s’élève à 207 milliards FCFA, avec un encours de dépôts de 164 milliards FCFA et un actif total de 310 milliards FCFA.

Le thème central de ces journées était « Contribution de la microfinance à l’atteinte des Objectifs du Millénaires pour le Développement ». Selon le Directeur de Cabinet du ministre, l’organisation de cet évènement gagnerait à être améliorée, pour garantir son succès et sa pérennisation. Le ministre a également souhaité une décentralisation de l’évènement et l’implication des élus locaux, des parlementaires, des organisations de la société civile, du secteur privé et des structures de recherche, afin d’instaurer un dialogue durable avec les principaux acteurs de la vie économique, politique et scientifique.

L’impact de la microfinance sur la qualité de vie des populations reste, cependant, à être quantifié, en l’absence d’une évaluation d’impact. Néanmoins, a noté le représentant du ministre : « il reste indéniable que les performances enregistrées par les Systèmes Financiers Décentralisés sont considérables. Ainsi, au 30 juin 2012, les institutions de microfinance touchaient 13% de la population totale sénégalaise, avec un sociétariat estimé à 1,66 million et la création de plus de 5000 emplois directs. L’encours de crédit s’élève à 207 milliards FCFA, avec un encours de dépôts de 164 milliards FCFA et un actif total de 310 milliards FCFA ».

Concernant le théme du jour, le représentant du ministre a noté que l’accès aux services de microfinance a « un impact sur plusieurs Omd ». En effet, a-t-il dénoté, « en améliorant l’activité économique et les revenus, il réduit l’incidence de la pauvreté (Omd 1), améliore l’accès à l’éducation (Omd 2) et l’accès à la santé (Omd 4, 5 et 6) et en améliorant l’accès au crédit des femmes, il contribue à l’égalité des sexes et à l’autonomie des femmes (Omd 3) ».
  Source : Mamadou DIOUF - REWMI QUOTIDIEN
 
15-11-2012 - Financemant de produits : Aly Ngouille Ndiaye suggère le recours à la microfinance
Comme solution au financement des produits électriques solaires, le ministre de l’Energie et des Mines, suggère à l’Agence sénégalaise pour l’électrification rurale (Aser) de travailler avec les institutions de microfinance.

Aly Ngouille Ndiaye a invité l’Agence sénégalaise pour l’électrification rurale (Aser) à travailler avec des institutions de microfinance pour permettre un financement des produits électriques. « Les produits sont là, nous devons trouver les moyens de les financer. Je pense que le Dg de l’Aser devrait travailler avec certaines institutions de microfinance, qui devraient également s’investir dans ce milieu », a-t-il préconisé à l’issue d’une visite des stands du salon sur l’énergie solaire.

C’était à l’occasion de la 3ème Conférence internationale sur l’éclairage hors réseau. « Avec un petit budget, nous allons pouvoir alimenter, de manière régulière, 5 à 6 chambres ou cases ; c’est selon le type d’habitat. Cela montre qu’aujourd’hui, avec le système solaire, l’accès à l’énergie est démocratisé », a indiqué le ministre de l’Energie et des Mines. « L’Agence sénégalaise pour l’électrification rurale (Aser) est une des solutions. Au Sénégal, dans le monde rural, on habite différemment : selon les régions, les ethnies… C’est cela notre paradoxe », a poursuivi Aly Ngouille Ndiaye. D’après lui, « le système exposé au niveau des différents stands (lors de ce salon) peut être installé dans les villages ». Toutefois, a-t-il ajouté, « il reste maintenant à régler le problème du financement. A mon avis, le challenge est à ce niveau ».

« Dans le monde rural, le taux d’électrification est de 24 %. Nous avons été réalistes dans la nouvelle Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie (Lpdse) signée le 31 octobre dernier. Cette nouvelle Lettre de politique fixe un objectif de 50 % à l’horizon 2017. Nous demandons à l’Aser de mettre une panoplie de mesures pour atteindre ces objectifs et nous allons également évaluer, dès l’année prochaine, pour pouvoir rectifier et savoir si les objectifs intermédiaires ont été atteints », a-t-il poursuivi. « C’est cette politique que nous allons fixer à l’Aser. Ce n’est pas uniquement dans le domaine du solaire ou des énergies renouvelables, mais plutôt l’énergie de manière globale. Nous n’allons pas attendre 2017 pour venir constater que nous ne l’avons pas atteint », a conclu le ministre Aly Ngouille Ndiaye.
  Source : Serigne Mansour Sy CISSE - LESOLEIL
 
14-11-2012 - Les faillites et crises des IMF trouvent leur origine dans les problèmes de gouvernance (officiel)
APA- Dakar (Sénégal) Les faillites et crises des Institutions de microfinance (IMF) en Afrique de l’Ouest trouvent en majorité leur origine dans les problèmes de gouvernance, a déclaré mercredi à Dakar, le directeur de la microfinance du Sénégal, Amadou Sall Dial.

"Les difficultés du Secteur en zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) relayées par les acteurs régionaux à l’occasion d’un séminaire organisée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest en juin 2011 tenaient pour l’essentiel aux dysfonctionnements en matière de gouvernance notamment au niveaux des IMCEC (institutions mutualistes de coopératives d’épargne et de crédit), marqués par les conflits d’intérêts au sein des organes d’administration ou de décision", a notamment indiqué M. Dial.

Le directeur de la microfinance qui présidait l’ouverture officielle d’un séminaire régional sur la gouvernance des coopératives financières en Afrique de l’Ouest a cité d’autres difficultés comme l’absence ou l’inefficacité d’un système de contrôle interne.

"Il y a bien évidemment d’autres fragilités liées à l’absence ou à la non performance des outils de gestion, à la faible maitrise des mécanismes de gestion, à la faible capacité des ressources humaines, etc.", a-t-il ajouté.

A son avis, le mode de gouvernance constitue à la fois un facteur de risque et de défi permanent pour les systèmes financiers décentralisés (SFD) et le principal facteur de réussite ou d’échec d’une SFD.

"Les logiques de concurrence et les impératifs de viabilité financière mènent souvent à des dérives des missions qui sont les aspects les plus pernicieux des crises de gouvernance", a soutenu M. Dial.

Le séminaire sur la gouvernance des coopératives financières est organisé par la structure canadienne Développement international Desjardins (DID) et l’Association professionnelle des SFD (AP/SFD) Sénégal.

Il s’inscrit dans le cadre de l’année internationale des coopératives. La rencontre prend fin vendredi.
  Source : MS/cat/APA
 
14-11-2012 - L’agrément de 118 institutions retiré du Système financier décentralisé selon la Directrice de la DRS
Dakar, 13 nov (APS) - La Directrice de la réglementation et de la supervision des Systèmes financiers décentralisés (SFD), Mame Boury Ngom Tall, a annoncé mardi le retrait de l’agrément de 118 institutions du secteur des microfinance pour engagements non tenus.

"Les liquidateurs administratifs sont désignés et les dossiers sont déposés auprès des juridictions compétentes", a indiqué Mme Tall, lors d’un séminaire de lancement des évaluations des procédures de contrôle interne au sein des SFD.

Elle a fait savoir qu’il y a nécessité maintenant de faire le suivi et une gestion des procédures pour que la liquidation puisse aboutir conformément à la loi.

Il y a un régime unique de l’agrément pour les SFD qui, nécessite dorénavant, pour exercer, un agrément en bonne et du forme, a signalé Mme Ngom qui a rappelé que, jadis, la signature de la convention était précaire dans la mesure où la durée légale ne pouvait pas dépasser cinq ans.

Revenant sur l’objectif ayant motivé l’organisation de la rencontre, La Directrice de la réglementation et de la supervision des SFD a relevé qu’après trois ans d’application de la réglementation et après un processus d’assainissement du secteur, les agréments des institutions qui ne fonctionnaient plus devaient être retirés.

"Également il fallait appliquer la réglementation en ce qui concerne les groupements d’épargne et de crédit qui ont été supprimés de par la loi", a-t-elle dit, précisant qu’il fallait avoir une compréhension commune à ce niveau avec le secteur judiciaire.

"Notamment, a dit Mame Boury Ngom Tall, les juges qui sont dans les juridictions, ainsi qu’avec les greffiers qui ont en charge d’enregistrer aussi bien les actes de création dans la procédure d’agrément, mais également les actes tout au long du processus de fonctionnement des SFD".

Ces dispositions sont prises parce que c’est une loi spéciale, d’autant plus qu’il y a le liquidateur administratif, mais le juge reste maître de la procédure, a-t-elle poursuivi. "Mais c’est une procédure de liquidation."

"Cette rencontre nous a permis de poser nos préoccupations et sensibiliser sur l’accélération des procédures pour que les intérêts des épargnants et des populations puissent être sauvegardés", s'est réjouie Mme Tall, qui a signalé que ces rencontres se tiendront dans plusieurs régions du pays.
  Source : LTF/SAB - APS
 
12-11-2012 - La microfinance au Sénégal, une alternative crédible
CONTRIBUTION - Le secteur de la microfinance au Sénégal a connu une forte expansion ces 10 dernières années. Le nombre de clients a atteint au 31 décembre 2011, 1 624 319 dont 44% de femmes soit un taux de pénétration de la population totale de 13% contre 6% pour les banques.

Les dépôts sont passés entre 2010 et 2011 de 151,46 à 159,18 milliards FCFA dont 42 milliards FCFA mobilisés par la clientèle féminine soit près de 26,3%. Une forte augmentation de l’encours de crédit est notée (+15%) qui passe de 177 à 204 milliards FCFA, la part des femmes se chiffrant à 74,2 milliards FCFA, soit 36% du total. Un nombre de 375 619 emprunteurs actifs dont 52% de femmes se partagent cet encours soit un crédit moyen par emprunteur de 544 648 FCFA.
Ces performances ainsi réalisées place le Sénégal au premier rang des pays de l’UEMOA avec 20% des clients, 27% des dépôts et 34% des crédits. Elles sont fort appréciables en terme de croissance et de portée et constituent à n’en pas douter, pour une industrie en phase de professionnalisation, des acquis indéniables qu’il faudra consolider et améliorer malgré les contraintes.
Un pas important vers l’amélioration de l’accès aux services financiers est ainsi franchi mais il reste à aller résolument vers la construction d’un secteur financier inclusif qui nécessite l’apport des IMFs, de l’Etat, des autorités de tutelle et des PTF. En effet, La finance inclusive constitue le nouveau paradigme de la microfinance par rapport auquel les vrais spécialistes doivent orienter leurs réflexions afin de définir les axes stratégiques pertinents et les plans opérationnels qui pourront donner corps aux objectifs légitimes de l’accès du plus grand nombre aux services financiers( épargne, crédit, micro assurance, transfert).
En effet, La lettre de politique sectorielle de la microfinance au Sénégal, les objectifs du millénaire pour le développement et les principes clés de la microfinance élaborés par le CGAP et adoptés par le G8 en 2004 à Sea Island élèvent la question de l’accès au rang de priorité. Par contre, ces principes mettent en garde contre le plafonnement des taux car il rend difficile l’accès des populations au crédit. Le rôle de la finance de proximité dans la promotion de l’inclusion financière est crucial car la microfinance grace à ses outils, ses produits et méthodologies spécifiques est mieux à même de servir le maximum de personnes possibles dans le long terme. En revanche, il faut accepter que l’atteinte de cet objectif a un coût certain. Dans cette perspective, les SFD au Sénégal participent résolument à la promotion de l’accès par :
- La mise en place de réseaux de distribution de proximité sur toute l’étendue du territoire surtout dans les zones communément appelées les « déserts bancaires ». Un réseau dense à l’échelle du pays implique inévitablement des coûts de possession élevés. Il est plus couteux de produire et de suivre une multitude de prêts de faibles montants que quelques prêts importants.
- L’aménagement de guichets et d’agences qui inspirent confiance, confortables et sécurisés (collecte de l’épargne, transfert d’argent)
- La déconcentration des pouvoirs du siège au niveau des délégations régionales pour maintenir le contact avec les opérations
- L’approvisionnement permanent des points de services en liquidités. Ce qui pose dans de tels réseaux de véritables problèmes de sécurité (CMS, ACEP et PAMECAS totalisent environ 350 points de services)
- La mise en place d’un pool d’inspecteurs et de formateurs pour une surveillance permanente des opérations afin de maîtriser le risque opérationnel. Les SFD n’ayant pas accès aux moyens ni au système de paiement (sica, star) sont obligés de manipuler du cash de façon excessive. Ce qui accroit d’autant la fraude.
- L’acquisition et la maintenance d’un SIG et d’une infrastructure réseau qui permettent une centralisation des données face à l’exigence de transmission périodique des informations aux autorités de supervision et de réglementation et une meilleure gestion des risques.
- Le développement de nouveaux produits financiers adaptés aux besoins des populations et notamment des segments les plus pauvres (warrantage, crédit de campagne etc.). Par contre la diversification des produits et des revenus est limitée par l’article 4 de la loi qui restreint nos activités au prêt, à l’épargne et aux engagements par signature.
- Le recrutement d’un personnel de qualité, formé, motivé et équipé (les grands réseaux ont récemment subi une vaste opération de débauchage de leur personnel par les banques). En effet, la mise en œuvre du nouveau dispositif légal, réglementaire et prudentiel (la loi 2008-47 et son décret, les nouvelles instructions de la BCEAO qui imposent un reporting plus détaillé et plus rapproché, le nouveau référentiel comptable des SFD) exige un niveau de compétence élevé du personnel.
- La levée d’importantes ressources financières pour financer la croissance. En effet, Le coût des ressources est assez prohibitif face à une législation qui ne permet pas l’accès des SFD au marché interbancaire ni au refinancement de la BCEAO. Le seul recours demeure la levée de fonds auprès des banques commerciales et de certains bailleurs/investisseurs internationaux au taux moyen de 8 à 12%. Au 31 décembre 2011, les engagements des SFD auprès des banques et autres structures de refinancement s’élèvent à 33 milliards FCFA. De plus le nouveau CGI a prévu la taxation de ces refinancements et des DAT ce qui renchérit d’autant le coût des ressources.
- La collecte de l’épargne qui généralement est à court terme avec des coûts de collecte très élevés (micro dépôts). De plus, sa transformation est restreinte par le ratio prudentiel sur la couverture des emplois à moyen et long terme par des ressources stables.
A la lumière de ce qui précède nous convenons que l’accès durable aux services financiers du plus grand nombre a un coût que seul des SFD dotés d’une autosuffisance financière hors subvention permettra de réaliser. Or, dans un contexte de limitation des activités des SFD, les revenus d’intérêt issus des prêts représentent en moyenne 80 à 95% des produits d’exploitation. Par conséquent, le niveau de rentabilité est fortement tributaire du rendement du portefeuille de prêts.

Devant l’exigence d’une norme de capitalisation minimum de 15% fixée par la BCEAO, une IMCEC pour respecter ce ratio n’a d’autre moyen que de maintenir une rentabilité à long terme permettant d’atteindre le niveau de fonds propres requis afin de respecter l’essentiel des ratios prudentiels qui, pour la plupart sont assis sur les fonds propres. Ces obligations ne sauraient être atteintes avec des taux d’intérêt qui ne prennent pas en compte la structure réelle des coûts d’intermédiation évoqués plus haut.
De plus, l’obligation faite aux SFD d’adhérer et de cotiser à un système de garantie des dépôts, la mise en place d’un fonds de sécurité ou de solidarité pour notamment venir en aide aux caisses affiliées dont les fonds propres sont en dessous de la norme de capitalisation justifient la nécessité pour les autorités monétaires de fixer un taux d’usure réaliste.

C’est pourquoi le débat sur les taux d’intérêt en microfinance et la comparaison avec ceux appliqués par les banques est sans objet pour les vrais praticiens de la finance. Sinon la BCEAO n’aurait pas fixé deux taux d’usure différents. Le grossiste et le détaillant ne saurait vendre au même prix. La banque étant le fournisseur du SFD. De plus, la structure des coûts et le niveau de risque est totalement différents.
En effet, la qualité du portefeuille des SFD a connu une détérioration tendancielle ces dernières années du fait de l’existence de plus en plus nombreuse de prestataires de services financiers et l’absence de bureau d’information sur le crédit ou de centrale des risques pour réduire l’asymétrie d’information. Cette situation a beaucoup favorisé le surendettement des clients qui s’adonnent à la cavalerie. A cela s’ajoute une législation sur les garanties et voies de recouvrement inadaptée pour les SFD.
Malgré toutes ces contraintes, le Sénégal fait partie des 5 pays au monde où les taux d’intérêt dans le secteur de la microfinance sont les plus bas d’après un benchmarking du mixmarket.org. Cette étude ne fait que confirmer l’étude de la BCEAO sur les coûts et la tarification des SFD qui a révélé que les taux pratiqués par les SFD de l’UEMOA sont au dessous du taux de pérennité.

D’autres études telles que l’enquête de satisfaction des usagers des SFD réalisée par l’Observatoire de la qualité des services financiers montre une perception globalement positive des clients, l’étude diagnostic protection des consommateurs de services de microfinance au Sénégal (CGAP,KFW,GIZ) a permis d’établir qu’il n’y a pas au Sénégal d’évidence d’abus sévères des clients des SFD contrairement à ce que des pseudo experts en mal de notoriété tente de faire croire. Leurs affirmations ne sont fondées au demeurant sur aucune étude crédible.
Au-delà du pilotage des performances financières qui sont indispensables pour promouvoir et pérenniser les performances sociales (voir plus haut), le secteur de la microfinance au Sénégal est résolument engagé à travers l’APSFD et les autorités à faire de la finance responsable une réalité. En effet, le chantier sur la vulgarisation et l’application des principes de protection des consommateurs au sein des sfd est lancé. Une vaste campagne d’éducation financière est en cours avec la formation des formateurs sur tout le territoire. Sans oublier le fait que les plus grands réseaux mettent en œuvre les dispositions de l’article 64 de la loi sur la transparence de la tarification.
D’ailleurs, beaucoup de SFD sont membres de l’initiative sur la tarification responsable lancée par l’ONG internationale MFtransparency à travers sa plateforme www.mftransparency.com.
Nous pensons qu’il est préférable d’améliorer les facteurs de compétitivité financière au plan méso (accès des SFD au système de paiement, centrale des risque/BIC, fiscalité), de favoriser une offre transparente et concurrentielle et laisser le marché déterminer les taux. Nous constatons tous depuis 5 ans une baisse tendancielle des taux effectifs des SFD (des études officielles l’ont montrée). Par contre, une baisse décrétée des taux pourrait amener les SFD en bon gestionnaire à adopter des stratégies d’ajustement et de restructuration internes en :
- Fusionnant les caisses les moins rentables (elles existent du fait de la péréquation au sein du réseau)
- Retirant les produits non rentables mais d’une grande dimension sociale (crédit de campagne, warrantage)
- Se retirant des zones enclavées ou non sécurisées
- En adoptant des procédures et des politiques d’éligibilité et de d’octroi de crédit beaucoup plus sélectives (critères d’éligibilité élevés, valeur des garanties réelles, segments moins vulnérables, prêt minimum élevé). Ce qui améliorerait la viabilité malgré la faiblesse du taux mais au détriment de l’accès en échelle et en portée.
En définitive, il convient de rappeler que la microfinance au Sénégal est un secteur qui fait l’objet d’une réglementation et d’une supervision conjointe BCEAO-COB/ministère des finances. Ces autorités exercent sur les SFD un contrôle sur pièce et sur place et tout manquement est sanctionné conformément à la loi 2008-47 sur les SFD. Donc il n’est point besoin dans un Etat de droit où l’écosystème financier a fait la preuve de sa maturité, d’appeler à la défiance populaire contre un segment émergent et sensible du système. Nous appelons à plus de responsabilité.

Souleymane SARR Economiste - spécialiste en Microfinance Formateur certifié CGAP Sarrjules2002@yahoo.fr
  Source : SOULEYMANE SARR
 
06-11-2012 - Renforcement du système financier décentralisé
L’Association des professionnels des systèmes financiers décentralisés (Apsfd) veut marquer beaucoup plus sa présence dans les quatre (4) régions centre du pays. Son intention est de booster fort le secteur de la micro finance dans ses zones de couverture afin d’être plus compétitif au niveau local.

Ainsi dans le cadre de cette initiative, elle a clôturé hier, dimanche, un atelier de six (6) jours destiné à la formation des formateurs en éducation financière. Dix huit (18) participants issus des régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine et Diourbel ont pris part à cette formation. L’objectif visé dans toute cette démarche est d’offrir aux représentants des institutions locales de la micro finance et autres clients de région, des comportements et attitudes en conformité avec les nouveaux systèmes de gestion financière en vigueur, afin de leur permettre de disposer d’une autonomie de gestion en adéquation avec la rigueur.

Son bras technique et financier, le projet d’amélioration de la micro finance ( Pamif), qui a déjà entériné les mutations intervenues dans la seconde phase d’exécution du programme a choisi de confier le secrétariat permanent de l’association à l’agence régionale de développement (Ard) pour relever le défi de la pérennisation et de la sécurité.

Contrairement aux années précédentes où la gestion du projet était alors entre les mains du cadre de concertation. Même s’il reste encore évident que dans chacune des régions cibles, les unités de la micro finance poussent comme des champignons, la compétitivité n’a pas porté grand bonheur au Pamif miné à l’époque par un blocage dans son organisation interne. Il fallait ainsi corriger ce dysfonctionnement, mais il faut surtout dire que les mutations intervenues aujourd’hui dans la seconde phase de la gestion locale du projet d’amélioration de la micro finance, font suite à un diagnostic opéré dans les quatre (4) régions centre quelques semaines après l’exécution de la première phase du programme.

Ces études ont en effet permis l’identification de l’ensemble des goulots d’étranglement, et autres facteurs ayant freiné la promotion durable du projet. Ces blocages tournaient entre autres, autour de la problématique dans l’espace, car le cadre de concertation, n’était juridiquement pas en mesure d’assurer la couverture intégrale de toutes les régions cibles.

Son champ d’actions était visiblement limité ce qui constituait un énorme problème pour toucher le maximum de bénéficiaires. Outre cela, il était aussi convenu dans le cadre de l’organisation d’accroître le nombre des treize (13) organisations membres et confier le projet à une institution pérenne à l’image de l’Ard pour sa durabilité.
  Source : Abdoulaye FALL - SUD QUOTIDIEN
 
05-11-2012 - Des agents d'institutions de microfinance s'initient à l'éducation financière
Kaolack, 4 nov (APS) – L’Agence régionale de développement (ARD) de Kaolack (centre) a terminé dimanche une session de formation en éducation financière dispensée à 18 formateurs venus des régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine et Kaolack (centre).

Les régions d'où viennent les récipiendaires constituent une zone d'intervention de la phase 2 du Programme d’appui à la microfinance (PAMIF 2), qui est financé par la Coopération belge avec deux milliards 892 millions 515 mille 647 francs CFA. La formation qu'ils ont reçue doit leur permettre d'améliorer l’accès au microcrédit des populations des régions concernées.

Cette formation est organisée à la suite d’un diagnostic relevant la léthargie du cadre de concertation mis en place par le Projet d’appui à l’élevage (PAPEL). La session de formation, qui a duré six jours, est présenté par les organisateurs comme le point de départ d'un nouveau cadre dont le secrétariat exécutif est confié à l’ARD, a indiqué un responsable du PAMIF 2, Ousmane Bâ.

"Nous avions constaté que le cadre mis en place et piloté par le PAPEL ne fonctionnait plus du fait du retrait du projet d’élevage, de la difficulté de réunir les structures des quatre régions ciblées", a expliqué M. Bâ.

Il a dit que la structure de concertation qui vient d'être mise en place regroupe quelque 70 mutuelles et réseaux de microfinance.

"Kaolack constitue un laboratoire qui sera élargi à toute l’étendue du territoire national", a souligné Ousmane Bâ.

Selon lui, le PAMIF 2 travaille au renforcement des capacités des systèmes financiers décentralisés et à l’amélioration de l’accès au microcrédit des populations des régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine et Kaolack.

"L’organisation de cet atelier sur l’éducation financière, le partage de méthodes et de comportements pour une meilleure gestion des revenus et des épargnes des populations a été confiée à l’ARD de Kaolack, qui est désormais chargée du fonctionnement, de la viabilité et de la visibilité du cadre de concertation des structures financières décentralisées", a expliqué Makhmouth Diop.

L’ARD de Kaolack jouera pleinement son rôle pour pérenniser cette initiative de regroupement des institutions de microfinance et de leurs bailleurs autour d’une table, en vue de la recherche de synergies pouvant leur permettre de parer à toute défaillance dans le secteur, a assuré M. Diop, son directeur.

L'ARD assure le secrétariat exécutif de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD) de la Zone centre, qui comprend les régions déjà citées.
  Source : PON/ESF - APS
 
23-10-2012 - Micro-finance islamique : Les acteurs pour l’instauration d’un cadre réglementaire
En état de balbutiement dans la zone Uemoa, la finance islamique n’est pas encore bien intégrée dans la législation financière de beaucoup de pays africains à l’image du Sénégal. En conclave ce week-end, à Dakar, les acteurs du monde de la finance islamique ont plaidé pour l’instauration d’un cadre réglementaire.

Les contraintes de la micro-finance islamique dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont été passées au peigne fin, samedi, à l’occasion d’un atelier sur la micro finance islamique, tenue à Dakar.

Cette rencontre qui a mobilisé des experts de la finance islamique, a été une occasion de plaider pour l’instauration d’un cadre réglementaire dans l’espace Uemoa, en particulier au Sénégal. Selon, Djibril Safi Seck, président du Groupe de recherche sur la finance islamique en Afrique (Grefia), les contraintes structurelles doivent être les défis qu’il faudra relever pour l’accès massif au financement islamique. « Dans notre pays, il y a un environnement juridique qui n’est pas celui de la micro finance islamique. Je pense qu’il faut qu’il y ait des réaménagements fiscaux comme certains pays l’ont fait à l’image de la France pour essayer de mettre en relation ces deux systèmes », a-t-il expliqué.

De l’avis de Khady Fall Ndiaye Mbacké, directrice du Programme d’alphabétisation et d’apprentissage des métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam), cette conférence est venue à son heure du fait que, dans notre pays, on ne connaît généralement que le financement classique. « Au Sénégal, il y a une réglementation sur la finance classique, mais ce n’est pas le cas pour le financement islamique. Il serait important du fait que c’est un mécanisme de financement adapté aux pauvres qu’il y ait une révision pour l’adapter et l’intégrer dans notre législation», a-t-elle indiqué. Elle ajoute : « il y a encore des insuffisances car la majeure partie des groupes vulnérables ne bénéficie pas de financement. Toutefois, avec la finance islamique intégrée, ces groupes peuvent profiter des projets et lutter contre la pauvreté ».

Au Sénégal, en dépit d’un fort de taux de musulmans, l’accès au financement islamique demeure toujours une problématique. Une situation qui, selon M. Seck, peut aussi être liée au contexte socioculturel. « Le fonctionnement de la micro-finance islamique varie d’un pays à un autre. La finance islamique relève de l’environnement intangible, c'est-à-dire de Dieu. Ce faisant, cette configuration peut changer en fonction des lieux de culture », a-t-il souligné. Toutefois, de l’avis du président du Grefia, la finance islamique est dans un état de balbutiement en Afrique même si des pays comme le Sénégal ont fait des efforts. « Les pouvoirs publics sénégalais ont commandité une étude en France sur la micro-finance islamique. Certainement, ils veulent avoir une réelle maîtrise sur les mécanismes de ce financement avant d’instaurer le cadre règlementaire », a-t-il laissé entendre.

A l’en croire, le mode de financement islamique est vecteur de développement et permet aux populations démunies de sortir de la pauvreté.

« Le financement islamique est le produit le plus abouti de la solidarité islamique. Il peut beaucoup apporter au développement de notre pays », a-t-il laissé entendre.
  Source : Ibrahima BA - LESOLEIL
 
22-10-2012 - Plaidoyer pour la définition d'un cadre règlementaire pour la microfinance islamique
"Dakar, 20 oct (APS) - Des experts et différents acteurs de la microfinance islamique ont insisté samedi à Dakar sur la nécessité de définir et de mettre en place des mécanismes pour règlementer la pratique dans ce secteur au Sénégal alors que des pays non musulmans en tirent plus profit.

Il faut que les pouvoirs publics définissent les orientations nécessaires afin d’instaurer une règlementation favorisant l’épanouissement de la microfinance islamique dans notre pays", a plaidé Djibril Seck, président du Groupe de recherche sur la finance islamique en Afrique (GREFIA).

M. Seck s’exprimait lors d’une réunion sur ce secteur. Cette rencontre à l’initiative de Zone Finance, un cabinet de formation et de conseil en finance, a enregistré la participation d’experts en microfinance classique et en microfinance islamique.

Au cours des échanges les experts ont passé en revue les contraintes qui empêchent les pays comme le Sénégal de relever les défis liés à la microfinance.

"Il faut déconstruire les idées reçues à travers les médias en utilisant notre répertoire culturel, parce quand on parle de microfinance islamique, les gens pensent à autre chose", a dit Djibril Seck dont l’une de ses communication portait sur "Les défis de la microfinance islamique au Sénégal"

Il a par ailleurs fait entrevoir un paradoxe entre le développement de la microfinance islamique dans des pays occidentaux et son balbutiement dans des pays africains, à forte population musulmane.

"C’est très paradoxal. La Grande Bretagne compte trois institutions bancaires de la microfinance islamique, la France en a une avec des masters de formations dans ce domaine, mais dans des pays comme le Sénégal nous en sommes à l’état de balbutiement", a-t-il fait observer

Tout de même, a relevé le président du GREFIA, les pouvoirs publics sénégalais ont commandité une étude en France sur la microfinance islamique. "C’est une bonne chose. Certainement l’Etat (sénégalai) veut avoir une réelle maîtrise sur les mécanismes de ce financement avant d’instaurer le cadre règlementaire", a-t-il salué.

Pour sa part, Khady Fall Ndiaye Mbacké, directrice du Programme d’alphabétisation et d’apprentissage des métiers pour la lutte contre la pauvreté (PALAM), a relevé les insuffisances qui bloquent l’envol du secteur au Sénégal.

"Avec une finance islamique intégrée, des groupes vulnérables peuvent bénéficier des projets pour lutter contre la pauvreté (…) mais au Sénégal il existe une règlementation sur la microfinance classique, le cadre règlementaire actuel n’est pas conforme à la pratique du financement islamique".

"Il faudra, selon elle, une révision de la loi pour permettre l’épanouissement de ce financement adapté à la réduction de la pauvreté".
  Source : MTN/OID - APS
 
22-10-2012 - Contraintes de la finance islamique dans l’espace UEMOA
Une journée de la micro finance islamique sans l’espace UEMOA est organisée ce samedi sur le thème : défis et réglementation annonce un communiqué reçu à la rédaction de PRESSAFRIK. Com.

« Pour relever ces défis et aller dans le sens de la réduction de la pauvreté à la base, ZONE FINANCE en collaboration avec l'Association pour la Promotion de la Finance Islamique au Sénégal, ALHUDA CIBE et UNACOIS, organise la journée de la micro finance islamique de l'espace UEMOA le 20 Octobre 2012 ».

Un certain nombre de contraintes liées à l’expansion de la finance islamique dans l’UEMOA en général, au Sénégal en particulier ont été notées :la non maitrise de la finance islamique par les SFD, l’absence d’institutions de micro finance islamique au Sénégal, la défaillance du dispositif de contrôle par la tutelle et les institutions, les institutions financières sont fragmentées et de petite taille, le faible accès des pauvres au financement islamique , 48,5% de la population vit en dessous du niveau de pauvreté et c’est la tranche jeune (15-29 ans) qui est la plus touchée, le manque de capitaux pour alimenter ce secteur en pleine croissance, l’exploitation inefficace des ressources Awqaf et Zakat…
  Source : Ndiaga DIOUF - PRESSAFRIK
 
15-10-2012 - La pérennité de la microfinance passe par la validité de ses institutions (officiel)
Mbour, 12 oct (APS) - La pérennité du secteur de la microfinance passe par la validité de ses institutions qui avant tout sont des entreprises qui doivent à terme se passer des subventions de l’État et des bailleurs de fonds et assurer leur rentabilité, a indiqué Ibrahima Diouck, directeur de cabinet du ministre de la Femme, de l’Enfance et de l'Entrepreneuriat féminin.

M. Diouck s’exprimait vendredi à Saly (Mbour, ouest), à l’occasion du lancement des travaux de l’atelier national de concertation sur la tarification des Systèmes financiers décentralisés (SFD) ou institutions de microfinance du Sénégal.

C’est conscient de l’importance du secteur et soucieux de démocratiser l’accès aux services à la majorité de la population que le ministère de la Femme, de l’Enfance et de l’Entrepreneuriat féminin a organisé cette rencontre avec l’essentiel des acteurs du secteur de la finance décentralisée, a-t-il dit.

"Cette concertation sur les taux d’intérêt en perspective de la sécurité alimentaire […] est la première du genre au Sénégal. La finalité étant de contribuer de façon efficace à l’amélioration de l’accès des populations défavorisées à des services financiers viables et pérennes", a-t-il souligné.

Selon M. Diouck, l’État du Sénégal ne demandera jamais aux institutions de microfinance d’appliquer des taux qui les mettent en péril. "L’État a le devoir d’assurer l’inclusion financière de tous les citoyens, où qu’ils se trouvent sur le territoire national", a fait remarquer Ibrahima Diouck.

"Près de 80% de la population totale du Sénégal n’ont pas accès aux services de banques et des SFD, malgré les efforts considérables consentis par les acteurs mais aussi par l’État et les partenaires techniques et financiers", a-t-il signalé.

"Des sous-secteurs de croissance, créateurs d’emplois et à forte valeur ajoutée comme l’agriculture et les petites et moyennes entreprises sont faiblement financés à cause souvent de risques élevés liés à la nature des activités et à l’absence d’encadrement des cibles. De plus, certaines couches défavorisées de la population, notamment les jeunes et les femmes, peinent à réunir les garanties nécessaires pour accéder à des prêts", a relevé M. Diouck.

Pour sa part, Fayol Dioum Tall, conseillère technique au ministre de l’Économie et des Finances chargée de la microfinance, indique que l’L’État du Sénégal s’est "résolument engagé" à poursuivre les efforts consentis pour soutenir la viabilité institutionnelle et financière des SFD.

"Le président de la République Macky Sall, s’inscrivant dans la riche pratique réglementaire du Sénégal et de l’UEMOA relative à la lutte contre l’usure […], a exprimé à la tutelle des SFD l’attention particulière qu’il attache au suivi des taux pratiqués dans le secteur de la microfinance", a déclaré Mme Tall.
  Source : ADE/ASG - APS
 
04-10-2012 - Lutte contre la pauvreté : La Bid injecte 1 milliard de FCfa pour la promotion de la microfinance islamique
Le ministre de la Femme, de l’Enfant et de l’Entreprenariat féminin, Mariama Sarr, a vivement remercié la Banque islamique de développement (Bid) d’avoir financé, à hauteur d’un milliard de francs Cfa (2 millions de dollars), un programme pilote qui introduit la microfinance islamique dans notre pays. C’était à l’occasion de la clôture, hier, d’un atelier de formation des systèmes financiers décentralisés sur les procédures de financement islamique.

La micro-finance islamique représente aujourd’hui un nouveau mécanisme pertinent de financement des groupes vulnérables (jeunes et femmes), selon le ministre de la Femme, de l’Enfant et de l’Entreprenariat féminin, madame Mariama Sarr. Elle estime d’ailleurs que la microfinance et le financement islamique ont beaucoup de points communs. Mais la microfinance islamique porte sur le financement d’activités réelles, génératrices de revenus et se présente comme un instrument efficace de lutte contre la pauvreté. À la différence de la finance classique, le système financier islamique interdit le taux d’intérêt sur les prêts et sur les placements d’argent considérés comme un «riba», c’est-à-dire un gain illicite. Le principe fondateur étant le partage des bénéfices commerciaux et des pertes éventuelles. L’atelier, qui s’est déroulé grâce au concours financier de la Bid, a réuni des participants de Pamecas, du Crédit mutuel du Sénégal, d’Acep et du réseau Imcec, des structures chargées de mettre en œuvre des financements de micro projets des jeunes et des femmes.

Pendant deux jours, les conditions de la mission sur l’intégration des produits de la finance islamique dans les systèmes d’information et de gestion (Sig) ainsi que les différents modes et mécanismes de financement islamiques ont été passés en revue. Les discussions ont aussi montré la nécessité de procéder à une large diffusion du système financier islamique aux niveaux national et ouest-africain. Un travail déjà entamé avec la production et la diffusion du guide en finance islamique, une œuvre du programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam) dirigé par Mme Khady Ndiaye Mbacké.

En Afrique de l’Ouest, 12% des populations ont accès à des services financiers offerts par des institutions de microfinance (Imf) contre 3% du côté des banques classiques. Au Sénégal, où les musulmans représentent plus de 95% de la population, ce sont plus de 2 millions de ménages qui bénéficient, en milieu urbain comme en milieu rural, de l’appui de la microfinance. Des bénéficiaires qui sont en général des groupements, des associations villageoises, des organisations paysannes ou simplement des personnes physiques. Le Palam a par ailleurs fait un don d’un million de francs Cfa et de plusieurs habits aux victimes des inondations. Un geste salué à sa juste valeur par le ministre de la Femme, de l’enfant et de l’Entreprenariat féminin.
  Source : Mamadou Lamine DIATTA - LESOLEIL
 
26-09-2012 - Le Sénégal veut développer la finance islamique
Les institutions de microfinance commencent à s’intéresser à la finance islamique. Mais, au-delà de la règlementation, ces acteurs des Systèmes financiers décentralisés (Sdf) butent sur un problème de ressources humaines qualifiées en la matière. Face à ce défi, le Fonds d’impulsion de la microfinance du ministère de la Femme, de l’Enfance et de l’Entrepreneuriat féminin en partenariat avec l’Institut africain de finance islamique (Aiif), a organisé une session de formation à l’intention d’une vingtaine d’institutions sur la finance islamique.

Soumise à des restrictions éthi­ques, la finance islamique prohibe la spéculation, la recherche de l’intérêt, ainsi que le financement d’activités interdites par l’islam comme le commerce de l’alcool et les jeux de hasard. La finance islamique est donc, un modèle basé sur la charia.

Aliou Ndiaye, directeur de cabinet du ministre de la Femme, de l’En­fance et de l’Entrepreneuriat féminin explique que «la finance islamique est un instrument efficace de promotion individuelle et collective. Et la philosophie et la démarche des Sfd au Sénégal devraient pouvoir dialoguer harmonieusement avec les principes de la microfinance islamique». Le gouvernement selon M. Ndiaye, est convaincu que la finance islamique peut être considérée com­me une source alternative de financement pour les petits clients à faible revenu ne disposant que de peu ou pas de garanties, car ne possédant pas d’actifs tangibles et donc exclus de tous les ordres de financement. D’après Mouhamadou Lamine Mbacké, Président-directeur général de l’Aiif, la finance islamique draine un volume d’acquis financiers d’environ 1 300 milliards de dollars qui, au-delà des pays du Golfe, s’échange dans les pays occidentaux, dans lesquels vivent des minorités musulmanes. Ainsi estime-t-il, cela doit pousser le Sénégal à développer la finance islamique, qui est «éthique, et s’insère plus naturellement dans nos valeurs de solidarité». M. Mbacké ajoute que la finance islamique est considérée comme un facteur de développement dans les pays occidentaux qui s’y adonnent pour mieux attirer les fonds des pays du Golfe.

Pour que ce modèle soit une véritable industrie, le Pdg de Aiif appelle à former une masse critique d’experts en finance islamique dans tous les domaines.
  Source : Dialigué FAYE - LEQUOTIDIEN
 
24-09-2012 - Financement de l'économie : Une institution de micro finance et une académie de finance islamique en gestation
L’Afrique de l’ouest est aujourd’hui fin prête pour bénéficier des nombreux avantages de la finance islamique au moment où la crise financière internationale demeure encore prégnante. Un communiqué de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique l’Ouest a informé de la signature d’un accord-cadre de coopération entre le Gouverneur de la BCEAO et le Président du Groupe de la BID pour conjuguer leurs efforts pour la promotion de cette industrie dans l’espace UEMOA et particulièrement pour la mise en place d’un cadre règlementaire approprié pour permettre son éclosion.
L’atelier de formation sur la finance islamique qui vient de se tenir le 11 septembre 2012 au CESAG, organisé conjointement par la Société Islamique pour le Développement du Secteur privé (ICD), filiale du Groupe de la Banque islamique de développement(BID), le Centre International pour l'Education en Finance Islamique, université dédiée à la finance islamique sous tutelle de de la Banque Centrale de Malaisie (Bank Negara) (INCIEF) et Tamweel Africa Holding, filiale de ICD et Banque Asya de Turquie, et le Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion ( CESAG) a permis de faire des recommandations fortes pour le renforcement du capital humain, et souhaité la mise en place dans les meilleures délais du projet d’Académie de la Finance islamique porté par ICD et le CESAG dans les meilleurs délais.
L’INCEIF est partie prenante à ce projet innovant qui vise la formation et le développement de talents, de valeurs sûres en matière de finance Islamique. En tous les cas, le CESAG, selon son Directeur Général par intérim, a toujours porté l’idée de la création de cette académie et poursuivra la réflexion pour multiplier les partenaires techniques et financiers à même de l’appuyer dans cet ambitieux programme de formation. La BCEAO, institut d’émission du franc CFA qui assure la tutelle du CESAG estime que plusieurs étudiants du CESAG ont émis le vœu ardent de voir démarrer dans les meilleurs délais les activités de cette académie. C’est du moins l’avis du Directeur Général des ressources humaines et de la formation de la BCEAO, Bolho Joëlle qui annonce dans la même veine que le CESAG doit penser à créer une chaire d’excellence en finance islamique.

Un engouement réel pour les Sukuks

En définitive, l’essor de la finance islamique de même que l’accroissement du nombre d’acteurs sont manifestes à travers le monde. L’Afrique de l’ouest en général(le Sénégal en particulier), entend jouer à fond leur partition. Les banques conventionnelles ouvrent de plus en plus des guichets dédiés à la finance islamique et conformes aux enseignements de la Charia, dans un contexte international marqué par la raréfaction des ressources financières. Le recours à la finance islamique est d’ailleurs une des recommandations fortes des travaux du dernier conseil des ministres des pays membres de la BCEAO, tenu le 21 mai dernier rappelle le Directeur Général, chargé des ressources humaines et de la formation de l’institut ouest africain d’émission du Franc CFA. Elle ajoute que la finance islamique est de nos jours reconnue comme une alternative crédible en matière de financement de l’économie des pays membres de l’UEMOA. L’engouement suscité par les Sukuks (instruments obligataires ou titres d’investissement adossés à des actifs tangibles et réels), représente aujourd’hui le meilleur viatique de la finance islamique à travers le monde.
Par ailleurs, il est attendu la création prochaine de la première institution de micro finance islamique au Sénégal. En effet, la Banque islamique de développement a signé un protocole d’accord à cet effet avec le Ministère de l’Economies et des Finances du Sénégal lors de la visite du Président de cette Institution à Dakar le 7 Septembre 2012.

La BID et la BCEAO s’engagent à développer la finance islamique

Malgré un essor sans cesse soutenu, l’acuité des difficultés dans les domaines réglementaire et opérationnel persiste. Pourtant dans les 8 pays de l’espace UEMOA, la récente signature d’un protocole d’accord pour la promotion de la finance islamique entre la BID et la BCEAO est l’illustration parfaite de l’engagement des deux entités à promouvoir cet instrument de développement économique et financier. Encore faudrait-il relever les défis importants comme la formation de gestionnaires ouest- africains dotés d’une expertise avérée en matière de finance islamique. C’est tout le sens de l’atelier tenu le 11 septembre 2012 au CESAG sur le thème : Système financier Islamique-Enjeux, défis et perspectives. Plusieurs volets importants liés à l’investissement, à la banque de détail ou au financement du commerce ont été abordés devant un auditoire studieux. Le PDG de l’INCEIF, Mr. Daoud Vicary Abdoullah, un des principaux animateurs de l’atelier a rappelé que l’INCEIF est plus que jamais dévoué au développement d’un capital humain de qualité en matière de finance islamique. 2000 étudiants venus de 8 pays du monde suivent les enseignements de l’INCEIF en Master et en Doctorat.

Plusieurs défis à relever sur le plan institutionnel

L’essor de la finance islamique est possible mais beaucoup de défis doivent être relevés sur le plan institutionnel. C’est tout le sens du partenariat fécond noué entre l’INCEIF, ICD et le CESAG pour la mise en place d’une plate-forme crédible pour le développement du capital humain à travers la formation et le renforcement des capacités et de diffusion pour l’industrie. Aujourd’hui, informe le Directeur régional de la BID à Dakar, Sidi Ould Taleb, la phase de plaidoyer est dépassée et il reste à réussir la phase de mise en place effective d’un véritable système de finance islamique en accélérant la mise en place du cadre réglementaire. Tel est le vœu de la BCEAO avec laquelle le Président de la BID a eu l’honneur de signer le 7 Septembre 2012 avec son Gouverneur une convention d’assistance technique de partenariat. Il s’agira pour les Pays de UEMOA de bénéficier de la forte avancée, de l’expansion de cette industrie remarquée ces dernières années sur les marchés financiers internationaux. La finance Islamique permettra en outre de contribuer à l’approfondissement et la diversification du système financier local. La finance islamique s’est répandue à travers 70 pays dans le monde. En Afrique de l’ouest où elle est encore moins développée, la situation est caractérisée par une forte demande sociale, un engagement politique et un intérêt particulier de la communauté des affaires.
  Source : Ama - LESOLEIL
 
19-09-2012 - Le CFPB en partenariat avec l’APSFD Sénégal organise une formation diplômante pour les Agent de crédit
  Source : APSFD
 
13-09-2012 - Appel à Candidature en vue de la sélection de candidats aux bourses d’études au Master Africain en Microfinance du CESAG.
  Source : PALPS
 
13-09-2012 - La finance islamique présentée comme ''un instrument de promotion individuelle et collective''
Dakar, 12 sept (APS) – La finance islamique est "un instrument efficace de promotion individuelle et collective", a estimé mercredi Alioune Ndiaye, Directeur de cabinet du ministre de la Femme, de l’Enfance et de l’Entrepreneuriat féminin.
"[...] Le gouvernement est convaincu que la finance islamique peut être considérée comme une source alternative de financement pour les petits clients à faible revenu ne disposant que peu ou pas de garanties, car ne possédant pas d’actifs tangibles et donc exclus de tous les ordres de financement", a affirmé M. Ndiaye à l’ouverture d’un séminaire de formation sur la microfinance islamique.
Quelque 24 organisations de microfinance prennent part au séminaire organisé par le Fonds d’impulsion de la microfinance du ministère de la Femme, de l’Enfance et de l’Entrepreneuriat féminin et l'Institut africain de finance islamique (AIIF).
Pendant trois jours, les participants à ce séminaire aborderont plusieurs thèmes : "la jurisprudence islamique", "les principes et fondements de la finance islamique", etc. Ils étudieront aussi les produits de la microfinance.
"La philosophie et la démarche des Services financiers décentralisés (SFD) au Sénégal devraient pouvoir dialoguer harmonieusement avec les principes de la microfinance islamique", a souligné Alioune Ndiaye.
Le Millénium compagnie islamique du Sénégal (MCIS) sera présenté comme un cas pratique de finance islamique lors du séminaire, pour permettre aux séminaristes de mieux cerner les enjeux et la faisabilité de cette finance dans le contexte institutionnel et réglementaire sénégalais.
Selon le Président-directeur général de l’AIIF, Mouhamadou Lamine Mbacké, la finance islamique draine un volume d’acquis financiers de quelque 1.300 milliards de dollars US qui, au-delà des pays du Golfe, s'échange dans les pays occidentaux, dans lesquels vivent des minorités musulmanes.
"Je pense que [ce volume] est une raison principale et importante pour nous de développer la finance islamique, qui est éthique, et s’insère plus naturellement dans nos valeurs de solidarité et d’entraide", a-t-il souligné.
La finance islamique, a précisé M. Mbacké, est considéré comme un facteur de développement dans les pays occidentaux qui s’y adonnent pour mieux attirer les fonds des pays du Golfe, où la finance islamique est très développée. "Ce qui est une bonne raison pour nous aussi de développer ce secteur", a-t-il fait valoir.
La microfinance islamique peut générer "une industrie forte" en Afrique de l'Ouest, a indiqué Mouhamadou Lamine Mbacké, invitant les pouvoirs publics à promouvoir la circulation de l'information dans ce domaine et à insister sur la formation des régulateurs, des acteurs et des décideurs, en vue d'une bonne maîtrise de la finance islamique.
  Source : LTF/ESF/DND - APS
 
12-09-2012 - Atelier de restitution de l’évaluation finale du Programme d’Appui à la Lettre de Politique Sectorielle de la microfinance
  Source : DMF
 
03-09-2012 - Intervention de Mr Mansour NDIAYE sur la Finance Islamique
  Source : Webmaster
 
30-08-2012 - Aide Au Développement Gembloux recrute un Assistant Technique en Microfinance pour son projet FINRUR
  Source : ADG
 
14-08-2012 - Sénégal: Un Ecosystème Unique de Banque à Distance en Afrique de l’Ouest
Le terme « Ecosystème » est un mot populaire qui s’est largement vulgarisé dans les milieux de l’inclusion financière ces deux dernières années… et à juste titre. Un fournisseur unique, un canal de distribution unique et un modèle économique unique ne sauraient être suffisants pour offrir une gamme de services financiers aux différents segments de la population non bancarisée. Après un rapide coup d’œil dans la salle de conférence au siège de la BCEAO à Dakar au Sénégal récemment, il ne faisait nul doute de l’émergence d’un écosystème dans ce pays Ouest Africain. La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé, fin Juin 2012 à Dakar, la première concertation régionale sur le « Mobile Banking », afin d’évaluer les développements dans le domaine des services bancaires mobiles dans la zone UEMOA. Cet événement majeur a fourni la première véritable opportunité pour les régulateurs d’engager le dialogue avec les principaux acteurs de l’industrie du « mobile banking », à savoir les opérateurs mobiles, les banques commerciales, les institutions de microfinance (IMF), les émetteurs de monnaie électronique non bancaires et d’autres organismes gouvernementaux.

La BCEAO, qui réglemente l’environnement bancaire des 8 pays de l’UEMOA, a été au plan mondial, une banque centrale précurseur en matière de banque à distance. En effet, elle a dès 2006, mis en place une réglementation sur la monnaie électronique, créant ainsi un environnement réglementaire permettant aux institutions non bancaires de recevoir une licence d’émetteur de monnaie électronique.
Aujourd’hui, 6 ans plus tard, 12 initiatives de banque à distance ont été déployées dans 6 des 8 pays de l’UEMOA. Toutefois, parmi tous ces pays, le Sénégal est connu pour la diversité et la richesse de son marché. En effet, il y a, au Sénégal, le plus large éventail d’acteurs et de modèles économiques autour de la banque à distance, mettant ainsi en évidence un écosystème émergeant qui comprend les acteurs suivants :
- La SGBS, filiale de la banque française la Société Générale, est le seul acteur bancaire à proposer sa propre solution de mobile money appelée « Yoban’tel ». L’offre Yoban’tel tire avantage du partenariat de la SGBS avec le Crédit Mutuel du Sénégal, sur la partie distribution, ce qui lui permet d’exploiter le réseau étendu d’agences de la plus grande institution de microfinance du pays.
- L’opérateur mobile Orange est actuellement le seul opérateur à fournir une solution de mobile money, Orange Money, dans le cadre d’un partenariat avec la banque BICIS filiale du groupe bancaire français BNP Paribas. Tigo est le deuxième opérateur mobile du pays.
- FERLO, fut le premier acteur non bancaire agréé en tant qu’émetteur de monnaie électronique. Il propose des solutions de cartes prépayées, ainsi que des solutions de paiement mobile depuis peu.
- Deux des plus grandes institutions de microfinance à savoir ACEP et PAMECAS en partenariat avec le fournisseur technologique Mobile Banking Enabler devraient être prochainement les premières institutions du genre agréées à opérer dans le monde du « mobile banking » dans la zone UEMOA.
- Le CSI (Cellular Systems International) à travers son offre W@ri, propose une solution de transfert d’argent « cash à cash » initiée par SMS sur la base d’un large et dense réseau d’agents.
- Le Groupement Interbancaire Monétique de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (GIM-UEMOA), qui est le switch régional pour les systèmes de paiements interbancaires et les paiements électroniques, met à disposition de la communauté bancaire sa solution de « mobile banking » appelée GIM-Mobile.
- La Direction de la MicroFinance, en partenariat avec la kfw, a initié un projet de « mobile banking » mutualisé, dont l’objectif est de mettre à la disposition des institutions de microfinance, notamment celles en milieu rural, une plateforme de « mobile banking » .
C’est là tout un écosystème. Il comprend des banques commerciales, des opérateurs mobiles, des émetteurs de monnaie électronique non bancaires, des IMF, des entreprises technologiques, des fournisseurs tiers, des switchs, des ministères gouvernementaux et des bailleurs de fonds. Cependant, certaines caractéristiques du marché sénégalais interpellent notre curiosité, à savoir principalement, le potentiel du marché au Sénégal et l’avantage qu’il tire du fait que ce pays héberge un grand nombre d’institutions régionales.

Les premiers résultats observés sur le marché sénégalais montraient qu’en fin 2011, près de deux ans après le lancement des premiers services, il y avait environ 800 000 clients inscrits disposant d’un compte de mobile money. La population du Sénégal est d’environ 12,5 millions de personnes ; il y a donc encore un énorme marché à exploiter, de même que la nécessité d’une compréhension plus approfondie des activités et des besoins financiers des utilisateurs. De plus on note que, la SGBS est la première banque commerciale de l’UEMOA à ??offrir sa propre solution de mobile money. FERLO fut le premier acteur non bancaire à émettre de la monnaie électronique, suivi par d’autres émules au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Le secteur de la microfinance au Sénégal est l’un des plus développés et des plus matures dans la région. Tandis que GIM-UEMOA a son siège social au Sénégal, sa plateforme GIM-mobile est conçue pour couvrir les 8 pays de la zone UEMOA. La même chose pourrait être dite de W@ri, qui est présent dans les 8 pays de l’union. Ainsi plusieurs initiatives commerciales ont été lancées au Sénégal et ont le potentiel d’influer et d’impacter toute la région.
Telles sont, pour l’heure, quelques-unes de nos impressions sur les aspects uniques du secteur de mobile money au Sénégal. Toutefois il y a également beaucoup de choses qui se passent dans le reste de la région, et nous mettrons en évidence certains de ces développements passionnants dans des articles ultérieurs. Il suffit de dire que, malgré une industrie de banque à distance relativement jeune au Sénégal, le marché est déjà très concurrentiel. Un écosystème composé des différents acteurs est en train de voir le jour et laisse présager d’une formidable dynamique d’innovation qui nous l’espérons, aboutira à des solutions durables qui apporteront des services financiers à ceux qui en ont le plus besoin.

Omar est un consultant du CGAP dans le domaine de la banque à distance pour l’Afrique de l’Ouest francophone basé à Dakar, au Sénégal. Sarah gère les activités de banque à distance du CGAP pour l’Afrique de l’Ouest francophone et est basée à Washington, DC.
  Source : par Omar Ndiaye & Sarah Rotman - CGAP
 
30-07-2012 - La finance islamique prend des galons au Sénégal
Devant 18 banques conventionnelles et 300 institutions de microfinance, il semble rester peu de place à la concurrence.

Mais l’attractivité du financement islamique a résisté à tout cela.

Aujourd’hui, le gouvernement envisage même actuellement de lancer un emprunt obligataire islamique, ou sukuk, pour un montant de 163,15 millions d’euros.

En 2010, le Sénégal avait commencé à examiner la possibilité d’émettre un sukuk de 163,15 millions d’euros sur le Marché Economique et Monétaire Ouest-Africain en 2012 et avait confié la supervision de la vente à Citibank et à l’ICD (Société islamique pour le développement du secteur privé). Il s’agira du premier emprunt de ce type en Afrique sub-saharienne, mais plusieurs autres pays d’Afrique, dont le Kenya, l’Afrique du Sud et le Nigéria, étudient aussi en ce moment l’éventualité d’une telle émission.

A l’origine, le gouvernement avait annoncé qu’il débuterait ses entretiens avec les investisseurs en décembre 2011 afin de préparer le lancement prévu pour février 2012. Mais l’émission a été reportée pendant la campagne présidentielle et pour l’instant aucune nouvelle date n’a été annoncée.

Les activités compatibles avec la charia ne gagnent pas seulement du terrain sur le créneau des emprunts souverains. Pour tenter de développer le marché de la finance islamique dans la région, la Banque Islamique de Développement (BID), basée en Arabie-Saoudite, et sa filiale du secteur privé, ICD, ont procédé à des investissements dans plusieurs marchés ouest-africains. La BID et l’ICD ont racheté 68,7% des parts de la Banque Islamique du Sénégal (BIS) en 2009. Ils détiennent aussi le contrôle majoritaire des Banques Islamiques de Mauritanie, du Niger et de Guinée.

La ICD a regroupé ces investissements en créant la société Tamweel Africa Holding avant de lancer ses activités au Sénégal avec pour mission de promouvoir la finance islamique en Afrique en établissant des banques locales solides qui contribuent au développement socio-économique.

Au Sénégal, le total des actifs de Tamweel Africa Holding a connu une ascension fulgurante, passant de 75 millions d’euros en 2009 à 155 millions d’euros en 2010 et 259 millions d’euros en 2011. C’est la croissance la plus rapide enregistrée par la société sur les 4 pays d’Afrique de l’Ouest dans lesquels elle est présente. Le portefeuille de crédits sénégalais s’est vu multiplier par 6 entre 2009 et 2011, passant de 54 millions d’euros à 343 millions d’euros, ce qui représente plus des trois-quarts du portefeuille de crédit total de Tamweel, qui s’élevait à 415 millions d’euros pour les 4 banques régionales en 2011.

Etant donné que le Sénégal dispose d’un marché limité, les dépôts totalisés par Tamweel ont augmenté à un rythme légèrement moins soutenu, passant de 57 millions d’euros à 186 millions d’euros sur la même période. Ils représentent néanmoins la vaste majorité du total des 233 millions d’euros de dépôts effectués dans la région en 2011.

Alors que les banques islamiques intensifient leur présence sur la scène internationale, le Sénégal n’est pas le seul pays africain, loin de là, à vouloir profiter de la croissance mondiale des actifs des banques islamiques. La BID a annoncé qu’elle avait approuvé des financements de 3,43 milliards d’euros au cours de l’année 2011 en faveur de projets parmi lesquels on trouve de nombreux programmes dans les secteurs de l’énergie, du logement et des infrastructures de transport. Selon les estimations du Conseil des Services Financiers Islamiques (IFSB), institut de régulation de la finance islamique dans le monde, et de la BID, l’encours des institutions de finance islamique devrait atteindre 1310 milliards d’euros en 2012, contre 815,76 milliards d’euros en 2011.

L’intérêt croissant porté au marché de la finance islamique offre de nombreuses perspectives quant au développement de la bancarisation parmi la population sénégalaise mais représente aussi une source de financement pour le budget de l’État si le gouvernement donne suite à son projet d’émission de sukuk. Si au Sénégal beaucoup reste à faire pour améliorer le taux de bancarisation de la population, ce large marché inexploité ne saurait manquer de stimuler la croissance du pays dans les années à venir.
  Source : MAGAZINE REUSSIR
 
13-07-2012 - Appel à candidature pour le Fonds d'Appui aux Systèmes d’Information et de Gestion (FASIG) des SFD
  Source : Projet AR017 / LUXDEV
 
12-07-2012 - Plaidoyer pour la professionnalisation de la micro finance en Afrique
Plusieurs membres du forum d’African Microfinance Transparency (AMT), ont plaidé mercredi soir à Dakar, pour la professionnalisation du secteur de la micro finance en Afrique où elle est toujours régie par des lois communautaires.

"Le rôle de la micro finance pour le développement économique de l’Afrique est important. Elle peut et doit jouer pleinement sa partition dans ce processus. Pour ce faire, il faut la rendre professionnelle. Ses institutions sont toujours régies en Afrique par des lois communautaires", a dit Aliou Sidibé, Vice-président de l’AMT, souhaitant aussi une réglementation propre à ce secteur d’activités.

Il s’exprimait au cours du lancement des activités de l’AMT à Dakar, premier bureau de la structure délocalisée en Afrique. Au Sénégal où elle compte cinq membres, l’AMT travaillera en collaboration avec l’Association professionnelle/Systèmes Financiers Décentralisés (AP/SFD-Sénégal).

Selon M. Sidibé, l’Afrique doit aussi s’ouvrir, en matière de micro finance, au reste du monde. «Dans le secteur de la micro finance, c’est la diversité qui fait la force. Il faut construire un secteur inclusif et accessible à tous’’, a souligné Aliou Sidibé, relevant la nécessité de regrouper les entreprises de micro finance.

"Nous espérons dans les court et moyen termes recruter davantage de membres au Sénégal. Ce qui permettra de professionnaliser la micro finance dans le pays et de faire bénéficier aux entreprises des avantages qu’offre l’AMT", a ajouté Maïssata Ndiaye Niasse, coordinatrice du nouveau bureau de l’AMT en Afrique.

Créée en 2003, l’AMT est une association juridiquement établie ayant pour objet de promouvoir et de renforcer la performance des institutions de micro finance africaines afin d’améliorer leur efficacité en termes de lutte contre la pauvreté.
  Source : APA-Dakar
 
26-06-2012 - MICROFINANCE RURALE: La solution du mobile banking
Les services de la microfinance n’ont qu’un faible taux de pénétration en milieu rural, à en croire Abdoulaye Seck de la faculté de sciences économiques et de gestion de l’Université Cheikh Anta Diop. Le taux de pénétration en milieu rural dépasse difficilement les 11% alors même que l’objectif initial est surtout centré sur la lutte contre la pauvreté en milieu rural et féminin. Mais aujourd’hui, constate M.Seck, « la microfinance ne s’intéresse pas aux plus pauvres et elle n’est pas présente dans le milieu rural alors que c’est là-bas que se trouve véritablement la pauvreté. En d’autres termes, la microfinance n’est pas là où elle doit être. » Pire, sa contribution en matière de lutte contre la pauvreté est, pour l’heure, en deçà de ce qu’elle devrait être. Une des raisons de ce paradoxe qui limite la portée de la microfinance se trouve, selon M. Seck dans « le conflit entre la profitabilité et l’objectif de réduction de la pauvreté. »

Ce paradoxe est souligné par Clément Waly Faye qui constate une « concentration sur le littoral de plus de 60% des institutions de microfinance entre Dakar et Thiès. » Cette forte concentration, d’après le responsable du suivi évaluation de la lettre de politique sectorielle de la microfinance, s’explique par les nombreuses difficultés et contraintes liées à la microfinance rurale. Ces difficultés et contraintes tiennent généralement à la faiblesse des bases de production et des densités humaines en milieu rural. A cela s’ajoute un manque criard d’infrastructures. Ces difficiles conditions et les coûts élevés des transactions font que les institutions hésitent à s’y installer. C’est pourquoi d’ailleurs la microfinance au Sénégal, qui est née dans le bassin arachidier, tend à se replier en milieu urbain.

C’est pour corriger ces défaillances que la direction de la microfinance avec le soutien des partenaires dans le cadre de la mise en œuvre de la lettre de politique sectorielle accompagne l’installation des institutions dans le monde rural, notamment dans les régions de Fatick, Diourbel, Tambacounda et dans le département de Mbour. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du projet AESOR (Amélioration de l’encadrement du secteur de la microfinance et de l’offre de service en milieu rural) Dans ce cadre, des mesures incitatives sont prises, il s’agit entre autres de l’appui en ressources financières, de la construction et de l’équipement d’agences, de la mise à disposition de systèmes d’information et de gestion, du matériel de transport et d’un accompagnement aux institutions financières afin de leur permettre d’adapter leurs produits et services ;

Mais toujours dans le cadre de cette politique d’extension, la direction met l’accent sur des solutions à portée de main pour faciliter l’accès aux produits de la microfinance dans le monde rural. C’est dans cette dynamique qu’elle inscrit les innovations sur les guichets mobiles et mobile banking afin d’atteindre les zones enclavées, mais aussi de faire le tour les marchés hébdomaires. Ce projet est soutenu par la coopération allemande avec un montant de 6 milliards de FCfa. L’utilisation du mobile banking permet d’amoindrir les coûts élevés de la présence physique des institutions de microfinance grâce à des solutions adaptées.

Mais là, il y a l’équation du faible taux d’alphabétisation qui risque de plomber l’opération. C’est pour cela, assure Clément Waly Faye, « que le projet prévoit un volet éducation financière. Cette éducation financière a comme objectif de pousser les populations à faire confiance à cette technologie pour faire leurs opérations d’épargne, de remboursement ou de réception de crédit. » Elle se fonde sur des syntaxes assez simples comme celles utilisées par des produits comme Wari ou Orange Money, avec une option multi-opérateurs. « Le programme est déjà en œuvre dans les régions de Kaolack, Tambacounda, Thiès, Louga et Saint-Louis », soutient le chargé du suivi évaluation.
  Source : Daouda GUEYE - SUD QUOTIDIEN
 
25-06-2012 - Microfinance : Ces paradoxes qui freinent la lutte contre la pauvreté
L’objectif le plus important de la microfinance, comme elle a été conçue, est de lutter contre la pauvreté. Elle devrait permettre à la grande majorité de la population, exclue du système financier classique, d’accéder facilement au crédit et de faire des épargnes, entre autres, pour sortir de la pauvreté. Cependant, force est de constater que cette mission semble être dévoyée dans les faits. Le professeur d’économie à la Faseg de l’Ucad, Abdoulaye Seck, qui intervenait lors de la troisième édition de la «Tribune de la microfinance», jeudi dernier à l’Institut africain de management (Iam) estime que trois paradoxes caractérisent aujourd’hui les systèmes financiers décentralisés au Sénégal. Le premier, dit-il, réside dans le fait que le secteur ne traite pas avec les plus pauvres. «La plupart de cette clientèle qui s’approche de la microfinance n’est pas constituée des plus pauvres», dit l’enseignant. L’autre paradoxe qu’il relève est la concentration des institutions de microfinance dans deux centres urbains. En effet, la pauvreté étant un phénomène rural dans notre pays, la microfinance est essentiellement absente de ces milieux. «Plus de 62 % des activités de ce secteur sont concentrés entre Dakar et Thiès. Les régions qui sont plus frappées par ce phénomène de pauvreté, à savoir Tambacounda, Matam et Kaolack regroupent seulement 11 % d’institutions de microfinance», dit Seck. Qui estime que la microfinance n’est pas là où elle doit être pour améliorer les conditions de vie des populations. La pauvreté étant essentiellement féminine, la dimension genre devait être bien prise en compte dans la lutte. Et les femmes devraient bénéficier d’un accès facile au crédit. Mais, on constate au Sénégal que la gent est de moins en moins présente dans ce secteur. «Lorsque le secteur connaissait son essor, sa clientèle était composée à 80 % de femmes.

Maintenant, ce chiffre a été presque divisé par 2 pour se situer entre 40 et 44 %», soutient-il. Un état de fait qui ne serait pas, selon lui, étranger aux taux très élevés que pratiquent les institutions de microfinance. Des taux sont proches de l’usure. «Le seul critère qu’on a généralement mis en avant, c’est le taux de remboursement qui se situe dans les 95 à 99 %. Cette situation fait que les individus qui ont consenti des prêts au niveau de ces institutions sont obligés de vendre leurs biens ou bijoux pour rembourser», fait-il remarquer. Pis, ajoute l’économiste, d’autres s’endettent pour payer leurs dettes. Ce qui les enferme dans un cercle vicieux qui, dans un pays comme l’Inde, s’est traduit par de nombreux cas de suicide.

Pr Abdoulaye Seck regrette ainsi que la pauvreté soit devenue un business pour certaines institutions. «Ce qui les intéresse, ce n’est pas le bien-être de leurs clients mais de pouvoir rentabiliser les fonds qui ont été mis à leur disposition par leurs actionnaires», fustige-t-il. Responsable du suivi évaluation de la Lettre de politique sectorielle de la microfinance à la direction de la microfinance, Waly Clément Faye confirme que la microfinance est depuis toujours concentrée sur le littoral, même si elle est née dans le milieu rural. Mais, la situation est telle, il explique que c’est parce que la microfinance rurale est très difficile. Car, il existe beaucoup de contraintes qui y freinent son développement. «Souvent, vous n’avez pas l’infrastructure qui vous permet d’opérer. Parfois, les bases productives sont très faibles de sorte qu’une agence fixe n’est pas rentable.

Il est vrai que l’action sociale est la première mission de la microfinance mais pour que les institutions soient viables et pérennes, il faut qu’elles dégagent suffisamment de revenus pour pouvoir faire face à leurs charges. Le crédit en milieu rural coûte excessivement cher et les coûts de transaction très élevés», note Faye. Non sans indiquer que ces raisons font hésiter la plupart des institutions à s’installer en milieu rural où les activités sont saisonnières et les revenus erratiques. Avec une clientèle estimée à 1,6 million en 2011, la microfinance connaît un taux de pénétration de 13 % qui est supérieur au taux national de bancarisation. Lequel gravite autour de 8 %. Les dépôts durant cette année avoisinent 160 milliards de francs Cfa pendant que l’encours crédit était de 178 milliards de francs Cfa.
  Source : Walfadjri
 
21-06-2012 - Les institutions financières Ouest africaines au chevet de l’artisanat
Le produit dénommé « cred’art » a été développé par le Réseau des caisses populaires du Burkina Faso (Rcpb) en partenariat avec la Cif qui est un groupement de 6 réseaux de crédit et d’épargne du Bénin, du Mali, du Togo, du Sénégal et du Burkina Faso.

« Cred’art » est destiné à l’installation et au renforcement d’entreprises des jeunes dans le secteur de l’artisanat.

Pour le Directeur général du Rcpb, Daouda Sawadogo, « cette ligne de crédit traduit la ferme volonté du Rcpb de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et plus particulièrement à l’auto-emploi des jeunes artisans de 20 à 35 ans ayant reçu une formation professionnelle et porteur d’un projet ou d’une idée de projet ».

La ligne de crédit financera les corps de métiers financés constitués du textile et de l’habillement, de la coiffure et de l’esthétique, des métiers du bâtiment et de la réparation mécanique et électroniques.

En outre, un accent particulier sera accordé aux initiatives féminines à travers les métiers de la restauration et de la transformation des produits comme le beurre de karité et la savonnerie.

Les institutions de microfinance couvrent près de 70% du secteur informel, et occupent 20% du secteur de l’économie.

Avec plus de 852 149 membres en 2012, un encours d’épargne de plus de 83 milliards de francs CFA, 65 milliards de francs CFA d’encours de crédit, les caisses populaires apportent plus de 100 milliards à l’économie nationale par an, selon Daouda Sawadogo
  Source : APANEWS
 
19-06-2012 - Kaolack : Deux mutuelles équipées en guichets mobiles
Ces trois guichets mobiles, aménagés et dotés de grilles de sécurité d’un coût global d’environ 60 millions, permettront aux agents des structures de micro finance, PAMECAS et IMCEC, d’étendre leurs activités d’offre de services financiers dans des zones enclavées ne disposant pas d’agences physiques.

"La Belgique est un partenaire technique et financier de référence dans la région Centre où elle aide, à travers son projet PAMIF 2, à renforcer les structures financières décentralisées, facilitant l’accès des populations rurales aux produits financiers adaptés", a soutenu le Directeur de cabinet du ministre de la Femme, de l’Enfant et de l’Entreprenariat féminin, Ibrahima Diouck.

M. Diouck, qui présidait la cérémonie de remise des clefs aux responsables des structures de microfinance partenaires du PAMIF 2, a soutenu que le projet vient insuffler un nouveau souffle au système financier décentralisé en y injectant des instruments de pilotage et de gestion, en formant les personnels, etc.

"Les trois véhicules permettront d’atteindre les villages les plus reculés de Kaolack, de Kaffrine, de Fatick et de Diourbel", a souligné l’ambassadeur du Royaume de Belgique, Johan Verkammen.

M. Verkammen, qui n’écarte pas la possibilité de doter ces structures de vedettes pour atteindre les populations des Iles du Saloum, a relevé que son pays veut contribuer à relever le défi d’accompagner des opérations financières en milieu rural considérées comme pas commercialement intéressantes par les banques.

Le diplomate espère que cet appui va contribuer à la mise en place d’un système financier décentralisé durable, à un accès équitable aux services financiers. Il a appelé à ''la bonne maintenance et à une utilisation rigoureuse des véhicules''.

"Le projet s’est implanté dans le Centre qui souffre d’une couverture insuffisante du système financier décentralisé avec un faible taux de pénétration d’environ 6 %", a indiqué la représentante résidente de la coopération technique belge, Laurence Janssens.

Le PAMIF 2, qui a octroyé des véhicules aux réseaux PAMECAS et IMCEC pour faciliter les opérations dans le monde rural, va aider à la construction de 15 nouvelles agences physiques dans les quatre régions.

Le PAMIF 2 a déjà offert une dizaine de motos et dégagé une ligne de crédit de quelque 500 millions pour ses partenaires évoluant dans la microfinance, en sus des nombreuses sessions de formation sur divers thèmes à l’endroit des agents de ces structures financières décentralisées.
  Source : PON/AD/DND - APS
 
14-06-2012 - Conférence sur le thème « Microfinance et Développement : opportunités, contraintes et défis. » animé par la présidente de FDEA
Les femmes de moins en moins présentes dans le secteur
Les institutions de microfinance attirent de moins en moins les femmes. Le taux d’implication des femmes est en chute de 36 points. Situé à 80% au début de la mise en place du système, ce taux est aujourd’hui à 44%.

La réglementation n’est pas étrangère à cette situation, empêchant la microfinance d’atteindre ses objectifs de développement, notamment la réduction de la pauvreté et du déficit d’emplois. Selon l’ancienne ministre de la microfinance, Mme Soukeyna Ndiaye Ba, actuellement présidente de Femme, Développement, entreprise en Afrique(Fdea), « les conditions sont devenues plus difficiles car aujourd’hui, la microfinance est encadrée par une règlementation beaucoup plus stricte. » Entre 1993 et2003, le secteur émergent de la microfinance a vu la mise en place d’un cadre juridique régissant le secteur, avec la loi PARMEC (Projet d'Appui à la Réglementation des Mutuelles d'Epargne et de Crédit).

Désormais, les conditions d’accès au crédit et de garantie sont plus strictes. « On demande de plus en plus de garantie et de sécurité pour l’argent qu’on donne et on le donne à ceux qui peuvent rembourser », a expliqué la présidente de Fdea.

A cela s’ajoute la « frilosité » qui s’est emparé des femmes dont bon nombre d’entre elles sont obligées de vendre leurs biens et bijoux pour respecter les niveaux de paiement et les délais exigés. Un autre fait non moins négligeable tient au manque de garantie et « les sénégalaises tiennent pourtant à leurs bijoux en or ». Ce sont là autant de raisons qui font que les femmes n’accèdent plus au crédit ou ne sollicitent plus les services des institutions de microfinance.

Cette situation affecte le taux de pénétration de la microfinance qui est situé à un peu plus de 13%. Or ce secteur peut être un bon coup de pouce pour booster la bancarisation, selon les spécialistes.

Aujourd’hui, en considérant le seul secteur bancaire, le taux de bancarisation est estimé à un plus de 8%, mais en y ajoutant le secteur de la microfinance, ce taux atteint un peu plus de 20%, a expliqué Soukeyna Ndiaye Bâ.

Selon l’ancienne ministre, « les institutions de microfinance sont obligées d’appliquer des taux d’intérêt à cause des contraintes auxquelles elles font face. » A défaut d’appliquer ces taux, c’est la viabilité du système qui serait mise en cause.

C’est pourquoi, pense Soukeyna Ndiaye Bâ, l’Etat doit mettre en place un fond de garantie, « il faut que l’Etat mette la main à la pâte et apporte une contribution dans ce secteur. C’est la seule manière de pouvoir amener les populations à s’intéresser à ce secteur. » En somme, c’est à ce prix que la baisse constatée sur les demandes de crédits pourrait être redressée.
  Source : Daouda GUEYE - SUDONLINE.SN
 
05-06-2012 - Sensibilisation sur l’éducation financière : Pour une meilleure compréhension du secteur par les cibles
La direction nationale de la microfinance a clôturé, à Saint-Louis, en fin de semaine, une campagne nationale de sensibilisation sur l’éducation financière. Une cinquantaine de responsables de mutuelles d’épargne de crédit de la région ont pris part à cet atelier qui visait à permettre à la population cliente de mieux comprendre le secteur financier, ce, en vue de mieux adapter les produits offerts à leur besoin.

S’étant plus tournée vers le développement de l’offre, dans le renforcement des capacités des institutions, dans la diversification des produits… la microfinance ignorait l’aspect de la compréhension du secteur financier par la cible. Et pour marquer une rupture, elle a mené une campagne de sensibilisation des acteurs du secteur financier. Celle-ci était axée sur le programme national d’éducation financière. La direction de la microfinance a bouclé, à Saint-Louis, cette tournée nationale initiée à l’attention des clients et prestataires de service. Les acteurs à qui s’adresse en premier lieu l’offre du produit et service financier ne comprennent pas le secteur, a fait remarquer le directeur national de la microfinance. «On a pris conscience, aujourd’hui, du besoin qu’il y avait d’être plus regardant du côté de la demande, des clients, des membres des institutions de microfinance, du grand public en général pour constater qu’il a un besoin d’information», renchérit Amadou Sall Dial.

Selon M. Dial, avec l’enseignement de bonnes pratiques de gestion monétaire au sujet des revenus, des dépenses, de l'épargne et de l'emprunt, l'éducation financière permet aux populations de mieux gérer leurs ressources. Ceci leur conduit également à comprendre leurs options financières, à faire de très bons choix et à améliorer leur bien-être, pense-t-il. Et préalablement à ce choix, poursuit M. Dial, il y a une bonne compréhension et une parfaite appréciation de l’offre qui doit se faire. Pour évaluer les alternatives et choisir les produits les mieux appropriés, les clients doivent comprendre comment leurs particularités diffèrent, comment calculer et comparer leurs coûts et comment déterminer ce qu'ils peuvent se permettre de dépenser, ajoute Amadou Sall Dial.

Selon le directeur de la microfinance, les populations doivent développer une consommation prudente. Egalement, une bonne information est nécessaire, en vue d’une gestion compétente de leur gain financier. De nouvelles options sont, ainsi, émises par la microfinance. Elle inclut, entre autres produits, les virements d'argent, l'assurance, le crédit immobilier, le crédit d'éducation, les comptes courants et d'épargne à long terme. Et c’est le lieu de procéder à une éducation financière. Celle-ci leur affecte, affirme M. Dial, les outils et le pouvoir d’effectuer une gestion saine de leurs revenus. Dans cette même veine, il indique que le besoin pour de tels outils devient de plus en plus critique au fur et à mesure que l'industrie connaît des mutations et que les prestataires de services offrent des gammes de produits diversifiés.

Ces nouvelles offres ne sont pas, toutefois, comprises par les clients qui ne peuvent ne pas les utiliser à leur avantage, a-t-il souligné. «On est allé vers des produits de plus en plus sophistiqués et que les populations ne comprennent pas. Il y a eu ce besoin d’outiller, de mettre à disposition des clients du secteur financier les compétences, aptitudes, attitudes nécessaires pour que ces populations puissent impulser une bonne dynamique de dialogue avec les institutions financières». L'éducation financière est, dit-il, un investissement bénéfique à la fois pour les clients et pour les prestataires de services financiers. Au cours d’un atelier qui s’est tenu en fin de semaine dans la capitale du Nord, cette mission a cerné, avec une cinquantaine de responsables de mutuelle d'épargne et de crédit de la région, l'ensemble des problèmes liés au système financier décentralisé.
  Source : Aïda Coumba DIOP - WALFADJRI
 
25-05-2012 - Tambacounda parmi les régions les moins desservies en services financiers (responsable)
Tambacounda, 24 mai (APS) - Tambacounda est l’une des régions les moins desservies en matière de services financiers, a indiqué jeudi le responsable du suivi-évaluation de la Stratégie nationale de la micro-finance, Waly Clément Faye.

"Il n’y a pas beaucoup de d’institutions de micro-finance, alors que c’est une région à fort potentiel où il y a beaucoup d’organisations de producteurs qui s’activent dans les périmètres bananiers, dans la région naturelle du Sénégal oriental (Tambacounda et Kédougou)", a dit M. Faye, lors d’une rencontre de sensibilisation sur le programme d’éducation financière du secteur de la micro-finance (PDEF).

"Les bases productives sont là, il faut que nous accompagnions les institutions à pouvoir s’y installer et à pouvoir aussi faire en sorte que les populations aient un accès à des services financiers adaptés, en ce sens que c’est un carrefour qui donne vers le marché de Diaobé (Kolda), l’un des plus grands de la sous-région", a-t-il poursuivi.

L’éducation financière enseigne les connaissances, compétences et attitudes, que les gens doivent adopter pour mieux gérer leurs revenus, dépenses, épargne et emprunts correspondant aux "bonnes pratiques" en matière de gestion d’argent.

L’éducation financière, qui n’est pas synonyme de services d’appui aux entreprises, est aussi différente de la comptabilité et de l’élaboration d’un plan d’affaires et d’identification de marchés.

"Les micro-entrepreneurs, quel que soit le niveau de développement de leurs activités, ont besoin de compétences financières pour s’insérer dans un environnement économique de plus en plus complexe et globalisé", a pour sa part indiqué le chargé de programme de l’association professionnelle des services décentralisés, Elhadj Djily Mbaye Lô.

"Le caractère primordial de l’éducation financière est renforcé par l’omniprésence du phénomène économique dans la vie en société", a-t-il dit.

Il a expliqué qu’elle permet aux agents économiques qui la composent d’élaborer leur budget, de gérer leur revenu et leur épargne, ‘’de procéder à un choix rationnel et judicieux parmi les produits et services financiers disponibles sur le marché, et ainsi d’emprunter et de placer de l’argent de façon efficiente.

"L’éducation financière permet aux consommateurs de briser le cercle vicieux de l’asymétrie de l’information qui obère l’objectivité des décisions financières qu’ils prennent et les rendent captifs des institutions avec lesquelles ils traitent, avec les cas classiques de surendettement ou de paupérisation", a-t-il expliqué.

Un bon niveau de culture financière, au-delà des individus, a des externalités positives sur l’économie et la société dans son ensemble, a-t-il indiqué.

Pour l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD), la tournée de sensibilisation qui a démarré par Kaolack (centre du bassin arachidier) qui, fidèle à sa vocation originelle de foyer de dialogue et d’échanges, et en tant que réceptacle incontournable pour l’émergence d’initiatives en matière de développement, est un événement majeur.

"Notre espérance est d’autant plus grande que cette journée de vulgarisation du PDEF coïncide avec l’émergence, au niveau mondial, d’initiatives en faveur de l’éducation financière et de la protection des clients" a-t-il relevé.

"En ayant comme objectif d’atteindre la viabilité des SFD par l’entreprise de clients mieux formés et disposant d’une culture financière plus conséquente, ajoute M. Lô, le PDEF nous fait prendre conscience des responsabilités qui sont les nôtres au moment où le monde, rattrapé par un formidable retournement dont seule l’histoire a le secret, s’est replongé dans les affres de l’usure à l’heure de la crise financière".

"Le programme d’une durée de 22 mois s’insère harmonieusement dans le dispositif réglementaire qui place au cœur de ses dispositions, la formation des clients membres et leur protection", a-t-il noté. L’article 85 de la loi stipule que les IMCEC sont tenues au respect des principes mutualistes, parmi lesquels l’obligation d’assurer l’éducation, la formation des membres et l’information du public, a-t-il ajouté.

Ce besoin d’accompagnement et d’encadrement de l’activité de micro-finance a été très tôt perçu par l’Etat, à travers l’instauration, depuis 2002, d’un ministère chargé de la micro-finance, l’élaboration d’une politique sectorielle de micro-finance et la mise sur pied d’un observatoire de la qualité des services financiers.

L’APSFD, pour appuyer ces initiatives de l’Etat, a élaboré un code de déontologie du secteur qui a pour objet de protéger les intérêts des systèmes financiers décentralisés (SFD) ainsi que de préciser les pratiques et les comportements à respecter en matière d’exercice de la micro-finance.

La Direction de la micro finance, en relation avec l’APSFD et avec l’appui de la coopération technique Allemande (GTZ), a élaboré un programme d’éducation financière pour le secteur de la micro-finance (PEF-MF).

L’objectif spécifique est d’améliorer le niveau de compétence des membres et usagers potentiels des institutions de micro-finance dans la prise de décisions de matière financière.
  Source : BC/ADI/ASG - APS
 
21-05-2012 - L’U-IMCEC veut renforcer la finance de proximité à Kolda d'apres son Drecteur
L’Union des institutions mutualistes communautaires d’épargne et de crédit (U-IMCEC/Sénégal) envisage de mettre l’accent sur la finance de proximité pour lutter contre la pauvreté dans la région de Kolda (sud), selon son Directeur général, Ousmane Thiongane.

"La finance de proximité doit être renforcée dans la région de Kolda où la pauvreté touche des ménages en dépit des efforts consentis par les populations qui entreprennent pour sortir de la situation", a-t-il déclaré, samedi à Kolda.

"Nous sommes également conscients de cette situation (…) nous pensons qu’il faut aller vers l’accroissement du portefeuille des jeunes à travers la création d’emplois pour ces derniers et le soutien aux initiatives des femmes dans la zone", a-t-il dit.

Pour soutenir les initiatives locales notamment dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, l’U-IMCEC envisage d’aller vers l’ouverture d’une agence à Kolda et pour les deux prochaines années, elle compte travailler à la consolidation de ses acquis de bonnes pratiques et performances.

L’U-IMCEC/Sénégal, qui compte un sociétariat estimé à 16.136 membres, un encours de crédit de 1.582.853.956 francs CFA et une épargne nette de 947.223.040 FCFA, veut assurer une bonne gestion de sa performance sociale à travers des outils adaptés.

Il s’agira, selon son Directeur général, d’aller vers les objectifs suivants : appuyer les micro-entrepreneurs à renforcer et développer leurs activités, de permettre aux populations de créer leurs propres moyens d’existence et d’accroître la proportion des jeunes et des femmes dans le sociétariat.

S’y ajoutent les objectifs de favoriser la création d’emplois dans ses zones d’intervention, d’encourager la transition à une économie de marché et de faciliter l’insertion des jeunes dans les circuits de production.
  Source : MG/SAB - APS
 
18-05-2012 - Sollicitation de manifestation d’interêts : sélection de formateurs de formateurs pour le programme d’éducation financière
  Source : DMF-APSFD
 
08-05-2012 - Avis d'appel d'offres pour la fourniture d'une solution informatique centtralisée de suivi des systèmes Financiers décentralisés de l'union économique et monetaire ouest africaine
  Source : BCEAO
 
04-05-2012 - EVALUATION DU CREDIT : La solvabilité du client à la loupe
Ils s’occupent de réunir, de mettre à jour et de rendre disponible l’ensemble des informations relatives à l’état de votre situation financière. Ils fournissent, notamment un rapport de crédit à un prêteur sur un emprunteur.

Ce sont les Bureaux de Crédit (ou Credit Bureau) jugés essentiels pour l’expansion du crédit du fait que la disponibilité et l’utilisation des rapports de solvabilité dans les décisions de crédit augmenteraient ainsi la qualité des décisions de crédit, réduirait les coûts de fonctionnement, et apporteraient une importante atténuation des risques en minimisant les taux de cessation de paiement et de fraude. L’espace UEMOA en étant dépourvu, « la Bceao(Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) ne disposant que d’une base de données qui fournit principalement des informations sur les entreprises et ne facilitant pas la vulgarisation de l’accès au crédit dans la région », selon Abdoulaye Daouda Diallo, Ministre sénégalais du Budget, il est question pour les autorités d’encourager son introduction.

Organisée par le Ministère des Finances du Sénégal et la Sfi(Société financière internationale), bras armé privé de la Banque mondiale, la conférence qui s’est tenue à Dakar, ce jeudi 03 mai 2012, la 1ère sur l’Evaluation du Crédit, va dans ce sens, en donnant des précisions sur les concepts fondamentaux mais aussi sur les avantages de cette technologie. « Le moment est venu », a dit Oumar Sylla, secrétaire général du ministère sénégalais de l’Economie et des Finances, à l’ouverture de la conférence, «de créer ce que l’on appelle des bureaux de crédit pour récolter des informations de solvabilité qui seront distribuées auprès des institutions financières dans le but de créer un rapport de confiance entre prêteurs et emprunteurs. »

Pour le conforter, le Représentant résident de la SFI dans la Zone Umoa, Jérôme Cretegny, confirme qu’« Il y a un déficit d’informations entre prêteurs et emprunteurs pour faire une évaluation correcte des risques (…), les banques demandent des garanties et les petits clients et autres entrepreneurs débutants n’ont pas de garanties. » La garantie est une condition préalable de décaissement pour la grande majorité des demandes de crédit, par conséquent, la pénétration des prêts resterait faible. En Afrique Subsaharienne, seuls 7,3% des adultes auraient accès au crédit, alors que ce chiffre est de 20% au Moyen-Orient et plus de 40% dans plusieurs pays européens. Aussi, les enjeux de la mise en place de « systèmes efficaces, complets » d’évaluation du crédit tant au niveau national qu’au niveau régional de l’UEMOA seraient tels que cela aiderait dans le soutien du secteur du crédit afin d’améliorer les méthodes traditionnelles d’appui financier, augmentant ainsi la pénétration et l’accès au crédit.

Pour faire l’apologie du Credit bureau, des présentations se sont succédé au cours de la conférence de Dakar sur les études de cas du Maroc, du Panama, de l’Egypte, de l’Equateur, entre autres. Au Maroc, par exemple, les institutions de microfinance ont été impactées par le surendettement, en l’absence d’une institution de centrale des risques propres à elles, avant que le crédit Bureau n’y soit opérationnel, en 2009. L’objectif serait ainsi le suivi du comportement des emprunteurs ; la prévention contre l’endettement croisé et le surendettement ; un accès au crédit plus large notamment pour les PME.

Des agences de renseignements ? Si le principal avantage attendu des bureaux de crédit dans l’Uemoa est relatif à un accès plus large au crédit notamment pour les PME, un des problèmes qui demeure à résoudre serait que plusieurs sociétés de financement refusent de partager leurs fichiers clients avec les concurrents. L’accès aux données par une société privée est considéré comme une violation au secret bancaire pour certaines banques. Par ailleurs, des interrogations persistent quant au coût des services ou le rapport de solvabilité, par exemple. De plus, il y aurait des risques d’inégalités quant à l’accès à l’information, les institutions de microfinance étant les plus touchées. D’autre part, il n’est pas exclu que les entités de crédits émettent des doutes sur la fiabilité des informations disponibles dans le rapport de solvabilité dont les données peuvent être jugées difficiles à interpréter. Les informations sont souvent mal renseignées dans les déclarations des entités de crédit.

Cependant, dans le principe, si ces agences d’évaluation du crédit s'autorisent le droit d'attribuer une fiche ou une cote de crédit à chaque consommateur, elles seraient loin d'être au-dessus de tout soupçon. C'est ce que révèle, en tout cas, le tout dernier ouvrage de Sylvain Paquette qui démystifie leurs pratiques peu orthodoxes à travers "La face cachée des bureaux de crédit". Au Canada, par exemple, le contrôle abusif exercé par "Trans Union" et "Equifax" qui s'approprient et qui définissent à leur manière l'historique de crédit de chaque consommateur, a été dénoncé. Dans le système actuel, ces bureaux de crédit se comporteraient en juges et
  Source : Malick NDAW - SUDONLINE
 
02-05-2012 - La finance islamique pour bancariser la population Sénégalaise
Les consommateurs musulmans Sénégalais sont attirés par la possibilité de posséder une épargne et d’effectuer des opérations financières dans le respect des principes de la Charia. Gagner la confiance des clients en prouvant la fiabilité et la durabilité du système est aujourd’hui une des missions des organismes proposant des produits Charia compatibles. Ainsi avec une population de plus de 95% de musulmans , l'institution finaciére islamique n'aura pas de soucis pour copter cette clientèle à la recherche d'un financement plus éthique, plus moral et qui répond le plus à ses rélaités réligieuses.

L’une des solutions Sénégalaises afin d’atteindre cet objectif est de communiquer de manière pédagogique les principes fondamentaux sur le sujet mais aussi de s’assurer le soutien d’une autorité religieuse compétente en la matière. Au Sénégal, les banques classiques ont toujours comme équation de savoir la bonne stratégie de récuperer cette potientialité au niveau clientèle mais en vain avec comme résultat un taux de bancarisation de 8%.

Aujourd'hui, outre la BIS, les Mutuels d'épargne classiques ont intégré des opérations financières islamiques en créant notamment un réseau de succursales, réalisant le vif attrait des clients pour une finance éthique et religieuse. Nous devons prendre l'exemple de la France qui est entré dans cette industrie en environs de 2004 et réalise des résultats manifestes dans le cadre de l'implantation de fenétres et de guichets islamiques dans les banques classiques.

En France, les premières instances de finance islamique avaient comme objectifs de sensibiliser aussi bien les musulmans que les adeptes des autres religions. Elles continuent à informer la communauté musulmane sur les principes de la finance islamique et sur ses différences avec le système conventionnel.

Il faut aussi noter q'il est plus facile d'expliquer à un sénégalais musulman , la notion de ijara que la notion de crédit-bail.

Cette bancarisation passera évidemment par la microfinance islamique qui va booster le financement des PME et PMI par les Mutuels d'épargne et de crédit qui doivent ouvrir des guichets et des fenétres islamique.

En effet PAMECAS a lancé son département de Finance Islamique apelé DEFI qui souhaite diversifier son portefeuille de clients.
  Source : Daouda DEME - Manager Général ZONE FINANCE, Président APFIS
 
27-04-2012 - Institutions de micro finance : Les vertus de la transparence financière en exergue
Les institutions de micro finance (Imf) ou systèmes financiers décentralisés (Sfd) gagneraient à faire dans la transparence s’ils veulent renforcer la confiance des usagers et des bailleurs de fonds
Les vertus de la transparence ont été rappelées au cours d’un atelier de formation des Sfd axé sur les performances, tenu mardi dernier, à Dakar.

La transparence permet aux bailleurs de faire une évaluation des Sfd, fait savoir Ousmane Thiongane, directeur général de l’Union des institutions mutualistes communautaires d’épargne et de crédit (U-Imcec) et président de l’Association professionnelle des Sfd. En sacrifiant à cette exigence, les parties prenantes (clients, investisseurs et bailleurs) peuvent avoir, au moins, une idée de la santé financière des Imf et voir comment elles progressent vers des objectifs sociaux, a déclaré Mariama Ashcroft, consultante à la Women’s world banking. Malheureusement, note Mme Ashcroft, en Afrique, beaucoup d’Imf manquent de capacité de produire des informations fiables à cause d’un système faible d’information et de ressources humaines insuffisantes, explique-t-elle. D’où la nécessité d’améliorer les capacités en données financières de ces institutions.

La micro finance évolue dans un secteur basé sur la confiance, « ce qui garantit sa viabilité », déclare Waly Clément Faye, de la direction de la Micro finance. Depuis 2006, dit-il, la direction de la Micro finance appuie les Sfd à développer une culture de la transparence financière afin de produire des informations fiables à temps. Il a rappelé le soutien apporté à beaucoup d’Imf pour leur permettre d’améliorer leur système d’information financière, mais aussi à progresser en matière de financement de missions d’audit interne, de renforcement de la supervision, etc. M. Faye a invité les Imf à communiquer sur leurs produits et sur leur tarification.

Cependant, il a noté que la « soutoura » (pudeur) constitue un frein à la mise à disposition de certaines informations. Il a également remarqué que les informations financières ne sont souvent pas disponibles, au Sénégal, dans les délais, d’où son invitation aux Imf à s’engager dans le chantier de la transparence financière pour en faire une culture au sein de l’entreprise.
  Source : M. CISS - LESOLEIL
 
10-04-2012 - Bilan des réalisations du PAMIF 2 : entretien avec M. Ousmane BA, Responsable Suivi-évaluation du projet
Le PAMIF 2 constitue le deuxième volet du Programme d’Appui à la Microfinance (PAMIF). Le PAMIF représente une part importante de la contribution du Royaume de Belgique à la mise en œuvre du Plan d’action de la Lettre de Politique Sectorielle de la Microfinance.
  Source : PAMIF 2
 
27-03-2012 - Accés au financement : Afd et Sgbs créent une offre de crédit pour les Très petites entreprises
Les Très petites entreprises (Tpe) sénégalaises vont désormais trouver les moyens de pallier les difficultés de financement de leurs activités. L’Agence française de développement (Afd) et la Société générale de banques au Sénégal (Sgbs) viennent de signer une convention de subvention de 250.000 euros (plus de 163 millions de francs Cfa) pour le développement de la « méso finance ». Il s’agit de services financiers dédiés à un segment de clientèle dont les besoins de financement ne parviennent à être couverts ni par les services bancaires classiques ni par la micro finance. Selon la dernière « Lettre de l’Afd », la convention qui a été conclue, lundi dernier, entre le directeur général adjoint de la banque, Patrick Vernet, et le directeur de l’Afd à Dakar, Denis Castaing, va contribuer à développer une offre de crédit destinée aux très petites entreprises sénégalaises.

Elle cible particulièrement une certaine catégorie de la clientèle de la Sgbs, notamment les agriculteurs, les artisans, les professions libérales, les commerçants et les Tpe dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500.000 francs Cfa.

Pour répondre aux besoins de cette clientèle, rappelle la dernière « Lettre de l’Afd », la Sgbs a déjà mis en place un département « marché des professionnels ». Le partenariat avec l’Afd permettra à la banque de déterminer, plus précisément, les besoins de cette clientèle et de renforcer ses capacités en ressources humaines, en outils d’analyse et en produits, pour faire face à la demande. Par cette démarche, l’institution financière vise, dans un délai de quatre ans, l’augmentation de 50 % en volume et en nombre des crédits accordés aux petites entreprises sénégalaises.
  Source : A. MBODJ - LESOLEIL
 
21-03-2012 - AMI-PAMIF2 : Appui à l’élaboration et/ou la révision de manuels de procédures pour les Système Financiers Décentralisés (SFD) partenaires
  Source : publié par le PAMIF 2 le 21 mars 2012
 
27-02-2012 - Formation sur la Gouvernance des SFD
  Source : APSFD
 
15-02-2012 - La gestion de la performance sociale (GPS) : une nécessite pour les institutions responsables
Toutes les organisations au monde sont créées pour une cause noble qui va au delà du seul gain financier des initiateurs ou promoteurs. Cette cause noble est souvent symbolisée par la mission de l’organisation et constitue sa raison d’être. L’analyse du système de gestion de la performance des organisations et plus spécifiquement celui des institutions de microfinance (IMF) révèlent que la majorité d’entre elles ne mesurent pas, ni ne suivent, la réalisation de leur mission. Elles se contentent souvent de mesurer leur performance financière qui est certes importante et cruciale mais qui ne peut être la finalité pour une organisation dotée d’une mission sociale.

La performance sociale est actuellement définie comme étant la mise en pratique effective de la mission d’une organisation. Telle que définie, la performance sociale ne se réalise pas fortuitement, il faut donc une volonté réelle et des intentions claires pour convertir la mission en changements positifs pour les clients, en motivation pour les employés et en retour social pour les investisseurs.

Justification et importance de la gestion de la performance sociale pour l’industrie de la microfinance : durant les 5-10 dernières années, l’industrie de la microfinance a été marquée par un regain d’intérêt pour le concept de performance sociale et d’impact social des institutions de microfinance. Plusieurs raisons justifient cette tendance :

- Dérive de mission : à l’ origine, les institutions de microfinance ont été créées pour inclure au maximum les exclus du système financier classique (et parmi eux les plus pauvres) dans le circuit financier mais pour diverses raisons (pression des bailleurs de fonds, des régulateurs, contrainte de rentabilité, manque de vision claire pour l’impact social), plusieurs institutions se sont progressivement retirées des zones et des cibles plus pauvres pour se focaliser sur une clientèle plus nantie en faisant parfois fi de leur mission.

- Problème de gestion de la performance : la majorité des institutions de microfinance continuent à évaluer leur succès en se basant presqu’exclusivement sur des indicateurs financiers alors qu’elles ont au fond une mission (en tout de par les énoncés de mission) essentiellement sociale.

- Risque élevé de réputation : dans certains pays, il n’est pas rare d’entendre aujourd’hui que les institutions de microfinance contribuent plutôt à dégrader les conditions de vie des pauvres au lieu de les améliorer. Il y avait (et il ya encore) un réel besoin de soigner l’image de l’industrie en prouvant qu’elle contribue significativement à accroitre l’inclusion financière et à réduire la pauvreté.

Des Initiatives de GPS : succès et défis en Afrique

Depuis un certain nombre d’années, plusieurs initiatives ont été mises en place pour faire face à ces défis importants. Parmi elles, j’aimerais évoquer le Groupe de Travail International sur la Performance Sociale (Social Performance Task Force) qui joue un rôle central de coordination et développement de standards.

Le projet MISION Africa (Microfinance institutions Improve their Social Impact and Outreach through Networks in Africa) est une de ces initiatives qui se focalise sur la promotion de la gestion de la performance sociale sur le continent africain. Ce projet traduit l’engagement commun de Catholic Relief Services (CRS), des réseaux africains de Microfinance (le Réseau Africain de Microfinance –AFMIN et les associations nationales de microfinance du Benin, du Sénégal, du Burkina Faso, de l’Éthiopie, de l’Ouganda et du Kenya) et des bailleurs (la Fondation Ford et la Fondation Mastercard) à faire de la microfinance un outil efficace et durable d’inclusion financière et de développement humain.

C’est un projet de renforcement de capacités qui aide les institutions de microfinance partenaires à intégrer le ‘social’ dans leur système de gestion de la performance et à améliorer leurs processus clés en vue de réaliser de meilleurs résultats aussi bien financiers que sociaux. Cela se fait à travers la fourniture de l’assistance technique en management stratégique.

Pour la pérennité et l’efficience des opérations, MISION Africa a stratégiquement opté de fournir l’appui technique uniquement à travers les consultants locaux dont les activités travail sont coordonnées par les associations nationales.

A la date d’aujourd’hui, des résultats importants ont été enregistrés par le projet MISION Africa: en deux ans, plus de 50 institutions de microfinance africaines (dans les 6 pays cibles) se sont engagées dans la mise en œuvre du concept de gestion de la performance sociale en clarifiant leur mission et en définissant des objectifs et des indicateurs sociaux clairs. L’ambition est de toucher toute l’Afrique subsaharienne au bout de 5 ans. Autre fait marquant, les autorités nationales (par exemple au Burkina Faso) s’engagent de plus en plus dans la promotion de la gestion de la performance sociale en l’intégrant dans leur stratégie nationale de microfinance.

Cependant des défis importants demeurent. Le manque de leadership visionnaire au niveau de certaines institutions est certainement le défi le plus important pour la promotion de la gestion de la performance sociale en Afrique. Certaines institutions ont plutôt tendance à rechercher des financements partout où ca se trouve au lieu de chercher l’appui technique de qualité pour renforcer leurs systèmes de gestion. Le manque de coordination entre promoteurs de la gestion de la performance sociale constitue un autre défi de taille. Les initiatives et outils fleurissent et parfois ciblent les mêmes associations et les mêmes institutions. Cela crée, certaines fois, une véritable confusion au lieu de produire un effet multiplicateur. Un troisième défi est le manque de ressources financières pour promouvoir la gestion performance sociale sur le continent où seulement une dizaine de pays bénéficient d’appui financier pour ce faire. Il ya besoin d’un plus grand engagement des Etats et des bailleurs de fonds pour promouvoir ce concept.
  Source : Boubacar Diallo - Directeur du projet Mision Africa
 
13-02-2012 - Renforcer la communication des institutions de microfinance
La communication d'un message est aussi importante que son contenu : si l’objectif des IMF est clair pour leurs employés et leurs clients, il faut en revanche communiquer de façon beaucoup plus approfondie pour toucher le grand public, dont la reconnaissance a un impact direct sur la visibilité des IMF et les ressources mises à leur disposition. Il est ainsi indispensable que celles-ci aient recours aux sites web, aux newsletters et réseaux sociaux pour informer par exemple sur leur histoire, leurs projets en cours ou encore sur les moyens déployés pour atteindre leurs objectifs futurs. Les supports numériques, magazines disponibles en téléchargement ou directement envoyés par mail et une présence sur les réseaux tels que Facebook, Twitter ou Linked-In peuvent alors se révéler très efficaces pour communiquer sur leurs activités et entrer en contact avec des partenaires potentiels. Par ailleurs, les supports imprimés et les encarts publicitaires sur Internet ainsi que le référencement dans les moteursde recherche sont un moyen supplémentaire de gagner en visibilité au niveau international.

Plus généralement, les TIC sont un levier essentiel tant pour communiquer sur des résultats positifs que pour assurer la protection des clients lorsque les affaires sont moins bonnes. A titre d'exemple, la microfinance, cible de nombreuses critiques dans la presse après la crise survenue dans l’Etat d'Andhra Pradesh, peut s’appuyer sur des éléments de communication pour mettre en avant les réformes qui ont été mises en place depuis pour y remédier.

Enfin, il existe de très nombreuses institutions de microfinance, qui ensemble représentent un marché concurrentiel au sein duquel, pour se démarquer, il est bon d'insister par exemple sur la qualité des services proposés à travers une bonne stratégie de communication, qui a aussi l'avantage d'attirer les investisseurs, plus enclins à financer les organisations qui apportent la preuve de leur solidité et de leur efficacité.

Souvent utilisées comme un outil au service de la rentabilité des entreprises, les TIC constituent ainsi pour les IMF un formidable levier dans la perspective d’étendre leurs activités et de contribuer à la réduction de la pauvreté.

Pour plus d'information, consultez l'article de Microfinance Focus.
  Source : Convergences 2015
 
11-01-2012 - Sommet Mondial du Microcrédit : participation active du Sénégal !
Le Sommet Mondial du Microcrédit s’est tenu du 14 au 17 décembre 2011 à Valladolid en Espagne. C’est la plus grande rencontre au niveau planétaire réunissant l’ensemble des acteurs du secteur de la microfinance : praticiens, éducateurs, avocats, ONG, Institutions Financières Internationales. Il a lieu tous les cinq ans et permet un échange sur les bonnes pratiques et le partage de connaissances en microfinance
  Source : DMF
 
12-12-2011 - Taux de pénétration de 12,13 % du secteur de la microfinance
Le secteur de la micro finance a connu, ces dernières années, une nette évolution avec un taux de pénétration de 12,13 %. C’est la révélation faite, jeudi dernier, par le directeur de cabinet du ministre de l’Entreprenariat et de la Micro finance, Dame Gaye. C’était à l’ouverture d’un atelier initié par le Fonds d’impulsion à la micro finance au profit des Systèmes financiers décentralisés (Sfd). Saluant les « résultats relativement intéressants » enregistrés par le secteur de la micro finance, M. Gaye a indiqué qu’à la date du 30 juin 2011, le montant des crédits alloués est de 177,55 milliards de francs Cfa, soit 405 000 emprunteurs actifs. Les dépôts sont évalués à 151,46 milliards de francs Cfa pour 1 197 000 épargnants.

Selon M. Gaye, la micro finance évolue dans « un cadre harmonisé » avec quatre axes stratégiques majeurs parmi lesquels « un plan d’action réactualisé » et le « soutien dynamique des partenaires techniques et financiers ». Ce qui explique les bonnes performances du secteur et l’engagement du Fonds d’impulsion à la micro finance qui, en partenariat avec la Fédération sénégalaise des sociétés d’assurance (Fssa), Pool micro assurance santé (Pmas) et du Centre de développement et de recherche (Cidr,) cherche à contribuer au développement des services de micro assurance dans le secteur au Sénégal. Selon le secrétaire général de la Fssa, Vadiourou Diallo, cette formation en micro assurance est nécessaire car le contexte est marqué par « une précarité des conditions de vie des populations défavorisées », avec, notamment, les difficultés d’accès aux soins et le risque financier lié à la maladie, entre autres.

Certes, de l’avis de M. Gaye, le micro crédit constitue « un instrument de lutte contre la pauvreté », essentiellement pour les femmes et les jeunes en quête du premier emploi. Toutefois, précise t-il, « le moindre aléa les oblige à décapitaliser ». Ce qui pousse M. Dièye du Pmas à inviter les sociétés d’assurance à accorder plus d’attention à « la grande masse ». « Les assurances ont toujours travaillé avec le secteur formel », rappelle-t-il. Cette jonction entre les assureurs et les Sfd permettra, selon lui, de lutter contre la pauvreté et de permettre une plus grande protection sociale.

C’est toute l’importance de cet atelier de deux jours (8 et 9 décembre), qui a l’ambition de mettre à la disposition des décideurs, responsables et gérants de Sfd, les mécanismes de mise en place de micro assurance en vue de contribuer à leur viabilité institutionnelle, financière et sociale.
  Source : Maguette NDONG - LESOLEIL
 
08-12-2011 - KAOLACK / AMELIORATION DES SERVICES FINANCIERS: L’Etat accorde des financements aux organisations décentralisées
D’un montant de 537 millions de francs ces financements qui vont bénéficier à deux grands réseaux dont le Pamecas, et une mutuelle d’épargne et de crédits, rentrent dans le cadre du programme mixte de la coopération Sénégalo Belge défini pour le renforcement de la micro finance au Sénégal, et dans le monde rural en particulier. Pour le ministre de la petite enfance et la micro finance Ndèye Khady Diop, « sur demande des femmes de Kaolack, cette enveloppe servira au financement des petits projet générateurs de revenus pour femme mais aussi à améliorer les revenus des femmes sur l’ensemble de leurs activités spécifiées.

Ce sont en effet des financements destinés exclusivement aux femmes réunies en organisations ou en réseau ». Se prononçant ainsi sur la problématique de l’accès aux financements, une question difficilement solutionnée par les femmes de Kaolack, le ministre de la micro finance a tenu ces propos « dans cette démarche, nous voulons que les femmes de Kaolack, en termes de finance, soient dans le même niveau que celles des autres régions.

Et c’est d’ailleurs pour cette raison que les femmes ont invité l’ensemble des responsables de leurs regroupements pour qu’elles viennent écouter le bailleur afin de mieux connaître les modalités fixées par rapport à l’éligibilité des projets ». Il faut dire que pour l’instant, le ministre de la micro finance préconise appuyer les femmes pour qu’elles puissent ficeler de bons projets facilement éligibles au moment des dépouillements.
  Source : Abdoulaye FALL - SUDONLINE
 
05-12-2011 - Journées annuelles de la micro finance : L’éducation financière et la protection des usagers en question
"Education financière et protection des usagers des services financiers : quels enjeux pour la viabilité des Sfd", c’est sous ce thème que la première édition des journées annuelles de la micro finance (Jam) a décidé de se pencher. Le client est, ainsi, mis au cœur des préoccupations de l’association des professionnels des systèmes financiers décentralisés. En effet, le secteur a connu une très forte avancée depuis 2005. Les dépôts collectés par les institutions de micro finance sont passés entre 2005 à 2011 de 63 milliards de francs Cfa à 152 milliards de francs Cfa. Sur la même période, l’encours de crédit est passé de 81 milliards à 178 milliards. Le nombre de membres des Sfd se chiffre aujourd’hui à environ 1,5 million contre 683 mille en 2005. Aussi, le taux de pénétration est passé de 6 à 12 % sur la même période. Mais, si le poids de la micro finance a connu cette croissance ces dernières années, la ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro finance, Seynabou Ly Mbacké, ne s’en contente pas. "Malgré les avancées notables enregistrées, le chemin vers l’inclusion financière reste encore long et parsemé d’embûches", a-t-elle déclarée hier à l’occasion de l’ouverture de la première édition des journées annuelles de la micro finance (Jam), à Dakar.

Ainsi, pour Seynabou Ly Mbacké, le challenge de la micro finance, qui renvoie aussi à l’originalité de ce secteur et qui le différencie du simple secteur bancaire, tient à des préoccupations sociales. Il doit pouvoir concilier des performances financières et des performances sociales. Car, un défi que le Sénégal vit actuellement, a-t-elle ajouté, réside dans "la crise éthique et identitaire que traverse la micro finance". En effet, précise le ministre, "la crise financière mondiale, qui est devenue une crise économique, a aggravé la situation des populations et a entraîné une baisse des investissements en Afrique et de l’Aide publique au développement (Apd)". Cette crise, notamment liée aux spéculations et dérives causées par un surendettement, a fait l’objet d’une attention toute particulière pour cette première édition des Jam.

Et comme début de réponse, le chef de file des bailleurs de fonds, Alima Sanogo Touré, présent hier, a décrit les principes de la "Smart campaign" visant la protection des usagers des services financiers et allant dans le sens de la consolidation d’une finance responsable. Ces principes concernent, entre autres, la fixation des taux d’intérêt, la sécurité des systèmes d’information et de gestion, l’élaboration d’un code de déontologie, la formation des acteurs sur les mécanismes de protection financière, ou encore la transparence financière.
  Source : Anaïs TANKAM (Stagiaire) - WALFADJRI
 
05-12-2011 - Crise Economique et Financière Mondiale : Le secteur micro financier sénégalais ne semble pas encore contaminé
Au vu des statistiques de cette fin d’année 2011, le secteur micro financier sénégalais semble ne pas être encore contaminé par la crise qui sévit en Europe. Un secteur qui prône l’éducation financière.

Les tentacules de la crise financière ne semblent pas encore avoir atteint le secteur micro financier du Sénégal et ses institutions. Car, des statistiques de cette fin d’année 2011, établis sur la base de 16 services financiers décentralisés du pays, représentants près de 80% de l’actif du secteur, montrent que «les dépôts collectés par les établissements de micro finance du Sénégal, sont passés, entre 2005 et 2011, de 63 milliards à 152 milliards de francs Cfa», a expliqué, hier, Mme Seynabou Ly Mbacké, ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro finance, qui présidait les journées annuelles de la micro finance. «Et sur la même période, selon elle, l’encours de crédit est passé de 81 milliards à 178 milliards et le nombre de clients se chiffre aujourd’hui à environ 1,5 million contre 683 000 en 2005» Mais, souligne Mme le ministre, «malgré les résultats enregistrés, le chemin vers l’inclusion financière est encore long». C’est pourquoi, revenant sur l’objet de la rencontre, elle a appelé à un partage de l’information entre les Ifd et leurs clients. Car, avec la crise qui «a entraîné des réductions importantes des investissements privés en Afrique et de l’aide publique au développement, les défis majeurs ont pour noms l’insuffisance et l’inadéquation des services financiers qui limitent l’accès de la majorité des populations à certains secteurs de l’économie comme l’agriculture, l’artisanat, l’élevage et la pêche». Surtout que, note-t-elle, «la majorité des populations n’a pas accès au service financier bancaire classique».

«Les institutions doivent veiller à ce que leurs inefficacités ne soient pas transférées sur les clients» Et c’est pourquoi, le président de l’Association des professionnels des services financiers décentralisés (Apsfd), Ousmane Thiongane, trouve nécessaire de discuter sur l’éducation financière, la protection des clients et la viabilité des institutions de micro finance. «Il nous semble important de voir au niveau des clients, comment renforcer leurs connaissances dans la composition de nos taux d’intérêt, qui devient un problème majeur. Et nous devons leur expliquer comment cela est constitué. Nous devons leur montrer que nous avons des services financiers, d’épargne, de transfert, de micro assurance etc., très transparents, exclusivement pour eux. Nous devons leur expliquer comment y accéder, comment faire en sorte que la question majeure du surendettement des clients et la cavalerie des clients soit complètement hors circuit au niveau du Sénégal», a expliqué M. Thiongane. Pour l’épineuse question du taux d’intérêt, «il faut tenir compte du coût de la ressource, mais de façon tendancielle, les taux d’intérêts pratiqués au Sénégal sont bas, comparés aux taux des autres parties du monde pour le secteur de la micro finance». Mais, bien que «les institutions doivent être viables», elles «doivent veiller à ce que leurs inefficacités ne soient pas transférées sur les clients», plaide-t-il.
  Source : Youssouf SANE -POPXIBAAR
 
05-12-2011 - Microfinance au Sénégal : "Le chemin vers l'inclusion financières reste long et parsemé d'embuches''
« Malgré les avancées notables engistrées sur la micro-finance, le chemin vers l’inclusion financières reste long et parsemé d’embuches », a indiqué, ce jeudi, le ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro-finance, Seynabou Ly Mbacké, à l’occasion de la première édition,des journées annuelles de la microfinance, organisé par l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (AP/SFD-SENEGAL).

Ces assises, qui prennent fin samedi, tourneront autour des "Enjeux de l’éducation financière et la protection des usagers des services financiers pour la viabilité des SFD".

« La crise financière qui a secoué le monde et s’est transformé en crise économique a, dans une large mesure, aggravé la situation difficile de nos populations et entrainé une réduction importante des investissements privés en Afrqiue et de l’aide publique au développement », fait savoir, le ministre.

Elle a rappelé qu’au-delà des soucis de viabilité financière, nous devons toujours veiller à la viabilité sociale de nos interventions et aux principes fondateurs et originels de la micro- finance.

« La crise éthique que traverse le secteur de la microfinance à travers le monde depuis 2010 consécutive à des spéculations et dérives de mission de nombreuses institutions, c’est en cela qu’elle a de particularité par rapport au secteur bancaire et c’est en cela qu’elle est différente », à t- elle conclut.
  Source : http://www.journalbic.com
 
05-12-2011 - Micro-entreprenariat - Un financement de 150 millions fcfa pour les femmes de Pikine
Elles étaient des milliers de femmes à se mobiliser, mercredi dernier, à la place Serigne Mansour Sy de Pikine, attendant l'arrivée du ministre de l'Entreprenariat féminin et de la Micro finance, Seynabou Ly Mbacké. Elle a été accueillie dans une ambiance bon enfant par le ministre Mme Aminata Lô, originaire de la banlieue.

Celle-ci a affirmé que le président Abdoulaye Wade a fait la part belle aux femmes de la banlieue et que cette enveloppe de 150 millions de francs Cfa qui vient d'être mise à leur disposition en est une preuve. Mme Lô a laissé entendre que c'est la première fois qu'un financement d'un tel montant est entré dans la banlieue.

Dans son intervention, Mme Seynabou Ly Mbacké a souligné qu'une attention particulière est accordée aux contraintes majeures des femmes dans leurs initiatives économiques qui, selon elle, se résument à l'accès à l'éducation et à la formation en entreprenariat, à l'information, au foncier et au financement.

Après avoir rappelé les dispositifs techniques mis en place par le gouvernement du Sénégal dans le cadre de la politique de promotion de la femme, elle a évoqué les mécanismes financiers créés comme le Fonds national de l'entreprenariat féminin et le Fonds national de crédit pour les femmes ainsi que le Fonds d'impulsion de la micro finance.

« Connaissant les difficultés particulières auxquelles sont confrontées les populations de la banlieue et le rôle majeur que jouent les femmes à y faire face, Me Wade nous a instruit de mettre en oeuvre ce programme de financement », a déclaré Mme Mbacké.

« C'est ce qui explique qu'après Guédiawaye et Parcelles Assainies, c'est au tour des femmes entrepreneurs de Pikine de bénéficier de ce programme dont le financement accordé est de 150 millions de francs Cfa sur le montant global de 300 millions que le département de l'Entrepreneuriat féminin a accordé cette année à la banlieue », a-t-elle ajouté.

Cette part plus importante accordée au département de Pikine se justifie, à son avis, par sa population plus dense et son étendue territoriale. « Je rappelle qu'il n'y a aucune intention de discrimination dans l'attribution des fonds qui sont des ressources publiques et destinées à des cibles bien définies, c'est-à-dire, les femmes entrepreneures ou celles souhaitant le devenir », a clarifié le ministre.

Elle a profité de cette tribune pour annoncer aux femmes de Pikine la bonne voie que prend une des requêtes de financement soumise à la Banque islamique de développement et concernant un projet d'auto-emplois des femmes et de réinsertion socio économique des jeunes filles dont le montant est estimé à 13 milliards de francs Cfa.
  Source : Abdou DIOP - LESOLEIL
 
05-12-2011 - Avis de sélection du consultant pour l'Audit du SIG du réseau ACEP SÉNÉGAL
  Source : PAMIF2