Institutions de micro finance : Les vertus de la transparence financière en exergue

  Source: M. CISS - LESOLEIL   |     27 Avr 2012 03:04

Les institutions de micro finance (Imf) ou systèmes financiers décentralisés (Sfd) gagneraient à faire dans la transparence s’ils veulent renforcer la confiance des usagers et des bailleurs de fonds
Les vertus de la transparence ont été rappelées au cours d’un atelier de formation des Sfd axé sur les performances, tenu mardi dernier, à Dakar.

La transparence permet aux bailleurs de faire une évaluation des Sfd, fait savoir Ousmane Thiongane, directeur général de l’Union des institutions mutualistes communautaires d’épargne et de crédit (U-Imcec) et président de l’Association professionnelle des Sfd. En sacrifiant à cette exigence, les parties prenantes (clients, investisseurs et bailleurs) peuvent avoir, au moins, une idée de la santé financière des Imf et voir comment elles progressent vers des objectifs sociaux, a déclaré Mariama Ashcroft, consultante à la Women’s world banking. Malheureusement, note Mme Ashcroft, en Afrique, beaucoup d’Imf manquent de capacité de produire des informations fiables à cause d’un système faible d’information et de ressources humaines insuffisantes, explique-t-elle. D’où la nécessité d’améliorer les capacités en données financières de ces institutions.

La micro finance évolue dans un secteur basé sur la confiance, « ce qui garantit sa viabilité », déclare Waly Clément Faye, de la direction de la Micro finance. Depuis 2006, dit-il, la direction de la Micro finance appuie les Sfd à développer une culture de la transparence financière afin de produire des informations fiables à temps. Il a rappelé le soutien apporté à beaucoup d’Imf pour leur permettre d’améliorer leur système d’information financière, mais aussi à progresser en matière de financement de missions d’audit interne, de renforcement de la supervision, etc. M. Faye a invité les Imf à communiquer sur leurs produits et sur leur tarification.

Cependant, il a noté que la « soutoura » (pudeur) constitue un frein à la mise à disposition de certaines informations. Il a également remarqué que les informations financières ne sont souvent pas disponibles, au Sénégal, dans les délais, d’où son invitation aux Imf à s’engager dans le chantier de la transparence financière pour en faire une culture au sein de l’entreprise.